Annonces Nikon. Quand une simple intuition devient une information planétaire.

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Petit résumé si vous avez raté l’épisode précédent. Lundi 5 décembre 2011. Demain, c’est mon anniversaire. Alors ? On fait quoi ? J’imagine un truc pour Shots, sans penser une seconde à quel point la mayonnaise va prendre. J’essaie de penser à l’avenir, je cogite, je me fie à mes intuitions façon Skywalker. Après tout, ça ne m’a pas trop mal réussi par le passé. Vous voulez que je vous rafraîchisse la mémoire ? Tenez quand j’avais prédit, le 27 septembre 2009, la date de lancement de EOS 1D Mark IV en pariant sur le mois d’octobre quand le reste du monde affirmait mars 2010. Bref, je ponds un billet dans la joie et la bonne humeur, où je me risque à un pronostic assez casse-gueule mais finalement plutôt réaliste sur les annonces Nikon. Et je vais même jusqu’à imaginer une date de lancement du produit. Et puis je vais me coucher.

Mardi 6 décembre. Happy birthday Harvey. Je jubile à l’idée de cette bonne blague et je publie mon billet, fier comme un p’tit banc. Le billet est publié depuis un quart d’heure, mes potes sur Twitter sont au taquet, j’ai réussi mon coup. Tout le monde se marre et je comprends bien que mes potes, eux, ont bien pigé qu’il s’agissait bien évidemment d’une intuition, d’une histoire de mon petit doigt qui m’a dit et de rien d’autre. Premier dérapage, ma chère et tendre (qui est aussi accessoirement mon boss) tombe sur le billet et apprécie modérément. Elle, ce billet ne la fait pas rire, du tout et en pareil cas c’est toujours le boss qui décide. D’un commun accord (mais elle était plus d’accord que moi) on décide de supprimer le billet et je passe à autre chose. Sauf que voilà, sur internet, les choses vont vite. Ce qui ne devait être qu’une petite info devient subitement un scoop planétaire, relayée par des médias qui sont à l’affût de toute info et qui font feu de tout bois, ce qui tend bien à prouver qu’ils ne savent généralement rien. Mieux encore, je récolte sur Shots des commentaires haineux, où quelques esprits réduits alimentent la théorie du complot. Je deviens l’arroseur arrosé par la grâce de quelques crétins persuadés que l’article a été enlevé sous la pression d’une très haute autorité. Et là on ne rigole plus.

Qu’est-ce que toute cette histoire m’inspire ? D’abord qu’elle pourrait prêter à sourire, si elle n’avait pris les proportions que l’on sait. D’ailleurs, être contraint d’écrire un billet sur le sujet pour réaffirmer que tout n’était, à la base, qu’une intuition, c’est déjà devoir prêter le flanc aux critiques les plus sournoises, voire les plus imbéciles, mais que voulez-vous ? On ne refera pas le monde, on n’éteindra pas les jalousies de tous ceux dont le seul tort, la seule faiblesse est bien de ne pas exister. Comme dans la fable de La Fontaine, je suis gros jean, comme devant. Aux gens honnêtes, à mes amis, je dis désolé pour le bruit, je suis le clown qui s’excuse de vous avoir fait rire. Je n’en tire aucune leçon, car de cette anecdote ridicule, il n’y a que ceux qui se sont enflammés qui méritent de méditer leur connerie et je pèse mes mots. Quant à moi, je garderai désormais mes intuitions pour moi et refuserai de relayer les rumeurs. Je laisse cette tâche à des sites dont c’est le fond de commerce et qui ne savent finalement rien. Voilà. Si cette histoire a une morale, c’est bien celle-là.

Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Nikon D800. Quand la rumeur d’une annonce enflamme internet.

Nikon-D800-fake-rumors-shots-2011Il aura suffi d’un post sur le site Nikon Rumors pour enflammer, que dis-je ? Pour consumer tout ce qu’internet compte de fans et d’afficionados de la marque jaune. Nikon, qui devait annoncer le successeur de D700 courant ou fin octobre, a finalement décidé de remettre à plus tard, opportunément servie par le choc des catastrophes naturelles en Thaïlande. Les mauvaises langues vous diront aussi que Canon et le séisme de ses annonces dantesques, coup sur coup, d’un EOS capable de rivaliser avec la crème des matos vidéo, puis d’un EOS 1Dx avec une liste de specs longue comme le bras, ont dû filer un sacré coup de mou à la marque plus jaune que jamais. D’ailleurs, côté communication, chez Nikon c’est silence radio. Voilà un bail que le manitoba ne répond plus et ce n’est pas l’annonce d’une gamme mirrorless, avec ses specs vidéo aussi anecdotiques que la taille de son capteur qui aura fait avancer les affaires de Nikon. Donc, voilà où on en était, donc, quand un blogueur outre-atlantique bien intentionné et sans doute aussi impatient que gourmand en rentrées publicitaires (eh ouais c’est bientôt Noël…) décida de révéler au reste du monde incrédule l’imminence d’une annonce, image à l’appui.

Les specs de Nikon D800
Est-ce que c’est bien D800 qui se cache derrière les visuels publiés sur internet ? Dèjà les amateurs éclairés croient reconnaître des clichés déjà publiés. Que l’identifiant du boîtier soit masqué par un cadre noir, moi je veux bien mais qu’on ait aussi masqué la marque Nikon ne manque pas de piment, d’autant qu’un boîtier Nikon se repère aisément à son ergot rouge. En revanche, ce qui est vraiment drôle c’est les specs. D’abord D800 serait plus petit et plus léger que son prédécesseur. Il embarquerait un double lecteur de cartes Compact Flash et SD et rien que ça, ça serait plutôt déjà une mauvaise nouvelle. Devoir gérer deux stocks de carte, bonjour l’ambiance. Un écran un peu plus grand c’est pas du luxe, un AF hérité de D3 et D700 donc rien de mieux qu’avant au niveau autofocus, en même temps Nikon assure bien à ce chapitre même si je trouve ça un peu étrange que Nikon n’ait pas voulu nous apporter quelque chose d’encore mieux. Des modes vidéos Full HD 1080p (30/25/24) à tous les étages, histoire de courir après Canon sur le segment convergence photo vidéo. En revanche rien sur la montée en iso. D800 sera-t-il capable des prouesses de son grand frère D3s, ça reste à voir. Et puis, il y a la cerise sur le gâteau, tenez-vous bien (tenez-vous mieux !) une résolution de 36mp. Et là, comme disait Bedos (Guy hein ? Pas son rejeton Canada Dry) : “J’pouffe !

