Canon EOS C300. C comme cinéma. H comme historique.

canon-EOS-C300-shots-2011C comme cinéma. H comme historique. Une bague rouge, un collier red. Une monture EF. Ceux qui pensaient que Canon s’était tiré une balle dans le pied en introduisant de la vidéo sur un reflex numérique doivent se gratter la tête aujourd’hui. Oui, j’en suis. Canon qui s’est affirmé sur le segment convergence photo-vidéo prend aujourd’hui la tangente inverse et a présenté, hier aux studios Paramount d’Hollywood, un lieu prédestiné, une camera numérique d’un genre radicalement nouveau. Avec une habileté sans faille, Canon brouille à nouveau les pistes et invite désormais au chemin inverse, en créant une convergence vidéo-photo, avec cette caméra numérique capable d’embarquer des optiques EF.

À y regarder de plus près, on ne peut être que fasciné par EOS C300, même si pour ma part la vidéo reste un monde totalement étranger, on ne se refait pas. Mais quand même. Comment ne pas être fasciné par cette créature totalement hybride, dotée comme un reflex de deux slots pour cartes Compact flash, capable d’ingurgiter un flux 1080p sans sourciller et d’utiliser des optiques PL ou… des optiques EF, soit l’un soit l’autre, car il existe deux modèles distincts. Cette capacité à embarquer des optiques EF, c’est une invitation clairement lancée aux photographes qui ont tâté de la vidéo sur leur DSLR et à tous les autres. Canon les invite à franchir le pas, tout en préservant leurs investissements, et ça, c’est une optique très séduisante (si j’ose dire). Mais attention, il faudra casser la tirelire. Ici on est dans le budget de huit EOS 5D Mark II, puisque l’engin devrait être introduit au prix de 12000€ HT au début de l’année 2012 (source : Canon France). Un prix finalement proche de celui d’une caméra Red, pour une caméra au format 4K qui n’arrive pas seule…

Des optiques ? Oui. Plein.
L’annonce de Canon EOS C300 s’accompagne d’optiques avec des focales qui laissent rêveur ! Deux zooms 14,5-60, deux zooms 30-300, sans oublier les stars de la gamme EF, 24, 50 et 85mm. Eh ouais… J’en vois plus d’un qui est assis le long du fleuve et qui se gratte la tête en se disant “ben merde alors…” S’il en est un qui n’a pas d’états d’âme c’est bien Vincent Laforêt, à qui on devait déjà le premier film tourné avec 5D Mark II, “Rêverie” en 2008. Cette fois, Vincent nous offre “Möbius”. Prenez place, regardez, c’est du cinéma. Splendide.

Mobius from Vincent Laforet on Vimeo.

Plus qu’une annonce, un nouveau pas en avant
L’annonce faite par Canon hier à Hollywood est historique, à mon sens à plus d’un titre. D’abord, parce qu’elle conforte radicalement l’avance de Canon Inc. sur le segment de la convergence photo vidéo, avec un device capable d’utiliser des optiques EF. Quand on sait que la gamme d’optiques Canon en photo demeure l’argument majeur de la marque rouge sur ses concurrents, quand on voit la qualité de vidéos produite par de simples reflex comme EOS 5D Mark II – tenez, au hasard, pour vous en convaincre, allez donc jeter un œil sur la production vidéo de Rod dit Le Hiboo – il est assez simple d’imaginer tout le profit qu’un vidéaste peut tirer d’un engin comme EOS C300 ! Et puis, vous l’avez noté. Cette caméra s’appelle EOS et ça, c’est loin d’être anecdotique et ça n’est évidemment pas le fruit du hasard. C’est à la fois un appel du pied vers le monde la photo et c’est bien plus que ça. C’est une façon pour Canon de dire au monde entier que la marque rouge est encore là, qu’elle est capable de susciter le désir, l’envie de l’aimer.

EOS C300. Et après ?
Après EOS 1Dx que tous les photographes attendent de tester avec une certaine fébrilité, on peut être sûr que d’autres annonces viendront, que des projets sont dans les cartons. Pour ma part, ce qui à la fois m’enthousiasme et me rassure, c’est ce sentiment d’avoir retrouvé une marque rouge pour laquelle je garde un attachement sincère. On n’efface pas trente cinq ans de sa vie d’un simple revers de main. Non. D’ailleurs notre histoire ne date pas d’hier et Canon a encore de beaux restes dans mon matos argentique… La belle histoire de Canon continue. Quelque part là-bas, sous le soleil de la Californie, un jeune cinéaste de la nouvelle vague s’apprête à mettre en images le film de sa vie, avec un EOS C300 en mains. Moteur. Action.

