Festival du Bout du monde 2010. 500 forfaits trois jours en vente le mercredi 28 juillet à 10 heures !

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Non content d’être sans aucun doute le festival le plus atypique et le plus singulier de sa génération, le festival du Bout du monde cultive savamment, avec une bonne dose d’ironie et de décontraction, quelques particularités qui lui sont propres. Je ne parle même pas de son affiche qui mélange chaque année avec une aisance déconcertante des têtes d’affiches super connues avec quelques pépites dénichées aux quatre coins du monde. Et le plus fort c’est que ça fonctionne ! Résultat des courses, des critiques chaque année de plus en plus dytyrambiques, louant ici le groupe malien qui monte ou le faiseur de miracles tout droit venu de son Cuba natal. En même temps, le Bout du monde a un secret tout simple, le binôme qui conduit cette joyeuse fête planétaire sait de quoi il cause, quand il s’agit de musiques du monde. Pour trouver des pépites, il faut aller les chercher sur le terrain, sans se contenter de feuilleter des catalogues artistes. C’est la règle au festival du Bout du monde, emmené par Jacques et Antonin, infatigables voyageurs, deux chercheurs qui explorent les continents, avec chaque année le secret espoir de dénicher la perle rare qui fera renverser le public. Je peux en témoigner. À chaque fois que j’ai eu le privilège d’assister à la fête, j’ai découvert, ébahi, de purs talents. Le plus récent en date c’est Ibrahim Maalouf qui revient cette année avec une carte blanche qui promet de décoiffer. J’espère que Ibrahim aura pris quelques cours de bombarde, il s’y était essayé lors de son premier passage, sous le chapiteau. Atypique je vous dis. Prenez les gobelets recyclables, encore un truc goupillé par l’équipe du BDM, que par ailleurs tous les festivals ont désormais adoptés. D’ailleurs l’engagement écolo ne date pas d’hier, à Crozon. En revanche, pas question de se laisser récupérer ou manipuler pour une vague cause politique. Ce festival appartient d’abord à ses bénévoles et surtout, il vous appartient, à vous, les festivaliers. Alors évidemment, quand, il y a quelques années, alors que le festoche était complet (parce que accessoirement les organisateurs limitent volontairement la jauge pour le confort de leurs festivaliers) et que des petits malins avaient flairé le bon plan pour faire un peu de gwenegs sur le dos des bénévoles, en faisant le triple salto sur la revente des billets, le sang de Jacques Guérin n’avait fait qu’un tour ! En deux temps trois mouvements, il avait dégaîné un référé de derrière les fagots à l’encontre du site de ventes aux enchères qui sagement avait retiré les billets de la vente. Et pour enfoncer le clou, le festival du Bout du monde propose désormais, chaque année, pour les retardataires, des forfaits au prix normal. Cette année, c’est le mercredi 28 juillet à 10 heures précises que 500 forfaits 3 jours sont mis en vente au prix de 63€ (+ frais de location), dans les points de vente habituels*. L’occasion d’acheter votre pass 3 jours à un prix normal et de rejoindre Crozon les 6, 7 et 8 août 2010, pour profiter d’une affiche riche, colorée, aux couleurs du monde. Sur la plaine de Landaoudec, à deux pas de l’océan qui, une fois de plus, affirme son ouverture sur le monde.

(*Points de vente : bureau du festival à Crozon, E.Leclerc, Espaces Culturels, Fnac, Virgin, Auchan, Carrefour, Géant, Hyper U)

voir le site officiel du festival du Bout du Monde

• cliché : Mouss et Hakim (Origines contrôlées) au festival du Bout du monde en 2008.

Il va y avoir du bruit dans Landerneau. Parfitt and Rossi are back in town !

