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	<title>Photos de concerts, Shots Hervé LE GALL Photographe&#187; vauban</title>
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	<description>le blog du photographe Hervé LE GALL</description>
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		<title>Mansfield Tya. Dans les bras de Nyx, déesse de la nuit.</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 13:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je suis sorti secoué, lessivé, éreinté, essoré, subjugué du set de Mansfield Tya. Depuis, j&#8217;essaie (vainement) de reprendre mes esprits, en écoutant notamment NYX, le nouvel opus des deux damoiselles du duo nantais. Un signe qui ne trompe point. Bon, déjà il y a quelques mois, j&#8217;avais eu l&#8217;occasion d&#8217;approcher l&#8217;univers musical de ce groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2012/01/mansfield-tya-au-vauban-shots-2012.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2012/01/mansfield-tya-au-vauban-shots-2012.jpg" alt="mansfield-tya-au-vauban-shots-2012" title="mansfield-tya-au-vauban-shots-2012" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-2212" /></a><br />Je suis sorti secoué, lessivé, éreinté, essoré, subjugué du set de <strong>Mansfield Tya</strong>. Depuis, j&#8217;essaie (vainement) de reprendre mes esprits, en écoutant notamment <em>NYX</em>, le nouvel opus des deux damoiselles du duo nantais. Un signe qui ne trompe point. Bon, déjà il y a quelques mois, j&#8217;avais eu l&#8217;occasion d&#8217;approcher l&#8217;univers musical de ce groupe totalement atypique, d&#8217;effleurer la beauté, la douceur vénéneuse et la violence de leurs compositions. J&#8217;avais écrit <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://cabaretvauban.com/2012/01/09/mansfield-tya-en-concert-au-vauban-venez-savourer-un-moment-de-grace/"  target=_blank>un billet pour le site du Vauban</a> sur la venue du groupe en octobre à l&#8217;invitation des filles de CoNNe AcTioN et là j&#8217;avais pris, coup sur coup, deux titres en pleine gueule. Animal, d&#8217;abord, une composition étrange, un univers étrangement fascinant, mélange de voix baroques et de pizzicatos <em>violonesques</em> assumés avec une assurance parfaitement maîtrisée et là je m&#8217;étais dit, en me parlant à moi-même, <em>mais putain, what the fuck, on ne m&#8217;avait donc rien dit</em> ? Et puis par dessus, il y avait eu un autre titre qui a tourné en boucle, à la fois sur le site du Vauban et dans ma tête pendant des mois et il ne fut pas rare que l&#8217;envie me prenne de fredonner &#8220;il n&#8217;y a pas d&#8217;étoiles sur le plafond…&#8221; régulièrement dans la journée, ce qui agaçait considérablement mon entourage. Bref. J&#8217;étais accro. <strong>Mansfield Tya</strong> était entré dans ma tête, par la grande porte, sans effraction, avec douceur et volupté, instillé dans mes veines comme un divin poison. Comme j&#8217;aime, en somme.</p>
<p>Et puis il y a eu le set du Vauban. Sur scène, deux synthés, une batterie et deux filles, Julia et Carla. L&#8217;une vocalise pendant que l&#8217;autre s&#8217;applique, désinvolte mais consciencieuse sur son violon et là, dès la première note, Ô mes petits frères et sœurs ! Un frisson qui m&#8217;envahit le cortex, me secoue la carlingue de haut en bas, quelque chose d&#8217;indéfinissable, de doux et en même temps de violent, comme une passion, un feu, une petite mort, un ange exterminateur. <strong>Mansfield Tya</strong> c&#8217;est une tornade, un truc qui te prend, te soulève et qui ne te lâche plus. Ça passe ou ça casse. Soit on aime, radicalement, soit on déteste définitivement, mais avec elles, pas de juste milieu, pas de peut-être, de <em>oui pourquoi pas ?</em> Ça n&#8217;évoque <em>rien</em>, c&#8217;est à la fois de la pop, mâtinée de son baroque qu&#8217;on croirait tout droit venu de temps lointains, à voir ces deux filles faire tout avec brio on pense au son rock minimaliste des <em>White stripes</em> et puis non, ça repart un peu plus loin, je ferme les yeux et la complainte des voix me rappelle la douceur des filles du trio <em>Au revoir Simone</em>, mais pas pour très longtemps parce que Julia est déjà à la batterie et cogne sur ses fûts comme une furie, mais toujours avec élégance. Totalement désinvolte, cette Julia, c&#8217;est marrant elle me rappelle vaguement quelqu&#8217;un, croisé aux <em>Vieilles Charrues</em>, dans un univers parallèle, sans doute. Mansfield Tya me tient et ne me lâchera plus. Une petite heure à peine et l&#8217;oiseau s&#8217;est (déjà) envolé. C&#8217;est d&#8217;ailleurs le seul (petit) reproche qu&#8217;on pourra faire au duo, on ressort un peu frustré tellement c&#8217;était bien, tellement c&#8217;était bon, tellement qu&#8217;on a envie d&#8217;en reprendre encore un peu, comme quand on a envie de lécher le fond de la casserole avec ses doigts, avec gourmandise, mais non, <em>enough is too much</em>, c&#8217;est fini et putain ! C&#8217;était vraiment bon…</p>
<p>Finalement on ne pouvait imaginer meilleure ouverture que <strong>Mansfield Tya</strong> pour cette première édition d&#8217;<strong>Astropolis</strong> collection Hiver. J&#8217;ai rencontré Julia, après le set, elle et son regard bleu azur. Je lui ai dit que j&#8217;avais cru croiser son chemin par le passé et elle m&#8217;a regardé en souriant avant d&#8217;ajouter : &#8220;Ah ! Je vois que vous avez rencontré ma sœur…&#8221; Je n&#8217;ai pas insisté et puis j&#8217;ai balancé un hasardeux &#8220;j&#8217;aime beaucoup ce que vous faites&#8221; avant d&#8217;essayer de ma rattraper maladroitement sur un truc aussi convenu (en deux mots). Julia, aussi lumineuse à la ville qu&#8217;à la scène, pas la peine d&#8217;en rajouter. <em>Putain de concert</em>. Mansfield Tya est entré dans mon <em>Panthéon</em> musical, en douceur, avec l&#8217;élégance définitive qui est la marque de fabrique de ce duo intemporel. Entre <em>Miossec</em> et <em>Bashung</em>, entre <em>Gainsbourg</em> et <em>Daho</em>, <em>Florent Marchet</em> et <em>François Audrain</em>, <em>Romain Humeau</em> et <em>Eiffel</em>, entre <em>Mozart</em> et <em>Au revoir Simone</em>, il y a désormais <strong>Mansfield Tya</strong>, regard bleuté, mélange sublime de voix et délicieuses bidouilles sonores qui m&#8217;emportent ailleurs, loin d&#8217;ici, dans les bras de <em>Nyx</em>, déesse de la nuit…</p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.mansfieldtya.com/"  target=_blank><strong>voir le site internet de Mansfield Tya</strong></a> </p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://cabaretvauban.com/2012/01/09/mansfield-tya-en-concert-au-vauban-venez-savourer-un-moment-de-grace/"  target=_blank><strong>voir l&#8217;article et des vidéos sur le site du Cabaret Vauban</strong></a></p>
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		<title>Nikon et le Festival des Vieilles Charrues ouvrent les portes du possible à la nouvelle génération.</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 08:17:51 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/william-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/william-nikon-charrues-2011.jpg" alt="william-nikon-charrues-2011" title="william-nikon-charrues-2011" width="590" height="332" class="aligncenter size-full wp-image-1944" /></a><br />L&#8217;idée est venue de fil en aiguille. Comme naissent les idées, surtout les bonnes. <em>À ma gauche</em>, le leader de la photographie numérique professionnelle, à l&#8217;aise sur tous les terrains, à la réussite insolente, aimée de tous les photographes qui en sont équipés et fantasmée par tous les autres, accusant le meilleur autofocus du marché, une gamme d&#8217;optiques qui n&#8217;a plus rien à envier à la crèmerie d&#8217;en face, la marque jaune, plus lumineuse que jamais, voici <strong>Nikon</strong> ! <em>À ma droite</em>, le plus grand, le plus beau, le plus breton des festivals européens, porté à bout de bras par ses milliers de bénévoles, sa programmation dantesque, son bar numéro 4, ses patates au lard et son ambiance aux p&#8217;tits oignons, sa plus belle plaine du monde et son esprit farouchement indépendant, voici le <strong>Festival des Vieilles Charrues</strong> de Carhaix gast ! <em>Au centre</em>, le plus bougon des photographes de concerts, aussi énergique qu&#8217;un tonnerre de Brest, pilier du <em>Cabaret Vauban</em> et du <em>Run ar Puñs</em> réunis, indécrottable breton jusqu&#8217;au bout des ongles, caractère trempé dans le gwin dru et rincé au Breizh cola, accusant désormais un léger quintal, voici Hervé Le Gall, photographe officiel des Vieilles Charrues et officiellement équipé en Nikon, expert en sillon bien tracé, grand pote des frères Morvan et adepte du verbe haut devant l&#8217;éternel. Et là vous m&#8217;dites ? Ces trois-là n&#8217;étaient-ils pas fait pour se rencontrer, un jour ou l&#8217;autre ? Un peu mon neveu !   </p>
<p>Au détour d&#8217;une discussion avec le premier, <strong>Nikon France</strong>, puis avec le second, <strong>les Vieilles Charrues</strong>, et à force de se dire que décidément ces deux-là étaient fait pour se rencontrer, j&#8217;évoquais avec l&#8217;un puis avec l&#8217;autre la façon de se rapprocher. Je dois à la vérité de dire qu&#8217;il n&#8217;a pas fallu très longtemps pour que les idées fusent de part et d&#8217;autre, avec une volonté clairement affichée de la part de <em>la marque jaune</em> de rejoindre le sillon et de pousser sur la charrue, mais sans en faire des caisses, avec beaucoup d&#8217;élégance. En face les Vieilles Charrues, c&#8217;est une équipe, d&#8217;abord, c&#8217;est une éthique aussi, les choses devaient se faire avec naturel. C&#8217;est comme ça que l&#8217;idée de proposer d&#8217;ouvrir le festival à une bande de jeunes photographes est née, relayée par le slogan de Nikon, habillée Vieilles Charrues pour l&#8217;occasion : &#8220;<em>Je suis un festivalier.</em>&#8221; J&#8217;ai su immédiatement que ça allait fonctionner. Il restait à trouver la <em>team</em>, à la recruter ce qui fut fait par le biais du concours relayé sur le site Nikon Deezer. Une semaine avant les festivités, on avait notre équipe et ils semblaient tous salement motivés. J&#8217;attendais, quant à moi, de les voir à l&#8217;œuvre sur le terrain. Et honnêtement, je n&#8217;ai pas été déçu du voyage.</p>
<p>• <strong>Le club des 5 à Kerampuilh</strong><br />
Louise, Marjorie, Mathieu, William, Christophe. Quand je les ai vus, le premier jour aux Vieilles Charrues, ils étaient attablés autour d&#8217;un <em>Breizh cola</em> au bar VIP, bienvenue à <em>CharruesLand</em>. Équipés de pied en cape par Nikon, qui avait même fourni les seyants t-shirts jaune canari <em>I am Nikon</em> (thanks God ! Il n&#8217;y avait pas de XXL), nos reporters en herbe étaient tous parés pour aller à la quête de l&#8217;image, avec sous le bras ou à l&#8217;épaule l&#8217;excellent reflex <strong>Nikon D7000</strong> et une tripotée d&#8217;optiques, mazette ! Que n&#8217;aurait pas renié le plus exigeant des photographes professionnels. Aucun doute, Nikon France sait recevoir. Il y avait là , entre autres optiques Nikkor, un fisheye, du 14-24 f2,8, du 24-70 f2,8, du 50 f1,4, du 85 f1,4, etc… Le rêve quoi ! Mais le matos ne fait pas le photographe, pour reprendre un bon vieux poncif de derrière les fagots, certes. C&#8217;est aussi con que de dire que l&#8217;argent ne fait pas le bonheur. Comme disait ma grand-mère, non, mais il y contribue. C&#8217;est donc avec du matos d&#8217;exception qu&#8217;on a lâché la <em>team</em> sur la prairie. J&#8217;étais angoissé pour eux, à l&#8217;idée surtout qu&#8217;ils reviennent bredouilles de leur chasse aux papillons. Au terme des quatre jours de festival, j&#8217;étais invité au <em>débriefing</em> et à donner mon avis, un exercice que je goûte assez peu. Mais, compte tenu des circonstances, je décidais de faire contre mauvaise fortune bon cœur et je m&#8217;attablais pour regarder les images récoltées par l&#8217;équipe. J&#8217;ai d&#8217;abord eu un bref aperçu, repérant plusieurs clichés. Et puis finalement, j&#8217;ai regardé une grosse sélection d&#8217;images et là wouah ! Séquence émotion. Tous les membres ont ramenés du bon matériel, voire du très bon ou de l&#8217;excellent matériel ! J&#8217;étais soulagé. Dès lors l&#8217;échange a été intense et l&#8217;émotion avec. </p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/louise-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/louise-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="louise-nikon-charrues-2011" title="louise-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1945" /></a>• <strong>Louise</strong></p>
