Sept bonnes raisons de craquer pour le nouveau reflex numérique professionnel Nikon D4

sept-bonnes-raisons-de-craquer-pour-Nikon-D4-shots-2012Quinze jours. Dans quinze jours, Nikon proposera D4 son nouveau haut de gamme numérique disponible à la vente, mais pas partout, uniquement dans un réseau de distribution sélective, histoire d’assurer aux clients professionnels la garantie du meilleur service. On connaît l’attachement de Nikon corp. à assurer le meilleur suivi, le meilleur support aussi, avec le développement de structures comme Nikon Pro Service. La distribution sélective est plutôt une bonne nouvelle pour les pros utilisateurs de la marque jaune. J’ai tenu Nikon D4 en mains, à l’issue de sa présentation par Nikon France début janvier à Paris. Utilisateur d’un D3s depuis plus d’un an, je n’ai pas vraiment été dépaysé. En apparence, j’avais l’impression d’avoir mon reflex entre les mains. En apparence seulement. Car à y regarder de plus près, ce nouveau boîtier reflex numérique intègre des avancées technologiques qui vont faire de lui un outil définitivement redoutable en matière de prise de vue. Voici sept bonnes raisons de craquer pour Nikon D4, classées par ordre de préférences. Mes préférences. Suivez le guide.

1- Nikon D4 embarque un meilleur autofocus
Est-ce qu’on peut sans cesse repousser les limites ? Avec D4, Nikon répond par l’affirmative en proposant un autofocus encore meilleur, encore plus performant et pourtant, Dieu sait si Nikon dispose d’un savoir-faire universellement reconnu dans ce domaine. “Dans certains cas de figure, il vous est sans doute arrivé d’être confronté à certaines limites en matière de focus avec votre D3s ?” J’ai regardé mon interlocutrice, bouche bée, avant de l’entendre poursuivre, en souriant “Eh bien avec Nikon D4, vous allez pouvoir encore repousser ces limites.” Un argument comme celui-là, ça ne peut que me parler. À y regarder de plus près, on trouve sur D4 un capteur RVB de reconnaissance de scène de 91000 photosites (contre 1000 sur D3s) et de nouveaux algorithmes qui améliorent encore le focus, un nouveau suivi 3D optimisé notamment sur les objets de petite taille, un nouveau système de détection de visage (en temps réel dans le viseur), 51 capteurs à f5,6 et onze collimateurs centraux effectifs à f8, je ne vous fais pas un dessin, si ? Bon, en clair, ça veut dire que sur un 200-400 f4, par exemple, on va désormais pouvoir monter un TC20-EIII, obtenir un 400-800 à f8 avec un AF efficace sur 11 collimateurs centraux, voilà. Tout est dit sur l’autofocus. Fermez le ban. Ite missa est.

2- Nikon D4 offre une meilleure plage de sensibilités
La première fois que j’ai entendu parler de 102400 iso sur Nikon D3s, j’ai cru qu’il y avait une coquille dans le communiqué de presse, un zéro en trop. Pouvoir shooter à plus de 100K iso, ça tenait presque du miracle et pourtant c’était vrai. Avec Nikon D4, ce chiffre est doublé, pour monter à 204800 iso. La plage de sensibilités “standard” va de 100 à 12800 iso, ce qui signifie en clair qu’on peut espérer une image très propre à 6400 iso, comme elle l’est déjà à 3200iso sur D3s et ça évidemment, c’est une avancée plus que significative pour ceux qui travaillent en conditions de lumières difficiles, suivez mon regard. Notez aussi qu’on peut désormais, tout en bas de l’échelle des iso travailler à 50 iso, ce qui est loin d’être anecdotique et qui permet à ce D4 d’être magnifiquement polyvalent. Un trait de famille, en quelque sorte.

3- Nikon D4 embarque un capteur de 16mp
J’ai toujours pensé que la taille idéale d’un capteur de reflex numérique se situe autour de 16Mp, un excellent compromis entre taille de documents générés et capacités à utiliser les modes de recadrage dans le viseur proposés tant par Nikon D4 que D3s. Bien sûr, il y a ceux qui vous diront qu’on peut cropper en post-traitement mais ceux-là n’ont pas tout à fait capté l’utilité de cette fonctionnalité qui permet justement d’avoir une image ajustée dès le cadrage et de ne pas avoir à s’en soucier dans le post-traitement. Avec un capteur de 12mp comme sur le D3s, le crop 1,2x fait chuter la taille de capteur à 8,4mp alors qu’avec un capteur de 16mp, le photographe va pouvoir shooter dans ce même mode tout en préservant une taille de capteur raisonnable (11,2 mp). Donc, je le redis ici. 12mp c’est bien mais 16 c’est mieux que 12.

4- Nikon D4 propose une meilleure ergonomie
L’ergonomie, c’est quoi ? C’est un tout. Oui, je sais. C’est un peu réducteur mais finalement c’est ça. C’est le positionnement des commandes qui fait, par exemple, que les boutons se situent dans l’exact positionnement identique, que vous teniez votre reflex en mode paysage comme en mode portrait. C’est l’illumination de la face arrière en conditions de lumières difficiles qui évite d’appuyer sur le bouton menu quand on veut appuyer sur la loupe, c’est une petite langue de lumière qui éclaire les commandes de cadence de prise de vue pour trouver le mode Q dans l’obscurité totale, bref, comme dirait Benji, c’est que du bonheur ! L’ergonomie, c’est plein de petits détails qui ont été gambergés par les techniciens Nikon pour nous rendre la vie plus facile, comme la possibilité d’activer des commandes sans quitter l’œil du viseur, d’activer le picture control par une commande dédiée au lieu de devoir farfouiller dans le menu, j’en passe (et des meilleures). Last, but, not least (envoyez les trompettes) c’est un nouveau putain de bouton de sélection rapide du collimateur AF, rien que d’y penser, rétrospectivement, je me demande pourquoi Nikon n’y a pas pensé avant. Un petit joystick multi-directionnel pour sélectionner son collimateur illico ? Happiness.

5- Nikon D4 embarque Expeed 3
Que dire d’autre ? Expeed 3 c’est le cœur qui bat dans D4 et qui fait vivre cet incroyable ensemble de hautes technologies. La capacité de traitement de la prise de vue en rafale à 11fps, c’est lui. L’optimisation de l’AF, c’est lui. Les nouvelles capacités de communication, c’est lui. Le traitement sur 14 et 16 bits offrant une qualité d’image inégalée, c’est lui. Tous les trucs vachement compliqués que le reflex fait sans qu’on s’en aperçoive, qui facilitent la vie du photographe et permettent de capter des pixels encore plus beaux, c’est encore et toujours Expeed 3.

