
Vague lueur, bouche pâteuse, je m’étire sous la couette sans aucune envie de la quitter. Dehors, extérieur nuit, il pleut et ça ne rigole pas. En même temps on est à Brest, il faut bien consolider la légende, Barbara. Voilà. Le premier truc qui me vient à l’esprit ce matin au réveil, c’est Barbara et la litanie de la pluie sur Brest ce jour-là et immédiatement après, comme un inventaire de circonstance signé Prévert, je me dis que ce soir j’ai rendez-vous avec Miossec à la Carène. Oui, à la Carène, pas au Vauban, mais pour une Carène remplie il faut deux Vauban et justement ça tombe bien parce que ce soir la Carène affiche complet. Que les amoureux du Vauban se rassurent, on verra sûrement l’équipe du Mio en after du côté du Boulevard Clemenceau. Bon, un concert de Miossec, c’est toujours un petit plaisir, un truc indéfinissable, comme un rendez-vous, une petite pierre sur le chemin, je ne sais pas trop mais en tout cas une chose est sûre. Pour moi, un concert de Miossec est à nul autre pareil et je se sais pas comment l’expliquer. Voilà un artiste que j’ai shooté sous toutes les coutures depuis plus de cinq ans et à la question “Putain ! T’en as pas marre de photographier Miossec ?” la réponse est non ! J’ai l’impression d’accompagner le parcours d’un artiste pour lequel j’ai un attachement sincère, de le suivre à la trace, de capturer des instants de sa vie (et accessoirement de la mienne), de les figer, pour qu’un jour on s’en souvienne. Et le plus savoureux, au fond, c’est que tout cela est fait avec son consentement, comme un accord tacite, comme un fil invisible. Il n’y a pas d’affectif, tout au plus une complicité discrète, un vague acquiescement, une entente cordiale et ça me convient. Et puis, il y a l’artiste, le vrai putain d’artiste qu’il est, la voix, les textes, les notes et sur scène ce feeling à fleur de peau qui me bouleverse. Ce soir Miossec is back in town et la Carène est sold out. Ce soir, j’ai rendez-vous avec Miossec. Le ciel peut bien attendre.
Mais nom de Dieu, que la pluie cesse. Miossec à Brest, comme un fil invisible.
Miossec à Brest, comme un parfum de bière et d’animal.

Alors, on y va ? Ces derniers temps, je me suis tellement focalisé (…) sur le matos que j’en ai presque perdu le goût d’aller au charbon. Je ne suis pas un cas isolé, j’en connais quelques-uns qui ont perdu la niaque, l’envie d’aller chercher l’image, j’ai déjà été touché, par le passé, par ce syndrôme-là. D’habitude, ça revient, ça reprend, ça se rallume. Et cette fois le temps passe et rien, niante. Le désert, droit devant. Je regarde le programme, et entre les déjà vus, les déjà shootés (ou les pas envie) un nom se détache et avec lui une promesse, comme une assurance, un antidote au bordel ambiant, des souvenirs, des mots, toute une histoire. Miossec. Je hume l’air comme un nouveau-né, un taulard en cavale, les parfums de bière et d’animal, le vent iodé, celui qui vient d’Ouessant, les souvenirs qui affluent, Brest, le Vauban, le Run ar Puñs, la Carène… Miossec, c’est une histoire qui ne finira donc jamais ? Ben non, jamais. Et puis, shooter Miossec à Brest, ça sonne comme une évidence, une fidélité. Comme une révolte, un coup de pied au cul, le genre de truc qui te réveille l’envie. Rendez-vous à la Carène, à Brest. 20 octobre à 20 heures. J’y serai.
• Miossec en concert à la Carène Brest, mardi 20 octobre 2009 à 20:00, plus d’infos sur le site de Régie scène.
• cliché : Christophe Miossec et Yann Tiersen en concert au Quartz (janvier 2009)
Petite conversation entre amis : où l’on parle technique, EOS 5D Mark II, EOS 1D Mark III avec Canon France.
