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	<title>Photos de concerts, Shots Hervé LE GALL Photographe&#187; musique</title>
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	<description>le blog du photographe Hervé LE GALL</description>
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		<title>Mansfield Tya. Dans les bras de Nyx, déesse de la nuit.</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 13:54:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je suis sorti secoué, lessivé, éreinté, essoré, subjugué du set de Mansfield Tya. Depuis, j&#8217;essaie (vainement) de reprendre mes esprits, en écoutant notamment NYX, le nouvel opus des deux damoiselles du duo nantais. Un signe qui ne trompe point. Bon, déjà il y a quelques mois, j&#8217;avais eu l&#8217;occasion d&#8217;approcher l&#8217;univers musical de ce groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2012/01/mansfield-tya-au-vauban-shots-2012.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2012/01/mansfield-tya-au-vauban-shots-2012.jpg" alt="mansfield-tya-au-vauban-shots-2012" title="mansfield-tya-au-vauban-shots-2012" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-2212" /></a><br />Je suis sorti secoué, lessivé, éreinté, essoré, subjugué du set de <strong>Mansfield Tya</strong>. Depuis, j&#8217;essaie (vainement) de reprendre mes esprits, en écoutant notamment <em>NYX</em>, le nouvel opus des deux damoiselles du duo nantais. Un signe qui ne trompe point. Bon, déjà il y a quelques mois, j&#8217;avais eu l&#8217;occasion d&#8217;approcher l&#8217;univers musical de ce groupe totalement atypique, d&#8217;effleurer la beauté, la douceur vénéneuse et la violence de leurs compositions. J&#8217;avais écrit <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://cabaretvauban.com/2012/01/09/mansfield-tya-en-concert-au-vauban-venez-savourer-un-moment-de-grace/"  target=_blank>un billet pour le site du Vauban</a> sur la venue du groupe en octobre à l&#8217;invitation des filles de CoNNe AcTioN et là j&#8217;avais pris, coup sur coup, deux titres en pleine gueule. Animal, d&#8217;abord, une composition étrange, un univers étrangement fascinant, mélange de voix baroques et de pizzicatos <em>violonesques</em> assumés avec une assurance parfaitement maîtrisée et là je m&#8217;étais dit, en me parlant à moi-même, <em>mais putain, what the fuck, on ne m&#8217;avait donc rien dit</em> ? Et puis par dessus, il y avait eu un autre titre qui a tourné en boucle, à la fois sur le site du Vauban et dans ma tête pendant des mois et il ne fut pas rare que l&#8217;envie me prenne de fredonner &#8220;il n&#8217;y a pas d&#8217;étoiles sur le plafond…&#8221; régulièrement dans la journée, ce qui agaçait considérablement mon entourage. Bref. J&#8217;étais accro. <strong>Mansfield Tya</strong> était entré dans ma tête, par la grande porte, sans effraction, avec douceur et volupté, instillé dans mes veines comme un divin poison. Comme j&#8217;aime, en somme.</p>
<p>Et puis il y a eu le set du Vauban. Sur scène, deux synthés, une batterie et deux filles, Julia et Carla. L&#8217;une vocalise pendant que l&#8217;autre s&#8217;applique, désinvolte mais consciencieuse sur son violon et là, dès la première note, Ô mes petits frères et sœurs ! Un frisson qui m&#8217;envahit le cortex, me secoue la carlingue de haut en bas, quelque chose d&#8217;indéfinissable, de doux et en même temps de violent, comme une passion, un feu, une petite mort, un ange exterminateur. <strong>Mansfield Tya</strong> c&#8217;est une tornade, un truc qui te prend, te soulève et qui ne te lâche plus. Ça passe ou ça casse. Soit on aime, radicalement, soit on déteste définitivement, mais avec elles, pas de juste milieu, pas de peut-être, de <em>oui pourquoi pas ?</em> Ça n&#8217;évoque <em>rien</em>, c&#8217;est à la fois de la pop, mâtinée de son baroque qu&#8217;on croirait tout droit venu de temps lointains, à voir ces deux filles faire tout avec brio on pense au son rock minimaliste des <em>White stripes</em> et puis non, ça repart un peu plus loin, je ferme les yeux et la complainte des voix me rappelle la douceur des filles du trio <em>Au revoir Simone</em>, mais pas pour très longtemps parce que Julia est déjà à la batterie et cogne sur ses fûts comme une furie, mais toujours avec élégance. Totalement désinvolte, cette Julia, c&#8217;est marrant elle me rappelle vaguement quelqu&#8217;un, croisé aux <em>Vieilles Charrues</em>, dans un univers parallèle, sans doute. Mansfield Tya me tient et ne me lâchera plus. Une petite heure à peine et l&#8217;oiseau s&#8217;est (déjà) envolé. C&#8217;est d&#8217;ailleurs le seul (petit) reproche qu&#8217;on pourra faire au duo, on ressort un peu frustré tellement c&#8217;était bien, tellement c&#8217;était bon, tellement qu&#8217;on a envie d&#8217;en reprendre encore un peu, comme quand on a envie de lécher le fond de la casserole avec ses doigts, avec gourmandise, mais non, <em>enough is too much</em>, c&#8217;est fini et putain ! C&#8217;était vraiment bon…</p>
<p>Finalement on ne pouvait imaginer meilleure ouverture que <strong>Mansfield Tya</strong> pour cette première édition d&#8217;<strong>Astropolis</strong> collection Hiver. J&#8217;ai rencontré Julia, après le set, elle et son regard bleu azur. Je lui ai dit que j&#8217;avais cru croiser son chemin par le passé et elle m&#8217;a regardé en souriant avant d&#8217;ajouter : &#8220;Ah ! Je vois que vous avez rencontré ma sœur…&#8221; Je n&#8217;ai pas insisté et puis j&#8217;ai balancé un hasardeux &#8220;j&#8217;aime beaucoup ce que vous faites&#8221; avant d&#8217;essayer de ma rattraper maladroitement sur un truc aussi convenu (en deux mots). Julia, aussi lumineuse à la ville qu&#8217;à la scène, pas la peine d&#8217;en rajouter. <em>Putain de concert</em>. Mansfield Tya est entré dans mon <em>Panthéon</em> musical, en douceur, avec l&#8217;élégance définitive qui est la marque de fabrique de ce duo intemporel. Entre <em>Miossec</em> et <em>Bashung</em>, entre <em>Gainsbourg</em> et <em>Daho</em>, <em>Florent Marchet</em> et <em>François Audrain</em>, <em>Romain Humeau</em> et <em>Eiffel</em>, entre <em>Mozart</em> et <em>Au revoir Simone</em>, il y a désormais <strong>Mansfield Tya</strong>, regard bleuté, mélange sublime de voix et délicieuses bidouilles sonores qui m&#8217;emportent ailleurs, loin d&#8217;ici, dans les bras de <em>Nyx</em>, déesse de la nuit…</p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.mansfieldtya.com/"  target=_blank><strong>voir le site internet de Mansfield Tya</strong></a> </p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://cabaretvauban.com/2012/01/09/mansfield-tya-en-concert-au-vauban-venez-savourer-un-moment-de-grace/"  target=_blank><strong>voir l&#8217;article et des vidéos sur le site du Cabaret Vauban</strong></a></p>
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		<title>Test Nikkor 200-400mm f4 VR. Pour enfin atteindre l&#8217;inaccessible étoile.</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 09:54:06 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/12/nikon-D3s-200-400-sur-manfrotto-shots-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/12/nikon-D3s-200-400-sur-manfrotto-shots-2011.jpg" alt="nikon-D3s-200-400-sur-manfrotto-shots-2011" title="nikon-D3s-200-400-sur-manfrotto-shots-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-2112" /></a><br />Sur le bon de livraison en provenance de Nikon France il y a écrit &#8220;<em>Nikkor 200-400 f4 VR</em>&#8220;. Petit frémissement. Je regarde le prix pour l&#8217;assurance. Ah ouais, quand même&#8230; Il s&#8217;agira donc de ne pas le perdre ou de le laisser tomber. De toutes façons, un engin pareil monté sur mon D3s ça accuse plus de cinq kilos à la pesée, alors pour le <em>shooting</em> à main levée, on oublie. Non. Là, c&#8217;est direction <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_16.html"  target="_blank"><strong>Digit Photo</strong></a> au rayon <em>Manfrotto</em>. J&#8217;ai investi dans un monopode pas trop cher (autour de 45€) qui supporte un poids de dix kilos. Un investissement indispensable, de toutes façons et puis comme j&#8217;ai déjà eu la bonne idée d&#8217;investir dans un trépied de la même marque, l&#8217;excellente rotule du trépied s&#8217;adapte à merveille sur le monopode, c&#8217;est ce qui s&#8217;appelle péréniser ses investissements. Me voilà paré. Pour le test sur le terrain j&#8217;ai choisi deux grandes salles. D&#8217;abord <em>le Quartz</em>, scène nationale et son grand auditorium avec <strong>Miossec</strong> pour la soirée <strong>Georges Perros</strong>. Ensuite <em>la Carène</em>, la grande salle qui accueille le concert <em>sold out</em> de <strong>Selah Sue</strong>. Deux salles, deux configurations idéales pour un <em>shooting</em> live et un test grandeur nature d&#8217;une optique d&#8217;exception, un zoom capable d&#8217;étaler de 200 à 400mm à f4 constant, équipé d&#8217;un VR, et plus si affinités avec un téléconverstisseur TCF14 capable de faire monter l&#8217;engin à une focale de 560mm à f5,6 constant. N&#8217;en jetez plus !</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/12/miossec-le-quartz-nikon-D3s-nikkor-200-400-shots-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/12/miossec-le-quartz-nikon-D3s-nikkor-200-400-shots-2011.jpg" alt="miossec-le-quartz-nikon-D3s-nikkor-200-400-shots-2011" title="miossec-le-quartz-nikon-D3s-nikkor-200-400-shots-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-2113" /></a><br />
Évidemment, le premier paramètre de ce monstrueux zoom <strong>Nikkor 200-400 mm</strong>, c&#8217;est justement son aspect énorme. Et puis quand le prend en main, comme disait Izma, <em>tu sens la puissance Kronk ?</em> (Oh oui ! On la sent bien). Habituellement, on attache une optique à son boîtier, ici c&#8217;est l&#8217;inverse. Il est conseillé de fixer solidement l&#8217;attache de la rotule sur le zoom, puis de fixer le zoom sur le monopode et d&#8217;amener le DSLR à la rencontre de l&#8217;optique. Pas d&#8217;ambiguïté, dans cette configuration c&#8217;est l&#8217;optique qui supporte le D3s qui semble bien <em>rikiki</em> quand il est fixé au 200-400. Un peu flippant au début, je m&#8217;assure que tout est solidaire et c&#8217;est parti. Premier constat. Je suis tout au fond du Quartz et à 200 je n&#8217;ai déjà pas assez de recul pour shooter tout le groupe. En revanche à 400mm c&#8217;est la fête. L&#8217;image dans le viseur est d&#8217;une luminosité sans nom, d&#8217;une clarté impeccable. Le zoom est très réactif, capable d&#8217;aller chercher un point de netteté dans des conditions <em>borderline</em>, tout ce que j&#8217;aime. On s&#8217;habitue très vite, finalement, à cette focale qui semble vraiment naturelle. Précision, il s&#8217;agit d&#8217;une émission qui passe en direct sur <em>France Culture</em>, donc on n&#8217;a pas affaire à un plan de feux phénoménal, d&#8217;une part et le tintamarre du déclencheur est totalement proscrit. Avec mon D3s je vais donc bosser en <em>mode Q</em> (le mode silencieux) et à 6400iso. Dans ces conditions, l&#8217;image présente un poil de grain mais c&#8217;est toujours moins pire que pas d&#8217;image du tout. Mais revenons à <strong>Nikkor 200-400</strong>. Si l&#8217;on excepte son poids, sensiblement plus élevé que la moyenne (doux euphémisme), au niveau du comportement, c&#8217;est un zoom de la famille <strong>Nikkor</strong> (j&#8217;allais dire <em>comme un autre</em>) avec toutes les qualités qu&#8217;on leur connaît, une grande souplesse d&#8217;utilisation, une fluidité parfaite de la bague de zoom, sauf que dans le cas présent on peut la tourner avec le plat entier de la main et pas du bout des doigts ! Dans le viseur, on s&#8217;habitue très vite à l&#8217;image, à sa clarté, à sa netteté, le plus troublant bien sûr demeure le ratio d&#8217;agrandissement à 400mm. En fait, en étant au fond de la salle, j&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;être au premier rang. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui m&#8217;a le plus gêné dans ce test, ce genre de matos lourd et encombrant, monté sur monopode ou trépied ne permet évidemment <em>a priori</em> pas la même souplesse qu&#8217;avec un 70-200, par exemple. Les contraintes sont plus sévères mais le champ d&#8217;action est immense. J&#8217;imagine aisément tout le profit qu&#8217;un photographe de sports ou un photographe animalier peuvent tirer d&#8217;une optique pareille, avec des fonctionnalités d&#8217;AF en continu, entre autres.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/12/selah-sue-la-carene-nikon-D3s-nikkor-200-400-shots-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/12/selah-sue-la-carene-nikon-D3s-nikkor-200-400-shots-2011.jpg" alt="selah-sue-la-carene-nikon-D3s-nikkor-200-400-shots-2011" title="selah-sue-la-carene-nikon-D3s-nikkor-200-400-shots-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-2114" /></a><br />