<p>La benjamine de l&#8217;équipe. Elle, elle m&#8217;a scotché compte tenu de son très jeune âge. Quinze piges, autant dire une enfant ? Une enfant avec un regard déjà percutant et la volonté d&#8217;aller chercher de l&#8217;image, d&#8217;interpeller, de diriger, un œil étonnant et déjà plein de maturité. </p>
<p>Je la verrai bien un jour photographe de studio, à mettre en place des lumières, à chiader des décors, à peaufiner son truc pendant des heures pour simplement obtenir l&#8217;image qu&#8217;elle veut.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/marjorie-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/marjorie-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="marjorie-nikon-charrues-2011" title="marjorie-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1946" /></a>• <strong>Marjorie</strong></p>
<p>Une jeune fille discrète mais sur le terrain elle n&#8217;a pas hésité à aller au charbon, avec une thématique, un fil rouge : la passion. Beaucoup de réserve et de timidité, mais une fois sur le terrain, l&#8217;œil rivé à son D7000, Marjorie s&#8217;est éclaté. Elle nous a livré des images live, vivantes, pleines d&#8217;enthousiasme et de créativité. </p>
<p>Je suis sûr qu&#8217;elle n&#8217;oubliera jamais cette expérience.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/william-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/william-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="william-nikon-charrues-2011" title="william-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1944" /></a>• <strong>William</strong></p>
<p>Son cliché du public est radicalement, définitivement tout ce qui me plait. </p>
<p>J&#8217;ai choisi son cliché de foule des Charrues pour illustrer mon article. Voilà. C&#8217;est ce genre de cliché qui rend les autres photographes verts de jalousie, parce qu&#8217;il y a tout dans cette image, le mouvement, la dynamique, le plaisir, l&#8217;enthousiasme. </p>
<p>William a la foi, la niaque et surtout, il a un œil.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/mathieu-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/mathieu-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="mathieu-nikon-charrues-2011" title="mathieu-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1947" /></a>• <strong>Mathieu</strong></p>
<p>Lui, c&#8217;est un passionné, photographe dans l&#8217;âme, il a ça dans la peau le bougre ! Je l&#8217;ai un peu secoué parce que je déteste l&#8217;utilisation systématique de presets <em>Lightroom</em> qui font que chaque image se ressemble plus ou moins, mais… Au delà de la lecture <em>lightroomesque</em>, il demeure l&#8217;image et les images de Mathieu m&#8217;interpellent. Mathieu veut y aller, faire du portrait, du reportage, des clichés, il a cette foi magnifique qu&#8217;on ne trouve que chez les jeunes photographes, avec une pointe de talent en plus.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/christophe-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/christophe-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="christophe-nikon-charrues-2011" title="christophe-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1948" /></a>• <strong>Christophe</strong></p>
<p>Il y a Christophe d&#8217;un côté et son handicap de l&#8217;autre. Mon premier conseil (et le seul) a été de dire à Christophe de faire de son handicap et de sa mobilité réduite son atout maître. J&#8217;étais fier que Nikon ait suivi mon idée d&#8217;ouvrir sa <em>team</em> à une personne handicapée, quand j&#8217;ai vu les clichés de Christophe, emplis de sourires et d&#8217;une infinie bonté, d&#8217;une rare humanité, je me suis dit que sur ce coup-là Nikon et moi n&#8217;avions pas loupé le coche. Comme les quatre autres, Christophe a quelque chose dans le regard que les autres n&#8217;ont pas…</p>
<p>Finalement c&#8217;était <em>une putain de bonne idée</em> qu&#8217;on a eu là, hein ? Semblaient se dire, dimanche soir, à la toute fin du festival des Vieilles Charrues, tous les membres de la joyeuse équipe Nikon. En ouvrant les portes du possible à de jeunes reporters photographes en devenir, <em>la marque jaune</em>, qui compte dans ses rangs de nombreux photographes professionnels talentueux, fait à la fois preuve d&#8217;intelligence et de bon sens. C&#8217;est aussi un pari sur l&#8217;avenir, car finalement, <em>Louise</em>, <em>Marjorie</em>, <em>William</em>, <em>Mathieu</em>, <em>Christophe</em>, sont la prochaine génération de photographes et ils sont au moins tous déjà sûrs d&#8217;une chose. <em>Ils sont Nikon</em>. </p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.flickr.com/photos/nikonfrance/sets/72157627070058789/"  target=_blank><strong>voir les clichés des reporters officiels Nikon aux Vieilles Charrues 2011</strong></a><strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Histoires de photographe. Entre rires et larmes.</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jul 2011 13:14:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/nettoyage-du-capteur-numerique-shots-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/nettoyage-du-capteur-numerique-shots-2011.jpg" alt="nettoyage-du-capteur-numerique-shots-2011" title="nettoyage-du-capteur-numerique-shots-2011" width="590" height="320" class="aligncenter size-full wp-image-1915" /></a>Vendredi, 11:00. Je reçois un paquet par <em>Chronopost</em>. Je respire un grand coup, parce que je sais qu&#8217;à l&#8217;intérieur il y a le chaînon manquant, celui qui va effacer mon angoisse de ne pas pouvoir aller chercher le <em>spot</em> assez loin. Dans le carton il y a un doubleur de focale, le fameux <strong>Extender Nikon TC20EIII </strong>qui, monté sur mon <strong>Nikon D3s</strong> va transformer mon zoom 70-200 f2,8 en zoom 140-400 f5,6. Je suis impatient de voir si tout le bien que j&#8217;ai entendu de cet accessoire est fondé, ou pas. Je monte le doubleur sur mon D3s et le 70-200 sur l&#8217;extender. Dans le viseur l&#8217;image est un poil moins lumineuse sans finalement être sombre. Le traitement des lentilles asphériques du doubleur permet d&#8217;obtenir une image quasi identique dans le viseur. Côté focale, <em>mama mia !</em> 400mm c&#8217;est carrément un pont plus loin. Je réprime un éclat de rire la première fois que mon regard croise l&#8217;image dans le viseur, en imaginant déjà tout le profit qu&#8217;un photographe peut tirer d&#8217;un tel accessoire, non seulement en concert (la semaine prochaine aux <strong>Vieilles Charrues</strong>, yeah !) mais aussi en photo animalière, en photo sportive, quand on est un peu court en focale. Voilà un accessoire aussi discret qu&#8217;essentiel qui trouvera sa place dans le sac de tous les photographes. Pour quelques centaines de grammes, la focale est doublée, mais attention uniquement sur les optiques compatibles. Côté investissement, c&#8217;est pas franchement une tuerie. Chez <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_16.html"  target=_blank><strong>Digit Photo</strong></a> on le trouve à moins de 500€. </p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/satori-test-400mm-nikon-D3s-shots-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/satori-test-400mm-nikon-D3s-shots-2011.jpg" alt="satori-test-400mm-nikon-D3s-shots-2011" title="satori-test-400mm-nikon-D3s-shots-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1916" /></a><br />
• <strong>Safari dans mon salon</strong><br />
Armé de mon D3s, de mon extender et de mon 70-200, pour tester le doubleur j&#8217;ai choisi d&#8217;aller en safari traquer la bête pas vraiment sauvage, shootant un <em>Momo</em> par ici (le chat <em>le plus momo de tous les momos</em>) en pleine crise de roupillon et Satori, mon terrier Yorkshire poussé dans ses ultimes retranchements, appâté par un morceau de gâteau breton maison. Et puis j&#8217;ai descendu les escaliers quatre à quatre, direction l&#8217;atelier pour dérusher. Le résultat me semble parfait. Finalement, un 70-200 équipé d&#8217;un doubleur, c&#8217;est comme un excellent 400 avec pour seule limitation c&#8217;est de perdre deux diaphs. On passe donc de f2,8 à f5,6 mais franchement, comme dirait Emmett Brown, on s&#8217;en balance ! Les deux diaphs sont largement compensés par la capacité du boîtier à monter en iso, donc la vie est belle. Sinon l&#8217;image est au poil, si j&#8217;ose dire. Ça pique, les détails sont là avec un joli bokeh en arrière-plan. Ce chaînon <em>manquant</em> est désormais le chaînon <em>indispensable</em>.</p>
<p>Petit coup de fil à <strong>Nikon France</strong> pour parler de l&#8217;extender et partager avec mon interlocuteur l&#8217;impatience que j&#8217;ai à aller au taff avec mon reflex D3s sur les Vieilles Charrues. C&#8217;est une première à plus d&#8217;un titre, pour moi comme pour <em>mon</em> festival. D&#8217;abord parce que je shoote en <strong>Nikon</strong> pour la première fois aux Charrues, avec ce reflex auquel je n&#8217;ai toujours trouvé <strong>aucun</strong> défaut (oui, désolé pour les pisses-vinaigres, mais c&#8217;est comme ça, hein ? D3s est le reflex parfait), ensuite parce que cette année le festival des Vieilles Charrues et Nikon sont partenaires et que rien que ça, évidemment, ça me touche énormément. Mais, comme disait Marie-Thérèse&#8230; <em>La vie n&#8217;est pas un long fleuve tranquille</em>, en tout cas pas pour moi et la suite va me prouver que j&#8217;ai raison de me méfier.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/detail-image-capteur-shots.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/detail-image-capteur-shots.jpg" alt="detail-image-capteur-shots" title="detail-image-capteur-shots" width="590" height="179" class="aligncenter size-full wp-image-1917" /></a><br />
• <strong>Le cauchemar du capteur</strong><br />
J&#8217;ai récemment fait une séance de prise de vues en extérieur et j&#8217;avais découvert, horrifié, la présence de taches immondes sur mes images. Ni une, ni deux, j&#8217;achète un kit de nettoyage à l&#8217;épicerie <strong>Phox</strong> du coin, bien décidé à éradiquer ces points noirs disgrâcieux. Début d&#8217;après midi, je sors avec mon D3s équipé de mon 50mm, direction le ciel bleu à f16. Clic clac, je reviens au bureau, je regarde l&#8217;image dans LR et là je frôle l&#8217;arrêt cardiaque. J&#8217;ai des taches de graisse sur le capteur, des taches massives sur la partie droite de l&#8217;image. Pire encore, l&#8217;image présente des traînées dégueulasses sur la partie inférieure du cliché, comme un ruissellement de traces graisseuses et là, franchement, je suis abasourdi. Je n&#8217;arrive pas à m&#8217;expliquer la présence de taches aussi nombreuses et aussi lourdes sur le capteur de ce boîtier qui a à peine six mois de fonctionnement. Et comme je fais partie des maniaques du matos, on ne peut même pas se dire que je ne sais pas changer un caillou avec les précautions d&#8217;usage. Je suis dans la merde, à moins d&#8217;une semaine du plus gros morceau de l&#8217;année, les Vieilles Charrues.</p>
<p>• <strong>Nettoyage du capteur : attention ! Casse-geule !</strong><br />
Je déballe le kit de nettoyage capteur de chez <em>VisibleDust</em>. Un peu de produit en haut, un peu en bas, mais pas trop. Ouverture du miroir. J&#8217;essaie de respirer par le nez, je passe sur la capteur d&#8217;un trait, mouais. Je remets mon 50, direction le ciel. Pas de bol, le ciel bleu a disparu, <em>ici c&#8217;est Brest</em>. Rebelotte, je reviens sur LR. Les traces ont disparu dans la partie inférieure mais d&#8217;autres traces apparaissent ailleurs. Voilà. Bienvenue dans <em>la diagonale du fou</em>. Je vais essayer de nettoyer à plusieurs reprises, en changeant le sticker, rien n&#8217;y fait, les traces sont encore là. Fin de la journée, je renonce, je suis furieux, déjà prêt à tout bazarder, le D3s, les optiques, à tout plaquer, à arrêter la photo (vieux refrain) pour aller élever des chèvres dans le fin fond de l&#8217;Afghanistan, un chapeau grotesque sur la tête, comme le héros du film de Jeunet. Je suis passé du rire aux larmes, en moins de deux. Finalement la décision est prise. Demain j&#8217;amène mon D3s chez Phox qui va se démerder pour me nettoyer ce satané capteur…</p>
<p>• <strong>Pourquoi des tâches sur le capteur du D3s ?</strong><br />