Combien vous dites pour le capteur ?
Bon, en même temps cette rumeur de capteur maousse est aussi tenace qu’elle n’est pas nouvelle. Mais quand même, sérieusement ! Un capteur de 36 mégapixels, c’est simplement la négation par Nikon corp. de tout qu’ils nous ont dit et répété depuis des années. Et encore ! Je zappe l’aspect anecdotique de la taille même des fichiers RAW crachés d’un hypothétique capteur 36 mégapixels, pour avoir gardé le souvenir de ceux générés par EOS 5D Mark II et son capteur de 21,1mp. Là pour le coup, les futurs possesseurs d’un APN de ce calibre peuvent commencer à faire des économies en investissant dans des disques durs de bonne taille, exprimée en tera octets. Mais c’est connu, quand on aime, on ne compte pas. En revanche, du côté l’image, de sa netteté, de son piqué, c’est carrément une autre paire de manches. On pourra toujours nous servir l’éternel argument et nous dire que dans une image de 36mp, “on peut cropper”. Pour ma part mon D3s affiche un sobre 12mp qui me suffit dans tous les cas de figure. En même temps, je n’ai ni l’envie ni le temps de cropper.

Je suis une blague.
Non franchement je n’y crois pas. En fait, je ne veux pas y croire, surtout. Je ne veux pas croire à la réalité d’un D800 équipé d’une taille de capteur pareille, mais beaucoup de questions restent sans réponses, comme toujours avec les rumeurs. Outre la montée en iso, je serais curieux de savoir, par exemple, qui fabrique ce capteur ? Et puis je m’étonne surtout de voir Nikon corp. nier ce qui a toujours prévalu dans sa politique de développement, la prudence raisonnée de la marque jaune sur les tailles de capteur. Quand on voit qu’en face Canon annonce pour le printemps 2012 un reflex EOS 1DX doté d’un capteur de 18mp, que la marque rouge elle-même soit revenue de ce qu’on a désigné par le terme de “course aux pixels” il serait singulièrement surprenant de constater que Nikon prend la tangente, alors qu’ils nous ont répété pendant des années que le nombre de pixels ne fait pas la qualité de l’image. Quand on a entre les mains un D3s et son capteur de 12mp, on ne peut qu’acquiescer.

2012. L’année de toutes annonces ?
Non, définitivement non, je n’y crois décidément pas. Maintenant je ne suis pas dans le secret de Nikon et je peux me tromper. Et puis, étant déjà propriétaire d’un Nikon D3s, un boîtier avec lequel je suis plutôt en phase (malgré son poids de mamouth) je vous avouerai que je regarde cette annonce avec un peu de recul. Tout au plus pourrais-je m’interroger sur l’intérêt de ce reflex en boîtier backup mais pour ça il faudra l’avoir eu en mains. 2012 devrait être l’année de toutes les annonces, tant chez Nikon avec un D800 et peut-être un D4 que chez Canon qui a devancé son monde en annonçant coup sur coup un EOS 1DX (et un capteur de 18mp, sans blague !) et le développement d’un futur reflex EOS C qui fait déjà copieusement jaser dans le Landerneau de l’APN vidéo… Plus que jamais, nous allons vers les beaux jours.

Un Nikon D800 au pied du sapin et un Nikon D4 en 2012. Et un nouveau processeur Expeed 3 ? Le point sur les rumeurs et l’avenir du marché du reflex.

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Vous sentez ? Non, vous ne sentez rien du tout parce que le blackout est total et que c’est la valse des clauses de confidentialité. Je ne sais pas, vous, mais moi je trouve que ça fait quand même un bail qu’on attend, non ? Et là je ne parle même pas uniquement de Nikon mais aussi de la boutique d’en face, chez Canon. C’est vrai, entre temps il y a eu cette terrible tragédie de Fukushima et la production nippone a pris un singulier coup dans l’aile. On a l’impression que les deux grands constructeurs mondiaux que sont Nikon et Canon (et inversement selon votre préférence) se regardent en chien de faïence, comme un duel au soleil sur Main street, attendant de savoir qui va dégainer sa nouveauté en premier. De vous à moi, je suis pour ma part infiniment moins intéressé par d’éventuelles annonces que je ne l’étais il y a encore un an. Depuis, de l’eau a passé sous les ponts et je vogue depuis lors en compagnie de Nikon D3s qui est définitivement le putain de reflex numérique que j’espérais. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, j’ai le privilège (oui, oui, c’en est un) de pouvoir tester des optiques d’exception quand j’en ai envie, ou le besoin (voire les deux) avec la complicité de mes camarades tout de jaune vêtus. Mais que voulez-vous ? On ne se refait pas et puis entre nous, aussi bon que soit ce D3s, il a quand même un travers de poids, si je puis me permettre. J’ai bien un Nikon D7000 en backup mais je ne peux pas vous dire la couleur qu’il a, car en bon boîtier backup qu’il est, il demeure dans sa boîte en attendant une hypothétique défaillance du grand frère, ce qui entre nous n’est pas prêt d’arriver. En plus, franchement, quand on passe ses nuits dans un palace au format FX (le fullframe made in Nikon) du calibre de D3s, on n’a pas vraiment envie de coucher dans un trois étoiles même très confortable mais au format DX, c’est humain. Certes. Mais… si Nikon avait l’intention de nous proposer un nouveau reflex, successeur de l’excellent D700, je tendrais volontiers l’oreille ! Un reflex pro fullframe qui pourrait s’appeler Nikon D800, qui embarquerait des fonctionnalités directement héritées de Nikon D3s voire plus si affinités ? Un boîtier plus fort, qui irait haut, plus loin, plus vite ? Et là, à l’instar de Pierre de Coubertin toujours prêt à participer aux jeux, je dis qu’on demande à voir.