Quelques jours plus tard, j&#8217;ai rendez-vous à <em>la Carène</em>, pour un concert cette fois et un plan de feux qui a fait la réputation de cette salle. C&#8217;est <strong>Selah Sue</strong> qui sera mon sujet d&#8217;expérimentation, il y a pire. Comme au <em>Quartz</em> je suis en fond de salle, sur le balcon, une perspective très inhabituelle pour moi qui suis plutôt habitué aux fosses. Bizarrement, ce soir, je me sens beaucoup plus à l&#8217;aise avec le 200-400, la rotule <em>Manfrotto</em> permet une grande latitude et le monopode se règle en un clin d&#8217;œil, se déployant ou se rétractant très facilement. D&#8217;ailleurs, avec un peu d&#8217;habitude on peut se permettre quelques fantaisies de positionnement avec le monopode qui n&#8217;est pas condamné à reposer à terre, il peut aussi être en soutien ailleurs, sur le bout de ma chaussure par exemple, avec la rotule l&#8217;exercice est un peu sportif mais convaincant. Cette grande stabilité du monopode permet de shooter à des vitesses basses et le moteur VR fait des petits miracles. Tranquille à 1/60e, la capacité de Nikon D3s à monter tranquillement en iso permet de shooter à 1/125e f4,5 et au delà. Comme toujours, D3s fait preuve de son insolente domination dans sa capacité à accrocher le focus même dans des conditions de lumière délicates, pour peu qu&#8217;il trouve un point de contraste.</p>
<p>• <strong>Le verdict. Que voulez-vous que je vous dise ?</strong><br />
<strong>Caillou d&#8217;exception</strong>, ça vous va ? Focale de rêve, f4 constant, optique ultra-lumineuse, dotée d&#8217;un VR des plus efficaces. Monté sur un calibre comme <strong>Nikon D3s</strong> on joue sur du velours, l&#8217;AF est extrêmement réactif. Le tandem produit des images d&#8217;un piqué remarquable. Comme d&#8217;habitude, j&#8217;ai poussé le bouchon en plaçant un téléconvertisseur <strong>Nikkor TC14</strong> entre le boîtier et le zoom, en perdant certes un diaph (f5,6) mais en montant la focale à 560mm, excusez du peu, sans réelle perte de lisibilité, tout en préservant une image bien nette. Voilà le verdict. <strong>Nikkor 200-400</strong> est à classer dans les <em>must-have</em>, les <strong>optiques de rêve</strong> qui permettent d&#8217;aller loin, plus loin pour <em>enfin atteindre</em>, comme le disait si joliment le grand Jacques, <em>l&#8217;inaccessible étoile</em>. Et puis quelle focale, mazette ! Quelle latitude, de 200 à 400, une focale qui ravira les photographes animaliers, sportifs, événementiels et <em>people</em>, cette optique monumentale, capable d&#8217;aller voir ce que les autres ne voient pas tout en se payant le luxe de produire une image nette et piquée, le tout à f4 constant, encore une fois excusez du peu. On lui adjoindra évidemment un boîtier <em>fullframe</em> d&#8217;exception, comme <strong>Nikon D3s</strong> (what else ?) voire un excellent D700. Et, surtout, avant d&#8217;investir dans cette optique, on prendra une profonde inspiration par le nez avant de signer, en apnée, d&#8217;une traite et avec le sourire un chèque de l&#8217;ordre de <strong>7500€</strong> TTC. Mais c&#8217;est bien connu. Quand on aime, on ne compte pas. C&#8217;est le prix du ticket pour un voyage vers les étoiles.<strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Nikon et le Festival des Vieilles Charrues ouvrent les portes du possible à la nouvelle génération.</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 08:17:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/william-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/william-nikon-charrues-2011.jpg" alt="william-nikon-charrues-2011" title="william-nikon-charrues-2011" width="590" height="332" class="aligncenter size-full wp-image-1944" /></a><br />L&#8217;idée est venue de fil en aiguille. Comme naissent les idées, surtout les bonnes. <em>À ma gauche</em>, le leader de la photographie numérique professionnelle, à l&#8217;aise sur tous les terrains, à la réussite insolente, aimée de tous les photographes qui en sont équipés et fantasmée par tous les autres, accusant le meilleur autofocus du marché, une gamme d&#8217;optiques qui n&#8217;a plus rien à envier à la crèmerie d&#8217;en face, la marque jaune, plus lumineuse que jamais, voici <strong>Nikon</strong> ! <em>À ma droite</em>, le plus grand, le plus beau, le plus breton des festivals européens, porté à bout de bras par ses milliers de bénévoles, sa programmation dantesque, son bar numéro 4, ses patates au lard et son ambiance aux p&#8217;tits oignons, sa plus belle plaine du monde et son esprit farouchement indépendant, voici le <strong>Festival des Vieilles Charrues</strong> de Carhaix gast ! <em>Au centre</em>, le plus bougon des photographes de concerts, aussi énergique qu&#8217;un tonnerre de Brest, pilier du <em>Cabaret Vauban</em> et du <em>Run ar Puñs</em> réunis, indécrottable breton jusqu&#8217;au bout des ongles, caractère trempé dans le gwin dru et rincé au Breizh cola, accusant désormais un léger quintal, voici Hervé Le Gall, photographe officiel des Vieilles Charrues et officiellement équipé en Nikon, expert en sillon bien tracé, grand pote des frères Morvan et adepte du verbe haut devant l&#8217;éternel. Et là vous m&#8217;dites ? Ces trois-là n&#8217;étaient-ils pas fait pour se rencontrer, un jour ou l&#8217;autre ? Un peu mon neveu !   </p>
<p>Au détour d&#8217;une discussion avec le premier, <strong>Nikon France</strong>, puis avec le second, <strong>les Vieilles Charrues</strong>, et à force de se dire que décidément ces deux-là étaient fait pour se rencontrer, j&#8217;évoquais avec l&#8217;un puis avec l&#8217;autre la façon de se rapprocher. Je dois à la vérité de dire qu&#8217;il n&#8217;a pas fallu très longtemps pour que les idées fusent de part et d&#8217;autre, avec une volonté clairement affichée de la part de <em>la marque jaune</em> de rejoindre le sillon et de pousser sur la charrue, mais sans en faire des caisses, avec beaucoup d&#8217;élégance. En face les Vieilles Charrues, c&#8217;est une équipe, d&#8217;abord, c&#8217;est une éthique aussi, les choses devaient se faire avec naturel. C&#8217;est comme ça que l&#8217;idée de proposer d&#8217;ouvrir le festival à une bande de jeunes photographes est née, relayée par le slogan de Nikon, habillée Vieilles Charrues pour l&#8217;occasion : &#8220;<em>Je suis un festivalier.</em>&#8221; J&#8217;ai su immédiatement que ça allait fonctionner. Il restait à trouver la <em>team</em>, à la recruter ce qui fut fait par le biais du concours relayé sur le site Nikon Deezer. Une semaine avant les festivités, on avait notre équipe et ils semblaient tous salement motivés. J&#8217;attendais, quant à moi, de les voir à l&#8217;œuvre sur le terrain. Et honnêtement, je n&#8217;ai pas été déçu du voyage.</p>
<p>• <strong>Le club des 5 à Kerampuilh</strong><br />
Louise, Marjorie, Mathieu, William, Christophe. Quand je les ai vus, le premier jour aux Vieilles Charrues, ils étaient attablés autour d&#8217;un <em>Breizh cola</em> au bar VIP, bienvenue à <em>CharruesLand</em>. Équipés de pied en cape par Nikon, qui avait même fourni les seyants t-shirts jaune canari <em>I am Nikon</em> (thanks God ! Il n&#8217;y avait pas de XXL), nos reporters en herbe étaient tous parés pour aller à la quête de l&#8217;image, avec sous le bras ou à l&#8217;épaule l&#8217;excellent reflex <strong>Nikon D7000</strong> et une tripotée d&#8217;optiques, mazette ! Que n&#8217;aurait pas renié le plus exigeant des photographes professionnels. Aucun doute, Nikon France sait recevoir. Il y avait là , entre autres optiques Nikkor, un fisheye, du 14-24 f2,8, du 24-70 f2,8, du 50 f1,4, du 85 f1,4, etc… Le rêve quoi ! Mais le matos ne fait pas le photographe, pour reprendre un bon vieux poncif de derrière les fagots, certes. C&#8217;est aussi con que de dire que l&#8217;argent ne fait pas le bonheur. Comme disait ma grand-mère, non, mais il y contribue. C&#8217;est donc avec du matos d&#8217;exception qu&#8217;on a lâché la <em>team</em> sur la prairie. J&#8217;étais angoissé pour eux, à l&#8217;idée surtout qu&#8217;ils reviennent bredouilles de leur chasse aux papillons. Au terme des quatre jours de festival, j&#8217;étais invité au <em>débriefing</em> et à donner mon avis, un exercice que je goûte assez peu. Mais, compte tenu des circonstances, je décidais de faire contre mauvaise fortune bon cœur et je m&#8217;attablais pour regarder les images récoltées par l&#8217;équipe. J&#8217;ai d&#8217;abord eu un bref aperçu, repérant plusieurs clichés. Et puis finalement, j&#8217;ai regardé une grosse sélection d&#8217;images et là wouah ! Séquence émotion. Tous les membres ont ramenés du bon matériel, voire du très bon ou de l&#8217;excellent matériel ! J&#8217;étais soulagé. Dès lors l&#8217;échange a été intense et l&#8217;émotion avec. </p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/louise-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/louise-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="louise-nikon-charrues-2011" title="louise-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1945" /></a>• <strong>Louise</strong></p>
<p>La benjamine de l&#8217;équipe. Elle, elle m&#8217;a scotché compte tenu de son très jeune âge. Quinze piges, autant dire une enfant ? Une enfant avec un regard déjà percutant et la volonté d&#8217;aller chercher de l&#8217;image, d&#8217;interpeller, de diriger, un œil étonnant et déjà plein de maturité. </p>
<p>Je la verrai bien un jour photographe de studio, à mettre en place des lumières, à chiader des décors, à peaufiner son truc pendant des heures pour simplement obtenir l&#8217;image qu&#8217;elle veut.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/marjorie-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/marjorie-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="marjorie-nikon-charrues-2011" title="marjorie-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1946" /></a>• <strong>Marjorie</strong></p>
<p>Une jeune fille discrète mais sur le terrain elle n&#8217;a pas hésité à aller au charbon, avec une thématique, un fil rouge : la passion. Beaucoup de réserve et de timidité, mais une fois sur le terrain, l&#8217;œil rivé à son D7000, Marjorie s&#8217;est éclaté. Elle nous a livré des images live, vivantes, pleines d&#8217;enthousiasme et de créativité. </p>
<p>Je suis sûr qu&#8217;elle n&#8217;oubliera jamais cette expérience.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/william-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/william-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="william-nikon-charrues-2011" title="william-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1944" /></a>• <strong>William</strong></p>
<p>Son cliché du public est radicalement, définitivement tout ce qui me plait. </p>
<p>J&#8217;ai choisi son cliché de foule des Charrues pour illustrer mon article. Voilà. C&#8217;est ce genre de cliché qui rend les autres photographes verts de jalousie, parce qu&#8217;il y a tout dans cette image, le mouvement, la dynamique, le plaisir, l&#8217;enthousiasme. </p>
<p>William a la foi, la niaque et surtout, il a un œil.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/mathieu-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/mathieu-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="mathieu-nikon-charrues-2011" title="mathieu-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1947" /></a>• <strong>Mathieu</strong></p>