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Fête du bruit dans Landerneau. Ce matin j’ai rendez-vous pour la conf de presse du festival. Ambiance familiale dans l’arrière salle du bar le Demi Lune, Place des Quatre Pompes à Landerneau, sous un soleil étourdissant qui illumine le célèbre pont habité. Je croise les doigts pour que le soleil soit au rendez-vous en août prochain. C’est la deuxième édition du festival, cette année sur deux jours, avec une affiche qui va attirer la foule des grands jours. Comme d’hab’ c’est Jo et Carol de Régie Scène qui sont aux manettes et rien que ça c’est déjà plutôt rassurant. D’abord ça nous garantit une ambiance cool, ensuite on est sûrs qu’on va voir quelques pépites. Comme toujours dans les festivals concoctés par la fine équipe, la prog est éclectique, familiale, à la fois teintée teinté world, reggae, musique festive, hip hop, electro et rock. Allez ! La prog en détail. Le samedi 14 août, une carte blanche à la Rue Ketanou pour le côté festif assuré, avec aussi Florent Vintrigner. On verra aussi Steel Pulse, groupe culte de roots reggae british originaire de Birmingham et Danakil, croisé à Yakayalé dans le même registre. Petit blanc-sec avec Batignolles, p’tit verre de rhum avec Soldat Louis et limonade avec Zaz dont le single “Je veux” tourne en boucle sur toutes les radios. Et puis en soirée, on mettra les guitares en parallèle et on opinera du chef avec Status Quo, LE combo mythique tout droit venu de l’Albion pas si perfide que ça finalement. Status Quo c’est une liste de standards long comme le bras, des tubes en acier inoxydables. Je vais enfin shooter les survivors Rick Parfitt et Francis Rossi sur scène au manche de leur Fender et seuls les mecs qui m’ont connu quand j’avais quinze piges peuvent comprendre l’émotion que je ressentirai à ce moment-là. Status Quo, c’est rien d’autre qu’un bout de légende du rock british. Au moment où j’écris ces lignes, j’écoute Forty-five hundred times, interminable titre de près de dix minutes comme on en faisait dans les années soixante dix, à une époque où, rendez-vous compte, les programmes télévisuels surtaxés calibrés Demimol – pour Lucette Dugenou tapez 1 – n’existaient même pas. Comme disait feu mon Pierre, c’est vous dire si on s’emmerdait grave. No way. Fuck me twice on sunday ! Et plutôt deux fois qu’une. Le dimanche aussi, c’est gratiné. D’un côté les amateurs de hip hop classieux ont rendez-vous avec Wax Tailor tandis que les afficionados de l’electro boum-boum se donneront rendez-vous plus tard pour un set flamboyant de 2 many Dj’s. Les deux frangins belges avaient mis le feu aux Charrues l’an passé et leur presta est inratable. Le reste, c’est rien que des cerises sur le gâteau. D’abord la délicieuse Melissa Auf der Maur, ex-bassiste de Smashing Pumpkins qui drive là son projet solo. Et puis les kids de BB brunes qui vont servir leur rock énervé, mazette les filles vont encore mouiller le maillot (et pas que). Ensuite le retour de Morcheeba, oui le retour parce que Morcheeba sans sa chanteuse, Skye Edwards, c’est au moins aussi incongru que Placebo sans Brian Molko. Ce qui m’amène naturellement à Placebo qui signe là une de ses rares apparitions sur une scène française cet été. Le retour d’un Placebo flamboyant avec “Battle for the sun“, sixième opus du power trio avec un son qui revient nettement à la source, période Black market music. Voilà ! Deux jours de fête qui promettent d’être bien cools. Rendez-vous au coeur de l’été sur l’esplanade de la Petite Palud à Landerneau. Le pass 2 jours est disponible, il ouvre l’accès à toute la fête et coûte 50€, ce qui nous met le concert à 3,50€. À ce prix-là, vous allez pouvoir consommer de la bonne musique sans aucune modération !

voir le site du festival Fête du bruit dans Landerneau

Festival du Bout du monde 2010. Un petit miracle au début du monde.

