Programmation Vieilles Charrues 2009 : demain le monde !

festival-vieilles-charrues-2009Demain, à la même heure, on sera fixé. On saura qui on va savourer pendant quatre jours sur l’un des plus beaux festivals européens qui soit et qui en plus se déroule chez nous, à Carhaix. Demain jeudi 16 avril à 11:00 pétantes, le staff du festival des Vieilles Charrues lancera le décompte, comme chaque année, des trois mois qui nous séparent du moment magique. On verra alors défiler les vidéos et quelque chose me dit que cette année, on va vibrer à l’annonce d’une prog qui s’annonce, pour reprendre l’expression d’un membre de CharruesLand comme “surréaliste“. Déjà la soirée de jeudi avec entre autres The Killers et Bruce Sprinsgteen & The E-street band propulse les Vieilles Charrues au firmament des festivals ! Faire venir le boss chez nous, c’est un truc de fou d’ailleurs j’ai encore besoin de me pincer (aïe !) pour y croire. Il y a les noms qui sont connus (Lenny Kravitz, Charlie Winston, TV on the radio, The Ting tings, Renan Luce, …), les noms qui ont transpiré (Cabrel, Nashville Pussy, Nneka, Alela Diane, …) et comme chaque année les noms qui sont sûrs parce que le gars il tient l’info de la petite cousine du mec qui est pote avec un type qui est proche du gars qui s’occupe de la programmation. Donc, sûr de chez sûr, cette année il y aurait Neil Young ou Bob Dylan ou AC/DC, voire les trois. Bon, trêve de déconne. Demain, on saura. Vous pourrez suivre tout ça en direct, soit sur le site des Charrues soit sur mon Twitter, vu que, comme tous les ans, je serai (évidemment) à la conf de presse des Vieilles Charrues. Alors, comme dirait mon pote Hugues, érudit rock parfaitement bilingue… Stay tuned !

• merci à Lazhar (sélectionné au Tremplin Jeunes Charrues) pour le titre “Demain le monde

AC/DC aux Vieilles Charrues en 2010, dans le domaine du possible.

Je ne citerai pas mes sources, j’ai de bonnes relations avec le Festival des Vieilles Charrues et puis hein ? Je ne suis pas une poucave, je ne balancerai donc pas mon informateur, mais je garantis sur facture qu’il est digne de confiance. Et ce qui suit est, comment dire ? Énorme.

ac-dc-vieilles-charruesAprès le succès considérable de la venue du boss, Bruce Springsteen en personne, à Kerampuilh en juillet prochain, un responsable du festival me confiait très récemment sa satisfaction d’avoir réussi ce coup auquel personne ne croyait. Un concert d’une star planétaire à Carhaix, ça ne se refuse pas et puis si c’est sold out c’est encore mieux. Et sur le ton de la boutade, je lui ai rétorqué que pour la prochaine édition, pour être à la hauteur il faudrait faire venir les Doors ou AC/DC. Réponse de l’intéressé : “les Doors c’est impossible pour les raisons que l’on sait, mais AC/DC… faut voir !” Evidemment c’est le genre de réponse qui scotche, surtout quand elle est accompagnée du petit sourire qui va bien. Je suis resté sans voix quelques secondes, imaginant le groupe mythique sur la scène Glenmor. Je suis resté étrangement calme, ce qui n’est pas dans mes habitudes. J’en ai profité pour essayer d’en savoir plus, obtenant à la question “Peut-on considérer que le rêve de voir un jour AC/DC aux Vieilles Charrues puisse un jour se réaliser ?“, la laconique réponse “Disons que oui, c’est dans le domaine du possible !” En apparté, mon interlocuteur ne m’en a pas dit plus, sous-entendant “qu’il en avait déjà trop dit“.

Alors, cette fois, AC/DC au festival les Vieilles Charrues, ça prend vraiment forme. Je ne sais pas pour vous, mais moi, il me tarde d’y être, pour voir ça de mes yeux, pour pouvoir dire un jour à mes petits-enfants “eh ouais mon p’tit gars ! Lui, là, c’est Bruce Springsteen, shooté en juillet 2009 à Carhaix avec le E-Street Band. Putain de concert. Et ça, là, avec sa Gibson SG, habillé en écolier, c’est Angus Young, du mythique combo australien AC/DC lors de leur concert à Kerampuilh en juillet 2010.” Et là, mon petit-fils me dira “et alors Papy ? AC/DC aussi c’était un putain de concert ?” Et je lui dirai que c’était plus qu’un putain de concert.