<p>Lui, c&#8217;est un passionné, photographe dans l&#8217;âme, il a ça dans la peau le bougre ! Je l&#8217;ai un peu secoué parce que je déteste l&#8217;utilisation systématique de presets <em>Lightroom</em> qui font que chaque image se ressemble plus ou moins, mais… Au delà de la lecture <em>lightroomesque</em>, il demeure l&#8217;image et les images de Mathieu m&#8217;interpellent. Mathieu veut y aller, faire du portrait, du reportage, des clichés, il a cette foi magnifique qu&#8217;on ne trouve que chez les jeunes photographes, avec une pointe de talent en plus.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/christophe-nikon-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/christophe-nikon-charrues-2011-150x150.jpg" alt="christophe-nikon-charrues-2011" title="christophe-nikon-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1948" /></a>• <strong>Christophe</strong></p>
<p>Il y a Christophe d&#8217;un côté et son handicap de l&#8217;autre. Mon premier conseil (et le seul) a été de dire à Christophe de faire de son handicap et de sa mobilité réduite son atout maître. J&#8217;étais fier que Nikon ait suivi mon idée d&#8217;ouvrir sa <em>team</em> à une personne handicapée, quand j&#8217;ai vu les clichés de Christophe, emplis de sourires et d&#8217;une infinie bonté, d&#8217;une rare humanité, je me suis dit que sur ce coup-là Nikon et moi n&#8217;avions pas loupé le coche. Comme les quatre autres, Christophe a quelque chose dans le regard que les autres n&#8217;ont pas…</p>
<p>Finalement c&#8217;était <em>une putain de bonne idée</em> qu&#8217;on a eu là, hein ? Semblaient se dire, dimanche soir, à la toute fin du festival des Vieilles Charrues, tous les membres de la joyeuse équipe Nikon. En ouvrant les portes du possible à de jeunes reporters photographes en devenir, <em>la marque jaune</em>, qui compte dans ses rangs de nombreux photographes professionnels talentueux, fait à la fois preuve d&#8217;intelligence et de bon sens. C&#8217;est aussi un pari sur l&#8217;avenir, car finalement, <em>Louise</em>, <em>Marjorie</em>, <em>William</em>, <em>Mathieu</em>, <em>Christophe</em>, sont la prochaine génération de photographes et ils sont au moins tous déjà sûrs d&#8217;une chose. <em>Ils sont Nikon</em>. </p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.flickr.com/photos/nikonfrance/sets/72157627070058789/"  target=_blank><strong>voir les clichés des reporters officiels Nikon aux Vieilles Charrues 2011</strong></a><strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Vieilles Charrues 2011. Quand on aime, on a toujours vingt ans.</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jul 2011 12:33:57 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/asaf-avidan-and-the-mojos-vieilles-charrues-shots-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/asaf-avidan-and-the-mojos-vieilles-charrues-shots-2011.jpg" alt="asaf-avidan-and-the-mojos-vieilles-charrues-shots-2011" title="asaf-avidan-and-the-mojos-vieilles-charrues-shots-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1929" /></a><br />Entre ce festival et moi, comme dirait <strong>Miossec</strong>, <em>notre histoire ne date pas d&#8217;hier</em>. C&#8217;est toujours pareil, chaque année. Un mois avant, je commence à traîner des pieds, une semaine avant je me dis que je suis trop fatigué, trop vieux, que le matériel est désormais trop lourd. L&#8217;avant veille je suis prêt à rendre les armes, à laisser ma place. La veille, je ne veux plus qu&#8217;on me parle des <strong>Vieilles Charrues</strong>. Je veux plaquer, partir reporter de guerre en première ligne en Afghanistan ou n&#8217;importe où sur la planète mais en tout cas loin de <strong>Carhaix</strong>. Et puis le jeudi matin j&#8217;entends la voix douce et sexy de Kerampuilh qui me susurre à l&#8217;oreille : &#8220;bon alors ? On se voit cet après-midi hein ?&#8221; Et me voilà à <strong>CharruesLand</strong>, pour la énième fois, mon pass <em>Accès scène</em> autour du cou, fier comme un p&#8217;tit banc, comme un écolier qui rentre au CP. Je foule la prairie, je me charge d&#8217;émotions, je regarde les gens, putain ! C&#8217;est ce lieu qui est magique ou bien les festivaliers, les bénévoles, l&#8217;organisation ? C&#8217;est un <em>mix</em> de tout ça, c&#8217;est ça <strong>les Vieilles Charrues</strong>. Je regarde le ciel. Il fait beau, mais c&#8217;est presque accessoire, finalement. J&#8217;entame ma longue marche, <em>backstage</em>, qui va me mener pendant quatre jours de scène en scène. De <em>Glenmor</em> à <em>Kerouac</em>, jusqu&#8217;à <em>Graal</em> et le Cabaret breton désormais appelé <em>Gwernig</em>. Je commence avec Mademoiselle <strong>Ruiz</strong> et ses crêpes aux champignons. Olivia ne change pas, la tigresse ibérique n&#8217;a rien perdu de son mordant et de son regard infiniment sexy. Trois titres. Je redescends le chemin quatre à quatre pour aller <em>dérusher</em> et donner des images pour la <em>webcover</em>. C&#8217;est la première année où j&#8217;accepte de bosser comme ça, à contre-cœur d&#8217;ailleurs. cette façon de travailler dans l&#8217;urgence ne me convient pas, elle ne correspond pas à ma façon d&#8217;être, encore moins à ma culture. Je reste un photographe <em>old style</em>, école argentique où l&#8217;on a besoin de laisser du temps au temps. D&#8217;ailleurs, dès le surlendemain le <em>Macbook Pro</em> restera à la maison.</p>
<p>Les Charrues, c&#8217;est d&#8217;abord des rencontres, et moi, photographe, je suis là pour prendre des instants, pour qu&#8217;on jour on puisse <em>se souvenir des belles choses</em>. Et des belles choses, <em>gast</em> ! J&#8217;en ai vécues. Plein. D&#8217;abord sur scène, avec quelques concerts d&#8217;artistes vibrillonants, au premier rang desquels, cette année, <strong>Asaf Avidan and the Mojos</strong>, LE concert de cette édition 2011. Après les trois premiers titres, je fonce <em>backstage</em>, instinctivement, parce que j&#8217;en veux encore, j&#8217;en veux plus, je ne veux pas me contenter de l&#8217;image lambda, non, non. Il y a autre chose à faire avec un mec comme ça. Je me retrouve donc <em>backstage</em>, médusé. Une voix me dit à l&#8217;oreille : &#8220;<em>Je suis sûr que ça te plait, hein ?</em>&#8221; Je me retourne. <strong>Jean-Jacques Toux</strong>, le programmateur des Charrues me sourit. On évoque cette pépite, véritable OVNI de la prog 2011. Et puis j&#8217;attends. <strong>Asaf Avidan</strong> tend son micro au public, une main sur l&#8217;oreille. Pas d&#8217;hésitation, j&#8217;engrange l&#8217;image dans mon <strong>Nikon D3s</strong>. Voilà c&#8217;est fait, j&#8217;ai mon image. Les anges volent au dessus de ma tête et l&#8217;un d&#8217;entre eux me conseille de rester, parce que l&#8217;histoire n&#8217;est pas encore complètement écrite. Fin du set. Asaf tombe genoux à terre et rend les armes et tout le reste devant le public magnifique de Kerampuilh, extatique. Un ange me dit &#8220;<em>C&#8217;est maintenant</em>&#8220;. C&#8217;est dans le collimateur, l&#8217;index droit que <strong>Cartier-Bresson</strong> qualifiait de <em>masturbateur</em> titille l&#8217;obturateur jusqu&#8217;à l&#8217;orgasme visuel. Allez, ça c&#8217;est fait. Un rapide coup d&#8217;œil, dans ce plaisir solitaire, j&#8217;étais vraiment seul, tout seul. Cet image n&#8217;existera donc que par la grâce de l&#8217;ange qui m&#8217;a guidé jusqu&#8217;au backstage de Glenmor. Idem pour <strong>Siam</strong>. Je suis arrivé à Gwernig essoufflé, le temps d&#8217;embrasser mon pote Charles du <strong>Cabaret Vauban</strong>. Sur la scène, le set de Siam a déjà commencé, mais on ne peut pas être à la fois sur Kerouac à taper de l&#8217;image des excellents <strong>The Octopus</strong> (vainqueur du tremplin Jeunes Charrues 2010) qui exécutent une reprise du MC5 en compagnie de ce cher <strong>Dominic Sonic</strong> et ailleurs. Sur scène Fanny Labiau et Bruno Leroux (accompagnés de Benoît &#8220;Scholl&#8221; Fournier ex-Matmatah à la batterie et de Christophe Le Bris ex-Miossec à la basse) sont déjà à l&#8217;œuvre. Lumières ravissantes, rideau rouge, je retrouve ce qui fait la grâce du duo brestois qui joue coup sur coup &#8220;<em>la nuit je tais nos cris</em>&#8221; et &#8220;<em>mercure</em>&#8221; mes deux titres préférés de l&#8217;album. <strong>Siam</strong>, c&#8217;est un de mes coups de cœur de ces Charrues 2011 avec <strong>Ibrahim Maalouf</strong>, dans un tout autre genre. Je suis arrivé sur son set pour le titre &#8220;Beyrouth&#8221;. Pure et définitive émotion, grâce infinie. Mon Dieu et tous tes anges, de grâce ! Préserve ces pépites et fait qu&#8217;ils ne deviennent jamais des vieux cons aigris par la vie, le pognon, <em>la coke et les putains</em>, comme dirait Miossec, encore lui. Et je ne dis pas ça pour <strong>Lou Reed</strong>, en tout cas pas que pour lui. Que reste-t-il des mes amours de velours ? Vingt cinq minutes de <em>shooting</em> interminables, un coït interrompu, un truc pathos où la fille te regarde et te lâche un définitif : &#8220;non, mais t&#8217;inquiète, c&#8217;était bien hein ?&#8221; Dieu que j&#8217;étais triste. J&#8217;ai repensé à <em>Coney island baby</em>, à <em>Berlin</em>. <em>Caroline says that I&#8217;m just a toy</em>… Ben ouais, Lou, <em>when the music&#8217;s over</em>, comme disait ce cher Jim qui a dû se marrer autant que moi sur l&#8217;énorme presta de <strong>DJ Zebra</strong> accompagné du <strong>Bagad Carhaix</strong>. C&#8217;est aussi à Zebra qu&#8217;on doit le mix final joué sur le feu d&#8217;artifice. Ah ! Zebra ! Le Chevalier Jedi du mix, petit prince de Kerampuilh, éternel sourire, capable de réveiller un public en deux accords. Total respect. Il paraît que <strong>David Guetta</strong> a mis le feu, aussi. Je ne peux pas vous dire, au moment de ses exploits, j&#8217;étais dans les bras de Morphée. En revanche j&#8217;étais là pour shooter le classieux <strong>Jarvis Cocker</strong> de <strong>Pulp</strong>. J&#8217;ai ramené dans ma besace quelques clichés qui devraient ravir les amateurs de pop savoureuse à la mode <em>british</em>…</p>
<p>Difficile de résumer une édition des Vieilles Charrues en quarante lignes. Bien sûr cette édition était spéciale aussi pour moi puisqu&#8217;elle scellait le partenariat entre les <strong>Vieilles Charrues</strong> et <strong>Nikon France</strong> et que, photographe officiel des Vieilles Charrues équipé par Nikon j&#8217;étais bien placé pour favoriser le rapprochement de ces deux entités. C&#8217;est une petite fierté, un peu comme lorsque deux de tes amis qui ne se connaissent pas deviennent eux-mêmes des amis. <strong>Nikon</strong> qui rejoint ma bande de frères et qui ouvre le festival à cinq jeunes photographes, ça ne pouvait que me plaire. Louise, Marjorie, Mathieu, William, Christophe, équipés de leur reflex Nikon D7000 (excusez du peu) et d&#8217;une flopée d&#8217;optiques, ont arpentés la plaine pendant quatre jours et franchement, pour avoir débriefé leur travail avec eux et Nikon le dernier jour, je peux vous dire que j&#8217;étais médusé par la qualité de leur travail. Chaque membre de l&#8217;équipe a ramené des clichés de qualité professionnelle, tous dans un style et un regard qui leur sont propres. Je suis vachement fier d&#8217;avoir initié cette idée. La candeur de l&#8217;œil de <em>Louise</em>, quinze ans, mais déjà une maturité visuelle remarquable. Le côté <em>funky style</em> de <strong>William</strong>, qui a ramené des images enthousiastes comme son regard. <strong>Marjorie</strong>, la romantique de l&#8217;équipe qui a shooté, le regard empli de tendresse, des clichés de festivaliers heureux. <strong>Mathieu</strong> qui a cadré au cordeau a ramené des shoots remarquables. Enfin <strong>Christophe</strong> qui nous a prouvé qu&#8217;un fauteuil et une mobilité réduite ne sont pas un obstacle et peuvent au contraire devenir une force, un atout et montrer le festival sous un autre angle, vu de sa fenêtre. Ouaip ! Au risque de me répéter, les gars et les filles de la <strong>team Nikon</strong>, je suis fier de vous ! Un petit clin d&#8217;œil aussi à l&#8217;équipe H. qui drive la plateforme handicapés, avec Ronan, Dan, Fred, Gaël et Gaëlle et toute une équipe de bénévoles qui ouvrent le festival aux personnes à mobilité réduite. Chapeau bas, M&#8217;sieurs Dames, ainsi qu&#8217;aux artistes qui se sont déplacés, au premier rang desquels <strong>Pierre Perret</strong>. Ah ! Pierrot chantant &#8220;Les jolies colonies de vacances&#8221; avec les bénévoles, ça valait son pesant de cacahuètes et je me devais d&#8217;être là afin d&#8217;immortaliser le moment. Respect aussi à <strong>Ben l&#8217;oncle soul</strong> et <strong>Snoop Dogg</strong> qui sont venus faire des bises et signer des tonnes d&#8217;autographe.</p>