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Au mois d’août prochain, vous avez rendez-vous au cœur de ce que la Bretagne a de plus beau. La presqu’île de Crozon et ses petites plages de rêve nichées dans des criques baignées par une mer cristalline accueillent au bout du monde le festival du même nom. Un petit miracle que ce festival. Un miracle qui se reproduit aussi sûrement chaque année, attirant son flot de festivaliers, mais pas trop. Ici, on n’est pas sponsorisé par une multi-nationale du concert, ce festival c’est d’abord une histoire de bénévoles. Les gars (et les filles) de la presqu’île, attachés à leur terre aussi sûrement qu’une bernique à son rocher, retroussent leurs manches une fois par an, au cœur de l’été, pour transformer la plaine de Landaoudec en mecque de la world music. Leur credo, à eux c’est ça et au fond, si à Crozon on a choisi les musiques du monde, il ne faut sûrement pas y voir un quelconque opportunisme commercial. D’ailleurs, quand le festival a débuté voici maintenant plus de dix ans, peu de gens du métier y croyaient vraiment, tant les musiques du monde étaient calées dans une niche que seuls quelques zicos allumés, dont ce cher Peter G. du fond de son Bath natal (où il fait nettement moins beau qu’à Crozon), défendaient avec passion. Et puisqu’on en est à parler passion, il faut bien reconnaître que ce festival ne serait pas devenu ce rendez-vous incontournable sans l’opiniâtre volonté d’un tandem qui se complète et fonctionne à merveille. Jacques Guérin et Antonin Masset sont au festival du Bout du Monde ce que Roux et Combalusier étaient à l’ascenceur et ce n’est pas qu’une question d’image. Chaque année, sous les yeux ébahis du public, sous l’impulsion du tandem (appuyé par une bande de bénévoles enthousiastes) le petit miracle du festival du Bout du Monde se reproduit, encore et encore, faisant monter régulièrement l’audience d’un étage. Chaque année la rumeur veut que cette édition soit la der des ders pour le tandem mais évidemment personne n’y croit. D’ailleurs que serait le Bout du Monde sans un Jacques Guérin filant backstage à la vitesse de l’éclair sur son scooter, avec ou sans casque, sans jamais se départir de son ineffable optimisme et de son petit sourire discret. Quant à Antonin Masset, il est l’alter ego d’un Patrick Eudeline, l’érudit rock, mais dans sa version world music. Voilà pour le côté humain, un ingrédient indispensable à la recette d’un festival chaud comme un burrito arrosé de tabasco et trempé dans le chouchenn. Côté zique, le Festival du Bout du Monde réussit chaque année l’osmose entre des têtes d’affiche qui vont attirer le public et des pépites dénichées aux quatre coins de la planète. Il y a deux ans par exemple, Bashung (inoubliable), Lavilliers, Camille, Maceo Parker, les Têtes raides, Thiéfaine et Paul Personne, Alela Diane, … avaient attiré la foule des grands jours à Crozon. Dans le même temps, on avait pu savourer et découvrir Victor Demé, Kwal, Melissa Laveaux, Antonio Rivas, Mouss et Hakim, … et le très charismatique Ibrahim Maalouf ! Si le terme melting pot doit convenir à un festival c’est bien au Bout du monde. Brassage des cultures et des genres, découvertes et sensations assurées. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que ce festival est sold out chaque année. C’est aussi parce que l’organisation limite volontairement la jauge, pour le confort des festivaliers et la préservation du site, une préoccupation écolo avant l’heure, bien avant que le bio ne devienne tendance. Il faut rappeler que les gobelets recyclables, pour ne citer qu’un exemple, c’est une idée durable made in BDM.

6,7 et 8 août 2010. Crozon, vous avez rendez-vous avec le soleil et la musique de la planète. Le vendredi, parmi les incontournables, il y a évidemment Olivia Ruiz qui est un baton de dynamite à mèche longue et la carte blanche à Ibrahim Maalouf (une des pépites découvertes il y a deux ans), devrait réserver quelques grosses sensations. Vincent Ségal, initialement prévu, est remplacé par Bojan Z, soutenu par Karim Ziad derrière les fûts. Liban, Serbie, Algérie, ça va être chaud ! A voir aussi la Fanfare du Belgistan (qui a collaboré sur un album de l’excellent Néry), Gotan Project, les Tambours du Bronx… Le vendredi, du beau linge. Le samedi, à voir sur scène des légendes vivantes comme Mahmoud Ahmed avec le Badume’s band, ou Tony Allen, impérial derrière ses fûts, aux confluents du jazz, de la soul et du funk. Charlie Winston viendra poser ses notes de pop folk et la plaine n’aura d’yeux et d’oreilles que pour Donovan, l’un des auteurs compositeurs cultes de la beat generation. Vous n’avez pas fini de fredonner “Catch the wind” et d’autres tubes inoxydables, mélodies imparables d’un songwriter d’exception. Et s’il vous reste des forces, vous pourrez vous fendre d’une rumba avec les catalans de la Pegatina. Dimanche, je evux bien parier que Hugues Aufray (dont je ne réussis toujours pas à croire qu’il a dépassé les quatre vingt balais) va mettre le feu à Landaoudec, sur un simple accord de guitare et une rimbambelle de tubes folk. Nul doute que les petits jeunes comme Renan Luce ne vont pas en perdre une miette. Côté rock, les espagnols de Celtas cortos ou les serbes de Kal vont se charger de dynamiter l’audience. Sans oublier Khaled, évidemment. Le prince du raï va assurément concocter un set heureux et généreux, à l’image d’un sourire qui jette un pont sur la Méditerranée entre la France et l’Algérie. Et là vous me dites, oui, mais encore ? Mon petit doigt (bien renseigné) me dit aussi de ne pas zapper El Bicho qui vient d’Espagne et revisite le flamenco brut et sauvage. Warsaw village band, le coup de coeur du festival, un sextet qui vient de Pologne qui réinvente le folklore en le mêlant au hip hop et aux sonorités soul africaines mâtinée d’indian raga. Novalima, de l’électro, du dub, un pont entre l’Amérique du sud (Pérou) et l’Afrique. Bauchlang, un gang de beatbox autrichien, Terrakota, un mélange de rythmes dans le creuset de la world, the Aggrolites un reggae made in USA saupoudré de punk spirit… Et puis les tambours de la Compagnie Transe Express, pour le côté spectacle et arts de la rue, pour prendre de la hauteur, à une trentaine de mètres du sol…