Hier, fin d’après midi. Le téléphone sonne au bureau, je décroche machinalement. Une voix aimable dans le combiné se présente : “Bonjour, je suis du SAV Canon France et je vous appelle à propos de vos soucis sur 5D Mark II“. Incroyable (mais vrai). Canon France se soucie donc des déboires de ses photographes pros et je précise qu’il n’y a point d’ironie dans mon propos. Bon, bien sûr, au détour de la conversation mon interlocuteur me glisse que l’audience de Shots sur internet n’est sans doute pas étrangère à la conversation. Il est vrai (mais je n’en tire aucune gloire) que si vous tapez dans Google les mots “problèmes EOS 5D Mark II” vous trouvez Shots dans le top et, accessoirement, c’est un des rares sites où l’on évoque crument la réalité d’un problème. Réalité du problème. C’est sans doute ce qui sépare mon point de vue de celui de Canon France. En gros, mon interlocuteur ne nie pas cette réalité : “on n’est pas à l’abri, ni chez nous ni chez ceux d’en face !” En revanche, il ne croit pas à une série de problèmes qui pourrait toucher un ensemble de boîtiers, comme ce qui s’était passé avec EOS 1D Mark III, un épisode dont l’évocation, au demeurant, reste douloureuse chez Canon. “Pendant cette période, je me réveillais la nuit en y pensant. C’était une période très difficile pour l’équipe du SAV.” On a parlé anciens combattants (F1new, EOS 3), d’un attachement commun à la marque, et de techniques spécifiquement liées au numérique [Lire plus...]
Au revoir Simone. Et à bientôt, sûrement…
Un bon concert c’est d’abord le plaisir de mes oreilles, un son de qualité, une ou des voix en harmonie, c’est aussi une qualité de traitement du son digne de ce nom, en live. Un très bon concert, c’est quand ce qui se passe sur scène est en phase avec tout ce qui précède, c’est un décor ou simplement une ambiance ou bien des gens, particulièrement agréables à regarder, oui, j’en conviens, l’exercice est plutôt réussi quand il s’agit de filles, bon d’accord excusez mon côté old fucking pervert. Enfin, un putain de concert, c’est quand tous les éléments sont réunis. Et c’est exactement ce qui s’est passé pour le concert de Au revoir Simone, hier soir à la Carène pendant Astropolis. Ce sentiment qu’après ça, tout allait me sembler bien fadasse, Waterloo morne plaine, même les élucubrations déjantées de Ebony bones qui a pris le relais. Mais revenons un moment sur cet instant de pure grâce. Le trio de jeunes filles, tout droit venu de leur Brooklyn natal, chacune à son clavier (voire à sa guitare), distille une pop du meilleur acabit, vous savez de ce son résolument éternel qui fait qu’à la première mesure vous avez simplement envie de baisser les bras, de rendre les armes, de vous soumettre à ce diktat vocal absolument divin. Divines, le mot est lâché. Les trois filles du combo nous embarquent dans un set délicat et harmonieux, direction PopLand dont ces filles-là sont probablement natives. Je me suis laissé embarquer, emballer et le sourire béat n’a pas quitté mon visage un seul instant pendant la courte – la trop courte ! – durée du concert… [Lire plus...]
Cocorosie ouvre Astropolis. Nuit magique à la Carène.