6- Nikon embarque des fonctionnalités de communication jusqu’ici inconnues
D’abord, Nikon D4 embarque un port Ethernet, ce qui signifie que, via ce port à très haut débit on peut se permettre de transmettre des images (fixes ou animées) à un niveau de transfert inégalé. Ensuite, via les modules WT-4 ou le nouveau WT-5, Nikon D4 peut transmettre des images via le wifi, en temps réel, à un PC ou un Mac, voire à un smartphone ou une tablette comme iPad. La démonstration des fonctionnalité de communication en a laissé plus d’un sur le cul et je n’étais pas le dernier. En gros, on shoote avec D4 qui transmet en temps réel les images par wifi sur un ordinateur distant, voire sur internet via FTP. On peut aussi contrôler Nikon D4 en http via un ordinateur, un smartphone, une tablette. Voire piloter et déclencher simultanément jusqu’à 10 boîtiers D4 équipé du module WT-5. Le concept d’optimisation du flux de production est plus que jamais au centre des préoccupations de Nikon.

7- Nikon D4 fait un pas de géant dans l’intégration des fonctionnalités vidéo
Aujourd’hui, impossible pour une marque comme Nikon d’ignorer la convergence photo/vidéo. Avec Nikon D4, aucun doute possible. Le fossé qui séparait Nikon de son concurrent historique est désormais comblé. Full HD 1080p à 30, 25 et 24 images par seconde, voire en 720p à 60, 50 et 25 images par seconde, le tout en .mov encodé H.264. Durée maximale d’enregistrement sur carte mémoire de 30 minutes mais ce verrou saute en cas de capture directe. Dans ce cas, le flux vidéo n’est pas compressé et peut être récupéré par un enregistreur externe via le port HDMI et exploité directement dans un format de montage. Et ça, ca porte un nom, c’est du cinéma. Ajoutez à cela des fonctionnalités pratiques, comme la modif du diaph pendant la capture (via les boutons situés en face avant du D4) et vous aurez une petite idée des capacités de Nikon D4 en matière de vidéo…

Conclusion. Nikon D4 repousse les limites. Encore.
À l’issue de la présentation, à la question “Alors ?” qui m’a été posée par une responsable de Nikon France à propos de Nikon D4 j’ai simplement répondu par une locution latine. “Citius. Altius. Fortius.” Finalement, je n’imaginais pas que Nikon puisse faire mieux que D3s, mais dans le monde de la photographie numérique, on ira toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus fort. Un autofocus plus performant, une meilleure gestion des sensibilités, un capteur 16mp, un boîtier plus ergonomique, un processeur Expeed 3 plus musclé, des modules de communication, l’intégration de la vidéo. Sept raisons d’y aller, de craquer pour ce boîtier reflex numérique, Nikon D4 est le digne héritier d’une grande famille. Mais l’essentiel n’est pas là, au fond. Non, le truc impalpable, indescriptible c’est lorsque vous prenez un D4 en mains. Là, à ce moment précis, vous êtes envahi par cet étrange sentiment qui vous dit qu’avec lui, vous n’avez plus qu’une seule limite. Celle de votre œil.

voir le site Nikon Pro

Nikon annonce son nouveau haut de gamme professionnel. Nikon D4. One step beyond.

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J’y suis allé à reculons. Pétri de certitudes, je me disais qu’avec D3s, au fond, je n’avais plus guère à attendre de Nikon qui avait réalisé selon moi le boîtier parfait. C’est donc dans cet état d’esprit, en touriste, que je me suis rendu à Paris, à l’invitation de Nikon France, pour y découvrir Nikon D4 et plus, si affinités. Mais encore une fois sans rien attendre de plus que le plaisir de retrouver mes amis de la marque jaune et de partager avec eux un Breizh Cola et force petits fours et macarons. Parce que, côté attente matériel, pour ma part, je me sentais un peu comme le joueur de poker, un brelan d’as en main, n’ayant quasiment rien à espérer, sauf peut-être le miracle de l’as manquant. Non. Paris, me voilà. De bonne humeur (qui a dit pour une fois ?) et servi, comme au poker.

Confortablement installé dans une petite salle de conférence aux fauteuils en cuir bleus, je remarque dans le fond de la salle que la retransmission de la conf est assurée en live et à la prise de vue s’y collent trois boîtiers que je ne connais pas. Gonflé de la part de Nikon d’utiliser des boîtiers de pré-série pour diffuser le live, il faut vraiment que la marque ait une ineffable confiance dans son matériel. Elle peut et tout ce qui va suivre va lui donner raison. Après le chapitre sur les chiffres, toujours un peu barbant mais étape obligée, on en arrive à la présentation de l’engin et une liste de specs qui, par rapport à D3s, peut se résumer en un seul mot. Plus.

Nikon D4. Plus haut, plus loin, plus fort, plus vite.
Trois slides après le début de la présentation des specs de D4 j’ai déjà envie de me lever et d’aller en prendre un en mains en disant aux gens de Nikon “ça va, j’ai compris, n’en jetez plus !” Comment résumer D4 ? Disons pour faire court que c’est comme un D3s, mais en mieux. Par où commencer ? Peut-être par des points qui peuvent sembler inutile quand on n’y a pas accès et qui vont s’avérer indispensables quand ils vont être disponibles. Un exemple, l’ergonomie. D4 a été pensé pour que la prise en mains soit confortable, quel que soit le mode de prise de vue, paysage ou portrait. La préhension du boîtier, le positionnement des commandes est identique en paysage ou en portrait. Ensuite, D4 intègre un mini joystick de sélection rapide du collimateur, comme sur EOS ? Oui, comme sur EOS. Si vous avez comme moi l’habitude de sélectionner manuellement votre collimateur, vous imaginez aisément la pertinence d’un tel outil. Pertinent aussi, c’est rien de le dire, le rétro-éclairage des boutons de la face arrière. Et comme à chaque fois qu’on est face à une excellente idée, on se gratte la tête et on se dit : “Dieu me tripotte, mais pourquoi personne n’a jamais pensé à un truc pareil avant ?” Même la molette de sélection de gauche dispose d’une petite langue qui illumine les cadences de prise de vue. Un membre de Nikon Pro me regarde, un soupçon ironique et lâche avec malice :”pour le gars qui a l’habitude de shooter dans des ambiances un peu sombres, c’est très pratique le rétro éclairage, non ?” C’est cela oui, c’est cela. Je vous passe quelques détails éminemment utiles comme les sélections des modes AF qui s’opèrent désormais dans le viseur. Plus confortable, plus rapide. Plus aussi le capteur 16mp, parce que 16 c’est mieux que 12, quoiqu’on en dise, même si 12 c’est suffisant. 16 mégapixels, c’est une taille quasi idéale pour un reflex pro, produisant des images de très haute qualité tout en conservant une taille de stockage raisonnable. Ensuite (tenez-vous bien), deux accélérations particulièrement musclées. D’abord la sensibilité qui passe le mur du son à plus de 200Kiso. Vous avez bien lu, 204800iso avec un mode natif à 100iso. Là, je tempère un peu. Mon D3s monte à plus de 100Kiso et je ne bosse que rarement au delà de 3200iso, seuil au delà duquel je commence à percevoir un poil de bruit. J’imagine qu’avec D4, le seuil de perception passerait à 6400iso sans bruit et 12800 jouable. Et puis il y a l’autofocus, éternelle problématique de la photographie moderne et là, selon Nikon, les avancées sont patentes, avec un autofocus encore plus performant dans les basses lumières. Quand on connaît D3s, sa capacité à accrocher le focus dans des conditions de lumière improbables, les avancées promises avec le D4 laissent rêveur ! Le reste peut sembler presque accessoire et ne l’est pas. Le fait de conserver 11 collimateurs actifs même au delà de f5,6 va laisser plus d’un photographe pantois. Un D4, un 200-400 f4 boosté par un TC20-EIII et en avant la musique ! On shoote à 400-800 à f8 tout en conservant le bénéfice d’un autofocus parfaitement fonctionnel. Alleluïa ! Je ne vous parle pas du nouveau système Expeed 3 embarqué qui rend toutes ces choses possibles, comme de déclencher à 10vps avec l’AF et les fonctions de traitement d’image comme le Active D-lighting. Et là vous me dites ? N’en jetez plus ! D’accord. Abordons maintenant le sujet qui fâche. La vidéo.