D&#8217;abord, balayons d&#8217;un revers de main l&#8217;hypothèse selon laquelle D3s mangerait plus de poussières qu&#8217;un autre boîtier. Tous les appareils photos numérique sont concernés, <em>tous</em> sans exception. La bonne question n&#8217;est pas de se demander pourquoi D3s mange de la poussière et des particules graisseuses mais bien pourquoi <em>mon</em> D3s se comporte de cette manière. D&#8217;ailleurs d&#8217;autres photographes équipés en D3 ou D3s m&#8217;ont confié qu&#8217;ils n&#8217;ont pour leur part que peu de problèmes. Alors <strong>pourquoi le mien</strong> ? D&#8217;abord, je change d&#8217;optiques fréquemment, alternant du 24-120 au 70-200 et désormais un 50. Chaque fois qu&#8217;on enlève une optique, le potentiel d&#8217;entrée de particules est élevé. Lorsque le miroir s&#8217;actionne, c&#8217;est la rumba des poussières, à l&#8217;intérieur. Un technicien de <strong>Nikon France</strong>, que j&#8217;ai contacté, m&#8217;expliquait qu&#8217;il peut se produire un phénomène d&#8217;aspiration de particules de poussières microscopiques, même à travers une optique en place. La micro-poussière est invisible à grande ouverture, en revanche à partir de f16 et au delà elle se révèle dans toute son infecte splendeur. Autre paramètre, je fréquente des salles de concerts qui sentent la bière et l&#8217;animal et dont l&#8217;air est saturé de poussières en tout genre, comme le Vauban ou le Run ar Puñs, et ceci explique largement cela.</p>
<p>• <strong>En conclusion.</strong><br />
D&#8217;abord, non, je ne vends pas mon D3s. Inutile donc de me faire parvenir vos propositions vénales. Ensuite, le conseil c&#8217;est de vérifier régulièrement l&#8217;état de votre capteur numérique. La technique, très simple. Vous photographiez un objet lumineux , un fond blanc, un ciel bleu à la plus petite ouverture possible (par ex. f16 ou une valeur supérieure) en désactivant l&#8217;autofocus et en réglant l&#8217;objectif sur l&#8217;infini. Si des auréoles, des tâches, des trainées apparaissent, votre capteur a des poussières ou des taches de graisse. Pour les poussières, un délicat coup de soufflette sur le capteur ou l&#8217;utilisation d&#8217;un pinceau anti-statique feront l&#8217;affaire. Évitez absolument les bombes de gaz qui pourraient projeter des substances liquides sur votre capteur (parce que là, c&#8217;est <em>sayonara</em> !). Pour les taches graisseuses, deux options. Le kit de nettoyage permettant nettoyer son capteur soi-même ou l&#8217;envoi du reflex chez un pro qui vous garantira un capteur vierge et propre. Si vous êtes sur Paris, que vous êtes pro et équipé en Nikon, le staff de techniciens du <strong>NPS</strong> (<strong>Nikon Pro Service</strong>) saura vous être utile et vous évitera de plonger, comme moi, le temps d&#8217;un soir, dans la plus profonde des déprimes&#8230;<strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Programmation du festival des Vieilles Charrues 2011. United colors of Kerampuilh.</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2011 09:46:36 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/vieilles-charrues-2011-vingtieme-edition-shots.jpg" alt="" title="vieilles-charrues-2011-vingtieme-edition-shots" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1803" /><br />Aux toutes première notes de &#8220;<em>Walk on the wild side</em>&#8221; impossible pour moi de réprimer un petit &#8220;Oh !&#8221; qui fait sourire mon pote Hugues qui présente la prog de la vingtième édition des <strong>Vieilles Charrues</strong> cru 2011. <strong>Lou Reed</strong>, c&#8217;est l&#8217;excellente et totale surprise de cette édition. C&#8217;est celui que je n&#8217;imaginais pas, plus précisément que je n&#8217;espérais plus. <em>T&#8217;en veux d&#8217;la légende bébé ?</em> En v&#8217;là et pas du petit calibre. On y reviendra. Mais avant de vous parler plus en détail de mes coups de cœur de cette édition 2011, un petit préambule. Le meilleur moyen de ne pas être déçu par une programmation, c&#8217;est de n&#8217;en n&#8217;attendre rien de particulier. J&#8217;avais entendu <strong>Francis Cabrel</strong> dire qu&#8217;aux Vieilles Charrues, le truc important c&#8217;est pas les artistes, non, le truc important c&#8217;est les Vieilles Charrues. Il avait tout pigé, le Francis. Il avait capté l&#8217;esprit de ce festival. Finalement, pour schématiser, il y a deux sortes de festivaliers aux Charrues. D&#8217;un côté il y a les festivaliers qui viennent pour la programmation, ceux-là peuplent les forums, supputent à donfe, croient à la fois au Père Noël ET aux poissons d&#8217;avril. Ils fantasment grave toute la Sainte journée sur la venue, en vrac, de <strong>U2</strong>, de <strong>AC/DC</strong> ou des <strong>Who</strong>. Ils font la gueule à l&#8217;annonce de la prog mais pour une grande majorité d&#8217;entre eux ils viendront quand même. Parce que nombre d&#8217;entre eux fait partie des festivaliers qui viennent pour le festival, pour les Charrues, pour boire un godet de <em>Coreff</em> (ou un pichet d&#8217;un litre si tu t&#8217;appelles <em>Jean Floc&#8217;h</em>) ou un <em>Breizh Cola</em> au bar numéro 4 et savourer cette inimitable ambiance qu&#8217;on ne retrouve nulle part ailleurs. <strong>Les Vieilles Charrues</strong> existent d&#8217;abord grâce aux bénévoles et aux festivaliers et ce n&#8217;est pas un hasard si la thématique retenue pour les vingt ans des Charrues c&#8217;est justement les gens, tous ces gens qui font vivre et vibrer la plaine de Kerampuilh pendant quatre jours. &#8220;<em>On fournit le son, vous apportez les couleurs !</em>&#8221; Voilà. Tout est dit. <em>United colors of Kerampuilh</em>, vingtième du nom. Top départ. </p>
<p>Et là vous me dites, et cette année alors ? Voici mes coups de cœur, en vrac. Pas nécessairement des têtes d&#8217;affiches, même si je place <strong>Lou Reed</strong> tout en haut des concerts absolument et définitivement inratables. Lou Reed, découvert il y a un bail par hasard à la sortie de &#8220;<em>Coney Island baby</em>&#8220;. La claque, la révélation du rock dans toute sa grandiose splendeur. Le Velvet underground, un nom mythique, une définitive légende du rock et de la pop. J&#8217;avais pris dans la gueule, coup sur coup &#8220;<em>Transformer</em>&#8220;, &#8220;<em>Rock&#8217;n roll animal</em>&#8221; et le sublissime &#8220;<em>Berlin</em>&#8221; qui fait partie de mon <em>top ten</em> personnel des dix meilleurs albums pop rock de tous les temps, on ne plaisante pas. J&#8217;ai vu Lou Reed en live en 1975 et ce concert est resté profondément ancré dans ma mémoire. Voir Lou Reed encore une fois, ça va être un magnifique privilège de la vie. Et pouvoir le croiser dans le collimateur de mon reflex, ça va être unique et intense. Dans un autre registre, je vais enfin voir <strong>Kaiser Chiefs</strong> qui devait passer aux Charrues il y a trois ans ou quatre je ne sais plus, leur son pop rock (comme on dit sur la FM) me parle, ça va <em>pogotter</em> maousse et rendre le public heureux. Pareil pour <strong>Pulp</strong>, le combo porte-étendard de la pop <em>british</em> avec un <strong>Jarvis Cocker</strong> qu&#8217;on espère remonté à bloc. Je vais en épater plus d&#8217;un mais j&#8217;attends aussi <strong>David Guetta</strong>, je veux bien parier une Coreff avec Jean Floc&#8217;h que le set va être monstrueux, même si ça ne tape pas vraiment dans mon registre (doux euphémisme), mais après tout un peu d&#8217;<em>easy listening</em> ça ne fait pas de mal, comme dirait Maïté. Dans la série deux pour le prix d&#8217;un, j&#8217;ai vraiment hâte de voir ce que les p&#8217;tits gars de <strong>The Octopus</strong> nous auront préparé en ouverture du festival, scène Kerouac le vendredi. Les gagnants du tremplin des <strong>Jeunes Charrues</strong> sont aussi de véritables bêtes de scène, il faut le savoir. Un conseil, vendredi 15 juillet, soyez à l&#8217;heure, <strong>The Octopus</strong>, ça va envoyer le pâté, Hénaff ça va sans dire ! Si vous avez faim de rock, de gros son, de sueur, de bière et d&#8217;animal, avec The Octopus, vous allez être servi. Vous ne raterez pas non plus <strong>The Bellrays</strong> et la sublime <strong>Lisa Kekaula</strong>, à mi-chemin entre <em>Aretha</em> (Franklin) et <em>Tina</em> (Turner), qui avait foutu un feu d&#8217;enfer en d&#8217;autres temps à mon respectable et mythique <strong>Cabaret Vauban</strong>, avec les rescapés du <strong>MC5</strong>. Dans la série beau temps, mer calme, j&#8217;ai promis à mon pote Hugues de ne pas zapper <strong>Jack Johnson</strong> le vendredi, qui va nous ramener du soleil de sa Californie natale, ainsi que <strong>Angus &#038; Julia Stone</strong>, dans un registre pop folkeux australien de bon aloi. Dans le genre OMNI (objet musical non identifié), j&#8217;irai décalaminer mes esgourdes sur <strong>DJ Zebra</strong> feat. le <strong>Bagad de Carhaix</strong>, gast ! Du côté du cabaret breton, rebaptisé scène Youenn Gwernig, pendant les quatres jours il y aura quelques pépites succulentes, j&#8217;ai noté <strong>Titi Robin trio</strong> ou <strong>Ibrahim Maalouf</strong> (tous les deux découverts au festival du Bout du Monde), <strong>Olli &#038; Mood</strong>, <strong>Marchand vs Burger</strong> (salut Rodolphe ça gaze ou quoi ?), <strong>Duoud</strong> (un duo de ouds), pour ne citer qu&#8217;eux. Et dans le rôle des potes de Brest, j&#8217;irai jeter quelques unes de mes forces, s&#8217;il m&#8217;en reste, dans le set de <strong>Electric Bazar Cie</strong> et je poserai mon sac pour <strong>Siam</strong>, le groupe composé par <strong>Fanny Labiau</strong> et <strong>Bruno Leroux</strong> dont je vous recommande au passage d&#8217;écouter l&#8217;excellent premier opus intitulé &#8220;<em>L&#8217;amour à trois</em>&#8220;, en vente partout. <em>What else ?</em> Plein de bonnes choses. Difficile d&#8217;ignorer les sets d&#8217;<strong>Adam Kesher</strong> (vu à Art rock et à la Route du rock), des <strong>Hyènes</strong> qui reprennent des standards du rock pour le fun mais pas en yaourt (même s&#8217;il y a deux vrais morceaux d&#8217;ex <strong>Noir Désir</strong> dedans) ou des allumés de <strong>The Inspector Cluzo</strong> que j&#8217;avais raté au <strong>Run ar Puñs</strong> récemment. Idem pour <strong>Cold war kids</strong> ou <strong>Stromae</strong> (qu&#8217;on verra aussi à la <strong>Fête du Bruit dans Landerneau</strong> en août). En partenariat avec le <strong>Sziget festival</strong>, il y aura du (beau) monde aux Balkans avec des joyeux déjantés dont <strong>Goran Bregovic</strong>, <strong>Balkan beat box</strong>, excusez du peu. Et maintenant, on range les cannes et on passe au calibre supérieur, pour la pêche au gros.</p>
<p>Pas de <strong>Vieilles Charrues</strong> sans des noms capables de faire venir la foule des grands jours. <strong>Yannick Noah</strong> fait partie de ceux-là, il vient de bourrer <em>Penfeld</em> en attirant 10.000 spectateurs à lui tout seul. <em>Jeu, set et match</em>. Le samedi, ça va être chaud, d&#8217;autant que c&#8217;est aussi le jour de <strong>Supertramp</strong> et de <strong>Cypress Hill</strong> ! Idem le dimanche, puisqu&#8217;en dehors de mon cher <strong>Lou Reed</strong>, sur la même scène on va savourer <strong>PJ Harvey</strong> que j&#8217;aime beaucoup et pas seulement parce qu&#8217;elle m&#8217;a emprunté mon prénom anglais et qu&#8217;elle est vachement sexy. Non, j&#8217;aime bien son côté hardcore déjanté, son style pop rock un peu crème au beurre, limite indigeste, mais c&#8217;est tellement bon de se baffrer comme ça sans retenue, non ? Écoutez &#8220;<em>This is love</em>&#8221; en poussant le potar vers le haut, vous comprendrez ce que je veux dire. Le jeudi, aussi, du lourd. D&#8217;abord du rock teuton avec <strong>Scorpions</strong>, dont on nous assure qu&#8217;il s&#8217;agira là de leur dernière prestation live (celui qui a dit &#8220;bonne nouvelle !&#8221; sort immédiatement de ce blog !). Si la femme de ma vie est dans les parages quand le groupe entonnera &#8220;<em>Still loving you</em>&#8220;, je lui promets un slow de derrière les fagots estampillé <em>seventies</em>. Bon, coup sur coup on aura aussi le même jour <strong>Kaiser Chiefs</strong> (i say yeah !), <strong>Snoop dog</strong> qui paraît-il se fait désormais surnommer &#8220;Doggy style&#8221;, amis du club des poètes bonsoir, le retour de <strong>Pulp</strong> qui va vous la décoller du bulbe la pulpe, et les <em>frenchies</em> de service qui vont rameuter la foule des grands jours. D&#8217;un côté <strong>M&#8217;sieur Aubert</strong> (celui qui en 77 gueulait dans l&#8217;hygiaphone) et Mademoiselle <strong>Olivia</strong> &#8220;just sing&#8221; <strong>Ruiz</strong>, qu&#8217;on ne présente plus. Et pendant que j&#8217;y suis, le lendemain, <strong>M&#8217;sieur Eddy</strong> pour une <em>dernière séance</em> ouakenole. J&#8217;ai oublié personne ? Ah ben si ! D&#8217;abord <strong>Ben l&#8217;oncle soul</strong>, vu au Cabaret Vauban. Un garçon plein d&#8217;énergie positive, vous allez adorer et mouiller la liquette. Et <strong>Pierre Perret</strong>, aussi connu pour son zizi légendaire (celui qui amidonne la main de sa soeur) que pour des registres plus graves comme le sublime &#8220;Lili&#8221;. Je l&#8217;avais vu, l&#8217;ami Pierrot, au festival du Bout du monde, c&#8217;était somptueux, j&#8217;en connais même un qui avait pleuré.</p>
