
Non content d’être sans aucun doute le festival le plus atypique et le plus singulier de sa génération, le festival du Bout du monde cultive savamment, avec une bonne dose d’ironie et de décontraction, quelques particularités qui lui sont propres. Je ne parle même pas de son affiche qui mélange chaque année avec une aisance déconcertante des têtes d’affiches super connues avec quelques pépites dénichées aux quatre coins du monde. Et le plus fort c’est que ça fonctionne ! Résultat des courses, des critiques chaque année de plus en plus dytyrambiques, louant ici le groupe malien qui monte ou le faiseur de miracles tout droit venu de son Cuba natal. En même temps, le Bout du monde a un secret tout simple, le binôme qui conduit cette joyeuse fête planétaire sait de quoi il cause, quand il s’agit de musiques du monde. Pour trouver des pépites, il faut aller les chercher sur le terrain, sans se contenter de feuilleter des catalogues artistes. C’est la règle au festival du Bout du monde, emmené par Jacques et Antonin, infatigables voyageurs, deux chercheurs qui explorent les continents, avec chaque année le secret espoir de dénicher la perle rare qui fera renverser le public. Je peux en témoigner. À chaque fois que j’ai eu le privilège d’assister à la fête, j’ai découvert, ébahi, de purs talents. Le plus récent en date c’est Ibrahim Maalouf qui revient cette année avec une carte blanche qui promet de décoiffer. J’espère que Ibrahim aura pris quelques cours de bombarde, il s’y était essayé lors de son premier passage, sous le chapiteau. Atypique je vous dis. Prenez les gobelets recyclables, encore un truc goupillé par l’équipe du BDM, que par ailleurs tous les festivals ont désormais adoptés. D’ailleurs l’engagement écolo ne date pas d’hier, à Crozon. En revanche, pas question de se laisser récupérer ou manipuler pour une vague cause politique. Ce festival appartient d’abord à ses bénévoles et surtout, il vous appartient, à vous, les festivaliers. Alors évidemment, quand, il y a quelques années, alors que le festoche était complet (parce que accessoirement les organisateurs limitent volontairement la jauge pour le confort de leurs festivaliers) et que des petits malins avaient flairé le bon plan pour faire un peu de gwenegs sur le dos des bénévoles, en faisant le triple salto sur la revente des billets, le sang de Jacques Guérin n’avait fait qu’un tour ! En deux temps trois mouvements, il avait dégaîné un référé de derrière les fagots à l’encontre du site de ventes aux enchères qui sagement avait retiré les billets de la vente. Et pour enfoncer le clou, le festival du Bout du monde propose désormais, chaque année, pour les retardataires, des forfaits au prix normal. Cette année, c’est le mercredi 28 juillet à 10 heures précises que 500 forfaits 3 jours sont mis en vente au prix de 63€ (+ frais de location), dans les points de vente habituels*. L’occasion d’acheter votre pass 3 jours à un prix normal et de rejoindre Crozon les 6, 7 et 8 août 2010, pour profiter d’une affiche riche, colorée, aux couleurs du monde. Sur la plaine de Landaoudec, à deux pas de l’océan qui, une fois de plus, affirme son ouverture sur le monde.
(*Points de vente : bureau du festival à Crozon, E.Leclerc, Espaces Culturels, Fnac, Virgin, Auchan, Carrefour, Géant, Hyper U)
• voir le site officiel du festival du Bout du Monde
• cliché : Mouss et Hakim (Origines contrôlées) au festival du Bout du monde en 2008.





J’ai reçu cette illustration ce matin par email, d’un ami que je ne nommerai pas, histoire qu’il ne se fasse pas lyncher par une horde de fans de feu Michael “Peter Pan” Jackson. Je trouve plutôt salvateur et réconfortant qu’on puisse rire de la mort, en ces temps de politiquement correct. D’ailleurs, ce joke (plutôt poétique à y regarder de près) me rappelle ce que disait feu Pierre Desproges : “Peut-on rire de tout ? Oui, mais pas avec n’importe qui !”


Une découverte musicale, c’est toujours un grand moment. Quand la découverte se fait en live, c’est encore plus violent. A dire vrai, je m’y attendais, à la gifle, mais franchement je ne pensais pas qu’elle serait aussi sèche, violente, sans appel. Il faut vous dire qu’on m’avait prévenu. Un de mes bons amis, un érudit estampillé world music qui se reconnaîtra, m’avait gentillement harponné sur le fait que j’avais quasiment passé sous silence le concert de Sandra NKaké en ouverture de Meï Teï Shô en me soufflant, un tantinet narquois que le putain de concert annoncé ne serait peut-être pas celui que je croyais. J’étais prévenu. Quelques jours plus tard, je passais au Run ar Puñs et là, pendant le café, Jakez me reparlait de Sandra Nkaké, y allant de son “ah oui ! Ça va te plaire…” Le soir du concert, je croise un habitué des lieux. Remise de couvert, tu connais Sandra NKaké ? C’est pas possible, c’est quoi ? Une coalition ? Une caméra cachée ? 