Canon, Nikon. L’état des lieux.
Alors, il en est où, au jour d’aujourd’hui, le marché du reflex professionnel ? D’un côté il y a Nikon qui affiche une santé flamboyante, certains diront insolente, sur tous les segments de la photographie, plus de 25% de parts de marché en juillet 2011, excusez du peu. On a l’impression que Nikon n’a finalement que peu subi la crise, malgré la crise économique, malgré la crise boursière, malgré les cataclysmes naturels comme le tsunami. J’ai l’impression qu’à l’image des irréductibles gaulois qui ne craignaient qu’une chose, c’est que le ciel ne leur tombe sur la tête, les membres du staff Nikon ne redoutent qu’une chose, aujourd’hui, c’est de ne pas pouvoir fournir leurs clients dans les délais, tant la demande est forte. Nikon cartonne. C’est un fait avéré, non seulement sur le segment de la photographie professionnelle mais aussi, il faut le savoir, sur les segments grand public. Et en face ? J’ai envie de dire, avec une once de réalisme mâtinée de mélancolie, qu’en face, sur le marché de la photographie et du reflex pro, il ne me semble y avoir plus personne ou quasiment. Voyons les choses avec pragmatisme et sans cynisme aucun, sur le segment pro, Canon n’existe quasiment plus, virtuellement. Considérons son offre actuelle : un EOS 1D Mark IV (qui rappelons-le est doté d’un capteur non fullframe), un EOS 5D Mark II, seul reflex numérique fullframe de la gamme, un modèle vieillissant qui n’est toujours pas remplacé alors qu’il a été introduit voilà maintenant plus de trois ans. Sur le segment haut de gamme, Canon peine à annoncer un EOS 1DS Mark IV et souffre encore de l’épisode peu glorieux du 1D Mark III… Dieu merci, comme un petit miracle, l’intuition de Canon d’occuper le terrain de la vidéo avec un reflex numérique a été salutaire. D’ailleurs aujourd’hui, force est de constater que Canon ne communique plus que sur ce seul sujet, la vidéo. À ce propos, deux constats. D’abord, Canon a vu sa clientèle “historique” de clients photographes professionnels s’éloigner, au profit de Nikon (“et c’est rien de le dire” me disait un revendeur professionnel). Ensuite, la stratégie de repli sur le segment vidéo, ce que techniquement on désigne par “hybridation des médias” pourrait bien s’avérer particulièrement périlleuse à long terme pour la marque rouge. Vendre des reflex à 2000 euro pour combler les attentes des vidéastes de tout poil c’est bien, mais c’est aussi se tirer une balle dans le pied quand on sait que Canon est également un fabriquant de matériels vidéos de pointe. D’autant qu’on peut compter sur Nikon pour ne pas rester les deux pieds dans le même sabot et les bras ballants sur le segment de la vidéo et, à mon avis, de ce côté là aussi on peut s’attendre à quelques innovations musclées dans les mois à venir. Une réponse du berger à la bergère qui pourrait bien intervenir justement sur un D800 qui, pour le coup aurait tout d’un grand. Parce qu’en face de Canon et sa gamme pro réduite à la portion congrue, Nikon affiche une offre carrément musclée : D3x, D3s, D3, D700 et vient agacer Canon sur le segment expert de EOS 7D avec un D7000 qui collectionne tant les compliments des utilisateurs que les Awards, tout en étant d’un prix nettement plus abordable. Alors ? Vous sentez maintenant hein ? Comme moi vous sentez débouler Nikon qui a, face à lui, un véritable boulevard. Dans les mois à venir, je veux bien parier un Breizh Cola au bar du Vauban (à Brest) que les annonces vont vous donner le tournis… Nikon va nous en faire voir de toutes les couleurs.

Un Nikon D800 au pied du sapin, d’abord.
Mon petit doigt (qui en sait des choses) me dit que tout ceux qui attendent une annonce de la part de Nikon depuis des mois ne vont pas être déçus. Tout le petit monde des amateurs de jaune s’était un peu excité la calebasse avec des annonces fin août et il se murmure que peut-être la fin du mois de septembre (certains évoquent la date du 21) pourrait nous apporter de bonnes nouvelles. Puisqu’on en est au petit jeu des prédictions, pour ma part, je verrais bien une annonce Nikon (Allez ! Soyons fous…) vers le milieu du mois d’octobre, ce qui veut dire une disponibilité produit, en magasin, pour la fin de l’année. De temps en temps, il faut s’engager. Après tout, j’avais eu bon sur l’annonce de 1D Mark IV en octobre 2009 quand le reste du monde tablait sur mars 2010, non ? Franchement, j’y crois volontiers, je dis et je redis donc “annonce d’un successeur du D700 par Nikon à la mi octobre 2011 et dispo en magasin pour Noël” et c’est mon dernier mot, Jean-Pierre.

OK. C’est noté. Un Nikon D800 (ou Nikon D900, on ne va pas chipoter sur la dénomination) au pied de mon sapin, ça c’est fait. Reste à savoir les specs du boîtier en question et là encore on fonctionne à l’intuition et au recoupement d’informations. Nikon D800 sera un fullframe, évidemment. On l’imagine un poil plus musclé en pixels que son grand frère D3s et ses modestes 12mp, mais on connait aussi la prudence de Nikon sur ce sujet, alors je serais tenté de voir un reflex à 14 voire 16mp. Une gestion des hauts iso directement héritée du D3s et tout ce qui a déjà fait le succès des reflex Nikon, dont cet excellentissime autofocus. Mais finalement, c’est surtout à l’intérieur, au cœur de la bête, que l’innovation risque d’être la plus palpable, avec l’éventualité d’un nouveau processeur Expeed 3.

Expeed 3. Citius, Altius, Fortius.
expeed-3-un-nouveau-processeur-nikon-en-2011Plus vite. Plus haut. Plus fort. La devise olympique colle parfaitement à ce que Nikon pourrait bien nous concocter et par là-même nous annoncer. Rien de moins qu’un successeur à Expeed 2, l’événement pourrait s’avérer considérable car, on a tendance à l’oublier un peu vite, nos reflex numériques sont d’abord de véritables ordinateurs embarqués de traitement d’image et à l’instar de l’ordinateur qui trône sur mon bureau, ce qui fait la puissance et les capacités d’un appareil photo numérique tient dans son cœur, dans sa capacité à traiter l’image, plus vite, plus haut, plus fort. On ne sait rien ou quasiment du projet Expeed 3 mais on veut bien imaginer ce que Nikon gamberge dans le plus grand secret pour ce nouveau processeur, capable d’engloutir et de traiter de l’information avec infiniment plus de puissance et de performance. Et dans quel domaine a-t-on besoin de puissance, je vous le demande ? Dans le traitement du signal vidéo, pardi. Et là je sens bien que votre imagination se met à cavaler à la vitesse d’un cheval au galop, hein ? Un Expeed 3 capable d’ingurgiter de l’image c’est aussi la capacité d’enregistrer un flux vidéo en full HD avec un niveau de qualité jamais égalé. Fermez le ban. Et là vous me dites ? Un reflex numérique Nikon qui embarquerait des fonctionnalités liées à un nouveau processeur dont la capacité de traitement permettrait l’enregistrement d’un flux vidéo au format RAW, par exemple ? Vous y êtes.