<p>Allez, ça c&#8217;est fait. Je vous donne rendez-vous dans trois mois et un jour sur le site des Vieilles Charrues pour faire la fête. Si vous me croisez sur le festival, vêtu de mon élégant polo brodé <em>Shots</em> (Hervé Le Gall est habillé par <strong>Minipop</strong>), n&#8217;hésitez pas à vous manifester (même si tu t&#8217;appelles Jean Floch et que tu es déjà à bloc), on fera une petite photo souvenir. Les annonces de la conférence de presse d&#8217;hier, à Carhaix, étaient ponctuées par un lancer de boule de bowling d&#8217;un des membres de l&#8217;équipe des Vieilles Charrues. La dernière boule fut lancée par <strong>Jean-Jacques Toux</strong>, programmateur des Vieilles Charrues. Il s&#8217;est avancé sur la piste, fébrile, sous le regard un brin goguenard des journalistes présents. D&#8217;une main assurée, la boule a glissé sur la piste… <em>Strike !</em> Jean-Jacques s&#8217;est retourné, est tombé à genoux les deux poings levés, large sourire. Belle image, je trouve. Finalement l&#8217;esprit de ce festival, on y revient toujours, c&#8217;est un peu ça. Les Vieilles Charrues, c&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;histoire d&#8217;une bande de potes qui sont là pour se marrer. Alors ? Vous êtes prêts ou quoi ? N&#8217;oubliez pas. Cet été à <strong>Carhaix</strong> il y aura du gros son. Je compte sur vous pour nous en faire voir de toutes les couleurs !    <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Ce petit rien admirable qu&#8217;on appelle un œil.</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 13:13:13 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/03/rock-audience-richard-bellia-shots.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/03/rock-audience-richard-bellia-shots.jpg" alt="rock-audience-richard-bellia-shots" title="rock-audience-richard-bellia-shots" width="590" height="590" class="aligncenter size-full wp-image-1773" /></a>Je viens de regarder à l&#8217;instant des clichés de concerts, un exercice que je goûte assez peu. Je ne vais pas citer le nom du photographe, ça ne serait pas correct. Et puis je vais vous dire. Vous ne m&#8217;entendrez jamais critiquer le travail d&#8217;un autre photographe, sauf le cas échéant pour l&#8217;encenser, mais dans le cas présent, ce que je viens de voir m&#8217;attriste. Pire encore, ça ne m&#8217;émeut pas. Voilà, c&#8217;est ça le truc. Une photographie, moi, ça doit me parler, me raconter des choses, me dire une histoire, m&#8217;embarquer, me faire vibrer, mais là, ce que je viens de voir me laisse de marbre. Électroencéphalogramme plat, mort clinique, la <em>near death experience</em> visuelle. Rien, zéro, <em>niante</em>, le vide sidérant d&#8217;une photo lambda, plutôt propre techniquement parlant mais bordel ! Sans âme, sans rien. Je repense à des clichés de <strong>Claude Gassian</strong>, d&#8217;<strong>Antoine Le Grand</strong>, de <strong>Richard Dumas</strong>, de <strong>Richard Bellia</strong>. <em>Du rock et des couilles</em>, de la bière et de la sueur. Quand je regarde un cliché de concert de <strong>Bellia</strong>, je peux sentir des odeurs de transpiration, des effluves, je peux palper l&#8217;ambiance qui donne chaud. Pour les autres, c&#8217;est idem. Un portrait de <strong>Miossec</strong> par <strong>Dumas</strong>, c&#8217;est définitif. On me demande souvent, très souvent, mon avis sur un travail photographique et systématiquement je botte en touche, c&#8217;est mon côté faux-cul. Pas le temps et surtout pas envie. En plus, dans ce monde de plus en plus <em>open</em> qu&#8217;est la photographie numérique, tout le monde est photographe. Avec un billet de mille balles, aujourd&#8217;hui, tu vas taper de la photo, tu montes un blog, tu colles la mention <em>photographe</em> derrière ton nom et <em>en avant Guingamp !</em> Sauf que ça ne marche pas comme ça. <em>Il est long le chemin et les pièges nombreux</em>, comme disait ce cher Etienne. Et parmi les pièges tendus, il y a la <em>post prod</em>. La <em>Lightroom génération</em> a mis les deux pieds dedans et franchement, le résultat est risible. Non, pire. Pathétique. Résultat des courses, tous perdants, avec des clichés qui se ressemblent. Aucune humanité, des clichés cadrés au cordeau si beaux qu&#8217;ils puent le <em>crop</em> à plein nez et surtout, au delà de tout, on sent l&#8217;absence dramatique de l&#8217;œil. Et ça, en photographie, ça ne pardonne pas. T&#8217;as pas d&#8217;œil, t&#8217;es mort.</p>
<p>On m&#8217;a demandé récemment avec quel logiciel je développais mes fichiers RAW. Sans entrer dans le détail, la question faisait allusion au fait que j&#8217;ai écrit (et je persiste et signe, mais bon c&#8217;est un détail) que la chromie est sensiblement différente entre <em>Nikon</em> et <em>Canon</em>, bref. J&#8217;ai répondu que j&#8217;utilise <em>Lightroom 3.3</em> sur un Mac calibré tout en précisant que mon côté <em>old school</em> fait que j&#8217;utilise ce logiciel dans sa portion congrue, limitant finalement ses fonctionnalités au strict minimum. Je dois avouer que ce qui me plait dans un cliché, c&#8217;est quand il est bon <em>brut de capteur</em>. Rien à ajouter, rien à enlever, même pas un poil de netteté. De ce côté là, avec D3s et les optiques Nikkor, ça va plutôt pas mal. Si je dois commencer à taquiner la balance des blancs, à ajouter du noir, du contraste, de la netteté, c&#8217;est <em>niet</em>. Sans moi. Ce qui m&#8217;amène à revenir à mon propos. Je n&#8217;ai évidemment rien contre l&#8217;utilisation massive de LR en <em>post prod</em>, rien non plus contre l&#8217;application de <em>presets</em> tout faits, après tout, chacun fait ce qu&#8217;il veut de ses images. Croire qu&#8217;une image moyenne, comprendre parce que le photographe a chié ses réglages, parce que les lumières étaient nazes, parce qu&#8217;il y avait trop de rouge et pas assez de bleu, croire que votre image molle, mal cadrée, <em>dégueu</em> en somme, va devenir le cliché du siècle en le passant en <em>black and white</em> pour faire <em>chicos</em>, en triturant la balance des couleurs ou pire en utilisant un preset LR, croire qu&#8217;une image transformée, martyrisée, blessée, bidouillée à la hussarde va devenir simplement une bonne image, pour paraphraser <strong>Queneau</strong>, <em>ce que tu te gourres fillette, ce que tu te gourres !</em> Non, croire à ça c&#8217;est aller dans le mur. Mais il y a pire, finalement. Car ce genre de cliché qui sent l&#8217;esbroufe et l&#8217;épate, si ça peut enthousiasmer l&#8217;œil de ta concierge ou du quidam et flatter l&#8217;ego souvent démesuré de son auteur, ça ne trompe personne et surtout pas les pros, je veux dire ces gens qui ont mis trente ans avant d&#8217;accoler le mot photographe à leur nom de famille, qui ont commencé par tremper leurs paluches dans les bacs de révélateur à une époque où les deux Steve boutonneux bidouillaient encore leur premier computer dans le garage de papa.</p>
<p>Non. Vous ne m&#8217;entendrez jamais critiquer le travail d&#8217;un autre photographe, surtout s&#8217;il est de la nouvelle génération et puise son inspiration dans le manuel <em>Lightroom pour les nuls</em>. Pour tout vous dire, je m&#8217;en fous un peu. Non, en fait, je m&#8217;en fous tout court. Le chemin, s&#8217;il est long, est aussi un parcours de solitaire. Le photographe a une double casquette. Il est à la fois son metteur en scène et son premier spectateur. C&#8217;est d&#8217;ailleurs à ça qu&#8217;on fait le tri entre le bon grain et l&#8217;ivraie, dans cette capacité à ne montrer aux yeux des autres que du très bon, <em>à ses yeux</em>. À ses yeux, le mot est lâché. La photographie c&#8217;est d&#8217;abord une question de regard, d&#8217;impertinence, d&#8217;ironie. En une photo, une seule, la messe doit être dite. C&#8217;est le regard plein de tendresse d&#8217;un vieux clebard sur une petite fille, par <strong>Fabrice Drevon</strong>. C&#8217;est une mariée en rouge par <strong>Gérald Géronimi</strong>. C&#8217;est un fada au regard halluciné qui scrute sa machine à laver, par <strong>Vincent Montibus</strong>. C&#8217;est une murène qui calcule la main du plongeur par <strong>Jean-Philippe Grémillot</strong>. C&#8217;est un ours au clair de lune, par <strong>Vincent Munier</strong>. C&#8217;est Harrison Ford dans un couloir du Crillon par <strong>Antoine Le Grand</strong>. C&#8217;est Miossec qui s&#8217;endort sur l&#8217;épaule de Cali par <strong>Claude Gassian</strong>. C&#8217;est Miossec, encore lui, dans la chambre 304 de l&#8217;hôtel Vauban par <strong>Richard Dumas</strong>. C&#8217;est un temple au Cambodge par <strong>David Grimbert</strong>. C&#8217;est simplement le rock, incarné dans le portrait de Joe Strummer, par <strong>Richard Bellia</strong> en 1989. Des jeunes, des moins jeunes, la photo c&#8217;est pas une question de <em>g-g-g-generation</em>, en fait. Un soir, on m&#8217;a interpellé à la fin d&#8217;un concert, pour que je donne un conseil. J&#8217;aurais volontiers conseillé d&#8217;arrêter la photo et de reprendre la poterie ou le macramé. J&#8217;ai rien dit, j&#8217;ai juste bafouillé deux ou trois excuses, pas le temps, beaucoup de taff et je me suis éclipsé. J&#8217;ai repris la route, ma route. <em>Long is the road</em>. Jeunes ou pas, la photo n&#8217;est ni une question de génération et encore moins d&#8217;outil. <em>Lightroom</em> ne vous sauvera pas la vie. Il vous donnera tout au plus l&#8217;impression d&#8217;avoir du style. Et comme disait <strong>Vian</strong>, ce sera une impression fosse. Car il vous manquera toujours ce petit rien. Ce petit rien admirable qu&#8217;on appelle un œil.</p>
<p>• Cliché : <strong>Richard BELLIA</strong>, reproduit ici avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur. </p>
<p>• Special thanks à Richard Bellia, photographe de rock, qui sort actuellement un livre de clichés sur le thème &#8220;Sex &#038; rock&#8217;n roll 1984-2010&#8243;. </p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.richardbellia.com/"  target=_blank><strong>cliquez ici pour voir le site de Richard Bellia. </strong></a><strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 13:28:38 +0000</pubDate>
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La photographie est un art subtil, un équilibre délicat entre une dose de lumière, un cadrage, une vitesse de prise de vue. Pour la photo de concerts, c&#8217;est encore plus vrai, encore plus complexe, parce que tout va vite, parce que le sujet bouge, parfois avec violence, dans une ambiance lumineuse souvent drastique. Il n&#8217;y a pas d&#8217;autre alternative que le <strong>mode manuel</strong>. Ceux qui te diront le contraire sont à côté de leurs pompes ou alors ils ont choisi la voie de la facilité, voire les deux. Parce que les modes <em>priorités</em> (ouverture ou vitesse) sont des modes automatiques qui ne disent pas leur nom et qu&#8217;en plus c&#8217;est très casse-gueule. D&#8217;ailleurs, quand je shoote en concert, il m&#8217;arrive parfois d&#8217;observer les photographes, quand il y en a. Si le pouce et l&#8217;index ne travaillent pas ensemble, l&#8217;un pour régler le diaph, l&#8217;autre pour la vitesse, c&#8217;est que le <em>gazier</em> est en mode semi-auto. Facile, on régle sur la plus grande ouverture et roulez jeunesse ! Sauf que la photo de concert, ça ne marche pas comme ça. Il faut savoir anticiper, observer les lumières, prévoir leur état à venir. Maintenant, à l&#8217;instant T tu es à 1/80ème et tu es sous-ex, dans deux secondes tu seras équilibré, une seconde plus tard tu seras sur-ex. Pas facile hein ? Non, pas facile. Mais quand c&#8217;est dans la boîte, tu sais ce que tu as fait ton taff. </p>
<p><strong>2- En format RAW tu shooteras</strong><br />