Astropolis a ouvert en beauté(s) hier soir, à la Carène. Ambiance cool avec l’équipe des kids de Sonic, auto-proclamés stakhanovistes de la fête. Et quelque part, c’est vrai qu’il régne toujours une ambiance à la fois un peu cool et sensiblement déjantée aux concerts Sonic Floor, donc c’est encore un peu plus vrai ce soir avec Astro, le festival électro dont la réputation dépasse désormais largement les frontières du pont de l’iroise. Donc, pour ouvrir cette édition cosmique, Astro a programmé un groupe frenchie, composé d’un duo (jumeaux dans la vie) qui se nomme Underwires. Un tandem prog et claviers, basé entre Paris et Berlin, qui offre une musique aux influences classiques baroques nettement marquées et pour tout dire j’en aurais bien repris une part, histoire de prolonger un peu le climat agréablement romantique, voix douce, tempo léger. Une musique soft à écouter sans retenue, au fond il ne manquait que les sofas. Bref, Underwires a largement préparé le terrain pour les frangines de Cocorosie. Ah ! Cocorosie ! Rien que de dire leur nom, il me revient en tête le set du festival Art rock, il y a deux ans, dont j’étais sorti assez émerveillé. Ce soir, je tempère sensiblement mon feeling, ça doit être l’âge ou le temps qui passe (ce qui revient à peu près au même). Les voix des deux soeurs oscillent entre diva napolitaine et chorale de CM2, et même si l’ensemble est parfaitement cohérent, voire agréable, rythmé au tempo d’un beat box qui tient la route, le traitement des voix réalisé par l’ingé son me semble parfois un brin poussé au paroxysme, à la limite de l’irritant voire du désagréable. Les voix de Bianca et Sierra ont des consonances nasillardes et au bout d’une heure de set, ça devient un poil agaçant. Au milieu du set une jolie brune vient apaiser l’ambiance Martine à la ferme (avec des vrais gloussements de poules dedans) et offre un chant dont la pureté frôle l’extase. On est transporté radicalement ailleurs, du côté des côtes méditerranéennes et au delà, et là c’est franchement beau. En revanche, côté visuel, rien à dire. Comme d’hab’ les soeurs Casady sont lookées à faire le bonheur d’un photographe même si les lights sont un peu molles du genou. Une fois les sacro-saints TPTSF (trois premiers titres sans flash) passés, je me suis balladé dans la Grande Carène, au coeur d’un public heureux, pour aller taper quelques clichés, que vous verrez bientôt en ligne sur Cinquième nuit. Ce soir, la fête continue sur le port avec des concerts gratuits, de Puppetmastaz et Naive new beaters, excusez du peu. Et demain vendredi, Bunker Palace à la Carène strikes back avec rien que du lourd. Les filles de Au revoir Simone, puis Laurent Garnier au Club et Gui Boratto au Vauban. La nuit magique sera longue.
Ruyter on the storm. Vieilles Charrues, le samedi.
Pas de pluie. Comme dirait un pote, à Carhaix cette année il fait beau plusieurs fois par jour. Scène Kerouac, on ouvre avec Coming soon, je crois qu’ils sont français, qu’ils font de la pop et du rock, bien taillés pour passer sur le Mouv’ la radio rock
je tape quelques clichés, un peu d’eau et je redescends sur Glenmor où m’attendent mes chers amis de Cocoon. Bon, si vous êtes fidèle lecteur de Shots, je ne vous fais pas un dessin. Morgane a une capacité à m’agacer à un point cosmique, je n’aime pas le son, d’ailleurs je n’aime rien de Cocoon, ni le son, ni les textes d’une pauvreté à faire pitié et surtout pas les vannes à deux balles, entendues, ré-entendues, répétées à l’envie, vu que ça fait un an à la louche qu’on se tape Cocoon en concert. Morceau choisi. “Notre prochain album est dédié aux animaux marins et aux poissons. La prochaine chanson s’appelle Sushi.” Et Morgane rit de bon coeur, ou pas. Bref, là on va faire le minimum syndical. Hop hop hop ! Je tape un titre et demi et basta ! Je ne sais plus trop où j’en suis, avec les changements d’horaires, Charlie Winston va jouer sur Glenmor et Ghinzu (qui remplace NTM, hein ?) sur Kerouac, et Renan Luce à Glenmor, haut bas, haut bas, j’en ai le tournis. Le grand moment des Charrues 2009, c’est maintenant. Les frères Morvan s’approchent de leur micro, annoncés par un Jean-Philippe Quignon visiblement heureux, très heureux d’offrir ce moment inédit aux festivaliers. [Lire plus...]
La Route du rock 2009. Le meilleur de la prog vue par Polly, érudit pop.