Nikon D4. Désormais à armes égales sur le terrain de la vidéo.
La vidéo est un axe prioritaire. Je me souviens d’avoir entendu ce propos du côté de chez Nikon dans les allées du salon de la photo il y a trois ans. Impossible pour Nikon de laisser le champ libre à son principal concurrent sur un segment de marché en plein développement. Il fallait que Nikon réagisse, ça avait déjà été fait sur la gamme expert (je pense au D7000) on n’imaginait pas Nikon ratant la marche sur sa gamme pro. Avec D4, on peut affirmer sans ambages que Nikon comble définitivement le fossé qui le séparait jusqu’à présent de la marque rouge, avec une gamme de spécifications vidéo qui vont combler les utilisateurs les plus exigeants. Prise de vue en full HD 1080p, 24, 25 ou 30 images seconde (et même à 60 en 720p), son stéréo, monitoring, … Seule contrainte, la durée d’enregistrement est limitée sur une carte à un peu moins de 30 minutes, mais avec D4 on peut aussi filmer… sans carte. Le flux vidéo full HD non compressé peut être récupéré via la sortie HDMI par un enregistreur externe avec un niveau de qualité extrêmement élevé. En plus Nikon D4 offre trois formats de capture possibles. Format FX (plein format), format DX (1,5) et un nouveau format 2,7. D4 intègre même un fonction time lapse native qui enregistre les images directement au format vidéo. Nikon avait à cœur de combler l’écart qui le séparait de la boutique d’en face. Ça c’est fait. Le film “Why ?” réalisé en D4 et montré à l’issue de la présentation illustre à la perfection les capacités du nouveau haut de gamme Nikon, qui, pour l’anecdote, pèse 60 grammes de moins que mon D3s, c’est pas grand chose mais merci quand même d’y avoir pensé.

D4 en mains. Tu sens la puissance ?
Difficile de donner un ressenti après avoir eu Nikon D4 entre les mains pendant une dizaine de minutes. La nouvelle ergonomie est une totale réussite, la prise en main de ce reflex est aisé, tous semble facile, très intuitif. Une mention spéciale au joystick des collimateurs, au rétro-éclairage du back office, aux commandes directement dans le viseur. Il n’y avait rien que je n’aimais dans mon D3s, maintenant que j’ai son successeur je me dis que décidément la perfection est toujours perfectible. Nikon pousse encore le niveau de perfection de son AF. Avec D4 on accède à encore plus d’images, dans des conditions de lumière encore plus délétères, avec un AF en suivi 3D optimisé pour les sujets de petite taille. Côté stockage, le choix du support en surprendra plus d’un, puisque D4 propose un logement CF et un second logement au nouveau format XQD, l’occasion pour Nikon de permettre aux photographes de pérenniser les investissements passés, tout en embrayant vers ce qui va probablement devenir le prochain standard. Un choix à la croisée des chemins, en quelques sorte. Surprenante aussi la technologie du nouveau module (optionnel) Wifi qui autorise le contrôle distant du reflex en http via un ordinateur, un smartphone, une tablette. Possible également le transfert des images vers un ordinateur voire un serveur FTP ou le déclenchement simultané de dix reflex embarquant le module WT5. Autre subtilité, Nikon D4 embarque une prise ethernet pour transférer les images à une vitesse subsonique ! What else ? Un reflex garanti à 400000 déclenchements et il y a même une fonction HDR intégrée pour les amateurs du genre…

Nikon D4. L’héritier.
Je suis venu à reculons, mon brelan d’as en tête. Je n’ai pas eu de Breizh Cola mais j’ai eu les macarons et l’enthousiasme de l’équipe Nikon, pas peu fière de présenter ce qui est désormais le nouveau fleuron de la marque. C’est la vie. Tu arrives à une table de poker, persuadé d’être servi, avec ton brelan d’as tu te sens quasiment invincible. Jusqu’à ce que le type d’en face, avec son petit polo noir et le logo Nikon brodé en blanc te sorte sa quinte flush, mais avec le sourire. Moment de solitude. Nikon D4 donne furieusement envie d’aller chercher de l’image, encore. Plus vite, plus faut, plus fort. On se dit que les photographes vont adorer utiliser cet outil ultime, en photographie sportive (aux J.O. de Londres 2012), en photographe animalière, entre autres. Je suis sans limite. Nikon D4 annonce la couleur, place la barre tout en haut, au sommet du monde du reflex numérique. Il est le nouveau maillon fort d’une chaîne. Il est l’as manquant. Et surtout, il est le digne héritier d’une famille. D’une marque flamboyante qui n’a décidément pas fini de m’étonner.

Nikon D4. Disponible à partir du 16 février au prix conseillé de 5799€.

Pré-commandes sur le site Nikon Pro.

photo : Guillaume Cuvillier (Nikon Espace Pro) présente Nikon D4 et le nouveau 85mm f1,8.

Nikon D800. Quand la rumeur d’une annonce enflamme internet.

Nikon-D800-fake-rumors-shots-2011Il aura suffi d’un post sur le site Nikon Rumors pour enflammer, que dis-je ? Pour consumer tout ce qu’internet compte de fans et d’afficionados de la marque jaune. Nikon, qui devait annoncer le successeur de D700 courant ou fin octobre, a finalement décidé de remettre à plus tard, opportunément servie par le choc des catastrophes naturelles en Thaïlande. Les mauvaises langues vous diront aussi que Canon et le séisme de ses annonces dantesques, coup sur coup, d’un EOS capable de rivaliser avec la crème des matos vidéo, puis d’un EOS 1Dx avec une liste de specs longue comme le bras, ont dû filer un sacré coup de mou à la marque plus jaune que jamais. D’ailleurs, côté communication, chez Nikon c’est silence radio. Voilà un bail que le manitoba ne répond plus et ce n’est pas l’annonce d’une gamme mirrorless, avec ses specs vidéo aussi anecdotiques que la taille de son capteur qui aura fait avancer les affaires de Nikon. Donc, voilà où on en était, donc, quand un blogueur outre-atlantique bien intentionné et sans doute aussi impatient que gourmand en rentrées publicitaires (eh ouais c’est bientôt Noël…) décida de révéler au reste du monde incrédule l’imminence d’une annonce, image à l’appui.