<p>C&#8217;est pas fini. Les Vieilles Charrues, ça ne sera jamais fini tant que les bénévoles retrousseront leurs manches pour aller servir des frites, faire la vaisselle, ramasser des papiers gras, accueillir les artistes, gérer les états d&#8217;âme de certains photographes, suivez mon regard. <strong>Jérôme Tréhorel</strong> est resté le dandy classieux que j&#8217;aime jusqu&#8217;au dernier moment et mon cher <strong>Tangui Le Cras</strong>, finalement, n&#8217;a eu aucun problème et ne s&#8217;est pas séparé une seconde, ni de son regard malicieux, ni de son ineffable enthousiasme. Idem pour mes potes de la <em>fosse Team</em>, sans qui on serait volontiers restés plus de trois titres sans flash sur certains artistes ou pas, hein Lou ? J&#8217;ai salement kiffé &#8220;Never miss a beat&#8221; de <strong>Kaiser Chiefs</strong> mais je n&#8217;ai pas dansé sur &#8220;Still loving you&#8221; de <strong>Scorpions</strong>. <strong>Lisa Kekaula</strong> et <strong>the Bellrays</strong> sont toujours aussi sublimes, idem pour <strong>PJ Harvey</strong>, noir ultra. Côté cœur, <strong>M&#8217;sieur Eddy</strong>, côté balcon <strong>Yannick Noah</strong> toujours aussi impeccable, surtout sur les <em>passing shots</em> ! Il reste maintenant à dérusher tout ce bordel et à montrer le <em>best of</em> sur <strong>Cinquième nuit</strong>. Et puis, déjà, on va commencer à compter les jours qui nous séparent des retrouvailles avec ce festival au goût unique. On se souviendra longtemps de l&#8217;attachement sincère qu&#8217;on avait, cette année-là en 2011, pour la vingtième édition des Vieilles Charrues. On se souviendra longtemps des visages, des figures. Et, surtout, on n&#8217;oubliera jamais nos vingt ans… <strong>Happy birthday, Vieilles Charrues</strong>. Et à l&#8217;année prochaine, évidemment.     <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Festival les Vieilles Charrues 2011. Kerampuilh, c&#8217;était demain.</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 07:57:19 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/inventaire-avant-le-depart-aux-vieilles-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/inventaire-avant-le-depart-aux-vieilles-charrues-2011.jpg" alt="inventaire-avant-le-depart-aux-vieilles-charrues-2011" title="inventaire-avant-le-depart-aux-vieilles-charrues-2011" width="590" height="425" class="aligncenter size-full wp-image-1921" /></a><br />On attend ce moment toute l&#8217;année et arrivé comme aujourd&#8217;hui à la veille du festival, il y a comme une douce quiétude qui a fait place à l&#8217;angoisse des semaines précédentes. Voilà. On y est. Demain je signe pour le <strong>Festival des Vieilles Charrues 2011</strong>, vingtième édition, la huitième pour moi en temps que photographe officiel. Ça, des photographes, dans les jours qui viennent, c&#8217;est pas ça qui va manquer, on va en voir partout, surtout dans le <em>pit</em> de la grande scène à <em>Glenmor</em>. Si vous voulez voir du matos, du gros, du lourd, du tatoué, c&#8217;est là qu&#8217;il faut être. Aucun doute possible, pour voir du matos photo, la fosse de Glenmor à Carhaix en juillet, c&#8217;est vachement mieux que le Salon de la Photo Porte de Versailles à Paris en octobre. À l&#8217;heure où j&#8217;écris ces lignes, je n&#8217;ai pas encore ma feuille de route. Comme chaque année j&#8217;ai listé mes concerts probables et comme chaque année il me faudra réduire la toile et les ambitions qui vont avec. Les <em>timings</em> seront serrés, comme toujours. Par exemple, le vendredi où l&#8217;un de mes groupes chouchous, <em>The Octopus</em> (vainqueurs du tremplin des Jeunes Charrues l&#8217;an passé) ouvriront à Kerouac alors que mes potes brestois de <em>Siam</em> seront à Gwernig (ex-Cabaret breton) exactement au même moment. Pour shooter les deux, il va y avoir du sport. </p>
<p>Hier soir j&#8217;ai fait un <em>check</em> du sac, comme tous les ans. Cette année, je vais voyager beaucoup plus léger que l&#8217;an passé où j&#8217;embarquais deux boîtiers Canon, dont l&#8217;un (un excellent EOS 1D Mark IV) était en test en partenariat avec la marque rouge. Après avoir finalement décidé de <em>switcher</em> pour Nikon au début de cette année, c&#8217;est avec mon reflex <strong>Nikon D3s</strong> que je vais arpenter la plaine, amenant avec moi mes deux cailloux de prédilection. D&#8217;abord le fabuleux <strong>Nikkor 70-200 2,8 VRII</strong>, mon optique de référence, ensuite l&#8217;étonnant <strong>Nikkor 24-120 f4</strong> qui ne cesse de m&#8217;époustoufler. Pouvoir couvrir les focales de 24 à 200 avec deux optiques, c&#8217;est le bonheur, non ? Et puis cette année, quand même, il fallait bien que je profite de l&#8217;événement que sont les Vieilles Charrues et du fait que <strong>Nikon France</strong> est partenaire du festival (oui, j&#8217;y suis un peu pour quelque chose et je n&#8217;en suis pas peu fier, de ce rapprochement entre <em>mon</em> festival et la marque jaune) pour solliciter un test grandeur nature. Pour Nikon je vais donc tester le discret <strong>doubleur de focale TC20-EIII</strong>. Un accessoire discret, léger, petit mais costaud. Grâce à lui, le 70-200 double sa focale (mais perd deux diaphs), je vais donc couvrir les focales de 24 à 400 avec deux optiques et demi.</p>
<p>Quoi d&#8217;autre d&#8217;essentiel dans mon sac <em>Lowepro Topload</em> cette année ? Pas grand chose à vrai dire. Nikon D3s embarque deux cartes <em>Sandisk Extreme</em> 32G et une carte 16G en secours, au cas où. Mais avec une capacité de plus de trois milles clichés (au format RAW) par jour, je ne risque pas la saturation, d&#8217;autant que cette année le mot d&#8217;ordre est &#8220;zen&#8221;. Ma bretelle <em>Fnac</em> pour mon pass, quelques pansements pour les pieds en cas d&#8217;ampoules, mes bouchons d&#8217;oreilles, ma sangle <em>Optech</em>, des lingettes <em>Vu</em> pour nettoyer mes optiques. Mon flash Nikon (SB900) que je n&#8217;utiliserai sans doute pas, quelques cartes de visite, une mini lampe torche <em>Nitecore</em> waterproof qui éclaire mieux qu&#8217;une énorme Maglite et qui tient dans ma poche. <em>Last, but not least,</em> mon médiator fétiche, qui m&#8217;accompagne à tous les concerts et qui m&#8217;avait été offert par Sammy, mon guitar hero de feu <strong>Matmatah</strong>, après un concert épique.</p>
<p>Zen et léger, c&#8217;est le mot d&#8217;ordre pour cette édition 2011. Je vais sans doute m&#8217;intéresser un peu plus aux festivaliers cette année, si mon planning m&#8217;en laisse le temps, profiter pour aller rencontrer des gens, parce qu&#8217;au fond, ce festival des Vieilles Charrues n&#8217;existerait pas sans son public et sans ses bénévoles non plus. J&#8217;irai voir le mythique tirer de charrue mené de main de maître par les frères Morvan, j&#8217;irai boire un verre de lait avec les jeunes agriculteurs et comme chaque année je n&#8217;aurai pas le temps de manger des patates au lard. Je sais déjà que les quatre jours qui viennent vont filer comme l&#8217;ombre et que lundi on aura tous le blues. On comptera alors les jours qui nous sépareront de la vingt et unième édition des Vieilles Charrues… Mais ça, gast ! On n&#8217;y est pas encore ! Demain c&#8217;est le début de la fête. Si vous me croisez, sur la plaine, faites-moi plaisir ! Venez me voir. Je ne vous garantis pas qu&#8217;on aura le temps de boire une <em>Coreff</em> ou un <em>Breizh Cola</em>, mais on aura sûrement le temps de faire une petite photo souvenir&#8230;  <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 08:19:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous sentez ? Non ? Comment ça… Non ? Ne me dites pas que vous ne sentez rien, diantre ! Ne me dites pas que tout votre corps ne sent pas frétiller ce petit truc incroyablement sexy à l&#8217;aube de l&#8217;été qui approche à grands pas, aux boules de glaces qui fondent sur les doigts, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/les-festivals-en-bretagne-2011-shots.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/les-festivals-en-bretagne-2011-shots.jpg" alt="les festivals en bretagne" title="les-festivals-en-bretagne-2011-shots" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1824" /></a><br />Vous sentez ? Non ? Comment ça… Non ? Ne me dites pas que vous ne sentez rien, diantre ! Ne me dites pas que tout votre corps ne sent pas frétiller ce petit truc incroyablement sexy à l&#8217;aube de l&#8217;été qui approche à grands pas, aux boules de glaces qui fondent sur les doigts, aux jolies demoiselles court vêtues qui exhibent leurs jolies gambettes (et pas que) à tout va (à ce propos, la mode été 2011 est très courte ou c&#8217;est mon regard de <em>old fucking bastard</em> qui veut ça ?), bref vous sentez que c&#8217;est l&#8217;été et avec l&#8217;été s&#8217;annonce la période des festivals. Aussi sûrement que vous ne mangerez pas d&#8217;huîtres dans les mois sans air, de mai à août, en Bretagne vous allez comme chaque année vous goinfrer de bons sons, déguster des concerts jusqu&#8217;à plus soif. Comme chaque année, la <strong>Bretagne</strong> est en première ligne pour faire la fête et croyez-moi sur parole, cet été vous allez en voir de toutes les couleurs (et moi avec). Et comme toujours, il faudra faire des choix, alors ne reculant devant rien, je vous ai préparé une sélection de fêtes et de festivals inratables pour cet été qui s&#8217;annonce fruité et savoureux. Mais comme ici, à <em>Shots</em>, on ne fait jamais rien comme les autres, je vous propose de découvrir des <em>festivals à votre image</em>. Parce que finalement, dans le mot festival il y a le mot fête et dans une fête, l&#8217;important c&#8217;est d&#8217;abord de se sentir bien. Alors autant choisir un festival qui <em>vous</em> ressemble !</p>
<p>• <strong>Vous aimez la fête, boire des coups avec vos potes et écouter une programmation variée.</strong></p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/vieillescharrues2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/vieillescharrues2011-150x150.jpg" alt="vieillescharrues2011" title="vieillescharrues2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1825" /></a>Alors là, aucune hésitation possible. Direction le <strong>Festival des Vieilles Charrues</strong> à Carhaix, une fête ininterrompue de quatre jours, sur la plus jolie plaine du centre-Bretagne, Kerampuilh. <em>Bienvenue à CharruesLand</em>. Vous laissez vos emmerdes à la porte, vous oubliez les tracas de la vie. Vous êtes accueillis par des bénévoles souriants, il y a un camping à proximité et le matin les jeunes agriculteurs vous offrent un verre de lait. Quand le soleil darde (et c&#8217;est souvent le cas à la mi-juillet en <em>Breizh Land</em>), les Charrues prennent des airs de kermesse géante, un immense lieu de fête jusqu&#8217;au bout de la nuit. On y croise un ou deux Jean Floc&#8217;h, à bloc donc dès le milieu de l&#8217;après-midi, mais l&#8217;ambiance demeure toujours festive et un peu potache. On se ballade, on découvre. Ici un concert des <em>Jeunes Charrues</em>, là sur la scène Gwernig c&#8217;est plutôt régional. Une pause au champignon rouge pour retrouver ses potes, déguster une <em>Coreff</em> ou un <em>Breizh Cola</em> dans l&#8217;un des nombreux bars. Uniques. Les Vieilles Charrues sont définitivement uniques. Côté zique, la prog est toujours très éclectique, parce que les Charrues c&#8217;est ça, c&#8217;est comme au resto. On passe de <strong>Kaiser Chiefs</strong> à <strong>Pierre Perret</strong>, de <strong>Yannick Noah</strong> à <strong>Goran Bregovic</strong>, de <strong>David Guetta</strong> à <strong>Lou Reed</strong>. On ne vous oblige pas à tout écouter mais on vous conseille de goûter à tout, sans exclusive. D&#8217;ailleurs c&#8217;est ça qui me plaît aux Charrues. On n&#8217;est obligés de rien, <em>gast</em> ! Pour moi, c&#8217;est LE festival de l&#8217;été, comme une grande bouffe musicale qu&#8217;on fait avec ses amis. Et le dimanche soir, cette année, il y aura un feu d&#8217;artifice et pendant un moment on va tous redevenir des gamins émerveillés. Que vive la fête et mes potes. Et longue vie aux <strong>Vieilles Charrues</strong> !</p>