En numérique, le format RAW permet tellement de choses fantastiques. Le RAW c&#8217;est un peu comme une machine à voyager dans le temps, la possibilité de corriger des erreurs ou de changer d&#8217;avis, sur la balance des blancs par exemple. Le RAW c&#8217;est aussi la possibilité de sauver un cliché. En fait, le format RAW n&#8217;est pas une option, c&#8217;est pour le coup un vrai commandement. Tu shooteras en RAW, tu ne discuteras pas <em>et pis c&#8217;est tout</em>. Si ton boîtier le permet, tu auras deux cartes. Sur mon D3s par exemple, j&#8217;ai une Sandisk Extreme 32Go qui stocke mes fichiers RAW et une 16Go qui stocke mes fichiers jpeg, dont je ne me sers d&#8217;ailleurs quasiment jamais. C&#8217;est une sécurité, comme un <em>backup</em>, au cas où l&#8217;enregistrement sur la carte dédiée au RAW merderait, ce qui ne m&#8217;est jamais arrivé.</p>
<p><strong>3- En focale variable tu travailleras</strong><br />
Dans les petites salles il existe rarement des fosses réservées aux photographes. Alors tu choisis ton camp, <em>jardin</em> ou <em>cour</em> et tu n&#8217;en bouges plus. Les focales fixes offrent d&#8217;être généralement plus lumineuses mais les focales variables permettent de faire varier le cadrage sans bouger de l&#8217;endroit où on s&#8217;est planté. Pour moi c&#8217;est la meilleure option et c&#8217;est celle que je conseille. Dans une petite salle, un calibre 16-35 convient bien, sur une salle moyenne on opte plutôt pour un trans-standard comme le 24-120 (ou le 24-105) alors qu&#8217;en festival ou sur des salles vastes on tape plutôt au 70-200. Côté sac, fourre-tout, pas vraiment de solution idéale. La <em>chestvest</em> de Newswear, la ceinture <em>Light belt</em> de Lowepro équipée d&#8217;étuis <em>Sliplock</em>, sont de bonnes alternatives pour avoir son matos sur soi sans trop d&#8217;encombrement.</p>
<p><strong>4- Les conditions difficiles tu privilégieras</strong><br />
La vie d&#8217;un photographe de concerts n&#8217;est pas un fleuve tranquille. J&#8217;aime particulièrement les petites salles, celles dont je dis souvent qu&#8217;elles sentent la bière et l&#8217;animal, pour paraphraser <strong>Miossec</strong>. Ambiance moite, <em>lights</em> difficiles, évolution compliquée dans le public, ça bouge dans tous les sens, parfois ça <em>pogotte</em>. En fait j&#8217;adore quand ça <em>pogotte</em>, j&#8217;ai vraiment le sentiment d&#8217;être dedans, il y a autant d&#8217;images à shooter sur scène que dans le public. J&#8217;ai comme ça quelques souvenirs de concerts épiques, porté par la foule. <strong>Les Bérus</strong>, <strong>Mass Hysteria</strong>, <strong>Aqme</strong>, au Vauban, c&#8217;était dantesque. Plus c&#8217;est difficile, plus la barre est haute, plus le plaisir de ramener de la belle image est intense.</p>
<p><strong>5- En couleurs tu travailleras</strong><br />
Le concert, c&#8217;est la vie et la vie c&#8217;est la couleur. Il n&#8217;y a rien de plus beau qu&#8217;une belle image de concert pleine de couleurs. Et là tu me dis : &#8220;<em>et le noir et blanc alors ?</em>&#8221; Tu feras du noir et blanc quand le noir et blanc t&#8217;appelleras. Un jour, tu verras une image et tu sauras qu&#8217;elle s&#8217;impose en noir et blanc, mais attention ! Si tu crois que passer un cliché de la couleur au <em>black and white</em> va te permettre de rattraper le coup d&#8217;un cliché pourri, ce que tu te goures mon jeune ami ! Un cliché <em>pourri</em> en couleurs sera <em>pourri</em> en noir et blanc, mais rassure-toi. L&#8217;inverse est vrai. Et puis passer une photo couleurs en noir et blanc juste pour faire style (prononcez <em>staïle</em>), ça ne trompe personne. </p>
<p><strong>6- Ton niveau d&#8217;exigence sans cesse tu relèveras</strong><br />
<em>Il est long le chemin et les pièges nombreux</em>, comme disait ce cher Étienne (Daho). C&#8217;est peut-être le côté le plus passionnant du parcours photographique, ce sentiment de toujours pouvoir progresser. Sois exigent. Tout le temps. Dans tes réglages, dans le choix de ton matériel, dans tes cadrages. Ne laisse rien passer. Et, surtout, ne compte pas trop sur le post-traitement pour rattraper les coups foireux. Un bon cliché, c&#8217;est brut de capteur. Zéro bidouille. De toutes façons une image moulinée à l&#8217;excès dans <em>Lightroom</em> et consorts, elle se reconnaît de loin et encore une fois ce genre d&#8217;image ne trompe personne, aucun pro de l&#8217;image en tout cas. En plus, le côté pervers de ce genre de moulinette, c&#8217;est qu&#8217;au final toutes tes images, à terme, se ressemblent. Et comme nombre de photographes utilisent les mêmes ficelles, tes images ressemblent aussi à celles du voisin.</p>
<p><strong>7- Le meilleur seulement tu montreras</strong><br />
Tu as un privilège. Tu es à la fois metteur en scène, cadreur, directeur de la photo et en plus tu es ton premier spectateur. Quand tu dérushes, tu dois savoir immédiatement ce qui te fait vibrer, tu dois voir l&#8217;image qui fait <em>wouah !</em> Sur de nombreux sites internet, on peut voir des galeries de photos de concerts avec vingt ou trente photos, c&#8217;est un signe qui ne trompe pas. Bien souvent d&#8217;ailleurs, plusieurs photos se ressemblent, l&#8217;hésitation à choisir entre tel ou tel cliché est palpable, on sent bien que le photographe n&#8217;a pas su se décider. Si tu n&#8217;as pas d&#8217;œil pour choisir le meilleur du meilleur, si tu ne sais pas et que tu optes pour la solution de facilité, c&#8217;est à dire de montrer tout et en vrac, tu mets à côté. Un conseil. Relis le sixième commandement. </p>
<p><strong>8- Jamais tes clichés gratuitement tu ne donneras</strong><br />
Premier constat. Si tu fais de la photo de concert en espérant approcher des artistes au plus près et soigner ton égo, tu risques d&#8217;être vachement déçu. J&#8217;ai couvert beaucoup de concerts et à deux ou trois rares exceptions je ne compte pas d&#8217;ami dans ce milieu. Je fais très peu de tirages papier et par voie de conséquence il ne circule que très peu de tirages originaux. Je ne transmets <em>jamais</em> de fichiers haute déf. La photographie c&#8217;est mon travail et je ne travaille pas gratuitement. Donner ses photos c&#8217;est pervertir le système. Si tu veux être crédible, ne joue pas à ça. </p>
<p><strong>9- Les artistes, le public, la prod tu respecteras</strong><br />
En règle générale, les photographes ont ce privilège d&#8217;obtenir une accréditation <em>gratuite</em>, ce qui est somme toute normale. Personne ne paye pour travailler. En revanche, une fois dans la place, je mets un point d&#8217;honneur à respecter les gens, simplement. D&#8217;abord <em>les artistes</em>, sans qui, naturellement, rien de toute cette magie n&#8217;existerait. Il est des artistes qui ne sont pas gênés par la présence de photographes, il en est même qui en jouent, qui s&#8217;en amusent. J&#8217;ai en mémoire des concerts épiques (avec <strong>Bryan Ferry</strong> par exemple), où la complicité était vraiment palpable et les photos sont à la hauteur de ce choc émotionnel. D&#8217;autres peuvent être gênés, voire angoissés par la présence d&#8217;un photographe. Il faut sentir le truc et s&#8217;adapter. Dans le pire des cas, il faut s&#8217;en aller, quitter la salle. Ensuite <em>le public</em>, qui paye sa place, <em>lui</em>. Si j&#8217;occupe une chaise, qu&#8217;il ne reste aucune place disponible, je laisse ma place. J&#8217;évite de bousculer le public, je ne fais pas le <em>forcing</em> pour accéder au premier rang. Et le respect c&#8217;est aussi d&#8217;applaudir l&#8217;artiste, avec le public. Enfin, <em>la production</em>, toute cette équipe, du producteur en passant par les ingés son, les lighteux, les roadies, bref, toutes celles et tout ceux qui font du spectacle vivant une réalité, qui prennent des risques financiers, humains. Du respect, de la discrétion vis à vis des gens, de tous ces gens grâce à qui nous, photographes, nous avons le privilège de travailler dans de bonnes conditions.</p>
<p><strong>10- Ton chemin seul tu traceras</strong><br />
C&#8217;est le dixième commandement, c&#8217;est le dernier et c&#8217;est aussi le premier. Et il vaut pour vous toutes et tous qui lisez ces lignes. Vous serez seuls. Vous ne pourrez compter que sur vous-même et dans votre enfer personne ne vous entendra crier. Le photographe est un être solitaire par définition. Même très entouré, quand l&#8217;œil se rive au viseur, quand la scène se cadre dans l&#8217;attente de l&#8217;instant, plus rien n&#8217;existe, on est comme un autiste, seul et isolé dans son monde. Tout va très vite, la photo de scène c&#8217;est difficile, c&#8217;est complexe, on essaie de se souvenir des conseils et finalement on s&#8217;aperçoit qu&#8217;on n&#8217;en n&#8217;a gardé que quelques trucs basiques. Parce que finalement, on trace sa route tout seul, le boîtier en mains, on croise des gens qui au fil du temps vous reconnaissent. Quand vous arrivez dans un lieu et que le patron de lieux vous dit &#8220;<em>Tiens, voilà le photographe</em>&#8220;, quand un artiste vous offre un regard, un sourire, l&#8217;air de rien, comme s&#8217;il vous disait &#8220;<em>Allez ! Prends ça et fais toi plaisir !</em>&#8221; et quand quelques temps plus tard ce même artiste vous dit, en confidence &#8220;Vous me montrez beaucoup plus beau que je ne le suis dans la réalité !&#8221;, quand des gens du public vous sourient, quand une gamine vous dit &#8220;<em>J&#8217;adore vos photos de Brian Molko !</em>&#8221; ou qu&#8217;un barman vous offre une limonade (ah ! J&#8217;allais oublier ! Jamais d&#8217;alcool avant un concert… Pendant non plus d&#8217;ailleurs !) alors vous savez que vous êtes accepté, intégré, assimilé. Voilà. La route est dégagée et ton aventure peut commencer. <em>Long is the road</em>.  <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Nikon D3s. C&#8217;est pas parce qu&#8217;on n&#8217;a rien à dire…</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 13:18:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/01/nolwenn-korbell-vauban-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/01/nolwenn-korbell-vauban-2011.jpg" alt="nolwenn-korbell-vauban-2011" title="nolwenn-korbell-vauban-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1720" /></a><br />Dingue. Dix jours que j&#8217;ai pas écrit un mot. Dix jours que, finalement, je n&#8217;ai RIEN à dire. Je reçois des emails de protestation de lecteurs de Shots. <em>Ben alors ? Depuis que tu as un D3s t&#8217;as plus rien à dire, Harvey ?</em> Eh bien t&#8217;es pas tombé loin mon ami&#8230; Bon, bien sûr, je pourrais faire comme un paquet de blogueurs, avec la vieille recette du pompage de billets. Savez-vous que d&#8217;après machin, Canon s&#8217;apprêterait à sortir un boîtier de 42 millions de pixels avec génération automatique de flux vidéos en format RAW natif ? Si, si, c&#8217;est ma belle-sœur qui lit régulièrement un site de rumeurs qui me l&#8217;a dit. Non franchement, pomper du flux pour soigner mon ego et enrichir mon flux RSS ? Pas pour moi. De toutes façons, mon ego, aussi rikiki soit-il, se porte bien sans relayer toutes les conneries du net. De vous à moi, je lis très peu les blogs, surtout les blogs de photographes. Un photographe c&#8217;est là pour faire des photos, pas pour écrire du bla-bla, à quelques très rares exceptions prêts, suivez mon regard. À l&#8217;affirmation &#8220;j&#8217;aime beaucoup ce que vous faites, Monsieur Le Gall !&#8221; toujours éviter de répondre &#8220;oui j&#8217;aime aussi beaucoup ce que je fais&#8221; ça ne passe pas. Bon, où en étais-je ? Ah oui c&#8217;est ça. Vous avez raison, chers lecteurs et lectrices assidûs de Shots, ça fait une petite dizaine de jours que je n&#8217;ai pas écrit le moindre mot, enfin ici je veux dire. Ici, parce que ma vie ne se résume pas à Shots, quand même. J&#8217;ai aussi une vie en dehors de ce blog et même une vie sociale. Je ne suis pas un <em>geek</em> enfoui dans sa tanière devant son iMac à traquer la moindre émotion nouvelle et technologique. D&#8217;ailleurs entre nous, côté émotions et technologies photographiques, c&#8217;est plutôt <em>demi-molle</em> comme on dit du côté du Vauban, à Brest même. Beau temps, mer belle et calme, l&#8217;electro-encéphalogramme de l&#8217;actualité photographique est proche de zéro. On attendait un petit signe du côté de <strong>Canon</strong> ou de <strong>Nikon</strong> au CES et finalement rien, <em>nibbe</em>, <em>niante</em>. Donc on fera comme tous les ans, hein ? On attendra sagement la prochaine manif&#8217; planétaire, je crois que c&#8217;est en février. Les sites de rumeurs feront du flux et seront relayés par des blogueurs qui n&#8217;ont toujours rien à dire. Et ne vous en faites pas. Si en février il n&#8217;y a rien, on vous donnera rendez-vous en juin puis en septembre à la Photokina. Vous voulez mon avis ? Pas vraiment sûr que quiconque annonce quoique ce soit avant l&#8217;été. Et je vais vous dire franchement. Personnellement, je m&#8217;en tamponne.</p>