Quarante jours de patience.
Vous sentez ? Bien sûr, maintenant, je suis persuadé que comme moi, vous sentez le coup venir. Il se prépare quelque chose de gros, de monstrueux du côté de chez Nikon. Un nouveau reflex pro fullframe d’ici Noël, peut-être équipé d’un nouveau processeur Expeed 3, sur ce coup-là je veux bien miser mon D3s et mes optiques Nikkor et une annonce d’ici mi-octobre. Des fonctionnalités en terme de vidéo et à ce chapitre je sens bien la volonté de Nikon de taper un grand coup, histoire de faire vaciller le quasi monopole de Canon sur son socle. Mais l’histoire ne va pas s’arrêter là, évidemment. On espère que la marque rouge saura réagir en présentant un hypothétique EOS 5D Mark III et un EOS 1DS Mark IV. De toutes façons Canon n’a pas le choix, ils doivent réagir car les coups de butoir de Nikon sont sévères. Contrairement à l’adage cher au cœur de l’estimé Pierre de Coubertin, dans ce monde industriel l’important n’est pas de participer, mais de gagner… D’autant que 2012 apportera aussi son lot de nouveautés, avec l’annonce plus que probable d’un Nikon D4 qui doit être prêt et dispo dans les sacs des reporters photos pour les Jeux Olympiques de 2012 à Londres, en été. Les mois qui viennent s’annoncent excitants pour tout ceux que la photographie numérique passionne. Alors, plus que jamais… Stay tuned !

Rumeurs Vieilles Charrues 2011. Buffalo Springfield à Kerampuilh, gast !

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Qui ça ? Buffalo Springfield. C’est qui ces mecs d’abord ? Vous avez tous eu, un jour ou l’autre, entre les oreilles, un titre de Buffalo Springfield, à commencer par le cultissime “For What It’s Worth” et son intro inimitable. D’ailleurs, si vous avez vu le film Forrest Gump, vous devez vous en souvenir, le titre symbolise à lui tout seul l’amérique de la fin des sixties, de la guerre du Viet “fucking” Nam, aussi sûrement que California dreamin’ des Mamas and Papas marque l’insouciance de ces années soixante où l’on croyait encore au rêve américain. Côté lyrics, c’est pas dégueu non plus. I think it’s time we stop, children, what’s that sound everybody look what’s going down. Et puis le line up du groupe, excusez du peu, rien que du lourd. Formé en 1966 par quelques mecs qui allaient compter parmi les pointures king size du son pop folk rock made in USA, le combo s’est séparé après deux ans et trois albums culte et avoir inscrits leurs noms au Panthéon de la zique US. Le premier s’appelle Stephen Stills. Il crée le groupe avec un dénommé Richie Furay. On raconte qu’un jour où les deux compères étaient bloqués dans un embouteillage à LA, ils ont aperçu un corbillard immatriculé dans l’Ontario. Le gars au volant avait choisi ce mode de transport pour passer la frontière incognito avec son bassiste, Bruce Palmer et son batteur Dewey Martin. Le gars en question ne se contente pas de conduire, il écrit aussi avec un talent certain. Il se nomme Neil Young. De lui, David Crosby (oui, celui de Crosby, Stills, Nash & Young) a dit “ce mec était capable d’écrire cinq chansons par semaine. De sa part, rien ne m’étonne“. Ce sont à peu près ses mots quand il a su que l’un des combos mythiques des années soixante se reformait. D’ailleurs, je me suis laissé dire que David Crosby aurait volontiers reformé The Byrds, autre groupe US majeur de ces années glorieuses, mais c’était sans compter sur la tête de bourrique de Roger McGuinn qui refuse d’en entendre parler, dommage… Mais revenons à Buffalo Springfield, séparé en 1968, reformé fin 2010, en tournée en 2011, si vous voyez ce que je veux dire.

J’ai donc activé mes réseaux, histoire de démêler le vrai du faux. Non, parce que là, on parle d’un truc largement aussi balaize que le boss venant taper son Born in the USA à Carhaix city. Là, on parle de légendes aussi absolues que définitives. Neil Young. Stephen Stills. Richie Furay. Trois légendes sur la scène de Glenmor, ça aurait une putain de gueule, excusez du peu ! J’ai donc commencé à gratter la terre de la plaine de mes petites mains fébriles et rapidement j’ai trouvé un faisceau d’éléments concordants. D’abord, Buffalo Springfield est vraiment en tournée. On avait dit que le groupe se contenterait d’un one shot, mais non. Ils sont annoncés au Bonnaroo festival, en juin prochain à Manchester. Pas la seconde patrie du King Eric “ouh ah” Cantona, non plutôt un bled dans le trou du cul du Tenessee profond, un grand terrain agricole qui ressemble à s’y méprendre à la plaine de Kerampuilh, gast, mais en moins bien. Donc les p’tits gars Stills, Young et Richie ne seront point dépaysés, même notre bière (la légendaire Coreff) est meilleure qu’une Bud de bon aloi. Donc c’est jouable. Mais il en fallait plus. Je suis allé jeter un œil sur le site web de Neil Young et là, tenez-vous bien (tenez-vous mieux !) deux choses. D’abord le site confirme que Buffalo Springfield est bel et bien en tournée. La date de juin du Bonnaroo festival est bien bookée. Mais il y a mieux… Un concert du Buffalo Springfield est bien prévu le 15 juillet. De là à imaginer que nos amis cow-boys viennent faire un tour chez nous sur la plaine, il n’y a qu’un pas que j’ai décidé de franchir allègrement.