C’était un rêve de gamin.

Exlu Lulu. Murray Head au Vauban le 2 mai 09.

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En 1985, un taxi jaune m’amène de l’aéroport JFK au centre de New York. Il fait une chaleur à crever et je découvre la ville par le highway. Inoubliable, un vrai cliché. Je me souviens du chauffeur, un latino qui fredonnait les airs qui passaient à la radio. Je vois la route qui défile, les breloques qui pendouillent accrochées au rétroviseur, une Sainte Vierge collée sur le cendrier, un chien en feutrine qui dodeline de la tête. C’est là que j’entends les premières mesures de “One night in Bangkok” de Murray Head, un tube planétaire initialement composé par les Roux et Combalusier de la musique en tranche, les Jacob et Delafon de l’easy listening, que dis-je ? Les Decaux et Castelot du tube inoxydable made in Sweden, Björn Ulvaeus et Benny Andersson, éternels songwriters du mythique Abba. Murray Head s’était accaparé le titre et l’avait remixé à sa sauce pour en faire un hit définitif, dont le remix 12 pouces envahit de temps à autres mes esgourdes et me renvoie vingt cinq ans en arrière, dans la chaleur moite de la 42ème rue et de ses jeunes filles en robe d’été…

Tout cela pour vous dire que Murray Head, avec sa discographie longue comme le bras et son délicieux accent british viendra nous la jouer à l’Espace Vauban le samedi 2 mai 2009 pour présenter entre autres son nouvel album “rien n’est écrit” (sorti en 2008).

• et comme un plaisir n’arrive jamais seul, la photo de Murray Head est signée par Claude Gassian.

Scoop ! Federico Pellegrini (French Cowboy) en ouverture de Jonathan Richman au Vauban !

Hier soir, en quittant l’Espace Vauban, après le concert des Animals and friends feat. John Steele, j’ai croisé Federico Pellegrini, attablé et finissant son dîner. Le chanteur leader des French Cowboy fait partie de ces gens rares qui m’ont ébloui plusieurs fois de suite en concert, une fois à la Carène et une fois à la Route du rock (avec les French Cowboy), sans compter les participations en temps que Baby Face Nelson avec la délicieuse Helena Noguerra ou avec les Little rabbits. Donc, j’ai obliqué ma route pour aller lui serrer la paluche et lui dire les quelques banalités d’usage qu’une rencontre comme celle-là peut provoquer, dont un “j’aime beaucoup c’que vous faites, bla bla bla” très inspiré. Federico, toujours aussi cool, me dit qu’il est là parce que… peut-être… qu’il pourrait faire une apparition en ouverture du concert de Jonathan Richman jeudi soir au Vauban, ce qui à mes yeux constituerait la meilleure nouvelle de la semaine et une magnifique cerise sur le gâteau.

Une nouvelle confirmée ce matin, yeah ! Donc à noter sur vos tablettes, concert surprise de Federico Pellegrini jeudi 19 mars 2009 au Vauban à 19:30 en ouverture de Jonathan Richman dans le cadre du Festival Invisible. Life is so beautiful.

• cadeau bonux : une video french cowboy à la route du rock Saint Malo
• voir les photos du concert de French Cowboy à la Carène de Brest et à la Route du rock Saint Malo sur Cinquième nuit.

Patriiick aimerait bien venir aux Vieilles Charrues…

J’aimerais bien faire les Vieilles Charrues. Les amis qui en reviennent m’en parlent avec des lumières plein les yeux. Ca donne envie, vraiment. Et puis Springsteen, là, c’est un coup de génie !
Patrick BRUEL
(in Le Télégramme mardi 17 mars 2009).

Un coup de génie ? Vous reprendrez bien autre chose Jean-Jacques* ?

(*Jean-Jacques TOUX, programmateur des Vieilles Charrues, génie des alpages de Kerampuilh)

Kerampuilh, mon amour. Les Vieilles Charrues remettent le son. Part ouane.