<p>Dix jours et pas un mot. Je vous ai dit que j&#8217;ai acheté un <strong>Nikon D3s</strong> ? Oui, bien sûr que je vous l&#8217;ai dit. Je l&#8217;ai reçu il y a dix jours. Un D3s avec un 70-200 2,8 VRII et ce fameux Nikkor 24-120 f4. Et justement ce matin j&#8217;ai reçu mon flash SB 900. Bon, le flash pour un photographe de concert, c&#8217;est comme le parapluie au Sahara, pas vraiment le genre d&#8217;accessoire très utile et même carrément honni, interdit, dont l&#8217;utilisation est prohibée. Mais en dehors de la scène, pour &#8220;déboucher les ombres&#8221; comme disait je ne sais plus quel photographe qui avait sans doute envie de se la péter, en éclairage d&#8217;appoint, un flash c&#8217;est quand même drôlement utile. Je vais beaucoup bosser là-dessus, dans les mois qui viennent. La gestion de la lumière, ça me fascine. Les photographes de concerts et d&#8217;une manière générale de spectacles, de reportages, utilisent souvent la lumière qu&#8217;on leur sert, avec plus ou moins de bonheur. Avec le flash, un ou plusieurs asservis et déportés, il y a des zones d&#8217;ombres à explorer, si j&#8217;ose dire. Bref, dix jours avec D3s et je n&#8217;ai rien à dire. RIEN. Je suis apaisé, en fait. Ce boîtier, je l&#8217;ai en main, je le sens bien. Chaque fois que j&#8217;ai shooté avec D3s en concert (Eiffel en décembre 2009 puis -M- en concert privé en décembre dernier) je pensais à une scène de l&#8217;excellent dessin animé &#8220;Kuzco&#8221; de Disney, lorsque Isma la vilaine interpelle Kronk le serviteur un peu décoiffé du bulbe en lui disant : &#8220;Tu sens la puissance Kronk ?&#8221; Voilà ça fait ça, en fait, d&#8217;avoir un D3s en main. C&#8217;est sentir la puissance au bout de son bras. On oublie vite le seul défaut du D3s, son poids, surtout quand il héberge le fabuleux Nikkor 70-200. <em>Ministère de l&#8217;homme. Vous en avez, nous aussi</em>. Que dire de D3s ? J&#8217;entends par là, est-ce que je pourrais balancer une saleté sur ce boîtier reflex numérique ? Est-ce qu&#8217;à un moment donné je l&#8217;ai pris en défaut ? Je pourrais peut-être évoquer que 12mp c&#8217;est pas terrible par rapport à 16 (et encore moins par rapport à 21 ou à 24), qu&#8217;avec ça je peux pas faire un agrandissement au delà de 30 par 40 ? C&#8217;est une blague tout ça. À un moment donné, il faut savoir se taire, accepter les évidences. Ce boîtier est au dessus du lot. Je ne connais pas un photographe professionnel sérieux, je veux dire un photographe de terrain, qui prétendra le contraire.<br />
<a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/01/jc-boccou-nolwenn-korbell-trio-vauban-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/01/jc-boccou-nolwenn-korbell-trio-vauban-2011.jpg" alt="jc-boccou-nolwenn-korbell-trio-vauban-2011" title="jc-boccou-nolwenn-korbell-trio-vauban-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1721" /></a></p>
<p>Non il n&#8217;y a rien à dire sur D3s ou plus précisément, il n&#8217;y a rien à <em>redire</em> sur ce boîtier. Comptez sur moi. Si je trouve le moindre truc qui m&#8217;agace, je ne serai pas le dernier à en parler, mais pour le moment, la vue est dégagée, comme le soleil qui darde sur Brest ces jours-ci. D&#8217;ailleurs, dès que l&#8217;occasion se présente, j&#8217;embarque mon boîtier avec moi, histoire de lui faire prendre l&#8217;air et découvrir la Bretagne (que les japonais adorent, par ailleurs). En concert, sa capacité (que j&#8217;ai largement évoquée ici-même) à accrocher le point dans des conditions de lumière désastreuses ne finit pas de m&#8217;étonner. C&#8217;est net même quand il n&#8217;y a pas de lumière. Bizarrement, j&#8217;évite de monter au delà de 6400iso, je ne sais pas pourquoi ou plutôt si, je sais. C&#8217;est une forme de pudeur en fait, comme si une petite voix me disait qu&#8217;à 12800iso l&#8217;aventure est trop facile. Bon, soyons honnête. À 6400iso, il y aura toujours plus de grain qu&#8217;à 1600, voire 800iso. Et là j&#8217;entends des voix interloquées &#8220;Quoi ? Il y a du grain à 6400iso sur un D3s ?&#8221; Il y a un léger grain, oui, mais vraiment léger, comparé au grain de malade sur certains autres boîtiers, pas la peine de vous faire un dessin. Bon, sinon le reste, tout le reste est du même calibre. Les optiques quant à elles sont solides, rien à dire sur le 70-200 f2,8 qui suit le boîtier dans toutes les conditions, une mention spéciale (je ne me lasse pas de le répéter) au 24-120 f4. Cette optique trans-standard est aussi lumineuse qu&#8217;un caillou qui ouvre à f2,8 grâce au traitement nanocristal appliqué à chaque lentille. Une optique légère, pas trop chère, une plage focale idéale grand angle, petit zoom. Seul léger travers constaté (ah ! Quand même !), un léger vignettage à 24mm et à pleine ouverture, même si pour ma part j&#8217;aime bien cet effet un peu <em>vintage</em>, <em>old style</em> sur des clichés en noir et blanc. Il faudra quand même que je teste le Nikkor 14-24 f2,8 un de ces jours, mais j&#8217;attends d&#8217;abord d&#8217;avoir vraiment fait le tour complet du propriétaire et rien qu&#8217;avec le D3s il y a de quoi explorer.</p>
<p><em>C&#8217;est pas parce qu&#8217;on n&#8217;a rien à dire qu&#8217;il faut fermer sa gueule</em>, disait ce cher <strong>Michel Audiard</strong> avec la pointe d&#8217;ironie qui caractérisait son style inimitable. Dix jours sans rien écrire sur Shots et pendant ce temps, j&#8217;ai fait mentir Audiard. J&#8217;ai shooté quelques sets, dont Nolwenn Korbell Trio au Vauban, qui m&#8217;a bien scotché. Des concerts magnifiques se profilent dans les semaines qui viennent. Je vais être de retour sur le terrain, des contrées sauvages et splendides comme le Cabaret Vauban ou le Run ar Puñs, où les lumières se captent avec parcimonie et délicatesse ou encore à la Carène et son plan de feux dantesque. Dans tous les cas je sens que mon nouvel ami va se sentir à l&#8217;aise et qu&#8217;ensemble nous allons aller chercher de l&#8217;image, tout au bout de la nuit.</p>
<p>• photos : Nolwenn Korbell, Jean-Christophe Boccou (Nolwenn Korbell Trio). Cabaret Vauban, Brest janvier 2011 (Nikon D3s + Nikkor 70-200 2,8 VRII, 6400iso f3,2 1/250e).  <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Tests reflex pro Nikon D3s. Effleurer enfin l&#8217;inaccessible étoile.</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 12:42:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je m&#8217;en souviens parfaitement, de cette image. Jacques Rosay, pilote de chasse, pilote de ligne et surtout pilote d&#8217;essai du projet A3XX qui est devenu, plus tard, Airbus A380. Je me souviens bien de son regard, du pétillant de ses yeux, après le premier essai en vol du prototype A380, nouveau gros porteur d&#8217;Airbus industries. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2010/12/louis-inge-son-vauban-2010.jpg" alt="louis-inge-son-vauban-2010" title="louis-inge-son-vauban-2010" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1672" /><br />Je m&#8217;en souviens parfaitement, de cette image. <strong>Jacques Rosay</strong>, pilote de chasse, pilote de ligne et surtout pilote d&#8217;essai du projet A3XX qui est devenu, plus tard, <strong>Airbus A380</strong>. Je me souviens bien de son regard, du pétillant de ses yeux, après le premier essai en vol du prototype A380, nouveau gros porteur d&#8217;Airbus industries. Le vieux briscard avait retrouvé son enthousiasme de jeune pilote et sans doute des sensations oubliées. <em>Piloter</em>, maîtriser un engin pareil, au doigt et à l&#8217;œil, de vous à moi c&#8217;est pas donné à tout le monde. Jacques Rosay fait partie de ces pilotes mythiques, de <em>l&#8217;étoffe des héros</em> si chère au cœur de <strong>Chuck Yeager</strong>, grand baroudeur du ciel devant l&#8217;éternel, de ces mecs sévèrement burnés qui sont allés, un jour, chatouiller les étoiles. Mais je m&#8217;égare, si je vous parle de Jacques Rosay et de son regard d&#8217;enfant retrouvé, c&#8217;est parce que j&#8217;ai vécu hier soir une expérience similaire, toutes proportions gardées, en embarquant avec moi un <strong>Nikon D3s</strong> pour un nouveau vol d&#8217;essai, pour calibrer l&#8217;engin, maîtriser la bête avant le concert privé de <strong>-M-</strong> samedi soir à Carhaix avec mes potes du <strong>festival des Vieilles Charrues</strong>. Avec le soutien de <strong>Nikon France</strong> qui a joint l&#8217;utile à l&#8217;agréable en livrant un <strong>Nikkor 70-200 2,8 VRII</strong> sur D3s, je suis allé au <em>Cabaret Vauban</em> et son plan de feux intimiste taper quelques clichés dans l&#8217;ambiance cosy des concerts de mes amis de <strong>Penn ar jazz</strong>. En arrivant sur place, j&#8217;ai décidé de ne pas faire dans la dentelle, en montant la molette des sensibilités à <strong>10000iso</strong>. Pendant le set, j&#8217;ai croisé mon ami <strong>Guy Chuiton</strong> (<em>mon</em> photographe officiel) qui faisait des clichés argentiques avec son boîtier Contax. Rencontre de deux mondes. J&#8217;ai allumé l&#8217;écran de contrôle arrière et je lui ai montré la mention &#8220;10000&#8243;. Il a souri. J&#8217;avais l&#8217;impression que <strong>Jacques Rosay</strong> montrait le joystick de pilotage du A380 à <strong>Chuck Yeager</strong>. Et puis chacun est reparti dans sa bulle&#8230;</p>
<p>• <strong>Nikon D3s. Putain de reflex.</strong><br />
Je vais essayer de me réfréner, de ne pas paraître trop dithyrambique, sinon on va encore me suspecter de <em>publi-reportage</em> pour le compte de Nikon. Tiens, à ce propos, comme le soulignait avec malice un ami photographe, si <em>Shots</em> mangeait dans ce genre de gamelles, je ne serais pas contraint, à l&#8217;issue de mes tests, de rendre les boîtiers. Quel dommage ! J&#8217;aurais le privilège d&#8217;avoir sur mon étagère quelques boîtiers légendaires… Difficile de ne pas sortir extatique d&#8217;un <em>shooting</em> avec D3s, tant ce boîtier surclasse de trois têtes, à l&#8217;aise, tout ses concurrents. Tous ? Oui, <em>tous</em> sans exception. <strong>Nikon D3s</strong> est définitivement, à l&#8217;heure actuelle, <strong>le meilleur reflex professionnel du marché</strong>. En combinant une réactivité sans égale, je pense à cet autofocus 51 points redoutablement efficace, la qualité d&#8217;optique Nikkor (le piqué du 70-200 2,8 VRII est splendide à f2,8, sublime à f4), un paramétrage personnalisé d&#8217;une grande finesse, la capacité de shooter en mode rafale et en suivi autofocus 3D, ce boîtier sait absolument tout faire. Et puis, il y a le <em>coup de génie</em> de Nikon…</p>
<p>• <strong>Hautes sensibilités. Nikon voyage au bout de la nuit.</strong><br />
Le coup de génie absolu de Nikon c&#8217;est d&#8217;avoir poussé le bouchon au maximum des possibilités actuelles en matière de <strong>gestion des hauts iso</strong>. Bien sûr, des gens bien intentionnés vous diront qu&#8217;<em>on n&#8217;aura jamais besoin de faire des photos à 102400iso</em>. Depuis que la photographie existe, les techniciens n&#8217;ont eu de cesse que d&#8217;améliorer le confort des photographes, de leur apporter des possibilités sans cesse plus étendues et ce n&#8217;est pas Monsieur Leitz et son ingénieur en chef Oskar Barnack, génial concepteur du Leica, qui me contrediraient. Donc, une fois cet argument d&#8217;une absurdité sans nom écarté, ce qui m&#8217;intéresse c&#8217;est que cette fonctionnalité proposée par Nikon sur D3s permet d&#8217;aller capturer des images là où on ne pouvait pas techniquement le faire <em>avant</em> D3s. J&#8217;ai en mémoire la photo de l&#8217;ours réalisée par <strong>Vincent Munier</strong>, à 12800iso, de nuit, sans un poil de grain, avec pour seule source de lumière les lueurs de la pleine lune. Hier soir, n&#8217;ayant ni pleine lune, ni ours sous la main, je me suis contenté de <em>Louis</em>, qui officiait (avec le brio qu&#8217;on lui connaît) à la console son du Cabaret Vauban, avec pour seul éclairage celui de la console et les diodes qui la faisaient ressembler à un cockpit d&#8217;Airbus A380. J&#8217;ai tapé deux clichés, à 16000iso, focale 140mm, 1/50e à f2,8. Un cinquantième, les puristes apprécieront ! Un cinquantième de seconde à 2,8 avec quasiment zéro lumière. Deux ou trois constats sur la <em>netteté</em>, sur le <em>grain</em> et enfin sur la <em>lumière</em>.</p>