Polly (Pauline dans le civil) a 22 ans. Musicienne (elle tient la guitare-voix dans le groupe Daughters of Albion), animatrice radio d’une émission de référence sur la pop (Pop sessions sur Radio U), Polly connaît le monde de la pop sur le bout de ses dix doigts. Elle collabore, entre autres, à Cinquième nuit pour qui elle a déjà signé les reviews de la Route du Rock ainsi que pour le site Pop news en partenariat avec des labels (dont Beggars) et a, à son actif, quelques interviews de groupes (en anglais dans le texte), dont Yo la tengo, Camera obscura, …
Bon alors, Polly, qu’est-ce qu’elle a de spécial, en résumé, selon toi cette collection #19 été de la Route du Rock 2009 ? On a l’impression qu’ils ont commis l’affiche parfaite cette année, c’est aussi ton sentiment ?
Oui, j’ai vraiment ce sentiment, surtout après les impressions mitigées sur la programmation de l’été dernier. Cette année la prog est éclectique et pointue, et on peut déjà deviner un bon nombre de concerts anthologiques…
Le vendredi 14 août, le point d’orgue est My bloody Valentine au Fort Saint Père, j’ai aussi repéré Marissa Nadler au Palais Sony Ericsson ? Tu me conseilles quoi ce jour-là ?
Comme tout le monde, j’espère que My Bloody Valentine sera à la hauteur de sa légende ! Ce concert va forcément être le moment fort de cette journée, il devrait être très fédérateur et provoquer l’euphorie au Fort. Et il sera très bien amené par d’excellents concerts dans la journée ! Je conseille d’aller faire un tour au Palais pour aller écouter Marissa Nadler, personnellement, j’adore les concerts de l’après-midi, ça regorge de belles découvertes ! Et puis au Fort, je conseille fortement de jeter une oreille très attentive à Crystal Stilts, un groupe plus que prometteur qui fait partie de la scène très hype du renouveau du garage pop à Brooklyn ! Et bien sûr, il ne faudra pas rater Deerhunter, qui avait annulé à la Route du rock hiver, qui a été la sensation indie de l’année dernière! Et c’est plus que justifié… [Lire plus...]
Pourquoi (finalement) j’ai choisi EOS 5D Mark II.

C’est décidé. Finalement, mon prochain boîtier sera un EOS 5D Mark II. Après mûre réflexion, tergiversations, détours, observation des produits concurrents, je décide de rester fidèle à la marque Canon avec laquelle je poursuis mon chemin de photographe depuis 1975. Le premier paramètre qui motive ma décision, c’est la qualité de mes optiques. Comme photographe de concert, j’ai deux options. Soit je shoote dans des salles à taille réduite (des jauges 500 et moins) comme le Vauban, le Run ar Puñs et dans ce cas je suis collé à la scène. Ou bien je suis dans une fosse, en recul par rapport à la scène, c’est le cas dans une salle comme la Carène et, bien sûr, c’est le cas dans des festivals comme les Vieilles Charrues, la Route du rock, Art rock, … Première option, je travaille avec mon 16-35, que j’avais initialement acheté en prévision d’un capteur fullframe. Il me tarde de le monter sur mon nouveau boîtier pour voir comment ce caillou s’exprime sur un plein format. Seconde option, je monte mon 70-200, dont je n’hésite pas à dire qu’il est l’un des meilleurs objectifs que j’ai jamais eu entre les mains. Je dois avouer que la perspective de ne plus l’utiliser me terrifait et que c’est en grande partie pour lui (et à cause de lui) que je suis resté chez les rouges. En revanche, paradoxalement j’appréhende un peu le capteur fullframe, dans des fosses comme à Kerampuihl et la perte du coefficient 1,6 bien pratique dans ce cas de figure précis. Pour compenser, je me dis que je pourrai toujours monter mon extender, gagner un coefficient de 1,4 et perdre deux diaphs, tout en montant à 3200 iso sans grain. Là aussi, côté sensibilité, je