Les specs de Nikon D800
Est-ce que c’est bien D800 qui se cache derrière les visuels publiés sur internet ? Dèjà les amateurs éclairés croient reconnaître des clichés déjà publiés. Que l’identifiant du boîtier soit masqué par un cadre noir, moi je veux bien mais qu’on ait aussi masqué la marque Nikon ne manque pas de piment, d’autant qu’un boîtier Nikon se repère aisément à son ergot rouge. En revanche, ce qui est vraiment drôle c’est les specs. D’abord D800 serait plus petit et plus léger que son prédécesseur. Il embarquerait un double lecteur de cartes Compact Flash et SD et rien que ça, ça serait plutôt déjà une mauvaise nouvelle. Devoir gérer deux stocks de carte, bonjour l’ambiance. Un écran un peu plus grand c’est pas du luxe, un AF hérité de D3 et D700 donc rien de mieux qu’avant au niveau autofocus, en même temps Nikon assure bien à ce chapitre même si je trouve ça un peu étrange que Nikon n’ait pas voulu nous apporter quelque chose d’encore mieux. Des modes vidéos Full HD 1080p (30/25/24) à tous les étages, histoire de courir après Canon sur le segment convergence photo vidéo. En revanche rien sur la montée en iso. D800 sera-t-il capable des prouesses de son grand frère D3s, ça reste à voir. Et puis, il y a la cerise sur le gâteau, tenez-vous bien (tenez-vous mieux !) une résolution de 36mp. Et là, comme disait Bedos (Guy hein ? Pas son rejeton Canada Dry) : “J’pouffe !

Combien vous dites pour le capteur ?
Bon, en même temps cette rumeur de capteur maousse est aussi tenace qu’elle n’est pas nouvelle. Mais quand même, sérieusement ! Un capteur de 36 mégapixels, c’est simplement la négation par Nikon corp. de tout qu’ils nous ont dit et répété depuis des années. Et encore ! Je zappe l’aspect anecdotique de la taille même des fichiers RAW crachés d’un hypothétique capteur 36 mégapixels, pour avoir gardé le souvenir de ceux générés par EOS 5D Mark II et son capteur de 21,1mp. Là pour le coup, les futurs possesseurs d’un APN de ce calibre peuvent commencer à faire des économies en investissant dans des disques durs de bonne taille, exprimée en tera octets. Mais c’est connu, quand on aime, on ne compte pas. En revanche, du côté l’image, de sa netteté, de son piqué, c’est carrément une autre paire de manches. On pourra toujours nous servir l’éternel argument et nous dire que dans une image de 36mp, “on peut cropper”. Pour ma part mon D3s affiche un sobre 12mp qui me suffit dans tous les cas de figure. En même temps, je n’ai ni l’envie ni le temps de cropper.

Je suis une blague.
Non franchement je n’y crois pas. En fait, je ne veux pas y croire, surtout. Je ne veux pas croire à la réalité d’un D800 équipé d’une taille de capteur pareille, mais beaucoup de questions restent sans réponses, comme toujours avec les rumeurs. Outre la montée en iso, je serais curieux de savoir, par exemple, qui fabrique ce capteur ? Et puis je m’étonne surtout de voir Nikon corp. nier ce qui a toujours prévalu dans sa politique de développement, la prudence raisonnée de la marque jaune sur les tailles de capteur. Quand on voit qu’en face Canon annonce pour le printemps 2012 un reflex EOS 1DX doté d’un capteur de 18mp, que la marque rouge elle-même soit revenue de ce qu’on a désigné par le terme de “course aux pixels” il serait singulièrement surprenant de constater que Nikon prend la tangente, alors qu’ils nous ont répété pendant des années que le nombre de pixels ne fait pas la qualité de l’image. Quand on a entre les mains un D3s et son capteur de 12mp, on ne peut qu’acquiescer.

2012. L’année de toutes annonces ?
Non, définitivement non, je n’y crois décidément pas. Maintenant je ne suis pas dans le secret de Nikon et je peux me tromper. Et puis, étant déjà propriétaire d’un Nikon D3s, un boîtier avec lequel je suis plutôt en phase (malgré son poids de mamouth) je vous avouerai que je regarde cette annonce avec un peu de recul. Tout au plus pourrais-je m’interroger sur l’intérêt de ce reflex en boîtier backup mais pour ça il faudra l’avoir eu en mains. 2012 devrait être l’année de toutes les annonces, tant chez Nikon avec un D800 et peut-être un D4 que chez Canon qui a devancé son monde en annonçant coup sur coup un EOS 1DX (et un capteur de 18mp, sans blague !) et le développement d’un futur reflex EOS C qui fait déjà copieusement jaser dans le Landerneau de l’APN vidéo… Plus que jamais, nous allons vers les beaux jours.

Nikon D800, dernières rumeurs, premières images du successeur du D700.

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Vous avez remarqué ? La rumeur, depuis qu’elle existe, prend toujours plus ou moins sa source sur des points invérifiables. Par exemple, il y a des gens qui croient dur comme fer que l’homme n’a jamais mis le pied sur la lune et que les images ont été tournées en studio quelque part dans la zone 51, au milieu de nulle part dans le Nevada. Ou alors que Paul Mac Cartney est mort, d’ailleurs ça c’est vrai, il y a plein de petits détails sur les pochettes des albums des Beatles qui le prouvent. Bref, la rumeur tient beaucoup du fantasme, de l’envie qui ne se conçoit ni dans l’attente, ni dans la patience. Le milieu de la photo n’échappe évidemment pas à la règle, plutôt deux fois qu’une. À l’origine des rumeurs il y a toujours un truc qui semble vrai mais qui vient souvent de loin, parce que plus ça vient de loin et plus c’est invérifiable, pardi ! Alors on évoque des sources plus ou moins fiables, de Russie voire de Chine. Remarquez, entre nous, les frenchies ne sont pas en reste pour relayer la rumeur. Je me souviens d’un revendeur français qui avait inscrit à son catalogue un hypothétique EOS 3D bien avant l’existence dudit boîtier ! C’est ce qui s’appelle alimenter la rumeur, en se positionnant dans les mots-clés de Google. Et c’est aussi passer pour un guignol mais ça c’est autre chose…

Successeur du D700, c’est pour 2011
Tout le monde s’accorde à penser, dans les milieux autorisés, pour reprendre la formule par laquelle débute généralement une rumeur, que Nikon présentera le successeur de son D700 en 2011. Est-ce qu’il s’appellera D700s ou D700x, D800, D900 (allez Google, mon ami, fais-toi du bien !) ça nul ne le sait. La tendance actuelle le désignerait plutôt sous le nom de D800. La tendance et pas que ! Parce que figurez-vous qu’on sait de source sûre (comprendre source chinoise donc vraiment sûre de chez sûr) que ce sera bien D800. D’ailleurs de site Zol.com.cn (si vous parlez chinois, je veux bien la traduction du mot Zol), non content d’affirmer l’existence du D800 vous propose aussi d’en pré-commander un, pas moins. Et nous donne aussi une liste de specs qui fait carrément froid dans le dos. Jugez plutôt. Donc Nikon D800 serait fullframe, évidemment, avec un capteur 24Mp, une résolution d’image maximale de 6048 x 4032, un AF 51 points multi-cam 3500FX , des sensibilités de 200 à 6400iso (extensible à 25600iso), mode full HD. Bon, autant dire qu’on ne sait pas grand chose, mais on s’en fout ! Le mal est fait, le ver est dans le fruit. C’est le principe même de la rumeur.