Avouez quand même que ça aurait de la gueule, non ? D’autant que dans l’état d’esprit, Buffalo Springfield et les Vieilles Charrues, c’est un peu la même chose. Des p’tits gars de la campagne, engagés, qui croient dans leur aventure. Alors ? Buffalo Springfield pour la vingtième des Vieilles Charrues, ça vous tente ? Moi j’ai envie d’y croire. For what it’s worth. Pour ce que ça vaut…

• illustration : Crosby, Stills, Nash & Young par Guy Peellaert.
• la programmation des Vieilles Charrues 2011 sera annoncé le 12 avril.
voir le site du Festival des Vieilles Charrues

Nikon D800, dernières rumeurs, premières images du successeur du D700.

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Vous avez remarqué ? La rumeur, depuis qu’elle existe, prend toujours plus ou moins sa source sur des points invérifiables. Par exemple, il y a des gens qui croient dur comme fer que l’homme n’a jamais mis le pied sur la lune et que les images ont été tournées en studio quelque part dans la zone 51, au milieu de nulle part dans le Nevada. Ou alors que Paul Mac Cartney est mort, d’ailleurs ça c’est vrai, il y a plein de petits détails sur les pochettes des albums des Beatles qui le prouvent. Bref, la rumeur tient beaucoup du fantasme, de l’envie qui ne se conçoit ni dans l’attente, ni dans la patience. Le milieu de la photo n’échappe évidemment pas à la règle, plutôt deux fois qu’une. À l’origine des rumeurs il y a toujours un truc qui semble vrai mais qui vient souvent de loin, parce que plus ça vient de loin et plus c’est invérifiable, pardi ! Alors on évoque des sources plus ou moins fiables, de Russie voire de Chine. Remarquez, entre nous, les frenchies ne sont pas en reste pour relayer la rumeur. Je me souviens d’un revendeur français qui avait inscrit à son catalogue un hypothétique EOS 3D bien avant l’existence dudit boîtier ! C’est ce qui s’appelle alimenter la rumeur, en se positionnant dans les mots-clés de Google. Et c’est aussi passer pour un guignol mais ça c’est autre chose…

Successeur du D700, c’est pour 2011
Tout le monde s’accorde à penser, dans les milieux autorisés, pour reprendre la formule par laquelle débute généralement une rumeur, que Nikon présentera le successeur de son D700 en 2011. Est-ce qu’il s’appellera D700s ou D700x, D800, D900 (allez Google, mon ami, fais-toi du bien !) ça nul ne le sait. La tendance actuelle le désignerait plutôt sous le nom de D800. La tendance et pas que ! Parce que figurez-vous qu’on sait de source sûre (comprendre source chinoise donc vraiment sûre de chez sûr) que ce sera bien D800. D’ailleurs de site Zol.com.cn (si vous parlez chinois, je veux bien la traduction du mot Zol), non content d’affirmer l’existence du D800 vous propose aussi d’en pré-commander un, pas moins. Et nous donne aussi une liste de specs qui fait carrément froid dans le dos. Jugez plutôt. Donc Nikon D800 serait fullframe, évidemment, avec un capteur 24Mp, une résolution d’image maximale de 6048 x 4032, un AF 51 points multi-cam 3500FX , des sensibilités de 200 à 6400iso (extensible à 25600iso), mode full HD. Bon, autant dire qu’on ne sait pas grand chose, mais on s’en fout ! Le mal est fait, le ver est dans le fruit. C’est le principe même de la rumeur.

Ce que j’espère du D800
Finalement, je serais vraiment scotché si Nikon nous pondait un boîtier avec des specs comme ce que je viens de lire sur le site chinois. Un capteur de 25 mégapixels, je n’y crois pas une demi-seconde. Je pense au contraire que Nikon va signer et persister dans la voie qui a fait son succès, en proposant un reflex basé sur un capteur de taille humaine. On m’annoncerait un D800 avec un capteur de 14mp, je n’en serais nullement étonné. Au delà, ça signifierait que Nikon a mis en œuvre un ensemble d’outils permettant de gérer une qualité d’images au moins de qualité égale à D700 ou à D3s. Quoiqu’il en soit, j’écris à longueur de lignes et ne cesse de répéter depuis des mois que le successeur du D700 sera une tuerie. Nikon est dans une dynamique de succès qui n’est pas prête de s’interrompre, je vois mal la marque jaune commettre un faux pas sur le nouveau D700.

À dire vrai, j’imagine un boîtier compact, dôté d’un capteur de 14 à 16mp et de fonctionnalités directement héritées du D3s, en matière de réactivité de l’autofocus, de gestion des hautes sensibilités, ainsi que de specs vidéo implémentées sur D7000 (mode full HD, mise au point en continu). Finalement, j’aimerais voir ce futur D700 comme le reflex pro compact de rêve, l’idéal boîtier backup en complément d’un D3, d’un D3s, d’un D3x ou pourquoi pas du Nikon D4 à venir, reprenant l’ergonomie qui a fait le succès de la gamme pro. En attendant, les amateurs de Nikon se contenteront de la réalité qui elle, contrairement à la rumeur, est vraie de vrai.

Canon EOS 5D Mark III, une annonce au CES en 2011.

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Ce matin, tout est calme. Le soleil perce un léger voile de brume, il fait beau sur Brest. Pas un bruit, pas un chat dans les rues, calme plat. Retour de réveillon. Silence radio. Dieu merci, il y a Twitter et Facebook où tu trouves toujours quelqu’un pour s’exprimer ou dire une connerie. Ah ! Merveille des réseaux sociaux où, selon l’adage qui n’aurait pas contrarié Michel Audiard, c’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ! Ici une petite de dix sept ans qui est amoureuse de son nouveau boy friend (ça ne durera pas, mais à quoi bon la prévenir ?), là un ami qui s’émerveille sur sa nouvelle paire de pompes, plus loin les aventures de mon pote qui a célébré Noël en fumant un pétard par moins cinq à oilpé sur sa terrasse. Mais comment faisait-on sans Facebook et Twitter, je vous l’demande ma bonne dame ?