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Vendredi 13 mars. On arrive à Carhaix avec un peu d’avance, ma crève d’enfer et moi. Le temps d’aller faire une petite promenade, comme un pélerin qui revient sur la terre Sainte, avec la dévotion qu’il lui doit. La plaine de Kerampuilh n’a définitivement pas le même visage, quand elle est comme ici, en hiver. On a du mal à imaginer le même endroit en été, foulé des des centaines de milliers de festivaliers. Il fait un peu frais mais le ciel est clément, comme s’il annonçait un printemps qui s’approche. Sur les talus, des primevères, des violettes. Seul l’emplacement de la scène Glenmor a été bitumé, tout le reste est un immense espace vert. En ligne de mire, le manoir de Kerampuihl et là, sous mes yeux, je vois la trace du sillon creusé par la charrue menée par les deux frères Morvan. Drôle d’impression d’être ici, tout seul, dans le silence absolu. Un rouge-gorge sur un arbre et au beau milieu de la plaine une bouteille de kro vide, ah ! Je me disais aussi… Après la promenade, direction la salle. Ce soir trois concerts en vue et on commence par Zaza Fournier. Une fille en rouge, de la gouaille à revendre, un accordéon, un tabouret, cette fille me fait inévitablement penser à Liz Cherhal (Uztaglote). Comme dirait ma tante Joséphine, qui excellait dans le domaine du politiquement correct, c’était gentil. Bon, quand même, la reprise d’Elvis (Heartbreak hotel) en solo et à l’accordéon, ça le faisait bien. Puis vint Guillaume Cantillon qui tourne ici en solo et en acoustique, en dehors de son groupe Kaolin. Deux guitares, une voix, une sensibilité à fleur de peau, une émotion palpable, Guillaume qui se réjouit de pouvoir faire (enfin ?) les choses dans le calme. Le calme ? Pas sûr. Excédé par un petit groupe de fond de bar (à bloc Jean Floch), il finira par s’en agacer en fin de concert, dédiant une chanson au groupe Tupperware sur sa gauche. De l’humour et un vrai putain de talent. Au deuxième rappel, Guillaume Cantillon propose une chanson “que vous connaissez peut-être…” Deux accords, aux premiers mots de Partons vite on reconnaît les afficionados de Kaolin présent dans la salle. Concert classieux. Ce qui a suivi en revanche m’a laissé sur le cul. La chanson du dimanche, deux gars qui ont fait le buzz sur internet et un niveau proche d’un Didier Super en terme de nullitude de référence. Bien sûr, les amateurs du genre vous le diront : c’est du troisième degré. Eh ! Oh ! C’est pas parce que Santa Rosa c’est du 12 degrés qui tâche que j’en bois au petit déjeuner, hein ? Sinon, les deux compères font le show avec des ficelles qui pourraient tenir leur pantalon et y vont de leur “Salut Carhaix !” ou l’inévitable “Vive la Bretagne !” C’est cela oui. Musicalement, le prof de maths barbu chevelu (oui, détail vraiment amusant, dans la vie civile il est prof de maths) sert deux accords, le reste est samplé sur un synthé. Bon, ok. Vous y étiez ? Ca vous a plu ? Dont acte. La chanson du dimanche, un remix entre feu Bézu la classe et la bande à Basile, nous sert des jeux de mots d’une finesse démesurée comme ferme ta bouche et casse la baraque à frites Mac Cain. Eh ouais, ça plane pas haut mais le public, lui, il est heureux. Il suffit de le voir s’asseoir pour la standing ovation, de faire la chorégraphie de la danse de l’été, de faire la chenille et d’applaudir à tout rompre sur la reprise de tubes aussi immémoriaux que Nicolas ou Rachida, Super pouvoir d’achat, Bon vivant ou l’inaltérable Bonne humeur reprise en breton. Ou de monter sur scène pour montrer son cul (salut Sammy). Allez, ça c’est fait. J’ai shooté quelques photos que vous verrez bientôt (oui, j’ai le cul de Sammy, aussi). Et si vous avez raté la Chanson du Dimanche, gardez espoir ! En quittant la scène, le gars Alex a donné rendez-vous à son public cet été. Cet été ? Ah non ! Je crains que si. En revenant à Brest, tandis que je grignotais un de ces délicieux cookies dont ma moitié a le secret en écoutant Magic de Bruce Springsteen (en juillet aux Charrues, yeah !), je repensais à ma plaine de Kerampuilh que j’aime tant. Et qui me le rend si bien. Rendez-vous ce soir, à Glenmor pour la seconde partie du festival qui s’annonce ouakenole…

• les photos des concerts de Zaza Fournier, Guillaume Cantillon et La chanson du dimanche sont en ligne sur Cinquième nuit.