Ce que j’espère du D800
Finalement, je serais vraiment scotché si Nikon nous pondait un boîtier avec des specs comme ce que je viens de lire sur le site chinois. Un capteur de 25 mégapixels, je n’y crois pas une demi-seconde. Je pense au contraire que Nikon va signer et persister dans la voie qui a fait son succès, en proposant un reflex basé sur un capteur de taille humaine. On m’annoncerait un D800 avec un capteur de 14mp, je n’en serais nullement étonné. Au delà, ça signifierait que Nikon a mis en œuvre un ensemble d’outils permettant de gérer une qualité d’images au moins de qualité égale à D700 ou à D3s. Quoiqu’il en soit, j’écris à longueur de lignes et ne cesse de répéter depuis des mois que le successeur du D700 sera une tuerie. Nikon est dans une dynamique de succès qui n’est pas prête de s’interrompre, je vois mal la marque jaune commettre un faux pas sur le nouveau D700.

À dire vrai, j’imagine un boîtier compact, dôté d’un capteur de 14 à 16mp et de fonctionnalités directement héritées du D3s, en matière de réactivité de l’autofocus, de gestion des hautes sensibilités, ainsi que de specs vidéo implémentées sur D7000 (mode full HD, mise au point en continu). Finalement, j’aimerais voir ce futur D700 comme le reflex pro compact de rêve, l’idéal boîtier backup en complément d’un D3, d’un D3s, d’un D3x ou pourquoi pas du Nikon D4 à venir, reprenant l’ergonomie qui a fait le succès de la gamme pro. En attendant, les amateurs de Nikon se contenteront de la réalité qui elle, contrairement à la rumeur, est vraie de vrai.

Nikon annonce D7000 : 16mp, vidéo full HD, autofocus amélioré. Bienvenue au fight club.

nikon-annonce-D7000-shots-2010Disons-le clairement. Même si ce nouveau boîtier Nikon D7000 présente de nombreux atouts – un capteur plus musclé, un double slot SD, un mode vidéo full HD, un autofocus optimisé, … On va y revenir ! – c’est quand même rien d’autre qu’un boîtier positionné sur le segment expert semi pro, pas de quoi fouetter un chat ! Un second couteau en somme. Bienvenue, vous êtes sur Shots. Vous vous attendiez à quoi ? Qu’on se liquéfie, qu’on se répande ? Voilà un boîtier au format DX qui pour un pro peut être une excellente alternative, au mieux un backup de son D3 ou de son D3s. Ce boîtier en a sous le pied et je vous propose de regarder les points qui me semblent intéressants d’être notés, Mais de vous à moi, ce D7000, clairement positionné face au 7D de Canon est annonciateur d’une bagarre à venir sur le segment pro que, pour ma part, j’attends avec une impatience fébrile. L’annonce aujourd’hui de D7000 n’est qu’un hors d’oeuvre, un amuse-gueule, un premier round, une mise en jambes en attendant le combat des chefs, le vrai, le couillu, sur le terrain professionnel. C’est dans les mois qui viennent que vont se livrer deux combats décisifs entre les deux principaux constructeurs japonais que sont Nikon et Canon. Dans un premier temps avec les deux boîtiers full frame pros, pour Nikon le successeur de D700, pour Canon le successeur de EOS 5D Mark II. Dans un deuxième temps avec l’annonce tant attendue de leurs nouveaux reflex haut de gamme, probablement D4 chez Nikon et EOS 1DS Mark IV chez Canon. Et lorsque j’écris le mot “décisif“, je pèse et je soupèse. Après la relative déroute des armées Canon, autant vaincues de l’intérieur sur le segment pro que par l’exceptionnelle et insolente réussite d’un Nikon plus en verve que jamais, l’étape qui s’annonce va s’avérer cruciale. Canon va devoir prouver sa capacité à rebondir en proposant un 5D Mark III flamboyant, dôté d’un AF opérationnel, d’une gestion des hautes sensibilités vraiment optimisée et de fonctions vidéo qui cloueront sur place la concurrence. D’autant qu’en face, on imagine un Nikon plus remonté que jamais, fort de ses succès sur le segment pro. Fermez les yeux deux secondes et imaginez un successeur au D700, intégrant de la vidéo full HD, dôté d’un AF dont seule la marque jaune a le secret (un 51 points hérité du D3s serait déjà époustouflant) et d’une gestion des hauts iso également en droite ligne du D3s. Voilà, vous y êtes ? Canon versus Nikon, dans les mois qui viennent, ça va ressembler au fight club. Et il est probable que l’un des deux va en prendre plein la gueule. Vae victis.

D7000 : des specs qui préfigurent le chapitre suivant
Observez-le bien ce boîtier. Il se positionne sur le segment amateur éclairé et nous dit plein de choses sur le futur de la marque jaune. D’abord et avant tout, la taille du capteur. C’est fait. Nikon se décide enfin à proposer une taille de capteur digne de ce nom ! Comme disait un ami qui se reconnaîtra, seize c’est mieux que douze. Une lapalissade, peut être, mais qui n’a rien d’anecdotique. C’est radicalement plus simple d’obtenir une image clean à 100% avec un capteur 12mp qu’avec un capteur 16mp. Un autre ami photographe (qui se reconnaîtra aussi) me disait récemment à propos de ses images produites avec 5D Mark II : “quand je regarde les images du 5D II à l’écran, je me contente de 50%, comme ça elles sont nettes !” avant d’éclater de rire. Comparer des images produites à 21mp avec des images crachées à 12mp, était-ce bien raisonnable ? Bon, en tout cas, avec ce capteur 16mp, on va enfin pouvoir comparer les images du D7000 avec celles d’un EOS 7D. Et puis 16mp ça laisse quand même un peu plus de latitude que 12 en cas de crop. Taille capteur, ça c’est fait. Le deuxième paramètre intéressant c’est ce double slot SD. D’abord parlons du format SD qui, à terme, pourrait bien remplacer un standard compact flash ancien et nettement plus encombrant. Ensuite un double slot, comme sur D3s, avec probablement des fonctions épatantes en matière de remplissage (débordement, backup, RAW/jpeg, …). Passons sur la construction du boîtier lui-même qui, sans être tropicalisé, a quand même été prévu pour l’anti-ruissellement et une résistance aux chocs avec son boîtier magnésium. Son viseur 100% lumineux, son écran LCD 3 pouces, … Construction Nikon, pas besoin de vous faire un dessin. Non, parlons plutôt des sujets qui fâchent (suivez mon regard), oui ! Parlons de l’autofocus.