Et puis, au détour de deux banalités et d’une grosse blague, il y a, quand même, une info qui tombe sur Canon et qui annonce les specs d’un EOS 5D Mark III et ça, évidemment, c’est tout bon pour moi. D’instinct, en lisant la prose de mon cher et inénarrable Craig de Canon rumors (oui, parce qu’entre nous qui d’autre pourrait s’avancer sur une info aussi hasardeuse un lendemain de Noël, je vous le demande ?), je relance mon iTunes. Hasard de l’écoute, c’est le vénérable Frandol qui s’y colle avec une petite chanson aux textes ciselés comme lui seul en a le secret, une bluette dont le titre lui-même tombe à point nommé, la rumeur. En gros, ça raconte à peu près ça. Elle encore toute fraîche la petite nouvelle, elle excite les oreilles tendues. Faut voir comme elle se dépêche, la petite nouvelle, tu ne la perds pas de vue… J’aime beaucoup Frandol. J’avais découvert par hasard et pas rasé l’ex-leader du cultissime Roadrunner en écoutant une démo cinq titres qui incluait une reprise des papillons noirs (de Gainsbourg, précision inutile, mais bon… sait-on jamais), de Rose (sur un excellent texte de Miossec) et de cette fameuse rumeur. Finalement, hein ? C’est assez simple de lancer une rumeur, surtout sur internet. D’abord un bon titre, bien péremptoire, salement accrocheur, comme le titre du présent billet par exemple. On affirme bien haut, tout en prenant garde de préciser, finalement, qu’on n’est sûr de rien et même que, si vous me demandez mon avis, à moi… Bref, je dois à la vérité de dire que le procédé m’agace un brin. Parce que dire que Canon va annoncer un successeur à 5D Mark II en 2011, c’est un peu enfoncer une porte ouverte.

Reste à définir une liste de specs et là, évidemment, l’exercice devient un peu plus tordu. Est-ce que Canon va continuer sa fuite en avant en terme de taille de capteur ? Sur 5D Mark II on était à 21mp avec les galères que l’on sait, la grande question est de savoir si Canon va pousser le bouchon et proposer un 28mp ? Je crains que oui. J’ignore si la taille sera exactement de 28mp, mais je vois bien la marque rouge persister et signer dans la surenchère. Je pense que la scission entre Canon et son concurrent historique va être avérée en 2011, dans le sens où Canon va appuyer son discours sur l’argumentation vidéo. J’avais évoqué cette possibilité au salon de la photo avec le staff Canon, en prenant comme exemple le format RAW en vidéo. Réponse de Canon : “Pour enregistrer un flux vidéo au format RAW, il faut être capable de capter un débit constant à un certain niveau. On n’en n’est effectivement pas loin.” Comprendre on sait faire. De là à traduire on va faire il n’y a qu’un pas, que je me garderai bien de franchir.

Finalement, la grande question de l’année qui s’annonce, pour Canon, n’est pas tant de savoir si la marque rouge va annoncer un EOS 5D Mark III ou un nouveau haut de gamme 1DS Mark IV. Non. LA question est de savoir si Canon va continuer à produire du matériel photo pour les photographes professionnels ou si, progressivement, comme je le pressens depuis deux ans, elle va s’orienter vers le segment de marché vidéo initié avec l’avènement du 5D Mark II ? Car il faut bien se l’avouer, même si la vérité est difficile à entendre. Canon a perdu la bataille du marché pro du reflex numérique, face un concurrent qui a sans doute fait de meilleurs choix stratégiques en proposant une gamme de produits parfaitement adaptée à la demande du marché. Reste pour Canon une gamme d’optiques remarquable, une gestion de l’image qui n’appartient qu’à elle (oui, le fameux velouté Canon pour reprendre l’expression de Grémillot) et un récent sursaut avec le 1D Mark IV, qui sait produire de merveilleuses images (mais qui est gourmand en lumière) et surtout EOS 7D dont je ne cesse de répéter qu’il est ce que Canon a produit de meilleur depuis des lustres, sur des points qui lui faisaient cruellement défaut, en particulier un gain notable de performances sur l’autofocus.

Attention ! Scoop ! En 2011, Canon va sortir un successeur à EOS 5D Mark II. Est-ce que Canon va conjurer le sort et utiliser une dénomination Mark III qui ne lui a guère porté chance par le passé ? Franchement, de vous à moi, rien n’est moins sûr. Le japonnais est, paraît-il, très superstitieux ! Le truc c’est que l’épicerie d’en face ne va pas rester les deux pieds dans le même sabot. D’ailleurs, je me suis laissé dire que ses troupes sont déjà en ordre de marche avec des argumentaires salement bien affûtés. Comme je l’écrivais ici même, au cours d’une discussion avec un lecteur de Shots, j’ai la certitude que l’année qui s’annonce sera teintée de jaune, mais… Car il y a un mais. Canon a une capacité de rebondir qui ne cesse de m’étonner, il suffit de regarder ce qui s’est passé avec 5D Mark II où Canon a fait un carton sur le segment vidéo avec un boîtier reflex dont les specs photo se sont avérées finalement, avec le temps, assez pauvres (doux euphémisme). Canon a peut-être perdu une bataille, mais Canon n’a pas perdu la guerre, m’affirmait récemment un membre du staff Canon France, en paraphrasant Charles de Gaulle. Je ne demande qu’à y croire, lui ai-je répondu. Mais le doute m’habite, en paraphrasant Pierre Desproges.

PMA 2010 : rumeurs sur la présentation du futur Nikon D900

pma2010Vous sentez ? Non ? Non, vous ne sentez rien et c’est normal. Il ne se passe rien dans le Landerneau de la photo, rien, niante, nibbe, nada, que dalle. Comme disait Desproges, on s’emmerde profondément. D’ailleurs c’est simple. Depuis mes tests sur le Nikon D3s et son 70-200 2,8 de course, je n’ai quasiment pas touché à un déclencheur, c’est vous dire si je m’emmerde. Il faut dire que la saison glaciale ne se prête guère aux sorties nocturnes. Finalement, j’attends de pouvoir tester EOS 1D Mark IV, juste histoire de voir si mon prochain boîtier, c’est lui. Il ne vous a pas échappé que nous sommes à deux semaines de la PMA à laquelle Canon, justement, n’a pas souhaité participer cette année. La faute à la localisation géographique, Anaheim south California en lieu et place de Vegas. Cette année Canon a donc décidé de faire des économies et de ne pas tenter le jackpot.