<p>• <strong>Vous aimez ce qui vous interpelle, vous êtes curieux et vous appréciez la découverte d&#8217;une programmation musicale raffinée.</strong></p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/routedurock2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/routedurock2011-150x150.jpg" alt="routedurock2011" title="routedurock2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1826" /></a><strong>La Route du rock</strong> de Saint Malo est faite pour vous. Vous êtes un esthète de la musique, abonné aux <em>Inrocks</em> vous êtes incollable tant sur la nouvelle scène indie electro pop alternative norvégienne que sur le revival du folk rock made in USA. Ou alors plus simplement vous ne connaissez aucun des noms de la programmation 2011, même pas les têtes d&#8217;affiche, mais c&#8217;est pas pour autant que vous vous sentez l&#8217;âme d&#8217;un blaireau. Car il faut au moins reconnaître à la Route du rock ce petit prodige. Réussir chaque année à réunir le temps du festival une programmation raffinée, un genre de <em>best of</em> de tout ce que la fine fleur pop, rock, folk ou electro compte de meilleur. La Route, c&#8217;est la haute couture des festivals d&#8217;été en Bretagne, d&#8217;ailleurs ce n&#8217;est pas un hasard si on désigne la version estivale de &#8220;collection été&#8221;, car il y a aussi une &#8220;collection hiver&#8221;. Donc, cette année entre le Fort Saint Père, les fauteuils profonds du Palais du Grand large ou la plage, vous allez pouvoir savourer quelques perles au premier rang desquelles le duo <strong>The Kills</strong>, qui a fait du chemin depuis cette année 2004 où je les avais découverts et vous ne raterez sous aucun prétexte le set des adorables et punchy demoiselles de <strong>Electrelane</strong>, qui ont décidé finalement de reformer ce groupe où à quatre elles sont tellement meilleurs qu&#8217;une par une. Pour l&#8217;heure toute la programmation n&#8217;est pas encore dévoilée mais il se murmure déjà que les sémillants <strong>Blonde redhead</strong> seraient de la fête. Qu&#8217;importe. Vous pouvez faire confiance aux programmateurs de la Route du rock. La fête sera belle au mois d&#8217;août à Saint Malo.</p>
<p>• <strong>Vous aimez les musiques, toutes les musiques du monde, le métissage, le soleil et la fête.</strong></p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/boutdumonde2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/boutdumonde2011-150x150.jpg" alt="boutdumonde2011" title="boutdumonde2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1827" /></a>Aucun doute possible, faites vite tamponner votre passeport pour le <strong>Festival du Bout du monde</strong>. D&#8217;ailleurs, ici à Crozon, au début du monde, dans l&#8217;un des coins les plus magiques qui soit en Bretagne, l&#8217;un des plus beaux aussi, pas besoin de visa. L&#8217;équipe du festival vous accueille avec le sourire. ici l&#8217;ambiance est vraiment familiale et la qualité de l&#8217;organisation est pour beaucoup dans le succès de ce rendez-vous estival dédié à la musique, non dédié à <em>toutes</em> les musiques. Chaque année, le plaisir est renouvelé et l&#8217;affiche donne toujours envie. Et cette année, mazette ! Il y a encore quelques pépites dénichées aux quatre coins de la planète. On y croise <strong>Marcio Faraco</strong> ou <strong>Gaëtan Roussel</strong>, <strong>Catherine Ringer</strong> ou <strong>Ben l&#8217;oncle soul</strong>, les allumés de <strong>Gogol Bordello</strong> ou <strong>Lavilliers</strong>. Et puis <strong>Louis Chédid</strong> et <strong>Jehro</strong> et puis <strong>Susheela Raman</strong> et puis… des rencontres inouïes (au sens littéral du terme) entre <strong>I Muvrini</strong> et le <strong>Bagad de Plomodiern</strong> et ça, ça promet un énorme moment d&#8217;émotion. Ah ! Le Bout du monde… La plaine de Landaoudec où on peut se ballader pépère parce que les organisateurs ne poussent pas à la roue et veillent à ce que la jauge public demeure raisonnable, la scène Kermarrec (salut Fanch !), le buffet bio, Jacques qui file comme Buzz l&#8217;éclair <em>backstage</em> sur son scooter, des visages, des figures et des sourires, encore et toujours. Le <strong>Festival du Bout du monde</strong> est sans aucun doute le festival le plus attachant et aussi l&#8217;un des plus humains qui soit. Allez-y cette année, vous allez adorer !</p>
<p>• <strong>Vous aimez les valeurs sûres, un festival à taille humaine et faire la fête.</strong></p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/fetedubruit2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/fetedubruit2011-150x150.jpg" alt="fetedubruit2011" title="fetedubruit2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1828" /></a>On dit de lui qu&#8217;il est <em>le petit festival qui monte</em>. L&#8217;an passé j&#8217;y suis allé et j&#8217;y ai vécu des émotions musicales absolument incroyables avec, pendant deux jours, sur une scène unique, le gratin de la scène internationale, un genre de <em>best of</em> pop, folk, rock, reggae, le tout servi au cœur d&#8217;une ville. Cette année la bien nommée <strong>Fête du bruit dans Landerneau</strong> remet le couvert avec une affiche éclectique où les gros noms comme <strong>Simple minds</strong>, <strong>The Hives</strong>, <strong>Moby</strong>, <strong>Arno</strong>, <strong>les Ogres de Barback</strong>… (excusez du peu) côtoient des activistes qui vont foutre un feu de tous les diables, je pense à <strong>The Flogging Molly</strong> ou aux incroyables <strong>Skip the use</strong> qu&#8217;il faut absolument voir en live. Et puis côté programmation, je note aussi quelques instants de grâce comme <strong>Stromae</strong>, <strong>Asa</strong> ou <strong>Lilly Wood and the Pricks</strong>. Même les amateurs de reggae et de cigarettes qui font rire (non je plaisante les enfants ! La drogue c&#8217;est mal, comme le pastis) vont vibrer cette année avec <strong>Patrice</strong> comme l&#8217;an passé avec <strong>Steel Pulse</strong>. Bref, vous l&#8217;avez compris, la Fête du Bruit c&#8217;est mon petit chouchou et j&#8217;y serai encore cette année avec grand plaisir. Une seule scène, c&#8217;est l&#8217;assurance de voir une brochette de concerts top qualité dans une ambiance super détendue. Et une organisation aux petits soins et à l&#8217;écoute de son public. Oui, il y aura plus de toilettes cette année et oui, Jean Floc&#8217;h, on veillera au prix du demi. Des concerts de qualité, des gens heureux et un petit festival qui n&#8217;arrête pas de monter. On signe où ?</p>
<p>• <strong>Vous êtes curieux, vous aimez la découverte, la musique, les arts numériques.</strong></p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/artrock2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/artrock2011-150x150.jpg" alt="artrock2011" title="artrock2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1829" /></a>Depuis que le <strong>Festival Art rock</strong> existe, au cœur de la ville de Saint Brieuc, il propose la découverte d&#8217;un <em>melting pot</em> artistique, entre arts numériques, découvertes parfois loufoques (j&#8217;ai gardé le souvenir mémorable de <em>trous qui fument</em> exposés dans une chapelle) et concerts magnifiques au forum de la Passerelle, au Grand ou au petit Théâtre, sur la Place Poulain Corbion et dans tous les p&#8217;tits bars de la ville. Du théâtre aussi, des <em>happenings</em>, les huîtres et le p&#8217;tit blanc du dimanche matin, les rencontres avec des artistes qui se baladent dans les rues. J&#8217;ai tant de souvenirs heureux à Art rock, non, mieux, je n&#8217;ai <em>que</em> de bons souvenirs, en fait. <em>Que du bonheur !</em> Comme disait un animateur lobotomisé de la télé poubelle, mais ici, avec ce festival-là on est dans le qualitatif, le fin du fin et quand je regarde l&#8217;affiche 2011, j&#8217;ai envie de faire le mur et d&#8217;aller tirer le portrait de <strong>Bryan Ferry</strong> à Poulain Corbion ou de friser la moustache de <strong>Florent Marchet</strong> au Grand Théâtre. D&#8217;aller me promener dans les rues, découvrir les inénarrables expositions d&#8217;art numérique, désormais un grand classique du festival. Art Rock me manque. J&#8217;y ai vécu de belles émotions scéniques et c&#8217;est ici que j&#8217;ai tapé quelques clichés que je ne suis pas prêt d&#8217;oublier. Art Rock. Le festival vivant par excellence, un <em>must</em>, une exception culturelle. Et vous qui me lisez, allez vivre au rythme de la programmation délicate de ce festival hors-normes, au cœur d&#8217;une ville.</p>
<p>Voilà. Bien sûr, la liste n&#8217;est pas exhaustive et il y a plein d&#8217;autres festivals à découvrir un peu partout en Bretagne durant l&#8217;été, mais ces cinq là me sont particulièrement chers. <strong>Les Vieilles Charrues</strong> à <strong>Carhaix</strong>. <strong>La Route du rock</strong> à <strong>Saint Malo</strong>. <strong>Le Bout du monde</strong> à <strong>Crozon</strong>. <strong>La Fête du Bruit dans Landerneau</strong>. <strong>Art rock</strong> à <strong>Saint Brieuc</strong>. Tous différents et tous pareils finalement, parce qu&#8217;ils n&#8217;ont qu&#8217;un but. Faire la fête et <em>vous</em> rendre heureux. Bons festivals à toutes et à tous !</p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_10.html"  target=_blank>cliquez ici pour voir le <strong>site officiel du Festival des Vieilles Charrues</strong>.</a><br />
• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_25.html"  target=_blank>cliquez ici pour voir le <strong>site officiel du Festival de la Route du rock</strong></a>.<br />
• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_26.html"  target=_blank>et cliquez ici pour voir le <strong>site non-officiel de la Route du Rock</strong></a>.<br />
• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_11.html"  target=_blank>cliquez ici pour voir le <strong>site officiel du Festival du Bout du Monde</strong></a>.<br />
• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_12.html"  target=_blank>cliquez ici pour voir le <strong>site officiel de la Fête du Bruit</strong></a>.<br />
• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_27.html"  target=_blank>cliquez ici pour voir le <strong>site officiel du festival Art Rock</strong></a>. <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Programmation du festival des Vieilles Charrues 2011. United colors of Kerampuilh.</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2011 09:46:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/vieilles-charrues-2011-vingtieme-edition-shots.jpg" alt="" title="vieilles-charrues-2011-vingtieme-edition-shots" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1803" /><br />Aux toutes première notes de &#8220;<em>Walk on the wild side</em>&#8221; impossible pour moi de réprimer un petit &#8220;Oh !&#8221; qui fait sourire mon pote Hugues qui présente la prog de la vingtième édition des <strong>Vieilles Charrues</strong> cru 2011. <strong>Lou Reed</strong>, c&#8217;est l&#8217;excellente et totale surprise de cette édition. C&#8217;est celui que je n&#8217;imaginais pas, plus précisément que je n&#8217;espérais plus. <em>T&#8217;en veux d&#8217;la légende bébé ?</em> En v&#8217;là et pas du petit calibre. On y reviendra. Mais avant de vous parler plus en détail de mes coups de cœur de cette édition 2011, un petit préambule. Le meilleur moyen de ne pas être déçu par une programmation, c&#8217;est de n&#8217;en n&#8217;attendre rien de particulier. J&#8217;avais entendu <strong>Francis Cabrel</strong> dire qu&#8217;aux Vieilles Charrues, le truc important c&#8217;est pas les artistes, non, le truc important c&#8217;est les Vieilles Charrues. Il avait tout pigé, le Francis. Il avait capté l&#8217;esprit de ce festival. Finalement, pour schématiser, il y a deux sortes de festivaliers aux Charrues. D&#8217;un côté il y a les festivaliers qui viennent pour la programmation, ceux-là peuplent les forums, supputent à donfe, croient à la fois au Père Noël ET aux poissons d&#8217;avril. Ils fantasment grave toute la Sainte journée sur la venue, en vrac, de <strong>U2</strong>, de <strong>AC/DC</strong> ou des <strong>Who</strong>. Ils font la gueule à l&#8217;annonce de la prog mais pour une grande majorité d&#8217;entre eux ils viendront quand même. Parce que nombre d&#8217;entre eux fait partie des festivaliers qui viennent pour le festival, pour les Charrues, pour boire un godet de <em>Coreff</em> (ou un pichet d&#8217;un litre si tu t&#8217;appelles <em>Jean Floc&#8217;h</em>) ou un <em>Breizh Cola</em> au bar numéro 4 et savourer cette inimitable ambiance qu&#8217;on ne retrouve nulle part ailleurs. <strong>Les Vieilles Charrues</strong> existent d&#8217;abord grâce aux bénévoles et aux festivaliers et ce n&#8217;est pas un hasard si la thématique retenue pour les vingt ans des Charrues c&#8217;est justement les gens, tous ces gens qui font vivre et vibrer la plaine de Kerampuilh pendant quatre jours. &#8220;<em>On fournit le son, vous apportez les couleurs !</em>&#8221; Voilà. Tout est dit. <em>United colors of Kerampuilh</em>, vingtième du nom. Top départ. </p>