Autofocus. Quand Nikon améliore la perfection.
Chaque fois qu’on me parle de l’autofocus de Nikon, je repense à cet ami photographe (encore un) qui me disait : “tu donnes un reflex Nikon à un pékin lambda qui n’a jamais fait une photo de sa vie, ça sera cadré avec les pieds mais une chose est sûre. les photos seront nettes.” C’est vrai. C’est ce qui m’avait bluffé lors de mes tests avec D3s, ce sentiment de ne jamais pouvoir prendre l’autofocus en défaut. Ah oui ! Bien sûr, il y a ceux qui vous diront : “l’autofocus, dans le temps ça n’existait pas et on vivait bien quand même !” Oui, mais aujourd’hui, un photographe ne vit pas sans un AF qui assure. Nikon produit déjà des boîtiers reflex dôtés d’un autofocus redoutablement efficace, même dans des conditions de lumière délicates, avec, cerise sur le gâteau une gestion des hautes sensibilités radicalement élaborée. Lorsque je lis que l’autofocus 39 points a encore été optimisé, qu’il permet, je cite, de produire des images “de haute qualité et incroyablement précises“, ma première réaction c’est évidemment de demander à voir et ma seconde réaction c’est d’inviter Canon a bien penser sa prochaine copie au chapitre autofocus + gestion des hauts iso. Au risque de me répéter, cette annonce du D7000 n’est pas une simple annonce d’un nouveau boîtier DX semi-pro, mais bien le signe annonciateur d’une énorme bagarre.

Vidéo. Comme au poker, Nikon se refait et double la mise.
Au chapitre de la vidéo, Nikon n’avait pas vu le coup venir, j’entends par là le coup du 5D Mark II. D’ailleurs, entre nous, même Canon ne s’attendait pas à un tel succès. Comme me le disait un membre du staff Nikon France il y a tout juste un an, “rendez-vous en 2010 !” On y est. Non seulement sur le terrain de la vidéo Nikon a largement comblé son retard – c’était déjà le cas avec D3100 qui intégre full HD 1080/24 – mais en plus en a profité pour implémenter des fonctionnalités curieusement absentes chez la concurrence. Ainsi le mode autofocus est disponible en vidéo avec le mode AF-F et sa mise au point continue pendant l’enregistrement vidéo. Je passe sur le format MPEG4 AVC/H264, la présence d’un micro stéréo pour un son stéréo de qualité et la possibilité de réaliser un montage basique directement à partir du boîtier, histoire de partager ses vidéos rapidement. Bref, on est chez Nikon hein ? C’est propre, c’est pro, c’est du rêve et même un cran au dessus. D’ailleurs ce n’est pas un hasard si la marque jaune positionne D7000 sur le segment “aventure ludique“. La photographie comme terrain de jeux, c’est pas nouveau mais ça fait toujours recette. Avec D7000, vous allez pouvoir vous amuser, faire de chouettes photos (nettes) et de jolies vidéos. Pour un prix rikiki…

Moins de 1000€ HT
Habituellement chez Nikon, on n’a pas l’habitude de donner le matériel. Les optiques, en particulier, sont nettement plus chères que la concurrence. Mais sur ce boîtier, Nikon propose un prix agressif si on le compare à EOS 7D, puisqu’on se situe à un prix d’introduction de 1149€ TTC soit 960€ HT. On devrait pouvoir rapidement toucher le D7000 à un prix inférieur (autour de 1000€ TTC). Un prix attractif pour un boîtier de ce calibre parfaitement positionné sur le segment convergent de la photo et de la vidéo.

Le déploiement de forces de Nikon. Bienvenue au Fight club.
On sent parfaitement la stratégie de Nikon se développer, sur tous les fronts. D’abord sur le segment pro où Nikon fait un carton, avec une vague maousse de photographes pros qui ont switchés de la marque rouge vers la marque jaune et c’est pas fini. Nikon appuie sur le segment vidéo où son concurrent Canon avait trouvé un soupçon d’oxygène. Nikon appuie sur le segment d’entrée de gamme et innove à tour de bras sur la gamme compact Coolpix autant que sur la gamme reflex, D3100 et aujourd’hui D7000. Nikon développe aussi plein pot sa gamme d’optiques où sa réputation de complétude n’égale pas celle de Canon. Aujourd’hui Nikon propose un 35mm f1,4 et un 200mm f2. Nikon est partout, sur tous les fronts et avance en force. D’ici au printemps 2011, on peut s’attendre à la sortie d’un nouveau reflex numérique pro, successeur du D700 et dans le courant de l’année une annonce du D4. Canon est prévenu, Nikon a de quoi faire et la baston va être dantesque. Bienvenue au fight club.

Canon EOS 1D Mark IV. Mon été au bras d’une diva…

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J’ai passé mon été au bras d’une diva et ça, c’est pas donné à tout le monde. Quand je dis au bras d’une diva, c’est plus exactement au bout de mon bras droit, car vous l’avez compris, je vais vous parler d’EOS 1D Mark IV. Cet été, j’avais rendez-vous comme chaque année sur la plaine de Kerampuilh, faisant partie du staff des cinq photographes officiels du festival des Vieilles Charrues à Carhaix. Ah ! Les Vieilles Charrues ! La plaine de Kerampuilh, les scènes Glenmor, Kerouac, Xavier Graal. Les festivaliers, la Coreff, le Breizh Cola, les jolies déco de l’ami El Globos, le soleil, la pluie, le soleil, les bénévoles… Un jour il faudra que je vous raconte tout ça, l’attachement sincère, la relation unique, plus qu’affective, parfois déraisonnable que je porte à ce rendez-vous. D’ailleurs, au moment où j’écris ces lignes, je compte déjà les jours qui me séparent de la prochaine édition, la vingtième, qui va être, comment dire ? Monumentale ? Mais revenons à nos moutons. Pour cette édition 2010, Canon France m’a proposé d’embarquer avec moi un EOS 1D Mark IV afin de lui faire prendre l’air tonique du centre Bretagne, avec quelques optiques de bon aloi, doux euphémisme quand on connaît le calibre des optiques de la gamme L signée Canon. Le but c’était de confronter la bête sur le terrain et de lui en faire voir de toutes les couleurs, ce qui tombe plutôt bien. D’abord parce que la gestion des couleurs, c’est l’un des fondamentaux de la marque rouge, ensuite parce qu’avec Canon, on se disait que côté conditions de terrain, quatre jours de Vieilles Charrues, c’était plutôt un bon test. Ce qu’on ignorait alors, c’est que j’allais être largement servi, avec toutes les conditions qu’un boîtier reflex pro peut déguster en reportage (à part la neige). En revanche, de la pluie et pas pour rigoler, de la vraie pluie bretonne pur jus, de celle qui vous tombe sur la gueule par seaux entiers et vous détrempe jusqu’à l’os, le lendemain un grand soleil avec de la poussière, des projections de liquides en tout genre (Breizh Cola, Coreff), la totale. Ou la Bretagne, en résumé.