demande à voir, et le 5D Mark II a intérêt d’étaler (sinon on va pas être copain…). Autre élément, mineur pour beaucoup de photographes mais (très) important pour moi, le viseur du 5D Mark II affiche 98% de l’image, et donc du cadrage, un paramètre déterminant lors de la prise de vue. Et puis il y a, évidemment, ma connaissance de l’environnement Canon. Avec un 5D Mark II entre les mains, pas besoin de me faire un dessin ou une formation, même accélérée rapide. Je loge une carte (ce sera une Sandisk Extreme III de 16Go) et je fais des photos. Mais ne vous méprenez pas, comme je l’ai écrit ici, la mariée est nettement moins belle que ce que j’avais imaginé. Je zappe certains points noirs, je pense au mode rafale minable, concernant l’autofocus 9 points on fera avec et je ne vous parle même pas du mode vidéo. A ce propos, mes explorations du côté de Nikon n’auront pas été vaines. Il semble que la marque jaune s’intéresse aussi de près à l’implémentation d’un mode vidéo sur ces boîtiers… À l’avenir, donc, que ça nous plaise ou pas, il semble bien qu’on n’échappera pas à la présence de la vidéo sur nos boîtiers reflex. Tiens justement, de Nikon, parlons-en… [Lire plus...]
Tu finiras dans les livres d’histoire.

Je suis toujours heureux comme un gosse de voir mes photos publiées. C’est pas vraiment une question d’ego, non c’est juste que si je fais des photos, c’est pour qu’elles soient vues, c’est pour partager un instant. Un jour on m’avait demandé l’origine de ma passion pour la photo de concert et j’avais répondu que c’était pour permettre aux gens qui n’avaient pas eu la chance (ou les moyens, car l’entrée au concert coûte quand même une poignée de brouzoufs) de partager, de revivre un instant du concert. Un jour, une jeune fille m’a abordé dans une salle de concerts pour me dire : “quand je regarde vos photos, j’entends la musique.” C’est sans doute le plus joli compliment qu’on m’ait jamais fait. Grâce à internet, il est possible de partager les émotions world wide et ça, bien sûr, c’est un vrai privilège. Au départ, Cinquième nuit – mon book en ligne créé en 2002 – était comme une bouteille à la mer que j’aurais jeté après chaque concert et puis à partir de 2004, date charnière, tout est devenu plus structuré. Montrer ses photos, c’est témoigner et c’est surtout partager avec le plus grand nombre, avec le public, avec les artistes. La photo c’est une quête des autres, pas une quête de soi. Alors voir une de mes photos publiée, sur du papier, un support durable, ça a quelque chose d’étonamment surréaliste. [Lire plus...]
Pour Julien Lourau et Jeff Sharel, tapez 1.

Un samedi soir au Run ar Puñs. Douceur d’une soirée de mai, j’arrive sur le parking qui jouxte la longère mythique. Comme toujours, il y a quelques kids qui tapent la discute accoudés à leurs voitures en avalant une (ou deux) Kro, en attendant les potes, histoire de prendre un peu d’avance au compteur. Ce soir, je me dis qu’un Julien chasse l’autre, à grand coups de pompes dans l’oignon, tant les deux univers supportent peu la comparaison. Julien Lourau est une anti-star et ses choix musicaux en attestent. Ce type est capable de tout et avec brio. Pour ma part, je l’ai vu jouer dans un partition purement jazzy, au Vauban, et c’était déjà à tomber. Deux jours plus tard, alors qu’il avait décidé de rester un peu à Brest, peut-être simplement parce qu’il s’y sentait bien (en même temps, comment ne pas se sentir bien au Vauban à Brest, je vous le demande ?), il avait fait un featuring au saxo sur le set de Elysian Fields et ce moment s’était transformé en pure magie. Ça, c’est l’effet Lourau. Cette capacité à transformer tout ce qu’il touche en grâce infinie. Quelque soit le style. [Lire plus...]