<p>Et là vous me dites, et cette année alors ? Voici mes coups de cœur, en vrac. Pas nécessairement des têtes d&#8217;affiches, même si je place <strong>Lou Reed</strong> tout en haut des concerts absolument et définitivement inratables. Lou Reed, découvert il y a un bail par hasard à la sortie de &#8220;<em>Coney Island baby</em>&#8220;. La claque, la révélation du rock dans toute sa grandiose splendeur. Le Velvet underground, un nom mythique, une définitive légende du rock et de la pop. J&#8217;avais pris dans la gueule, coup sur coup &#8220;<em>Transformer</em>&#8220;, &#8220;<em>Rock&#8217;n roll animal</em>&#8221; et le sublissime &#8220;<em>Berlin</em>&#8221; qui fait partie de mon <em>top ten</em> personnel des dix meilleurs albums pop rock de tous les temps, on ne plaisante pas. J&#8217;ai vu Lou Reed en live en 1975 et ce concert est resté profondément ancré dans ma mémoire. Voir Lou Reed encore une fois, ça va être un magnifique privilège de la vie. Et pouvoir le croiser dans le collimateur de mon reflex, ça va être unique et intense. Dans un autre registre, je vais enfin voir <strong>Kaiser Chiefs</strong> qui devait passer aux Charrues il y a trois ans ou quatre je ne sais plus, leur son pop rock (comme on dit sur la FM) me parle, ça va <em>pogotter</em> maousse et rendre le public heureux. Pareil pour <strong>Pulp</strong>, le combo porte-étendard de la pop <em>british</em> avec un <strong>Jarvis Cocker</strong> qu&#8217;on espère remonté à bloc. Je vais en épater plus d&#8217;un mais j&#8217;attends aussi <strong>David Guetta</strong>, je veux bien parier une Coreff avec Jean Floc&#8217;h que le set va être monstrueux, même si ça ne tape pas vraiment dans mon registre (doux euphémisme), mais après tout un peu d&#8217;<em>easy listening</em> ça ne fait pas de mal, comme dirait Maïté. Dans la série deux pour le prix d&#8217;un, j&#8217;ai vraiment hâte de voir ce que les p&#8217;tits gars de <strong>The Octopus</strong> nous auront préparé en ouverture du festival, scène Kerouac le vendredi. Les gagnants du tremplin des <strong>Jeunes Charrues</strong> sont aussi de véritables bêtes de scène, il faut le savoir. Un conseil, vendredi 15 juillet, soyez à l&#8217;heure, <strong>The Octopus</strong>, ça va envoyer le pâté, Hénaff ça va sans dire ! Si vous avez faim de rock, de gros son, de sueur, de bière et d&#8217;animal, avec The Octopus, vous allez être servi. Vous ne raterez pas non plus <strong>The Bellrays</strong> et la sublime <strong>Lisa Kekaula</strong>, à mi-chemin entre <em>Aretha</em> (Franklin) et <em>Tina</em> (Turner), qui avait foutu un feu d&#8217;enfer en d&#8217;autres temps à mon respectable et mythique <strong>Cabaret Vauban</strong>, avec les rescapés du <strong>MC5</strong>. Dans la série beau temps, mer calme, j&#8217;ai promis à mon pote Hugues de ne pas zapper <strong>Jack Johnson</strong> le vendredi, qui va nous ramener du soleil de sa Californie natale, ainsi que <strong>Angus &#038; Julia Stone</strong>, dans un registre pop folkeux australien de bon aloi. Dans le genre OMNI (objet musical non identifié), j&#8217;irai décalaminer mes esgourdes sur <strong>DJ Zebra</strong> feat. le <strong>Bagad de Carhaix</strong>, gast ! Du côté du cabaret breton, rebaptisé scène Youenn Gwernig, pendant les quatres jours il y aura quelques pépites succulentes, j&#8217;ai noté <strong>Titi Robin trio</strong> ou <strong>Ibrahim Maalouf</strong> (tous les deux découverts au festival du Bout du Monde), <strong>Olli &#038; Mood</strong>, <strong>Marchand vs Burger</strong> (salut Rodolphe ça gaze ou quoi ?), <strong>Duoud</strong> (un duo de ouds), pour ne citer qu&#8217;eux. Et dans le rôle des potes de Brest, j&#8217;irai jeter quelques unes de mes forces, s&#8217;il m&#8217;en reste, dans le set de <strong>Electric Bazar Cie</strong> et je poserai mon sac pour <strong>Siam</strong>, le groupe composé par <strong>Fanny Labiau</strong> et <strong>Bruno Leroux</strong> dont je vous recommande au passage d&#8217;écouter l&#8217;excellent premier opus intitulé &#8220;<em>L&#8217;amour à trois</em>&#8220;, en vente partout. <em>What else ?</em> Plein de bonnes choses. Difficile d&#8217;ignorer les sets d&#8217;<strong>Adam Kesher</strong> (vu à Art rock et à la Route du rock), des <strong>Hyènes</strong> qui reprennent des standards du rock pour le fun mais pas en yaourt (même s&#8217;il y a deux vrais morceaux d&#8217;ex <strong>Noir Désir</strong> dedans) ou des allumés de <strong>The Inspector Cluzo</strong> que j&#8217;avais raté au <strong>Run ar Puñs</strong> récemment. Idem pour <strong>Cold war kids</strong> ou <strong>Stromae</strong> (qu&#8217;on verra aussi à la <strong>Fête du Bruit dans Landerneau</strong> en août). En partenariat avec le <strong>Sziget festival</strong>, il y aura du (beau) monde aux Balkans avec des joyeux déjantés dont <strong>Goran Bregovic</strong>, <strong>Balkan beat box</strong>, excusez du peu. Et maintenant, on range les cannes et on passe au calibre supérieur, pour la pêche au gros.</p>
<p>Pas de <strong>Vieilles Charrues</strong> sans des noms capables de faire venir la foule des grands jours. <strong>Yannick Noah</strong> fait partie de ceux-là, il vient de bourrer <em>Penfeld</em> en attirant 10.000 spectateurs à lui tout seul. <em>Jeu, set et match</em>. Le samedi, ça va être chaud, d&#8217;autant que c&#8217;est aussi le jour de <strong>Supertramp</strong> et de <strong>Cypress Hill</strong> ! Idem le dimanche, puisqu&#8217;en dehors de mon cher <strong>Lou Reed</strong>, sur la même scène on va savourer <strong>PJ Harvey</strong> que j&#8217;aime beaucoup et pas seulement parce qu&#8217;elle m&#8217;a emprunté mon prénom anglais et qu&#8217;elle est vachement sexy. Non, j&#8217;aime bien son côté hardcore déjanté, son style pop rock un peu crème au beurre, limite indigeste, mais c&#8217;est tellement bon de se baffrer comme ça sans retenue, non ? Écoutez &#8220;<em>This is love</em>&#8221; en poussant le potar vers le haut, vous comprendrez ce que je veux dire. Le jeudi, aussi, du lourd. D&#8217;abord du rock teuton avec <strong>Scorpions</strong>, dont on nous assure qu&#8217;il s&#8217;agira là de leur dernière prestation live (celui qui a dit &#8220;bonne nouvelle !&#8221; sort immédiatement de ce blog !). Si la femme de ma vie est dans les parages quand le groupe entonnera &#8220;<em>Still loving you</em>&#8220;, je lui promets un slow de derrière les fagots estampillé <em>seventies</em>. Bon, coup sur coup on aura aussi le même jour <strong>Kaiser Chiefs</strong> (i say yeah !), <strong>Snoop dog</strong> qui paraît-il se fait désormais surnommer &#8220;Doggy style&#8221;, amis du club des poètes bonsoir, le retour de <strong>Pulp</strong> qui va vous la décoller du bulbe la pulpe, et les <em>frenchies</em> de service qui vont rameuter la foule des grands jours. D&#8217;un côté <strong>M&#8217;sieur Aubert</strong> (celui qui en 77 gueulait dans l&#8217;hygiaphone) et Mademoiselle <strong>Olivia</strong> &#8220;just sing&#8221; <strong>Ruiz</strong>, qu&#8217;on ne présente plus. Et pendant que j&#8217;y suis, le lendemain, <strong>M&#8217;sieur Eddy</strong> pour une <em>dernière séance</em> ouakenole. J&#8217;ai oublié personne ? Ah ben si ! D&#8217;abord <strong>Ben l&#8217;oncle soul</strong>, vu au Cabaret Vauban. Un garçon plein d&#8217;énergie positive, vous allez adorer et mouiller la liquette. Et <strong>Pierre Perret</strong>, aussi connu pour son zizi légendaire (celui qui amidonne la main de sa soeur) que pour des registres plus graves comme le sublime &#8220;Lili&#8221;. Je l&#8217;avais vu, l&#8217;ami Pierrot, au festival du Bout du monde, c&#8217;était somptueux, j&#8217;en connais même un qui avait pleuré.</p>
<p>Allez, ça c&#8217;est fait. Je vous donne rendez-vous dans trois mois et un jour sur le site des Vieilles Charrues pour faire la fête. Si vous me croisez sur le festival, vêtu de mon élégant polo brodé <em>Shots</em> (Hervé Le Gall est habillé par <strong>Minipop</strong>), n&#8217;hésitez pas à vous manifester (même si tu t&#8217;appelles Jean Floch et que tu es déjà à bloc), on fera une petite photo souvenir. Les annonces de la conférence de presse d&#8217;hier, à Carhaix, étaient ponctuées par un lancer de boule de bowling d&#8217;un des membres de l&#8217;équipe des Vieilles Charrues. La dernière boule fut lancée par <strong>Jean-Jacques Toux</strong>, programmateur des Vieilles Charrues. Il s&#8217;est avancé sur la piste, fébrile, sous le regard un brin goguenard des journalistes présents. D&#8217;une main assurée, la boule a glissé sur la piste… <em>Strike !</em> Jean-Jacques s&#8217;est retourné, est tombé à genoux les deux poings levés, large sourire. Belle image, je trouve. Finalement l&#8217;esprit de ce festival, on y revient toujours, c&#8217;est un peu ça. Les Vieilles Charrues, c&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;histoire d&#8217;une bande de potes qui sont là pour se marrer. Alors ? Vous êtes prêts ou quoi ? N&#8217;oubliez pas. Cet été à <strong>Carhaix</strong> il y aura du gros son. Je compte sur vous pour nous en faire voir de toutes les couleurs !    <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Rumeurs Vieilles Charrues 2011. Buffalo Springfield à Kerampuilh, gast !</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 09:00:17 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/crosby-stills-nash-young-by-guy-peellaert.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/crosby-stills-nash-young-by-guy-peellaert.jpg" alt="crosby-stills-nash-young-by-guy-peellaert" title="crosby-stills-nash-young-by-guy-peellaert" width="590" height="443" class="aligncenter size-full wp-image-1789" /></a><br /><em>Qui ça ?</em> <strong>Buffalo Springfield</strong>. C&#8217;est qui ces mecs d&#8217;abord ? Vous avez tous eu, un jour ou l&#8217;autre, entre les oreilles, un titre de Buffalo Springfield, à commencer par le cultissime &#8220;<em>For What It&#8217;s Worth</em>&#8221; et son intro inimitable. D&#8217;ailleurs, si vous avez vu le film <strong>Forrest Gump</strong>, vous devez vous en souvenir, le titre symbolise à lui tout seul l&#8217;amérique de la fin des sixties, de la guerre du <strong>Viet</strong> &#8220;fucking&#8221; <strong>Nam</strong>, aussi sûrement que <em>California dreamin&#8217;</em> des <strong>Mamas and Papas</strong> marque l&#8217;insouciance de ces années soixante où l&#8217;on croyait encore au rêve américain. Côté <em>lyrics</em>, c&#8217;est pas dégueu non plus. <em>I think it&#8217;s time we stop, children, what&#8217;s that sound everybody look what&#8217;s going down</em>. Et puis le <em>line up</em> du groupe, excusez du peu, rien que du lourd. Formé en 1966 par quelques mecs qui allaient compter parmi les pointures <em>king size</em> du son pop folk rock made in USA, le combo s&#8217;est séparé après deux ans et trois albums culte et avoir inscrits leurs noms au Panthéon de la zique US. Le premier s&#8217;appelle <strong>Stephen Stills</strong>. Il crée le groupe avec un dénommé <strong>Richie Furay</strong>. On raconte qu&#8217;un jour où les deux compères étaient bloqués dans un embouteillage à LA, ils ont aperçu un corbillard immatriculé dans l&#8217;Ontario. Le gars au volant avait choisi ce mode de transport pour passer la frontière incognito avec son bassiste, <strong>Bruce Palmer</strong> et son batteur <strong>Dewey Martin</strong>. Le gars en question ne se contente pas de conduire, il écrit aussi avec un talent certain. Il se nomme <strong>Neil Young</strong>. De lui, <strong>David Crosby</strong> (oui, celui de <em>Crosby, Stills, Nash &#038; Young</em>) a dit &#8220;<em>ce mec était capable d&#8217;écrire cinq chansons par semaine. De sa part, rien ne m&#8217;étonne</em>&#8220;. Ce sont à peu près ses mots quand il a su que l&#8217;un des combos mythiques des années soixante se reformait. D&#8217;ailleurs, je me suis laissé dire que David Crosby aurait volontiers reformé <strong>The Byrds</strong>, autre groupe US majeur de ces années glorieuses, mais c&#8217;était sans compter sur la tête de bourrique de <strong>Roger McGuinn</strong> qui refuse d&#8217;en entendre parler, dommage… Mais revenons à <strong>Buffalo Springfield</strong>, séparé en 1968, reformé fin 2010, en tournée en 2011, si vous voyez ce que je veux dire.</p>