Du soleil, un zeste de passion, quelques sourires venus des quatre coins de la planète et un même enthousiasme pour la musique. Non, pour les musiques, sans exclusive. Encore une fois, le petit miracle va se produire, là-bas, quelque part à la pointe de cette Bretagne généreuse et festive. A l’heure où j’écris ces lignes, il reste encore une poignée de forfaits trois jours pour le festival du Bout du monde. Laissez-vous emporter, submerger par des accents et des sonorités venus d’ailleurs, pour un festival à l’image de ses bénévoles. Attachant, humain et sincère.

• photo : Carlos Nuñez, festival du Bout du monde Crozon 2004

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Sandra Nkaké au Vauban. Un peu plus près des étoiles…

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D’abord un mot : triomphe. C’est quoi un triomphe au Vauban ? Simple. C’est quand le public refuse de quitter la salle, après un rappel et trois titres enquillés avec une aisance sidérante. Au Vauban ça se passe comme ça, en général. Soit le public est extatique, soit l’artiste repart les pieds devant. Hier soir, pour Sandra Nkaké, c’était la première option. Elle, elle est revenue, aussi heureuse qu’incrédule avec ce sourire qui ne trompe pas et qui lui va si bien. Elle a rythmé des sons venus de nulle part, façon Nouvelle vague avec ses mains cognant sa poitrine et jouant de ses joues, un peu comme Camille. Et finalement elle s’en est plutôt bien sorti. Carton plein, donc, devant un Vauban bien rempli. Belle performance pour une artiste qui ne bénéficie d’aucune promo sur les radios ou à la télé. Qu’importe, Jacques Guérin et l’équipe de Quai Ouest, dont le flair artistique n’est plus à prouver (pour mémoire la prog de l’excellent Festival du Bout du Monde c’est eux), ont programmé, sur un coup de coeur la demoiselle venue cette fois accompagnée d’un gang de zicos pointure king size, je ne vous dis que ça. Allez ! Je ne vais pas remettre le couvert sur ma béate admiration pour cette artiste, découverte au Run ar Puñs, il y a six mois. Cette fille a un sens du groove qui déconcerte, une capacité à transformer tout ce qu’elle touche en un instant merveilleux, unique et intense. Quand elle propose sa relecture de Brassens, elle transcende le texte, s’approprie la musique, se l’accapare sans perdre un seul instant de sa gouaille, de sa verve, de sa bonne humeur.