1D Mark IV, pour (enfin) oublier l’épisode précédent
Le challenge de Canon, en sortant EOS 1D Mark IV, était à la fois simple et complexe. Faire oublier, autant que faire se peut, l’épisode 1D Mark III. Est-il bien utile d’y revenir ? Tant cet épisode a apporté son lot de douleurs, non seulement pour les photographes professionnels équipés de ce boîtier mais aussi pour les membres de Canon. Car au delà des problèmes erratiques du boîtier (autofocus défaillant en mode AI servo, entre autres), le syndrome Mark III a endommagé en profondeur et sans doute de manière durable, mais pas irréversible, l’image de marque du constructeur japonais. De plus, il faut admettre que Canon n’a sans doute pas pris l’ampleur de la catastrophe et de ses conséquences à moyen terme, qui se sont traduites par un switch massif de photographes pros de la marque rouge vers Nikon. C’est dans cet état des lieux que Canon a lancé son nouveau haut de gamme reportage, 1D Mark IV, fin 2009, confronté à Nikon qui, à peu près dans le même temps, présentait son D3s. D’un côté une marque en crise sur le segment pro haut de gamme, de l’autre une marque proposant la quintessance du boîtier pro : Nikon D3s, merveilleusement polyvalent, dôté d’un autofocus redoutablement efficace, d’une gestion des hautes sensibilités particulièrement élaborée, la lutte s’annonçait difficile. Mais comme toujours en photographie, ce qui fait la différence, c’est l’oeil du photographe et l’expérience sur le terrain. Alors que l’ami Rob Galbraith claironnait à tout va sur son blog (avec, soit dit en passant, sans être mauvaise langue, de bien jolies bannières publicitaires Nikon) que 1D Mark IV ne réglait rien des problèmes de son prédécesseur, je me suis dit que la meilleure façon de marcher, comme disait feu ma grand-mère, c’était d’abord de mettre un pied devant l’autre. En clair, pour savoir ce que EOS 1D Mark IV valait ou pas, j’ai convenu avec Canon de l’utiliser, in situ, sur le terrain, pour l’appréhender dans sa globalité.

Prise en main du boîtier APS-H
Il m’est revenu le souvenir d’une discussion avec un photographe, pendant les Vieilles Charrues. En clair, le discours consistait à dire que le boîtier n’a quasiment pas d’importance, que l’élément essentiel c’est l’optique, parce que c’est par là que passe la lumière. Ah ! Si les choses étaient aussi simples… Quand on a en main un Mark IV, qu’on jette un oeil aux éléments de paramétrages ou plus prosaïquement qu’on travaille avec ce boîtier, on réalise à quel point on a entre les mains un véritable ordinateur embarqué, un générateur d’images numériques. Est-ce que le boîtier est important ? Tu m’étonnes, John ! En fait, l’ensemble est important, car une fois l’optique montée sur le boîtier, vous tenez entre vos mains un tout, et pour tout dire une machine ultime, surtout dans la configuration utilisée cet été : un EOS 1D Mark IV et un zoom 70-200 2,8L IS série II, sans aucun doute possible l’outil le plus abouti actuellement disponible chez Canon pour le photographe professionnel. J’ai travaillé en RAW avec des cartes Sandisk Extreme III 32Go et j’ai engrangé chaque jour un millier de clichés, entre la dizaine de concerts au quotidien et les photos de public et d’ambiance. À aucun moment je n’ai eu le sentiment d’être limité par le matériel. Petit détail à divulguer à propos de la batterie, dont le niveau de charge restait élevé, malgré une utilisation intensive, incluant les preview de clichés. Autre point, le format du capteur APS-H. J’ai toujours dit que j’aurai préféré un capteur fullframe mais finalement j’ai rapidement oublié que j’avais un coeff 1,3. Avant de partir sur les Vieilles Charrues, j’ai pratiqué 1D Mark IV pendant une dizaine de jours. En particulier je me suis posé une journée et je me suis mangé la doc (en entier) avec le boîtier sous la main, indispensable prélude. Et puis je ne voulais pas revivre l’épisode 2009 avec 5D Mark II, où ma méconnaissance du boîtier avait accentué le sentiment de malaise. À mon arrivée sur le site, j’avais le boîtier bien en mains, défini mes styles d’images, le paramétrage de l’autofocus, le copyright des images, etc… La prise en mains de Mark IV n’est pas aisée, elle nécessite vraiment une phase d’adaptation. J’avais été épouvanté par la médiocrité des premières images vues sur internet émanant des premiers tests du boîtier. EOS 1D Mark IV, comme les autres boîtiers, n’est que ce que le photographe en fait. C’est un outil. Si vous l’utilisez n’importe comment, vous allez droit à la chienlit. Quand je regarde les images des Charrues (Mika, NTM, Jamiroquai, Matthieu Chédid, Muse, Dutronc, entre autres) ou plus récemment ceux de la Fête du Bruit (Placebo, Status Quo, Morcheeba, Steel Pulse…) je me dis que tout compte fait, je n’ai pas trop loupé le coche.

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Piloter une V-max ou monter un pur-sang à cru
Avoir en mains un EOS 1D Mark IV c’est un peu comme piloter une Yamaha 1700 V-max, comme de monter un pur sang, à cru. De deux choses l’une. Vous savez faire et vous avez le sentiment de pouvoir aller au bout du monde, tout en vous sentant libre et en toute sécurité. Ou bien vous ne savez pas faire et au premier virage, à la moindre incartade vous vous cassez la gueule. En clair, ce boîtier est capable du meilleur, de l’absolu en matière photographique, produisant des images d’une pureté, d’une pertinence sans aucun équivalent sur le marché. Je voudrais que les choses soient claires. J’ai choisi de relater mon expérience sur le terrain avec ce boîtier en toute transparence. Je n’ai pas changé mes habitudes de prises de vue, j’ai bossé en mode M, one shot, collimateur central. J’ai utilisé certaines fonctions spécifiques du boîtier, comme la permutation automatique de collimateur. En clair, si EOS ne réussit pas à faire le focus avec le collimateur sélectionné, il utilise automatiquement l’un des collimateurs gauche ou droite (ou haut, bas selon le mode) par rapport au collimateur sélectionné. Du côté des sensibilités, j’ai fait avec la lumière. En plein jour, j’étais rarement au delà de 200 iso et compte tenu de la puissance des plans de feux des scènes des Charrues, je ne suis quasiment jamais monté au delà de 800 iso. Par exemple, sur Mika, les lights étaient tellement puissantes qu’on avait l’impression d’être en plein jour. La plupart du temps j’ai shooté en vue par vue, sur certains sets j’ai travaillé en rafale. Oui, parce que quand vous avez entre les mains une bête capable de cracher du 10fps, il faudrait être idiot pour ne pas vouloir tester, histoire de voir si ça étale. Je confirme, ça étale sans broncher ! Le côté pervers du mode rafale sur 1D Mark IV en one shot, c’est que si la première est bonne, il y a de grandes chances de se retrouver avec un paquet de bonnes images. Clairement, dans les conditions que je viens de décrire, quand j’ai chié une photo avec 1D Mark IV (oui, oui, ça m’est arrivé) c’était ma faute. Je ne peux pas honnêtement imputer une quelconque responsabilité au matériel, d’une régularité quasi métronomique. Le souvenir le plus marquant restera la validation de la tropicalisation sous un déluge de flotte pendant le set de Muse. La bonne vingtaine de minutes passée à photographier Bellamy and Co dans des conditions météo dantesques est un épisode mémorable. J’aurais amené 1D Mark IV sous ma douche que ça n’aurait pas été pire. J’avais un nuage d’eau entre l’oeil et le viseur, sur la fin du set j’avais le regard brouillé par les gouttes d’eau qui perlaient de mes sourcils. L’étanchéité et la tropicalisation de 1D Mark IV se sont avérées parfaites et tout le monde ne peut pas en dire autant. Après le concert, dans la salle de presse, de nombreux photographes y sont allés de leur sèche-cheveux. Techniquement, ce boîtier pro a tenu toutes ses promesses, pour moi, pour ma façon de travailler, produisant des images d’un dynamisme, d’une netteté sans pareil et surtout d’un rendu de couleurs éblouissant. Les rouges sont rouges et même dans des conditions d’éclairage habituellement complexes (des lights rouges justement), la précision de l’image demeure exceptionnelle. On ne répètera jamais assez : le rendu des couleurs Canon est somptueux.