<p>J&#8217;ai donc activé mes réseaux, histoire de démêler le vrai du faux. Non, parce que là, on parle d&#8217;un truc largement aussi balaize que le boss venant taper son <em>Born in the USA</em> à Carhaix city. Là, on parle de légendes aussi absolues que définitives. <strong>Neil Young</strong>. <strong>Stephen Stills</strong>. <strong>Richie Furay</strong>. Trois légendes sur la scène de Glenmor, ça aurait une putain de gueule, excusez du peu ! J&#8217;ai donc commencé à gratter la terre de la plaine de mes petites mains fébriles et rapidement j&#8217;ai trouvé un faisceau d&#8217;éléments concordants. D&#8217;abord, Buffalo Springfield est <em>vraiment</em> en tournée. On avait dit que le groupe se contenterait d&#8217;un <em>one shot</em>, mais non. Ils sont annoncés au <strong>Bonnaroo festival</strong>, en juin prochain à Manchester. Pas la seconde patrie du King Eric &#8220;ouh ah&#8221; Cantona, non plutôt un bled dans le trou du cul du Tenessee profond, un grand terrain agricole qui ressemble à s&#8217;y méprendre à la plaine de <strong>Kerampuilh</strong>, gast, mais en moins bien. Donc les p&#8217;tits gars <strong>Stills</strong>, <strong>Young</strong> et <strong>Richie</strong> ne seront point dépaysés, même notre bière (la légendaire <em>Coreff</em>) est meilleure qu&#8217;une <em>Bud</em> de bon aloi. Donc c&#8217;est jouable. Mais il en fallait plus. Je suis allé jeter un œil sur le site web de <strong>Neil Young</strong> et là, tenez-vous bien (tenez-vous mieux !) deux choses. D&#8217;abord le site confirme que <strong>Buffalo Springfield</strong> est bel et bien en tournée. La date de juin du <em>Bonnaroo festival</em> est bien bookée. Mais il y a mieux… <strong>Un concert du Buffalo Springfield est bien prévu le 15 juillet</strong>. De là à imaginer que nos amis cow-boys viennent faire un tour chez nous sur la plaine, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas que j&#8217;ai décidé de franchir allègrement. </p>
<p>Avouez quand même que ça aurait de la gueule, non ? D&#8217;autant que dans l&#8217;état d&#8217;esprit, <strong>Buffalo Springfield</strong> et <strong>les Vieilles Charrues</strong>, c&#8217;est un peu la même chose. Des p&#8217;tits gars de la campagne, engagés, qui croient dans leur aventure. Alors ? Buffalo Springfield pour la vingtième des Vieilles Charrues, ça vous tente ? Moi j&#8217;ai envie d&#8217;y croire. <em>For what it&#8217;s worth</em>. Pour ce que ça vaut… </p>
<p>• illustration : Crosby, Stills, Nash &#038; Young par <strong>Guy Peellaert</strong>.<br />
• la programmation des Vieilles Charrues 2011 sera annoncé le 12 avril.<br />
• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_10.html"  target=_blank><strong>voir le site du Festival des Vieilles Charrues</strong></a><strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Ce petit rien admirable qu&#8217;on appelle un œil.</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 13:13:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je viens de regarder à l&#8217;instant des clichés de concerts, un exercice que je goûte assez peu. Je ne vais pas citer le nom du photographe, ça ne serait pas correct. Et puis je vais vous dire. Vous ne m&#8217;entendrez jamais critiquer le travail d&#8217;un autre photographe, sauf le cas échéant pour l&#8217;encenser, mais dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/03/rock-audience-richard-bellia-shots.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/03/rock-audience-richard-bellia-shots.jpg" alt="rock-audience-richard-bellia-shots" title="rock-audience-richard-bellia-shots" width="590" height="590" class="aligncenter size-full wp-image-1773" /></a>Je viens de regarder à l&#8217;instant des clichés de concerts, un exercice que je goûte assez peu. Je ne vais pas citer le nom du photographe, ça ne serait pas correct. Et puis je vais vous dire. Vous ne m&#8217;entendrez jamais critiquer le travail d&#8217;un autre photographe, sauf le cas échéant pour l&#8217;encenser, mais dans le cas présent, ce que je viens de voir m&#8217;attriste. Pire encore, ça ne m&#8217;émeut pas. Voilà, c&#8217;est ça le truc. Une photographie, moi, ça doit me parler, me raconter des choses, me dire une histoire, m&#8217;embarquer, me faire vibrer, mais là, ce que je viens de voir me laisse de marbre. Électroencéphalogramme plat, mort clinique, la <em>near death experience</em> visuelle. Rien, zéro, <em>niante</em>, le vide sidérant d&#8217;une photo lambda, plutôt propre techniquement parlant mais bordel ! Sans âme, sans rien. Je repense à des clichés de <strong>Claude Gassian</strong>, d&#8217;<strong>Antoine Le Grand</strong>, de <strong>Richard Dumas</strong>, de <strong>Richard Bellia</strong>. <em>Du rock et des couilles</em>, de la bière et de la sueur. Quand je regarde un cliché de concert de <strong>Bellia</strong>, je peux sentir des odeurs de transpiration, des effluves, je peux palper l&#8217;ambiance qui donne chaud. Pour les autres, c&#8217;est idem. Un portrait de <strong>Miossec</strong> par <strong>Dumas</strong>, c&#8217;est définitif. On me demande souvent, très souvent, mon avis sur un travail photographique et systématiquement je botte en touche, c&#8217;est mon côté faux-cul. Pas le temps et surtout pas envie. En plus, dans ce monde de plus en plus <em>open</em> qu&#8217;est la photographie numérique, tout le monde est photographe. Avec un billet de mille balles, aujourd&#8217;hui, tu vas taper de la photo, tu montes un blog, tu colles la mention <em>photographe</em> derrière ton nom et <em>en avant Guingamp !</em> Sauf que ça ne marche pas comme ça. <em>Il est long le chemin et les pièges nombreux</em>, comme disait ce cher Etienne. Et parmi les pièges tendus, il y a la <em>post prod</em>. La <em>Lightroom génération</em> a mis les deux pieds dedans et franchement, le résultat est risible. Non, pire. Pathétique. Résultat des courses, tous perdants, avec des clichés qui se ressemblent. Aucune humanité, des clichés cadrés au cordeau si beaux qu&#8217;ils puent le <em>crop</em> à plein nez et surtout, au delà de tout, on sent l&#8217;absence dramatique de l&#8217;œil. Et ça, en photographie, ça ne pardonne pas. T&#8217;as pas d&#8217;œil, t&#8217;es mort.</p>
<p>On m&#8217;a demandé récemment avec quel logiciel je développais mes fichiers RAW. Sans entrer dans le détail, la question faisait allusion au fait que j&#8217;ai écrit (et je persiste et signe, mais bon c&#8217;est un détail) que la chromie est sensiblement différente entre <em>Nikon</em> et <em>Canon</em>, bref. J&#8217;ai répondu que j&#8217;utilise <em>Lightroom 3.3</em> sur un Mac calibré tout en précisant que mon côté <em>old school</em> fait que j&#8217;utilise ce logiciel dans sa portion congrue, limitant finalement ses fonctionnalités au strict minimum. Je dois avouer que ce qui me plait dans un cliché, c&#8217;est quand il est bon <em>brut de capteur</em>. Rien à ajouter, rien à enlever, même pas un poil de netteté. De ce côté là, avec D3s et les optiques Nikkor, ça va plutôt pas mal. Si je dois commencer à taquiner la balance des blancs, à ajouter du noir, du contraste, de la netteté, c&#8217;est <em>niet</em>. Sans moi. Ce qui m&#8217;amène à revenir à mon propos. Je n&#8217;ai évidemment rien contre l&#8217;utilisation massive de LR en <em>post prod</em>, rien non plus contre l&#8217;application de <em>presets</em> tout faits, après tout, chacun fait ce qu&#8217;il veut de ses images. Croire qu&#8217;une image moyenne, comprendre parce que le photographe a chié ses réglages, parce que les lumières étaient nazes, parce qu&#8217;il y avait trop de rouge et pas assez de bleu, croire que votre image molle, mal cadrée, <em>dégueu</em> en somme, va devenir le cliché du siècle en le passant en <em>black and white</em> pour faire <em>chicos</em>, en triturant la balance des couleurs ou pire en utilisant un preset LR, croire qu&#8217;une image transformée, martyrisée, blessée, bidouillée à la hussarde va devenir simplement une bonne image, pour paraphraser <strong>Queneau</strong>, <em>ce que tu te gourres fillette, ce que tu te gourres !</em> Non, croire à ça c&#8217;est aller dans le mur. Mais il y a pire, finalement. Car ce genre de cliché qui sent l&#8217;esbroufe et l&#8217;épate, si ça peut enthousiasmer l&#8217;œil de ta concierge ou du quidam et flatter l&#8217;ego souvent démesuré de son auteur, ça ne trompe personne et surtout pas les pros, je veux dire ces gens qui ont mis trente ans avant d&#8217;accoler le mot photographe à leur nom de famille, qui ont commencé par tremper leurs paluches dans les bacs de révélateur à une époque où les deux Steve boutonneux bidouillaient encore leur premier computer dans le garage de papa.</p>
<p>Non. Vous ne m&#8217;entendrez jamais critiquer le travail d&#8217;un autre photographe, surtout s&#8217;il est de la nouvelle génération et puise son inspiration dans le manuel <em>Lightroom pour les nuls</em>. Pour tout vous dire, je m&#8217;en fous un peu. Non, en fait, je m&#8217;en fous tout court. Le chemin, s&#8217;il est long, est aussi un parcours de solitaire. Le photographe a une double casquette. Il est à la fois son metteur en scène et son premier spectateur. C&#8217;est d&#8217;ailleurs à ça qu&#8217;on fait le tri entre le bon grain et l&#8217;ivraie, dans cette capacité à ne montrer aux yeux des autres que du très bon, <em>à ses yeux</em>. À ses yeux, le mot est lâché. La photographie c&#8217;est d&#8217;abord une question de regard, d&#8217;impertinence, d&#8217;ironie. En une photo, une seule, la messe doit être dite. C&#8217;est le regard plein de tendresse d&#8217;un vieux clebard sur une petite fille, par <strong>Fabrice Drevon</strong>. C&#8217;est une mariée en rouge par <strong>Gérald Géronimi</strong>. C&#8217;est un fada au regard halluciné qui scrute sa machine à laver, par <strong>Vincent Montibus</strong>. C&#8217;est une murène qui calcule la main du plongeur par <strong>Jean-Philippe Grémillot</strong>. C&#8217;est un ours au clair de lune, par <strong>Vincent Munier</strong>. C&#8217;est Harrison Ford dans un couloir du Crillon par <strong>Antoine Le Grand</strong>. C&#8217;est Miossec qui s&#8217;endort sur l&#8217;épaule de Cali par <strong>Claude Gassian</strong>. C&#8217;est Miossec, encore lui, dans la chambre 304 de l&#8217;hôtel Vauban par <strong>Richard Dumas</strong>. C&#8217;est un temple au Cambodge par <strong>David Grimbert</strong>. C&#8217;est simplement le rock, incarné dans le portrait de Joe Strummer, par <strong>Richard Bellia</strong> en 1989. Des jeunes, des moins jeunes, la photo c&#8217;est pas une question de <em>g-g-g-generation</em>, en fait. Un soir, on m&#8217;a interpellé à la fin d&#8217;un concert, pour que je donne un conseil. J&#8217;aurais volontiers conseillé d&#8217;arrêter la photo et de reprendre la poterie ou le macramé. J&#8217;ai rien dit, j&#8217;ai juste bafouillé deux ou trois excuses, pas le temps, beaucoup de taff et je me suis éclipsé. J&#8217;ai repris la route, ma route. <em>Long is the road</em>. Jeunes ou pas, la photo n&#8217;est ni une question de génération et encore moins d&#8217;outil. <em>Lightroom</em> ne vous sauvera pas la vie. Il vous donnera tout au plus l&#8217;impression d&#8217;avoir du style. Et comme disait <strong>Vian</strong>, ce sera une impression fosse. Car il vous manquera toujours ce petit rien. Ce petit rien admirable qu&#8217;on appelle un œil.</p>
<p>• Cliché : <strong>Richard BELLIA</strong>, reproduit ici avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur. </p>