Sandra Nkaké est une héritière, jetant un pont, quelque part entre l’Afrique et l’Europe, elle poursuit le chemin tracé par des générations de femmes qui l’ont précédée sur le chemin du groove, dans des registres aussi différents que le jazz, la soul, le funk, le rock. En la voyant évoluer sur scène, on pense immanquablement au son jazz d’une Aretha Franklin, ou plus loin encore à Joséphine Baker et aux revues canailles qui firent les beaux jours du Paris du début du siècle dernier. On pense à Grace Jones pour le côté sexy, à Lisa Kekaula du MC5 pour le son rock et brutal. Et à Tina Turner pour l’énergie physique et la flamme dans le regard. On sent que Sandra Nkaké en a sous le pied, qu’elle peut à peu près tout se permettre mais qu’elle est encore sur le registre de la réserve. Comme si elle n’osait pas laisser libre-cours à sa frénésie, lâcher la panthère (noire) qui sommeille en elle, pas encore. Cette fille est une pépite, un diamant à l’état brut et ce qui me touche autant que ce qui m’enthousiasme, c’est justement qu’on en est encore au tout début de l’histoire, au début du parcours d’une artiste attachante, simple et sincère. Qu’on savoure le privilège de la voir, aujourd’hui, au début du chemin. C’est le public qui fait d’une artiste une diva. Et hier soir, le public du Vauban a poussé Sandra Nkaké, encore un peu plus haut. Un peu plus près des étoiles…

voir les photos du concert de Sandra Nkaké au Vauban

Atlantique jazz festival 2009. Archie Shepp le magnifique, au Quartz.

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Il n’a pas changé, depuis octobre 2004, quand je l’avais photographié au Vauban. Ce soir, sur la grande scène du Quartz, il a la même allure bonhomme, la démarche chaloupée, le pas prudent. On dirait qu’Archie Shepp s’économise, qu’il savoure la vie, qu’il mesure chaque note qui s’évapore de son sax ou de sa clarinette. Ils sont nombreux autour de lui pour cette Phat Jam, mélange de jazz et de slam, rien que du beau linge, dont Napoléon Maddox à la beat box ou Ronnie Lynn Patterson au Fender Rhodes. Gros son, donc, rythmé derrière les fûts par le classieux Hamid Drake croisé la veille au Vauban pour un set miraculeux. Ouaip ! Ils sont nombreux sur scène, mais moi je ne vois que lui, Archie le magnifique, point d’orgue de l’Atlantique Jazz Festival dont la bannière orne la façade du mythique Hôtel Vauban entièrement rénové, juste en face du Quartz. Un concert unique, suave et velouté, entre longues tirades au sax et chant entre root et blues, que dire d’autre que magique ? Le temps ne semble pas avoir de prise sur Archie Shepp. Et encore moins sur son pur talent.

• cliché inédit : Archie Shepp au Quartz, scène nationale de Brest
voir les clichés du concert sur Cinquième nuit

Le petit miracle du Bout du monde.

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Le festival du Bout du Monde à Crozon, c’est demain. Comme un rituel, le festival affiche complet, sur la belle prairie de Landaoudec. La semaine dernière, les organisateurs ont proposé 500 pass trois jours qui se sont écoulés à la vitesse de l’éclair. Ça, c’est typiquement Bout du monde. C’est à la fois une façon de convaincre quelques retardataires de venir faire un tour à Crozon et en même temps c’est un pied de nez à ceux qui profitent du festival, du travail de ses bénévoles pour ramasser un peu de monnaie à peu de frais. Le festival du Bout du Monde est atypique à bien des égards. Ici on cultive une autre façon de vivre l’événement et ça commence par la jauge, volontairement limitée (à 60.000 festivaliers sur trois jours) pour préserver un confort d’évolution sur le site et d’écoute. Et puis il y a tout un tas de petites attentions, d’engagements citoyens, de respect du site. Les actions de l’organisation en faveur de la préservation du site sont en tout points remarquables. C’est au Bout du Monde qu’on avait découvert le système des gobelets réutilisables et consignés. Un système tout simple, pas très complexe à mettre en oeuvre et qui donne des résultats immédiatement visibles : pas un gobelet en plastique pour venir entâcher la prairie de Landaoudec. L’incitation au co-voiturage, les efforts déployés avec les organisations départementales (Conseil Général du Finistère, Conseil Régional de Bretagne) pour un accès au festival à des conditions privilégiées (en bus, en train à des tarifs quasi-symboliques) sont aussi des facteurs d’amélioration de l’environnement. Et puis cette année, à destination de celles et ceux qui viennent au festival à vélo, le festival du Bout du Monde leur a préparé… un goûter ! [Lire plus...]

Peut-on rire de tout ? Oui, mais pas avec n’importe qui.

michael-jacksoff J’ai reçu cette illustration ce matin par email, d’un ami que je ne nommerai pas, histoire qu’il ne se fasse pas lyncher par une horde de fans de feu Michael “Peter Pan” Jackson. Je trouve plutôt salvateur et réconfortant qu’on puisse rire de la mort, en ces temps de politiquement correct. D’ailleurs, ce joke (plutôt poétique à y regarder de près) me rappelle ce que disait feu Pierre Desproges : “Peut-on rire de tout ? Oui, mais pas avec n’importe qui !”