Nikon, en revanche, sera de la fête. La marque jaune pourrait bien annoncer dès demain un renouvellement de sa gamme Coolpix et il se murmure, sans grande certitude, que le remplaçant du D700 pourrait être annoncé pendant la PMA qui démarre donc, notez-le sur vos tablettes, le 21 février 2010. Première grosse incertitude, la numérotation. On avait évoqué un temps un D700s ou D700x et voilà que des sources bien informées tablent désormais sur D900. Une numérotation plus en phase avec des specs type musclor, un plus gros capteur (la rumeur, toujours généreuse allant de 18 à 24,5mp) et un mode vidéo full HD, tout cela articulé autour de l’autofocus 51 points et puis peut-être bien quelques specs directement héritées du D3s, le tout dans un boîtier un peu plus light, notamment au niveau du poids.

Et là vous me dites : quand ? Selon Thom Hogan (un photographe qui a publié aussi quelques guides Nikon), Nikon devrait annoncer, outre quelques modèles Coolpix, deux nouveaux objectifs (dont un 24mm f/1,4G), des accessoires et… une surprise. Qui toujours selon Thom ne serait pas un nouveau reflex, avant d’ajouter : “mais ne vous inquiétez pas, entre mars et août on devrait voir arriver pas mal de produits intéressants.” Selon le site Fotopropaganda, un nouveau boîtier 18mp serait prévu en février 2010 (D800 ou D900, aucune certitude sur la numérotation) ainsi que deux nouveaux zooms (pour remplacer le 24-120 et le 80-400).

Comme toujours le temps qui passe nous dira si nous avions raison ou tort. En tout cas, une chose est sûre, c’est que du côté des forums US ça ne se bouscule pas au portillon. Sur dPreviews, rien ne transpire. Encore deux semaines de patience…

[Edit 9 février 2010] selon mes sources, une nouvelle version du D700 n’est pas prévue, ni dans les semaines à venir ni pour l’année 2010.

Crosby, Stills and Nash aux Vieilles Charrues en 2010. A Kerampuilh 40 ans après Woodstock ?


J’ai reçu au début de cette semaine la carte de voeux des Vieilles Charrues (oui, je sais, mais bon, vieux motard que jamais). Chaque année le festival est en lice pour le Best Happy Newyear card award. L’an passé déjà, les Charrues s’étaient fendus d’une carte sous forme de flipbook qui, lorsqu’il était judcieusement actionné avec les doigts montrait un petit bonhomme souhaitant une belle année 2009 d’un coup de chapeau. Cette année, l’interactivité est encore présente, mais sous une autre forme. Il s’agit d’une carte à gratter, accompagnée d’un médiator siglé les Vieilles Charrues pour effectuer l’opération. Carrément classieux. Je n’ai pas le courage d’effectuer le geste, préférant garder ce bel objet intact dans mon musée personnel. Je suppose que les personnages du far west, l’affiche Wanted, tous ces éléments préfigurent l’habillage de cette édition 2010. À moins que ça ne soit un indice sur la programmation ? Et là, on se prend à rêver de plaines désertiques, de décors de western, de cow boys solitaires et de cow girl in the sand.

Cow girl in the sand, ça ne vous rappelle rien ? Ici, je ne vous parle de rien d’autre que celui qui a incarné la musique populaire américaine de la fin des années soixante, un monument qu’on annonce pour les Vieilles Charrues chaque année, depuis des lustres. Ce cher vieux Neil Young, élévé au rang de star planétaire, de monument de la chanson US, en l’espace d’un ou deux albums (dont le légendaire “Harvest” pour ne citer que le plus connu). Ah ! Vieille canaille, visionnaire aussi rock que pop qui lança la désormais célèbre prophétie : “Hey hey ! My my ! Rock’n roll will never die…” Ce cher Neil qui mettait le feu aux scènes US en compagnie de trois autres légendes, pour former le combo pop folk le plus célèbre de tous les temps. Crosby, Stills, Nash and Young. Du lourd, de l’authentique folk US dans ce qu’il a de meilleur, quatre personnalités bien trempées, qui, lorsqu’ils décidèrent de se réunir pour former ce qui allait devenir le quatuor le plus célèbre de tous les temps, avaient déjà chacun dans leur coin un passé riche d’émotions et un feedback de qualité roulé sous les aisselles d’un vieux gardien vacher. David Crosby, d’abord. Il avait roulé sa bosse avec The Byrds, un groupe qui a à son actif quelques perles comme “Mr Tambourine man“, “Lay Lady lay” ou la ballade d’Easy rider, immortalisée au cinéma par le combo Harley Davidsonien Fonda-Nicholson. Graham Nash, ensuite, tout droit exilé de ses terres d’Albion, avait tourné avec les Hollies, signant au passage quelques titres pas dégueu, comme le “Teach your children“, l’hymne de toute une génération. Quant à Stephen Stills, il n’était rien d’autre que le lead singer d’un cultissime groupe US de la fin des sixties, le Buffalo Springfield, dont le “For what it’s worth” avaient empli les oreilles et la conscience de tous les kids opposés à cette saleté de guerre du Viet “fucking” Nam. Crosby, Stills and Nash qu’on devait retrouver au festival de Woodstock, en août 1969, puis le lendemain dans un show télé demeuré célèbre, où David Crosby avait dit qu’il avait encore de la boue de Woodstock sur ses bottes et où le présentateur demanda à ces kids (ils avaient moins de trente ans à l’époque) si leurs parents savaient où ils étaient…

Crosby, Stills and Nash. Une discographie longue comme le bras, des mélodies imparables, un engagement politique nettement marqué. Et avec Neil Young, le double album live désormais culte pour ne pas dire légendaire, le fameux “4 way street“. David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash. Les trois cow boys, donc, tenez-vous bien ! (tenez vous mieux) seront en France pour deux concerts exclusifs, à l’Olympia les 12 et 13 juillet. Inutile de vous dire que lorsque j’ai eu vent de cette info, j’ai tilté. Le lundi 12 et le mardi 13 juillet, soit l’avant veille du jeudi 15 juillet, les trois plus célèbres cow boys du far west seront chez nous, en France dans la plus célèbre salle de concert parisienne, l’Olympia. De là à imaginer, à espérer, à rêver que le célèbre trio fasse un crochet par le plus célèbre festival du far ouest qu’on a chez nous à Carhaix, il n’y a qu’un pas que je franchirais volontiers. Oui, parce que Crosby, Stills and Nash, à Kerampuihl, ça aurait au moins autant de gueule que le boss ahanant son “born in the USA” l’an passé ! Une interminable “Suite : Judy blues eyes” sur la scène Glenmor devant 60.000 festivaliers extatiques. Trois cow boys, trois guitar heroes. Juste pour entrer dans la légende, un soir d’été sous le ciel breton ? Putain d’idée… Et si jamais Neil Young veut passer par Carhaix, qu’il sache qu’il est le bienvenu. Quand y’en a pour trois…

Rumeurs festival Vieilles Charrues 2010 : et si d’ici… AC/DC !