<p>• Special thanks à Richard Bellia, photographe de rock, qui sort actuellement un livre de clichés sur le thème &#8220;Sex &#038; rock&#8217;n roll 1984-2010&#8243;. </p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.richardbellia.com/"  target=_blank><strong>cliquez ici pour voir le site de Richard Bellia. </strong></a><strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Les dix commandements du photographe de concerts</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 13:28:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1- En mode manuel tu travailleras La photographie est un art subtil, un équilibre délicat entre une dose de lumière, un cadrage, une vitesse de prise de vue. Pour la photo de concerts, c&#8217;est encore plus vrai, encore plus complexe, parce que tout va vite, parce que le sujet bouge, parfois avec violence, dans une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/02/public-vieilles-charrues-2008-shots.jpg" alt="" title="public-vieilles-charrues-2008-shots" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1765" /><br /><strong>1- En mode manuel tu travailleras</strong><br />
La photographie est un art subtil, un équilibre délicat entre une dose de lumière, un cadrage, une vitesse de prise de vue. Pour la photo de concerts, c&#8217;est encore plus vrai, encore plus complexe, parce que tout va vite, parce que le sujet bouge, parfois avec violence, dans une ambiance lumineuse souvent drastique. Il n&#8217;y a pas d&#8217;autre alternative que le <strong>mode manuel</strong>. Ceux qui te diront le contraire sont à côté de leurs pompes ou alors ils ont choisi la voie de la facilité, voire les deux. Parce que les modes <em>priorités</em> (ouverture ou vitesse) sont des modes automatiques qui ne disent pas leur nom et qu&#8217;en plus c&#8217;est très casse-gueule. D&#8217;ailleurs, quand je shoote en concert, il m&#8217;arrive parfois d&#8217;observer les photographes, quand il y en a. Si le pouce et l&#8217;index ne travaillent pas ensemble, l&#8217;un pour régler le diaph, l&#8217;autre pour la vitesse, c&#8217;est que le <em>gazier</em> est en mode semi-auto. Facile, on régle sur la plus grande ouverture et roulez jeunesse ! Sauf que la photo de concert, ça ne marche pas comme ça. Il faut savoir anticiper, observer les lumières, prévoir leur état à venir. Maintenant, à l&#8217;instant T tu es à 1/80ème et tu es sous-ex, dans deux secondes tu seras équilibré, une seconde plus tard tu seras sur-ex. Pas facile hein ? Non, pas facile. Mais quand c&#8217;est dans la boîte, tu sais ce que tu as fait ton taff. </p>
<p><strong>2- En format RAW tu shooteras</strong><br />
En numérique, le format RAW permet tellement de choses fantastiques. Le RAW c&#8217;est un peu comme une machine à voyager dans le temps, la possibilité de corriger des erreurs ou de changer d&#8217;avis, sur la balance des blancs par exemple. Le RAW c&#8217;est aussi la possibilité de sauver un cliché. En fait, le format RAW n&#8217;est pas une option, c&#8217;est pour le coup un vrai commandement. Tu shooteras en RAW, tu ne discuteras pas <em>et pis c&#8217;est tout</em>. Si ton boîtier le permet, tu auras deux cartes. Sur mon D3s par exemple, j&#8217;ai une Sandisk Extreme 32Go qui stocke mes fichiers RAW et une 16Go qui stocke mes fichiers jpeg, dont je ne me sers d&#8217;ailleurs quasiment jamais. C&#8217;est une sécurité, comme un <em>backup</em>, au cas où l&#8217;enregistrement sur la carte dédiée au RAW merderait, ce qui ne m&#8217;est jamais arrivé.</p>
<p><strong>3- En focale variable tu travailleras</strong><br />
Dans les petites salles il existe rarement des fosses réservées aux photographes. Alors tu choisis ton camp, <em>jardin</em> ou <em>cour</em> et tu n&#8217;en bouges plus. Les focales fixes offrent d&#8217;être généralement plus lumineuses mais les focales variables permettent de faire varier le cadrage sans bouger de l&#8217;endroit où on s&#8217;est planté. Pour moi c&#8217;est la meilleure option et c&#8217;est celle que je conseille. Dans une petite salle, un calibre 16-35 convient bien, sur une salle moyenne on opte plutôt pour un trans-standard comme le 24-120 (ou le 24-105) alors qu&#8217;en festival ou sur des salles vastes on tape plutôt au 70-200. Côté sac, fourre-tout, pas vraiment de solution idéale. La <em>chestvest</em> de Newswear, la ceinture <em>Light belt</em> de Lowepro équipée d&#8217;étuis <em>Sliplock</em>, sont de bonnes alternatives pour avoir son matos sur soi sans trop d&#8217;encombrement.</p>
<p><strong>4- Les conditions difficiles tu privilégieras</strong><br />
La vie d&#8217;un photographe de concerts n&#8217;est pas un fleuve tranquille. J&#8217;aime particulièrement les petites salles, celles dont je dis souvent qu&#8217;elles sentent la bière et l&#8217;animal, pour paraphraser <strong>Miossec</strong>. Ambiance moite, <em>lights</em> difficiles, évolution compliquée dans le public, ça bouge dans tous les sens, parfois ça <em>pogotte</em>. En fait j&#8217;adore quand ça <em>pogotte</em>, j&#8217;ai vraiment le sentiment d&#8217;être dedans, il y a autant d&#8217;images à shooter sur scène que dans le public. J&#8217;ai comme ça quelques souvenirs de concerts épiques, porté par la foule. <strong>Les Bérus</strong>, <strong>Mass Hysteria</strong>, <strong>Aqme</strong>, au Vauban, c&#8217;était dantesque. Plus c&#8217;est difficile, plus la barre est haute, plus le plaisir de ramener de la belle image est intense.</p>
<p><strong>5- En couleurs tu travailleras</strong><br />
Le concert, c&#8217;est la vie et la vie c&#8217;est la couleur. Il n&#8217;y a rien de plus beau qu&#8217;une belle image de concert pleine de couleurs. Et là tu me dis : &#8220;<em>et le noir et blanc alors ?</em>&#8221; Tu feras du noir et blanc quand le noir et blanc t&#8217;appelleras. Un jour, tu verras une image et tu sauras qu&#8217;elle s&#8217;impose en noir et blanc, mais attention ! Si tu crois que passer un cliché de la couleur au <em>black and white</em> va te permettre de rattraper le coup d&#8217;un cliché pourri, ce que tu te goures mon jeune ami ! Un cliché <em>pourri</em> en couleurs sera <em>pourri</em> en noir et blanc, mais rassure-toi. L&#8217;inverse est vrai. Et puis passer une photo couleurs en noir et blanc juste pour faire style (prononcez <em>staïle</em>), ça ne trompe personne. </p>
<p><strong>6- Ton niveau d&#8217;exigence sans cesse tu relèveras</strong><br />
<em>Il est long le chemin et les pièges nombreux</em>, comme disait ce cher Étienne (Daho). C&#8217;est peut-être le côté le plus passionnant du parcours photographique, ce sentiment de toujours pouvoir progresser. Sois exigent. Tout le temps. Dans tes réglages, dans le choix de ton matériel, dans tes cadrages. Ne laisse rien passer. Et, surtout, ne compte pas trop sur le post-traitement pour rattraper les coups foireux. Un bon cliché, c&#8217;est brut de capteur. Zéro bidouille. De toutes façons une image moulinée à l&#8217;excès dans <em>Lightroom</em> et consorts, elle se reconnaît de loin et encore une fois ce genre d&#8217;image ne trompe personne, aucun pro de l&#8217;image en tout cas. En plus, le côté pervers de ce genre de moulinette, c&#8217;est qu&#8217;au final toutes tes images, à terme, se ressemblent. Et comme nombre de photographes utilisent les mêmes ficelles, tes images ressemblent aussi à celles du voisin.</p>
<p><strong>7- Le meilleur seulement tu montreras</strong><br />
Tu as un privilège. Tu es à la fois metteur en scène, cadreur, directeur de la photo et en plus tu es ton premier spectateur. Quand tu dérushes, tu dois savoir immédiatement ce qui te fait vibrer, tu dois voir l&#8217;image qui fait <em>wouah !</em> Sur de nombreux sites internet, on peut voir des galeries de photos de concerts avec vingt ou trente photos, c&#8217;est un signe qui ne trompe pas. Bien souvent d&#8217;ailleurs, plusieurs photos se ressemblent, l&#8217;hésitation à choisir entre tel ou tel cliché est palpable, on sent bien que le photographe n&#8217;a pas su se décider. Si tu n&#8217;as pas d&#8217;œil pour choisir le meilleur du meilleur, si tu ne sais pas et que tu optes pour la solution de facilité, c&#8217;est à dire de montrer tout et en vrac, tu mets à côté. Un conseil. Relis le sixième commandement. </p>
<p><strong>8- Jamais tes clichés gratuitement tu ne donneras</strong><br />
Premier constat. Si tu fais de la photo de concert en espérant approcher des artistes au plus près et soigner ton égo, tu risques d&#8217;être vachement déçu. J&#8217;ai couvert beaucoup de concerts et à deux ou trois rares exceptions je ne compte pas d&#8217;ami dans ce milieu. Je fais très peu de tirages papier et par voie de conséquence il ne circule que très peu de tirages originaux. Je ne transmets <em>jamais</em> de fichiers haute déf. La photographie c&#8217;est mon travail et je ne travaille pas gratuitement. Donner ses photos c&#8217;est pervertir le système. Si tu veux être crédible, ne joue pas à ça. </p>
<p><strong>9- Les artistes, le public, la prod tu respecteras</strong><br />
En règle générale, les photographes ont ce privilège d&#8217;obtenir une accréditation <em>gratuite</em>, ce qui est somme toute normale. Personne ne paye pour travailler. En revanche, une fois dans la place, je mets un point d&#8217;honneur à respecter les gens, simplement. D&#8217;abord <em>les artistes</em>, sans qui, naturellement, rien de toute cette magie n&#8217;existerait. Il est des artistes qui ne sont pas gênés par la présence de photographes, il en est même qui en jouent, qui s&#8217;en amusent. J&#8217;ai en mémoire des concerts épiques (avec <strong>Bryan Ferry</strong> par exemple), où la complicité était vraiment palpable et les photos sont à la hauteur de ce choc émotionnel. D&#8217;autres peuvent être gênés, voire angoissés par la présence d&#8217;un photographe. Il faut sentir le truc et s&#8217;adapter. Dans le pire des cas, il faut s&#8217;en aller, quitter la salle. Ensuite <em>le public</em>, qui paye sa place, <em>lui</em>. Si j&#8217;occupe une chaise, qu&#8217;il ne reste aucune place disponible, je laisse ma place. J&#8217;évite de bousculer le public, je ne fais pas le <em>forcing</em> pour accéder au premier rang. Et le respect c&#8217;est aussi d&#8217;applaudir l&#8217;artiste, avec le public. Enfin, <em>la production</em>, toute cette équipe, du producteur en passant par les ingés son, les lighteux, les roadies, bref, toutes celles et tout ceux qui font du spectacle vivant une réalité, qui prennent des risques financiers, humains. Du respect, de la discrétion vis à vis des gens, de tous ces gens grâce à qui nous, photographes, nous avons le privilège de travailler dans de bonnes conditions.</p>
<p><strong>10- Ton chemin seul tu traceras</strong><br />
C&#8217;est le dixième commandement, c&#8217;est le dernier et c&#8217;est aussi le premier. Et il vaut pour vous toutes et tous qui lisez ces lignes. Vous serez seuls. Vous ne pourrez compter que sur vous-même et dans votre enfer personne ne vous entendra crier. Le photographe est un être solitaire par définition. Même très entouré, quand l&#8217;œil se rive au viseur, quand la scène se cadre dans l&#8217;attente de l&#8217;instant, plus rien n&#8217;existe, on est comme un autiste, seul et isolé dans son monde. Tout va très vite, la photo de scène c&#8217;est difficile, c&#8217;est complexe, on essaie de se souvenir des conseils et finalement on s&#8217;aperçoit qu&#8217;on n&#8217;en n&#8217;a gardé que quelques trucs basiques. Parce que finalement, on trace sa route tout seul, le boîtier en mains, on croise des gens qui au fil du temps vous reconnaissent. Quand vous arrivez dans un lieu et que le patron de lieux vous dit &#8220;<em>Tiens, voilà le photographe</em>&#8220;, quand un artiste vous offre un regard, un sourire, l&#8217;air de rien, comme s&#8217;il vous disait &#8220;<em>Allez ! Prends ça et fais toi plaisir !</em>&#8221; et quand quelques temps plus tard ce même artiste vous dit, en confidence &#8220;Vous me montrez beaucoup plus beau que je ne le suis dans la réalité !&#8221;, quand des gens du public vous sourient, quand une gamine vous dit &#8220;<em>J&#8217;adore vos photos de Brian Molko !</em>&#8221; ou qu&#8217;un barman vous offre une limonade (ah ! J&#8217;allais oublier ! Jamais d&#8217;alcool avant un concert… Pendant non plus d&#8217;ailleurs !) alors vous savez que vous êtes accepté, intégré, assimilé. Voilà. La route est dégagée et ton aventure peut commencer. <em>Long is the road</em>.  <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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