Et pourtant…
Oui et pourtant, j’ai le sentiment que Canon n’en n’a pas fini avec ses vieux démons. Abordons les deux sujets qui fâchent. D’abord la gestion des hautes sensibilités. Ah ! Si seulement Canon était le seul constructeur sur le marché, si seulement Nikon n’avait pas créé D3s, on serait bien moins emmerdés. Mais Nikon existe et j’ai testé son D3s. Alors évidemment, dès lors qu’il s’agit d’évoquer les hauts iso, je ne peux que me remémorer mes tests avec D3s, en décembre 2009. En clair, j’ai écrit ici que je n’ai guère dépassé avec 1D Mark IV les 800 iso en festival, simplement parce que c’était inutile. Les tests réalisés en concert courant août avec des sensibilités plus élevées (jusque 3200iso) laissent clairement apparaître du grain, perceptible dès 3200 iso. Sur ce terrain, précisément, Canon est loin derrière Nikon, capable avec son D3s de produire des images propres jusqu’à 12800iso et acceptables à 25600iso. Pas plus d’ambiguïté sur le sujet de l’autofocus. En mode one shot, en bonnes conditions de lumière rien à dire. En revanche, le problème se complique de manière accentuée en mode AI servo, l’autofocus du Mark IV peut présenter un comportement erratique selon le déplacement du sujet et en conditions de lumières dégradées. Les lecteurs de Shots qui me connaissent auront noter la prise de pincettes dans mon propos. Pour avoir évoqué le sujet précis avec des sources autorisées, il en ressort que 1D Mark IV nécessite un paramétrage particulièrement pointu au chapitre autofocus AI servo. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que Canon USA a édité, à destination des pros utilisateurs de 1D Mark IV (en particulier des photographes sportifs), une leaflet qui résume les réglages appropriés de l’autofocus en mode AI servo, selon le domaine d’utilisation. Cela consiste en particulier à paramétrer de manière adéquate les temps de réaction et de recalcul de l’autofocus selon l’environnement. En clair, un paramétrage si tu shootes du foot US, un autre pour de la natation, des sports mécaniques, du ski alpin, … Bon, OK, va pour la leaflet. Chez Nikon, pas de leaflet. Sur D3s, juste un AF 51 points qui étale en mode suivi dans toutes les conditions. Comme me le disait un bon ami photographe pro (équipé en Canon, il se reconnaîtra) : “tu prends un pékin lambda qui n’a jamais fait de photo de sa vie, tu lui colles un D3s en mode P entre les mains et tu l’envoies faire des photos. Bon, d’accord, le gars ne te fera pas du Cartier-Bresson, ça sera cadré avec les pieds, mais bordel ! Il te ramènera 100% d’images nettes !” En matière de photo, il y a aujourd’hui deux mondes. Il y a quelques mois j’écrivais que Nikon avait produit avec D3s le meilleur reflex pro du marché, je persiste et signe. D3s tient le haut du pavé pour le moment, mais…

En conclusion
Car il y a un mais. En photo, les choses ne sont jamais aussi simples qu’il y parait. Les deux boîtiers sont sur des axes de marché identiques, reflex pro, mais l’un est fullframe (D3s) l’autre est APS-H (1D Mark IV). D3s c’est 12mp quand 1D Mark IV affiche 16mp, alors, anecdotique la taille du capteur ? Sans doute, jusqu’au jour où vous avez besoin de cropper, de recadrer. Dans ce cas, comme l’aurait dit Monsieur de La Palisse, 16 c’est mieux que 12, quoiqu’on en dise. Côté optiques Canon, j’avais dans mon sac deux 70-200 2,8L IS (série 1 et série 2), un 24-105 f4 (nettement meilleur que ce qu’on m’en avait dit), un 135 f2 (Gérald Géronimi avait raison, quel caillou !) et un 16-35 2,8L. J’ai surtout utilisé le 70-200 2,8L IS serie II qui est comme le serie 1, un caillou exceptionnel, mais en mieux. Je ne savais pas que c’était possible. Chez Nikon, j’aurais pu avoir quasiment les mêmes optiques (le 70-200 2,8 VRII est également excellent) mais en payant un surcoût de l’ordre de 20 à 30%. Et là vous me dites ? Alors, tu fais quoi ? Je ne vais pas vous redire que je m’asseois le long du fleuve… Photographier, c’est prendre du plaisir, c’est restituer les couleurs, c’est témoigner de la vie. J’ai choisi de rester chez Canon pour trois raisons : le plaisir, la gestion des couleurs, les optiques. Et puis je connais bien la marque rouge, je connais sa capacité à rebondir, à ne pas rester les bras ballants. Est-ce que je vais acheter un EOS 1D Mark IV ? Quand je regarde le travail réalisé cet été, je me dis que oui, c’est sans aucun doute un boîtier pour moi.

Les mois qui viennent s’annoncent passionnants, tant chez Canon que chez Nikon. Regardez ce qui se passe chez Canon en ce moment. Des annonces d’optiques, un hallucinant zoom fisheye (8-15mm f4), un nouveau 300mm f2,8, un nouveau 400mm f2,8 et tout ça dans la gamme L, autant de signes qui ne trompent pas. Avec Nikon, qui comble son retard sur les optiques à vitesse grand V, le duel va être des plus rudes ! Nikon, encore, qui se positionne aussi sur le marché de la vidéo full HD, il suffit de voir son reflex D3100 d’entrée de gamme capable de taper du 1080/24, avec l’autofocus en mode vidéo à un prix absolument riquiqui (moins de 600€ TTC avec un 18-55), sans oublier le D95 qui devrait être annoncé dans une ou deux sermaines. En ligne de mire aussi, chez Nikon, un successeur au D700 et chez Canon un EOS 5D Mark III, je veux bien parier que ces deux-là, l’un comme l’autre, vont être é-blou-i-ssants ! Et puis, bien sûr, tous les pros attendent les annonces des deux gros morceaux, Nikon D4 et Canon EOS 1Ds Mark IV. Passionnants je vous dis. Stay tuned !

cliché inédit : Mika au festival les Vieilles Charrues, juillet 2010 (Canon EOS 1D Mark IV, EF 70-200 2,8L IS Serie II)

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