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Comme disait Guy Bedos… C’était pour rire ! Oui les amis, c’était une blague, un poisson d’avril et franchement, j’étais loin d’imaginer les remous que j’allais provoquer quand, le 1er avril 2009 j’écrivais que “AC/DC aux Vieilles Charrues en 2010” c’était “dans le domaine du possible…” Le truc c’est que, d’abord, Google étant mon ami, il a copieusement référencé mon billet, mais pas que ! Vous tous, chers lecteurs de Shots et fans d’Angus Young au moins autant que moi, vous avez tous voulu y croire. Résultat des courses, le billet consacré à AC/DC aux Vieilles Charrues s’est rapidement classé numéro 1 incontesté de toutes les pages de Shots. D’ailleurs, au moment où j’écris ces lignes, vous êtes près de trente mille à avoir lu l’article. Presque de quoi remplir Kerampuihl hein ? Rien qu’avec vous, les lecteurs de Shots. Géant ! L’histoire aurait pu s’arrêter là, parce que, de vous à moi, AC/DC aux Vieilles Charrues, hein ? Qui veut vraiment y croire ? À part vous et moi, bien sûr. Vous avez tous envie d’y croire et vos témoignages sont là. Vous vous dites que si le staff des Vieilles Charrues a réussi le pari de faire venir Bruce Springsteen – le boss en personne – à Carhaix, après tout pourquoi pas AC/DC ? D’ailleurs, ce matin même un lecteur (souhaitant conserver l’anonymat) balance ici-même un lien vers Digitick et c’est… Troublant ! Si vous tapez AC/DC sur le site Digitick, le site renvoit vers une resa pour… les Vieilles Charrues 2010 ! Alors ? Coup de pub, marketing viral de la part de Digitick ou bien réalité ? Comme disait l’autre, va savoir Charles ! En tout cas, on dirait bien que le rêve commence à prendre forme. Il y a quelques jours, Loïck Royant (le directeur des Charrues) annonçait que la prog du jeudi (le jour où Springsteen est passé l’année dernière) cette année n’aurait rien à envier à la prog 2009. My God ! Rien à envier à Bruce Springsteen ? Autant dire que les Vieilles Charrues nous préparent du lourd. On ne va pas tarder à être fixés car les premiers noms devraient tomber rapidement ! Comme toujours, les Vieilles Charrues lâcheront les premiers noms d’ici à début mars…

Et puis, en dehors de AC/DC, il y a les autres rumeurs. On reparle avec insistance de la venue de Nicola Sirkis et Indochine et là, je signe tout de suite. Indo sur la grande scène, c’est le feu assuré sur Kerampuihl. Chaque fois que j’ai vu Indochine (X Festival, Omnibus, la Carène), c’était un énorme set. Le nom de Jacques Dutronc (vous savez ? Le père de Thomas Dutronc, LOL) circule, si son fiston lui a fait l’article il a sûrement envie de venir ! J’ai aussi entendu parler d’Eiffel. Comme je suis un ahuri devant l’éternel et que Eiffel cartonne (écoutez le nouvel album “à tout moment la rue” signé chez PIAS c’est une merveille !) je ne serais pas étonné de les voir exploser devant la plaine. Dans un autre genre je veux bien parier mon 70-200 2,8L qu’on verra NTM, annoncé sur plusieurs festivals cet été. L’an passé, en juin, j’avais écrit sur Shots une “supplique pour faire venir Didier Morville à Carhaix” je n’avais pas été entendu et Didier a passé l’été à l’ombre. Cet année je réïtère et cette fois, il sera là. Dans le genre fouteur de feu, je sens bien la venue de Java et pour rester dans la tendance de Coeur de Pirate, que j’adorerais shooter (mon oeil gauche a un faible pour les filles tatouées !). Je signe aussi, à deux mains mon cousin, pour Julian Casabiancas, en solo ou avec les Strokes (à tout prendre en solo d’ailleurs). Du côté des très grosses pointures, le nom des Red Hot revient souvent comme celui de Linkin park et il semble qu’une radio ait cité le nom de Muse. Revoir Matthew Bellamy, six ans après l’inoubliable presta à Glenmor (c’était en 2004), wouah ! On signe où ? Last, but not least, je veux bien voir The Wombats (qui n’était pas venu en 2008), histoire de pogoter sur Let’s dance to Joy Division dans la fosse.

Allez ! De toutes façons, avec ou sans Angus, les Vieilles Charrues demeurent le festival incontournable en Europe. Je veux bien parier que l’édition 2010 sera encore un très grand cru. Comme chaque année, il faudra veiller à prendre son pass 4 jours (celui qui intègre aussi le jeudi, désormais indispensable) sous peine de passer à côté. Comme chaque année on sera encore plus de 200.000 à fouler la mythique plaine de Kerampuilh et à fêter, pendant quatre jours, ce que les musiques actuelles ont de meilleur. Let’s rock !

• cliché : Indochine à la Carène Brest (décembre 2007)

Rumeur : un nouveau Canon EF 70-200 2,8L IS bientôt annoncé ?

Selon certaines rumeurs, relayées notamment par notre ami Craig de Canon rumors, Canon annoncerait un remplaçant à son excellent 70-200 2,8L IS en présentant une version II, dès le 24 novembre prochain.

Sans doute une nouvelle réponse du berger à la bergère après l’annonce en octobre par Nikon de son nouveau 70-200 2,8 VRII dont les performances sont, semble-t-il aussi spectaculaires que l’est son prix (2379€ chez Digit Photo). Si l’information se vérifie, il sera intéressant de voir comment Canon a pu réaliser l’exploit d’améliorer un caillou dont chacun s’accorde à reconnaître qu’il est probablement l’un des meilleurs de la gamme EF.

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