<p><strong>La netteté</strong> d&#8217;abord. Par quel sortilège D3s est-il capable d&#8217;accrocher un point de focus dans la quasi obscurité ? Comment l&#8217;autofocus de D3s réalise cet exploit, là où la plupart de ses concurrent patinent comme un francilien sur une plaque de verglas en décembre ? On ne le répétera jamais assez. En matière d&#8217;AF Nikon est devant, loin devant. Est-ce que l&#8217;image présente du <strong>grain</strong> ? Oui, un peu, mais pas trop. Elle est parfaitement acceptable, comprendre publiable pour un photo reporter, le reste c&#8217;est du bla bla&#8230; Enfin, D3s est un animal de nuit, capable de sublimer une once de <strong>lumière</strong>. Une truffe d&#8217;ours sous la lune comme les diodes d&#8217;une console son au Vauban. Et puis à bien y réfléchir, je me dis que la grande qualité de ce reflex, c&#8217;est qu&#8217;il apporte au photographe ce sentiment de confort et d&#8217;absolue confiance, comme une petite voix qui murmure &#8220;<em>vas-y, je te suis et je ne te laisserai jamais tomber</em>&#8220;. Voilà, la qualité de Nikon D3s elle est là et tout le reste est singulièrement accessoire. Au moment où j&#8217;écris ces lignes, je sais que Nikon ne peut pas fournir de D3s et par avance je m&#8217;excuse auprès d&#8217;eux d&#8217;en avoir ajouté une couche, car j&#8217;en connais plus d&#8217;un (suivez mon regard embrumé) qui vont craquer à la lecture de ces lignes. Il n&#8217;est pas de hasard. Si aujourd&#8217;hui on constate une ruée vers D3s c&#8217;est que ce boîtier numérique est capable de permettre au photographe pro de réaliser des clichés là où tous les autres sont <em>à la ramasse</em>. Toutes spécialités confondues ! Car <strong>D3s est aussi un reflex polyvalent</strong>, en clair il sait tout faire, en étant aussi à l&#8217;aise en studio que sur le terrain en reportage.<br />
<img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2010/12/la-lampe-du-vauban-detail.jpg" alt="la-lampe-du-vauban-detail" title="la-lampe-du-vauban-detail" width="590" height="437" class="aligncenter size-full wp-image-1673" /><br />
• <strong>Points faibles du D3s.</strong><br />
Il y a quelques années, un journaliste qui écrivait un article sur un logiciel que j&#8217;avais testé me demandait d&#8217;évoquer ses points faibles. Comme je n&#8217;en trouvais pas, il m&#8217;avait expliqué que dans un banc d&#8217;essai il faut toujours trouver un ou deux points faibles, sinon on n&#8217;est pas crédible. Alors deux choses. D&#8217;abord je ne suis pas journaliste, je suis photographe et je n&#8217;ai pas besoin de trouver des points faibles à D3s pour être crédible, sans blague. Ensuite, clairement, je ne trouve <em>pas</em> de faiblesse à ce boîtier. Étonnamment je l&#8217;avais trouvé <em>lourd</em> lors de mes premiers galops d&#8217;essai il y a un an, hier soir ça ne m&#8217;a pas frappé (mais j&#8217;ai repris le sport il y a six mois). Clairement, avec un D3s en main, surtout avec son 70-200, comme aurait dit feu ma grand mère <em>il y a de quoi remplir la main d&#8217;un honnête homme</em>. Le seul bémol de D3s c&#8217;est la taille de son capteur (12mp). Je ne suis pas un adepte du recadrage, pour moi le cadrage est un paramètre essentiel de la photographie, j&#8217;ai hérité ça de ma culture argentique, de mes glorieux ancêtres et héros, de <strong>Lartigue</strong> à <strong>Cartier-Bresson</strong> en passant par mon cher <strong>Larry Burrows</strong>. Et puis <strong>12mp</strong> c&#8217;est largement suffisant pour réaliser des tirages de tailles honorables.</p>
<p>Non, il n&#8217;y a rien à dire sur l&#8217;évidence et <strong>Nikon D3s</strong> c&#8217;est, à l&#8217;évidence, <strong>la perfection photographique</strong>. Avec ce boîtier pro, Nikon frôle les étoiles, permet d&#8217;aller toujours plus haut, plus loin. Avec D3s le photographe pro retrouve ce sentiment de puissance, de performance, de sécurité et surtout, surtout d&#8217;absolue <strong>confiance</strong>. De repousser toujours un peu plus les limites du possible. Un peu comme lorsque <strong>Chuck Yeager</strong>, au manche de son Bell X1A, tapait le mur du son en octobre 1947 et effleurait, ce jour-là, l&#8217;inaccessible étoile&#8230; </p>
<p>• illustration photos : Louis, ingénieur du son au Cabaret Vauban (Brest, décembre 2010). La lampe du bar du Vauban (détail) à 16000iso.<br />
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		<title>Nikon 24-120 f4. Une optique indispensable. Même à 24.</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2010 13:08:41 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2010/12/dominic-sonic-the-octopus-vauban-D700-2010.jpg" alt="dominic-sonic-the-octopus-vauban-D700-2010" title="dominic-sonic-the-octopus-vauban-D700-2010" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1664" /><br />&#8220;<em>Il est comment à 24 ?</em>&#8221; Je dois à la vérité de dire que je n&#8217;ai pas compris tout de suite la question parce que je ne suis pas un habitué de la gamme et de l&#8217;historique de Nikon, mais il se trouve qu&#8217;avant que Nikon n&#8217;ait la brillante idée de nous pondre ce zoom trans standard, la marque jaune avait commis un 24-85 qui ne donna pas en son temps, si j&#8217;ai bien compris l&#8217;histoire, toute la satisfaction qu&#8217;on est en droit d&#8217;attendre d&#8217;une optique signée <strong>Nikon</strong>. D&#8217;où cette question émanant d&#8217;un utilisateur de la marque, <em>il est comment à 24mm</em> ? Le bon <em>feeling</em> que j&#8217;avais sur cette optique, dès son lancement, était un peu comme un coup de poker. Dès l&#8217;annonce du 24-120, ma première réaction a été de me dire que Nikon est allé au bout du rêve, c&#8217;est à dire de pousser le bouchon jusqu&#8217;à 120, là où Canon avait prudemment choisi de s&#8217;arrêter à 105. Et ça, ce choix là de monter un poil de plus en focale (oui, je confirme, quinze millimètres ç&#8217;est <em>énorme</em>), c&#8217;est le coup de génie qui confère à cette optique une qualité qui n&#8217;a aucun équivalent sur le marché.</p>
<p>Donc, après m&#8217;être fait interpeller ici-même par un lecteur de <em>Shots</em>, j&#8217;ai tendu l&#8217;oreille (enfin l&#8217;œil je veux dire) et je suis allé taper quelques clichés, en concert, à focale 24, quasi pleine ouverture (entre f4 et f5), sur le <strong>Nikon D700</strong> (putain de boîtier !), histoire de vérifier si un quelconque défaut apparaît à l&#8217;image, ou pas. À l&#8217;occasion du set de <strong>Dominic Sonic</strong> et des virulents détenteurs du <strong>tremplin des Jeunes Charrues 2010 The Octopus</strong>, chez moi au <em>Cabaret Vauban</em>, j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de remettre le couvert avec ces putains de concerts qui sentent la bière, le vieux Rexona usagé, le t-shirt humide et l&#8217;animal, collé à la scène pour taper quelques images <em>100% ouakenole</em> dans des positions acrobatiques qui ne sont plus de mon âge ma bonne dame et tout ce joyeux bordel, la poignée dans le coin, plein pot à 24mm et en <em>fullframe</em> s&#8217;il vous plaît. Et là, mes aïeux, croyez-le ou pas, mais j&#8217;ai vécu un bonheur, une sensation de plaisir, une <em>ouache</em> pas possible. Un truc, une vision, un champ d&#8217;ouverture monstrueux, le <em>feeling</em> retrouvé comme au bon vieux temps du <em>F1</em> avec une optique FD 24. Seule différence, ici l&#8217;ouverture est à f4, ce qui ne manquera pas de faire hurler mon ami <strong><a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.davidgrimbert.com/blog/"  target=_blank>David Grimbert</a></strong> (entre autres) pour qui une optique au delà de f1,4 c&#8217;est une hérésie… Ici je vous parle bien de f4 et l&#8217;image renvoyée par le viseur du D700, un viseur qui n&#8217;est pas à 100% se plairont à rappeler quelques pisse-vinaigres, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie hein ? Un viseur à 100% ET un flash intégré… Or donc, cette image-là est simplement lumineuse à souhait. Mais comment les ingénieurs de Nikon réussissent-ils à obtenir une image aussi limpide et lumineuse à f4 ? Simple. C&#8217;est le traitement des lentilles et un savoir-faire singulièrement agaçant. Et puis on ne répétera jamais assez que deux diaphs au dessus (comprendre au dessus de f2,8) c&#8217;est pas franchement gênant quand on dispose d&#8217;un reflex capable de cracher une image propre et sans grain à 6400iso, suivez mon regard embrumé de larmes. Et encore, je ne parle même pas d&#8217;une optique comme le 24-120 monté sur le D3s et son 12800iso nickel, et là, franchement, vous pouvez sortir les kleenex.</p>
<p>Persiste et signe. Si je devais acheter une optique chez Nikon (ce qui n&#8217;est pas actuellement le cas parce que jusqu&#8217;à preuve du contraire on ne peut pas monter du <strong>Nikkor</strong> sur un EOS), j&#8217;opterais sans l&#8217;ombre d&#8217;une hésitation pour ce petit 24-120 discret, <em>maousse costaud</em> et pas d&#8217;un prix rédhibitoire comme c&#8217;est parfois le cas chez Nikon, qui entre nous n&#8217;a pas la réputation de donner ses optiques à vil prix, mais en même temps c&#8217;est le prix de la qualité. Bon, bien sûr, c&#8217;est sur un reflex <em>fullframe</em> comme le <strong>D700</strong> que s&#8217;exprime à la perfection tout le potentiel de ce zoom, même s&#8217;il conviendra aussi à merveille à votre D300s ou votre D7000 ou n&#8217;importe quel boîtier reflex de la gamme Nikon. Mais sa plus grande qualité sur laquelle j&#8217;insiste vraiment, c&#8217;est sa <strong>polyvalence</strong>, du grand angle au petit télé. Ce <strong>24-120 f4</strong> saura tout faire, il vous accompagnera partout et grâce à lui votre capteur restera à l&#8217;abri des poussières, vu que vous ne changerez jamais d&#8217;optique ! En ce moment c&#8217;est ce que je vis, au quotidien. J&#8217;embarque D700 et le 24-120 sous le bras, une carte Sandisk Extreme 32Go histoire de voir venir, je n&#8217;ai même plus besoin de sac. Le bonheur. Un dernier argument, si tant est que cette optique en ait encore vraiment besoin. En novembre, pour le banc d&#8217;essai <em>Shots</em>, Nikon France m&#8217;a prêté un D700 et un 24-120 f4 et vous savez quoi ? J&#8217;ai refusé de le rendre. Et ça, de vous à moi, c&#8217;est un signe qui ne trompe pas…</p>
<p><strong>[EDIT]</strong> du 7 décembre 2010<br />
• <strong>Mais comment les ingénieurs de Nikon réussissent-ils à obtenir une image aussi limpide et lumineuse à f4 ?</strong></p>
<p>Quelques heures après la publication de cet article dans Shots, le hasard a voulu que j&#8217;ai un responsable technique de <strong>Nikon France</strong> au téléphone. J&#8217;ai évoqué avec lui la brillance de l&#8217;optique <strong>Nikon 24-120</strong> en lui demandant par quel prodige Nikon avait réussi à obtenir une luminosité aussi accrue sur une optique ouvrant à f4 comparable à la luminosté d&#8217;une optique à f2,8. Réponse de Nikon France <em>in extenso</em> :</p>
<p>&#8220;<em>En fait, depuis un peu moins d&#8217;un mois que cette nouvelle optique Nikon 24-120 f4 est disponible sur le marché, nous obtenons un retour de satisfaction très élevé de la part des photographes qui l&#8217;utilisent et beaucoup d&#8217;enthousiasme par rapport à l&#8217;aspect lumineux dont tu me parles. Il faut savoir que sur cette nouvelle gamme d&#8217;optiques à f4, qui inclut non seulement le 24-120mm mais aussi le 16-35mm, nos ingénieurs ont conçu un traitement nano cristal particulièrement élaboré sur chaque lentille qui constitue l&#8217;objectif. Il en résulte moins de pertes de lumière. C&#8217;est vrai que tous les photographes qui ont utilisé ce 24-120 sont enthousiasmés par son côté très lumineux. Et on obtient des résultats similaires avec le 16-34 f4. Finalement, le diaph de différence avec une optique f2,8 se compense avec la capacité de nos boîtiers comme le Nikon D3s à réaliser une image propre et sans grain à un nombre iso élévé.</em>&#8221;</p>
<p>Précision sur <em>le nombre d&#8217;iso élevé</em>, j&#8217;ai testé <strong>D3s</strong> à <strong>12800iso</strong> sans un poil de grain. Mais sans aller aussi loin, à 8 ou 10000 iso, D3s est capable de produire une image parfaite, alors le diaph de différence devient véritablement anecdotique. Demeure alors, pour les optiques à f2,8 (et supérieures) une qualité et une finesse d&#8217;arrière plan (bokeh) souvent incomparables.   <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Tests Canon EOS 7D. Excellent, à tout point de vue.</title>