Festival du Bout du Monde 2009 : 500 forfaits mis en vente le 22 juillet !

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Je viens de recevoir un communiqué de presse du Festival du Bout du Monde et je vous le livre tout chaud, in extenso :
“La billetterie du 10ème Festival du Bout du Monde a connu, une fois de plus, un véritable succès. Connu, car il ne reste qu’une poignée de billets à la vente : pour le vendredi 31 juillet, un peu pour le dimanche 2 août… Une fois de plus, les forfaits 3 jours et 2 jours ont fondu comme neige au soleil, puisqu’il n’en reste plus un depuis mi avril !

Conscients que nombreux sont ceux qui se trouvent dans l’impossibilité de connaitre leur disponibilité si tôt dans l’année, souhaitant également mettre un frein à la minable revente à profits que certains exercent au détriment des festivaliers et de la politique tarifaire volontairement basse du festival, nous avons le plaisir de vous annoncer que nous avons gardé bien au chaud 500 forfaits 3 jours qui seront mis en vente au tarif normal de 61€ (+ frais de loc.) le mercredi 22 juillet à 10h !

Points de vente : Bureau du festival à Crozon, Ticketnet.fr, Fnac.com, E.Leclerc, Espaces Culturels, Virgin, Auchan, Carrefour, Géant, Hyper U…”

Alors si vous n’avez pas encore votre pass 3 jours pour le bout du monde édition 2009, c’est le moment !

Art rock 2009. Girls rock (again). 27 clichés de filles au forum de la Passerelle.

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L’an passé j’avais été sollicité par la Bibliothèque municipale de Saint Brieuc pour présenter une série de clichés pendant le festival Art rock et un peu au-delà. Je dois à la vérité de dire que je ne suis pas trop branché expo pour une raison assez simple, je suis d’un naturel assez fainéant et une expo ça demande vachement d’énergie, hein ? mine de rien ! Déjà il faut trouver la thématique, ensuite sélectionner les clichés, faire réaliser les tirages, les valider un par un, rien que d’y repenser ça me fout une de ces migraines ! Et puis au fond, Cinquième nuit, mon book, c’est un peu une expo permanente. Sauf que les gens, ils aiment bien le papier, voire avec leurs yeux, en volume. Donc, l’an dernier, je m’étais dit que la thématique des filles en scène ça pourrait le faire, d’autant que des filles, à Art rock, j’en ai vues et shootées quelques unes, depuis 2004. D’ailleurs, la première fois que je suis venu faire des photos à Art Rock – en 2004 – c’était pour photographier une fille (Rokia Traoré) à l’invitation d’une fille (Caroline Bochu, responsable communication du festival à l’époque). Les filles, sur scène, c’est du bonheur. Je crois n’avoir jamais été déçu par des filles, alors qu’avec les mecs, hein ? Enfin… passons. C’est ainsi que l’expo Girls rock ! est née. [Lire plus...]

Sandra Nkaké. Quand une diva tutoie les anges.

sandra-nkake-run-ar-puns-2009Une découverte musicale, c’est toujours un grand moment. Quand la découverte se fait en live, c’est encore plus violent. A dire vrai, je m’y attendais, à la gifle, mais franchement je ne pensais pas qu’elle serait aussi sèche, violente, sans appel. Il faut vous dire qu’on m’avait prévenu. Un de mes bons amis, un érudit estampillé world music qui se reconnaîtra, m’avait gentillement harponné sur le fait que j’avais quasiment passé sous silence le concert de Sandra NKaké en ouverture de Meï Teï Shô en me soufflant, un tantinet narquois que le putain de concert annoncé ne serait peut-être pas celui que je croyais. J’étais prévenu. Quelques jours plus tard, je passais au Run ar Puñs et là, pendant le café, Jakez me reparlait de Sandra Nkaké, y allant de son “ah oui ! Ça va te plaire…” Le soir du concert, je croise un habitué des lieux. Remise de couvert, tu connais Sandra NKaké ? C’est pas possible, c’est quoi ? Une coalition ? Une caméra cachée ? [Lire plus...]

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