Lazhar sélectionné au RTL2 Pop rock tour 2009. Géant !

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Lazhar est ce que j’ai vu et entendu de mieux et de résolument intéressant sur la nouvelle scène brestoise depuis cinq ans. Vu et entendu, ça signifie que le groupe est aussi excitant à photographier sur scène qu’à écouter. Lazhar n’est pas un combo comme les autres, d’abord et avant tout parce qu’il est constitué d’une fratrie (deux frères et une soeur) ce qui apporte à la formation une unité, une homogénéité rares. D’ailleurs en général les groupes qui se sont constitués autour d’une même famille ont quelque chose que les autres n’ont pas. Je pense à Kings of Leon, au son rock si particulier qui puise ses racines dans le sud profond et dans les attaches familiales des trois frangins (et du cousin) qui constituent le groupe. Lazhar, c’est un peu ça, c’est sur scène que Vincent , François et Claire ont choisi de continuer à vivre ensemble cette aventure, cette histoire de famille qui les rend si attachants. Ca c’est le côté pile. Le côté face, c’est un univers, une sensibilité, des textes d’orfèvre et des ambiances de futur incertain, une désespérance joyeuse, un pessimisme actif, la vision d’un monde de demain improbable. Le futur de Lazhar n’est pas sans rappeler les heures noires de Philipp K. Dick ou de Raymond Chandler pour la littérature, du sombre et culte Blade runner de Ridley Scottpour le cinéma. Lazhar renoue avec la tradition pop seventies des longs morceaux, comme l’excellent “Demain le monde” qui n’est pas sans rappeler le cynisme joyeux des textes d’Higelin, à la grande époque du mythique “Alertez les bébés“.

Ceux qui suivent Lazhar depuis quatre à cinq ans – et j’en suis – ont pu aussi noter l’évolution notoire du style, du son, de la finesse apportée à la réalisation. Il suffit d’écouter le nouveau single “étrange et géant” pour réaliser tout le chemin parcouru depuis ces années par le quatuor brestois. La sélection de Lazhar au RTL2 Pop-Rock Tour 2009 le 31 mars prochain à la salle de la Cité à Rennes est un signe qui ne trompe pas, tout comme les passages sur Virgin Radio, Le Mouv’, … Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j’apprends en rédigeant ce billet que Lazhar va participer aux tremplin des Jeunes Charrues et qu’on verra le groupe sur des premières parties de Superbus. L’occasion pour moi de fixer à nouveau dans mon viseur Lazhar, le groupe qui monte et auquel je crois. Plus que jamais.

• cliché inédit : Lazhar après le concert au festival de Bertheaume en 2006
• à suivre : Tremplin des Jeunes Charrues le 28 mars à Plouvorn, RTL2 pop rock tour le 31 mars à la Cité (Rennes), le 16 avril à la Salle des Conférences mairie de Brest, plusieurs premières parties calées sur la tournée Superbus (dont une date le 23 mai à l’Alizé Guipavas)
voir le myspace de Lazhar

Dig up Elvis feat. Julien Doré au Vauban le 1er mai

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Je veux bien parier une limonade (sans glace, merci) que ce concert-là ça va être l’un des plus gros buzz de l’année à l’Espace Vauban ! Le 1er mai prochain (c’est un vendredi) Arsenal Prod. propose le groupe Dig Up Elvis à l’Espace Vauban. Dig up Elvis, à vrai dire ça me disait bien quelque chose, vaguement dans le fond de la besace. C’est en voyant la photo de presse que j’ai reconnu le p’tit gars qui officie au chant, dans ce groupe connu pour ses reprises assaisonnées et mâtinées d’ambiances modern punk. Sans barettes et sans yukulélé on reconnaît, planqué derrière ses lunettes seventies le gagnant de la Nouvelle Star 2007, Julien Doré tel qu’en lui-même.