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		<pubDate>Fri, 28 May 2010 12:26:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2010/05/tazartes-festival-sonore-la-carene-2010-eos-7D.jpg" alt="tazartes-festival-sonore-la-carene-2010-eos-7D" title="tazartes-festival-sonore-la-carene-2010-eos-7D" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1447" /><br />A l&#8217;issue de mes tests sur <strong>EOS 1D Mark IV</strong>, je discutais avec un membre de Canon France et je lui disais qu&#8217;au fond, après un test comme celui-là, il n&#8217;y avait plus grand chose à ajouter, tant il me semblait avoir fait le tour du sujet. Alors mon interlocuteur (bien intentionné) m&#8217;a soufflé qu&#8217;il restait encore des tas de choses passionnantes à découvrir chez Canon. &#8220;<em>Comme le 7D par exemple ?</em>&#8221; De vous à moi, j&#8217;étais bien tenté d&#8217;aborder ce boîter expert mais j&#8217;avais en mémoire quelques uns de mes propos sur <strong>EOS 7D</strong>, qualifié par mes soins de &#8220;<em>Canada Dry de l&#8217;EOS 1D Mark IV</em>&#8220;. Comme dirait <strong>Christophe Miossec</strong>, <em>du tacle et de la mauvaise foi</em>. Manquerait plus qu&#8217;il soit bon, ce 7D et là, pour le coup, j&#8217;aurais l&#8217;air malin. Mais la tentation était trop forte et l&#8217;envie de défricher trop tenace. Et puis 7D et 1D Mark IV, au fond, c&#8217;est un peu le syndrôme du boîtier critiqué à outrance par des gens qui ne l&#8217;ont jamais vraiment tenu en mains et encore moins utilisé. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui m&#8217;avait motivé pour tester sur le terrain, avec mes conditions, <strong>EOS 1D Mark IV</strong> et on connaît les résultats. Un boîtier capable de cracher 10 images/seconde sans un pet de flou, avec une qualité et une netteté étourdissante, surtout en bonnes conditions de lumière, même en mode <em>AI servo</em>. Comme EOS 7D est sorti avant son grand frère, embarquant un autofocus revu et corrigé, je me suis dit que ça valait peut être le coup de l&#8217;amener avec moi en ballade, sur le terrain. Mon intuition ne m&#8217;a pas trompé. Et même plutôt deux fois qu&#8217;une…</p>
<p>• <strong>Le petit frère d&#8217;EOS 1D Mark IV</strong><br />
À le voir, comme ça, on sait tout de suite que c&#8217;est un EOS, dans la lignée 20 à 50D. Si vous avez déjà eu un EOS, vous ne serez donc pas dépaysé. La construction est propre, le boîtier n&#8217;est certes pas tropicalisé mais Canon assure avoir travaillé à l&#8217;amélioration de l&#8217;étanchéité. Face arrière, on retrouve l&#8217;ergonomie habituelle avec la grande molette, un écran 3 pouces confortable. Au chapitre grognon, le bouton on/off a changé de place, désormais logé en haut à gauche. Un bouton de démarrage rapide pour les adeptes de la vidéo (non, je n&#8217;ai toujours pas testé les fonctions vidéo). J&#8217;aime assez le positionnement des boutons, j&#8217;aime le bouton Q qui permet de visualiser et d&#8217;accéder aux paramètres du boîtier. Ou pas. Car EOS 7D intègre un menu détaillé avec des fonctions de personnalisation particulièrement élaborées pour un boîtier expert et qui ne sont pas sans rappeler le grand frère, même si évidemment ces fonctions sont moins étendues que sur le Mark IV. On peut affecter, via les menus, les boutons aux fonctions de son choix, décider par exemple d&#8217;affecter la molette avant à la vitesse et la roue arrière à l&#8217;ouverture (ou l&#8217;inverse), de décider du sens de rotation, bref c&#8217;est très complet et pour tout dire assez épatant pour les éternels insatisfaits que sont nombre de photographes (suivez mon regard). Une mention spéciale pour le viseur 100% parfaitement lumineux, le choix étendu du mode autofocus, l&#8217;illumination du viseur en rouge ou noir selon le niveau de lumière, le quadrillage virtuel, le niveau intégré et j&#8217;en passe. C&#8217;est un APS-C, un choix somme toute logique de la part de Canon. Un choix casse-gueule aussi : loger 18mp dans un capteur aussi petit ça tient presque du miracle. EOS 7D génère des RAW de 5184*3456 pixels pour un poids unitaire (à la louche) de 20Mo. Comptez 2Go d&#8217;espace disque pour la centaine de clichés, je ne vous fais pas un dessin. Vous pouvez commencer à investir chez <em>Sandisk</em> ou <em>Lexar</em>, en tapant sur des cartes 16Go minimum. Et pour le disque dur, c&#8217;est idem, 2To est désormais un standard.</p>
<p>• <strong>Léger, discret, exigeant</strong><br />
EOS 7D ne vous envoit pas sur <em>l&#8217;île aux enfants</em>. C&#8217;est un EOS, c&#8217;est donc un boîtier exigeant. D&#8217;abord en optiques. Servez lui du <strong>L</strong> et exclusivement de la gamme L, votre boîtier vous le rendra. Pour mes tests, j&#8217;ai utilisé mes optiques L et principalement mon 70-200 2,8L IS. Mon optique de prédilection qui, par la grâce du capteur, se comporte en focale 110-320, autant dire un casse-tête dans une salle de dimension réduite où je suis collé à la scène et un vrai bonheur dans un <em>pit</em> de concert en festival comme aux Vieilles Charrues. Dans cette gamme d&#8217;EOS, j&#8217;aime la compacité du boîtier qui permet de voyager aussi discret que léger. Avoir un 7D en main après avoir trimballé 1D Mark IV, c&#8217;est assez savoureux. Seul bémol, la prise de vue en mode portrait, moins aisée, même si l&#8217;ajout d&#8217;un grip optionnel permet d&#8217;accéder à ce mode. Pour ma part, le grip j&#8217;en suis revenu : plus lourd c&#8217;est plus de fatigue à la fin de la journée. Puisqu&#8217;on parle de grip qui embarque deux batteries (donc un max d&#8217;autonomie), une précision sur la batterie propriétaire <strong>LP-E6</strong> de Canon qui intègre des fonctions étendues, comme le nombre de prises de vue restantes, le niveau de charge. Comme toujours, avant de partir avec votre 7D sous le bras, LE bon conseil est de vous manger la doc. En entier ? Oui, en entier. Je l&#8217;ai fait avec 1D IV et j&#8217;en ai fait autant avec 7D. Une fois fait le tour du propriétaire, il est temps d&#8217;aller au charbon.</p>
<p>• <strong>Sur le terrain avec EOS 7D</strong><br />
J&#8217;ai fait une demi douzaine de concerts avec 7D, pour le moment. D&#8217;abord au <em>Vauban</em>, avec Lætitia Shériff puis <strong>Nouvelle vague</strong> et bizarrement, j&#8217;ai senti que j&#8217;avais ce boîtier en main quasi immédiatement. En fait c&#8217;est comme si j&#8217;avais toujours eu un EOS 7D. Les clichés ramenés du concert de Nouvelle vague ont confirmés cette intuition. 7D génère une image douce et veloutée avec un niveau de piqué et de netteté très acceptable. Côté sensibilités, les clichés ont été réalisés sur une plage 400 à 1600iso, en mode one shot. Sur des conditions de lumières drastiques, j&#8217;ai testé le mode rafale, à 8 images par seconde autant dire que 7D tient la route ! Un mode qui devrait ravir les photographes animaliers et les photographes sportifs. Une fois ramenés à la maison les clichés et les premières sensations, j&#8217;ai travaillé sur l&#8217;affinage du paramétrage du boîtier. Rappelons encore une fois l&#8217;accès à des fonctions personnalisées, au paramétrage d&#8217;un style d&#8217;images par thématique voire par utilisateur. J&#8217;évoquais précédemment la lecture du manuel, prenez aussi le temps de tester différents paramétrages avant d&#8217;aller en prise de vues. Après avoir peaufiné mes réglages, j&#8217;étais prêt pour repartir sur le terrain.<br />
<img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2010/05/berrocal-festival-sonore-berrocal-2010-eos-7D.jpg" alt="berrocal-festival-sonore-berrocal-2010-eos-7D" title="berrocal-festival-sonore-berrocal-2010-eos-7D" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1448" /><br />
Seconde session, je suis au Club, la petite salle de <em>la Carène</em> pour le festival Sonore avec trois concerts de jazz, dont l&#8217;excellent <strong>Peter Brötzmann Tentet</strong> et le trio <strong>Tazartès, Berrocal, Fennech</strong>. Le déclenchement de 7D (lui aussi paramétrable) peut s&#8217;avérer aussi discret qu&#8217;utile, d&#8217;ailleurs j&#8217;aime assez le <em>flap-flap</em> du miroir qui n&#8217;est pas sans me rappeler le déclenchement du rideau en titane de mon <strong>F1n</strong>, allez savoir pourquoi. Je crois que je n&#8217;avais pas pris autant de plaisir à photographier depuis un bail, si j&#8217;exclus la période <strong>Nikon D3s</strong> et <strong>Canon 1D Mark IV</strong>. L&#8217;autofocus EOS 7D est parfaitement réactif, avec un léger poil de recul dans les zones d&#8217;ombres mais rien de dramatique. Le <em>shoot</em> est souple, confortable et on sent que le boîtier en a sous la godasse. En même temps, il convient de rappeler que 7D embarque un double <strong>Digic IV</strong> et une capacité surprenante à étaler de l&#8217;image en 14 bits, notamment en mode rafale, capable d&#8217;enregistrer du RAW à 8 fps, excusez du peu. Je ne le sais pas encore mais le meilleur est à venir.  </p>
<p>• <strong>Excellent à tout point de vue, brut de capteur.</strong><br />
J&#8217;ai choisi (sur le conseil express de Canon) de dérusher mes RAW avec <strong>DPP</strong> dans un premier temps en me disant que je pourrais toujours utiliser <strong>Adobe Lightroom</strong> au besoin pour optimiser mes images. Ce que je n&#8217;avais pas prévu, c&#8217;est que les images de la session jazz shootée à la Carène au festival Sonore, ces images sont nickels, brut de capteur. En visualisant les clichés, j&#8217;ai ressenti un frisson de plaisir, ce truc indéfinissable qui se produit lorsqu&#8217;on découvre pour la seconde fois une image qu&#8217;on a réalisée. On regarde l&#8217;image, le cadrage, la netteté, le piqué, les couleurs, les lumières, les contrastes. Et si tous les paramètres sont réunis, en une fraction de seconde on se dit seulement &#8220;<em>wouah !</em>&#8221; On réalise alors que celle-là et puis celle-là, et puis celle-çi, et puis pas mal d&#8217;autres&#8230; Elle sont vraiment bonnes et ça va être chaud pour faire le tri. C&#8217;est exactement ce qui m&#8217;est arrivé avec les trois séries tapées à la Carène. J&#8217;ai réalisé avec EOS 7D une série d&#8217;images d&#8217;un excellent niveau de qualité (je parle de technique). À aucun moment ou presque je n&#8217;ai été confronté avec EOS 7D à la cruelle problématique : mes réglages sont bons, mon cadrage est bon, tous les paramètres sont réunis pour que le cliché soit bon, mais… Est-ce que le boîtier va me suivre ? Oui, EOS 7D m&#8217;a suivi, j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir retrouvé avec lui une sérénité oubliée et même d&#8217;être revenu aux fondamentaux de la photographie. Un peu de technique, beaucoup de feeling. Et surtout du plaisir. Le plaisir de shooter. Le plaisir de montrer des images authentiques, brut de fonderie. Les clichés des trois sets de jazz n&#8217;ont en effet subi aucun post-traitement : cadrage d&#8217;origine, balance des blancs d&#8217;origine, zéro accentuation. Un simple RAW immédiatement traduit en jpeg. L&#8217;image vue par mon oeil et par le capteur de mon EOS 7D.</p>
<p>• <strong>EOS 7D ? Putain de boîtier !</strong><br />
J&#8217;ai reçu ces derniers temps beaucoup d&#8217;emails de photographes propriétaires de boîtiers de série expert me demandant mon avis sur EOS 7D. Aujourd&#8217;hui, je peux me prononcer. Voilà un boîtier qui m&#8217;enthousiasme clairement et que je recommande à tous les photographes qui recherchent un reflex réactif, polyvalent, léger. Mais attention ! C&#8217;est aussi un boîtier très exigeant, ma recommandation s&#8217;accompagne d&#8217;optiques de qualité et pour cela rien de mieux à mes yeux que la gamme L de Canon. EOS 7D c&#8217;est aussi à mon avis un excellent choix pour les professionnels, autant comme boîtier principal qu&#8217;en boîtier backup, pour un prix somme toute très attractif (autour de 1000€ HT). En complément d&#8217;un <em>fullframe</em> comme d&#8217;un <em>APS-H</em>, le capteur <em>APS-C</em> du 7D peut s&#8217;avérer d&#8217;un grand secours, sur le terrain, avec son coeff de 1,6. Sa taille réduite lui permettra sûrement de se trouver une petite place dans votre sac et ses performances font de lui un excellent atout dans la panoplie du photographe. <em>Last, but not least</em>, un paramétrage fin du boîtier vous permettra de tirer la quintessence de ce reflex et de façonner EOS 7D à votre image. Pardon ! À vos images.</p>
<p>• clichés : Tazartès, Berrocal, Fennech Festival Sonore La Carène mai 2010 &#8211; EOS 7D + 70-200 2,8L IS 3200iso, brut de capteur.</p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/voir_tazberfen.html"  target=_blank><strong>voir la série de clichés EOS 7D brut de capteur sur Cinquième nuit</strong></a><strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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