Je présume que c’est par volonté d’éviter le mélange des genres que la prod et le groupe ne communiquent pas sur le nom désormais très médiatique de son chanteur mais bon c’est comme ça, quoiqu’on fasse, le Vauban va se remplir avec au moins une bonne moitié de curieux (ses) qui voudront voir Julien Doré si ce n’est pas plus. Cela dit, la presta du groupe Dig up Elvis n’en demeure pas moins intéressante, si vous aimez les reprises un poil déjantées. N’empêche, la présence de l’amateur de lolitas et de miss météos réunies va attirer la foule des grands jours, alors si vous voulez en être faites-vite, il n’y en aura pas pour tout le monde…

Dig up Elvis feat. Julien Doré Espace Vauban 1er mai 2009

Concert événement au Vauban : Peter Von Poehl et Marie Modiano

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Peter Von Poehl au Vauban avec Marie Modiano en première partie. Pas la peine de vous faire un dessin, dès que j’ai su que Von Poehl revenait au Vauban, j’ai immédiatement calé la date sur mon agenda, même si c’est un samedi et même si la mort dans l’âme je vais devoir sacrifier ma traditionnelle soirée au Run ar Puñs. A dire vrai, pour un concert du suédois, je serais bien capable de faire les pieds au mur (…), pour ne pas rater une seule de ses prestations, comment dire ? Magique. C’est ça. Voir Peter Von Poehl sur scène, c’est à la fois un concentré de bonheur, un son pop délicieux, une énergie et une voix chaleureuse mâtinée d’un truc indéfinissable qui fait qu’on tombe sous le charme sans trop savoir comment ni pourquoi. J’avais découvert Peter il y a trois ans au festival Artrock et j’avais pris une gifle maousse, éberlué, scotché, j’avais participé à l’ovation finale pour rappeler ce casque d’or à l’allure timide, à la voix de velours et aux doigts de fée. Il était revenu, souriant, presque incrédule du succès rencontré et ça, c’est des signes qui ne trompent pas. Putain de concert devant le public connaisseur d’Artrock. Je l’ai revu à l’Espace Vauban presque un an jour pour jour plus tard et je dois avouer que l’impression fut plus forte encore chez moi, dans ma salle, dans mon Vauban à moi. Là, Peter s’est senti bien, à l’aise, chez lui comme à la maison presque tout de suite et nous a offert un de ces putains de concerts comme seul l’Espace Vauban peut en offrir. Inoubliable, géant. Trois accords, quelques mots et l’affaire était dans le sac, emballée, pliée. Alors évidemment, le concert de samedi prochain promet d’être un grand, un très grand moment.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, la première partie promet aussi des émotions intenses, avec Marie Modiano, dont la voix suave (qui n’est pas sans rappeler le timbre de Jeanne Balibar, un poil moins grave mais largement aussi sexy) enchante mon iPod depuis quelques mois avec l’album Outland et quelques perles parfois gaies (Spiders touch, Butterfly girl) parfois bluesy (comme le très intense The Hunter). J’ai toujours eu un faible pour ces filles qui savent chanter (comme Martha Wainright, Cat Power, Nina Nastasia, Alela Diane, Marianne Faithfull, Emilie Simon, …) et qui vous laissent des traces de plaisir à fleur de peau et justement, Marie Modiano est de ces filles-là, de ces filles qui viennent d’ailleurs, intemporelle, comme une Chelsea girl moderne. De ces filles qu’on se contente de regarder, d’écouter, dont on essaie de capturer son regard, dont on tente de lui voler une émotion, en se promettant qu’on ne l’oubliera jamais.

• cliché inédit : Peter Von Poehl à l’espace Vauban en 2007 (putain de concert)

• Peter Von Poehl et Marie Modiano Espace Vauban samedi 7 mars 2009 à 20:30

• Marie Modiano en show case à la FNAC de Brest le samedi 7 mars à 17:00

Festival les Vieilles Charrues 2009, les premiers noms annoncés dès demain !

untitledAprès avoir envoyé le bois sur le jeudi (Bruce Springsteen, The Killers, Fiction Plane et Priscilla Ahn), les Vieilles Charrues nous donnent rendez-vous le mardi 3 mars 2009 à partir de 9:30 sur leur site internet www.vieillescharrues.asso.fr pour nous dévoiler les premiers noms de la programmation 2009 !

L’occasion de découvrir la suite des réjouissances ainsi que de lancer, le vendredi 6 mars, la vente des forfaits 3 jours et des billets journée.

Stay tuned !

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