EOS 5D Mark III, EOS 3D, EOS 6D ? Annonces Canon à Hollywood le 3 novembre. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse.

annonces-canon-EOS-5D-mark-III-shots-2011Décidément, dans le petit monde de la photographie en général et du reflex numérique en particulier, les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. On pensait que le mois d’octobre allait nous réserver de belles surprises du côté de la marque jaune et puis patatras ! Un séisme et une catastrophe naturelle plus tard, il n’y a plus rien. Adieu veau, vache, D800, cochon, couvée, … Tout au plus l’incursion de Nikon sur le marché du mirrorless qui, entre nous, n’a guère suscité d’émotions dans le Landerneau de la photographie. Pourtant, les informations étaient fiables, des annonces étaient bien prévues en octobre, mais d’annonces jaunes, comme Sœur Anne on n’a finalement rien vu venir de la part de Nikon, totalement en quarantaine, un vrai silence radio, que dis-je ? Un embargo de la communication. D’ailleurs, moi qui vous parle et qui bénéficiait d’accoutumée d’échanges plutôt dynamiques avec Nikon, c’est maintenant le calme plat, marée basse, bernique. Pas de réponses, pas d’info, on dirait que Nikon s’est mis en mode mute. Bon, en même temps, il n’y a pas à chercher bien loin les raisons de ce mutisme. En face, chez la maison Canon qu’on croyait moribonde, à jamais perdue pour le marché du reflex numérique pro, voilà qu’on annonce un nouveau reflex haut de gamme, réunissant les deux modèles professionnels, sport et studio, abandonnant au passage le capteur APS-H et offrant au monde des photographes une liste de specs, comment dire ? Vibrillonante. Des fonctionnalités dont j’écrivais qu’elles ne pouvaient laisser aucun photographe indifférent, quelque soit sa chapelle, si tant est qu’il en ait une. Canon revenu d’entre les morts (ça tombe bien, c’est Halloween), sur le devant de la scène avec un boîtier plus que prometteur, EOS 1DX, c’est rien de le dire, tant en matière d’autofocus, de puissance avec un double Digic V+ et de ce qui fait le signe particulier de la marque rouge depuis l’avènement de EOS 5D Mark II, ce qui lui a sans doute aussi évité de boire la tasse, de la vidéo en full HD sur un boîtier DSLR. Cette annonce en a, sans aucun doute, sidéré plus d’un et ce n’est pas tout. Dans la foulée de cette annonce, Canon a enfoncé le clou en promettant un deuxième acte, des annonces prévues pour le 3 novembre, annonces faites depuis la charmante bourgade de Hollywood, California USA.

Et là, comme moi, vous avez bondi hors de vos gonds et à l’instar du Commissaire Bourrel (désolé pour les gamins de moins de quarante ans à qui cette référence ne parlera guère) vous avez tapé dans vos mains en grommelant “Hollywood ? Bon sang ! Mais c’est bien sûr !” Eh oui ! Et si en plus je vous dis que la société Red, oui celle-là même qui conçoit des caméras numériques qui coûtent un œil et qui s’est fait salement allumer par cette concurrence aussi canonesque qu’inattendue, a annoncé que elle, aussi, ferait une série d’annonces ce jour-là… Nom d’un p’tit bonhomme ! Et que Hollywood c’est la capitale de… La capitale de… Qui le sait ? Qui le sait ? Non, pas du chewing gum ! Du Ci… Du Ci… Non pas du citron, du Cinéma merci pour ceux qui suivent, vous aurez compris que, peut-être Canon s’apprêterait à annoncer, enfin ! Le successeur de EOS 5D Mark II. Et que ce boîtier se nomme EOS 5D Mark III, EOS 6D, ou EOS 5Dx on s’en fout un peu. Car ce qui compte, pour Canon Inc. c’est l’effet d’annonce. De dire au monde “on est encore là et il faudra encore compter sur nous, demain.” Et comme me le confiait récemment un membre du staff Canon France : “C’est une immense satisfaction de constater que Canon a encore cette capacité à susciter l’admiration et l’envie.” Je confirme. Je ne connais pas un seul photographe qui n’ait pas frémis d’impatience à tenir un EOS 1DX entre ses mains, pour voir, moi le premier… Alors tout cela augure de choses excitantes pour l’avenir, d’autant qu’il pourrait bien y avoir des annonces sur deux boîtiers et pourquoi pas aussi deux ou trois optiques de bon aloi, comme un successeur du 24-70 f2,8 L dans une version IS que les amateurs de rouge attendent depuis perpète. On a retrouvé Canon et maintenant on attend la suite de l’histoire. On imagine volontiers ce que pourrait être un reflex fullframe dans la lignée de 5D Mark II, qu’il embarquerait des fonctions vidéo avancées, un processeur Digic V (ou V+ comme le futur grand frère) et on croise les doigts pour que Canon ait, cette fois, mis le paquet sur des fonctionnalités avancées d’autofocus et de gestion des hauts iso. Canon is back et remet les pendules à l’heure.

Et ce bel enthousiasme a semble-t-il singulièrement refroidi les ardeurs de Nikon. De l’autre côté de la ligne jaune, alors que les rouges se démènent comme de beaux diables, chez Nikon on reste coi. Les réseaux sociaux de la marque jaune ne s’activent plus guère, on a l’impression qu’ils sont tous d’un coup en quarantaine bien tassée et encore une fois c’est rien de le dire… Oubliées et remisées au placard les hypothétiques annonces prévues en octobre, Nikon semble plutôt attendre à quelle sauce son éternel concurrent va manger le monde du segment convergence photo-vidéo sur lequel Canon règne, il faut bien l’admettre, sans trop de partage, malgré de timides incursions et tentatives d’occupation de terrain de la part de Nikon . Enfin ! Plus que jamais, nous, les photographes, nous sommes assis le long du fleuve et nous attendons de voir… Comme toujours. Mais mon petit doigt me dit qu’on n’aura pas à attendre trop longtemps. Prochaine édition, prochaine émission, le 3 novembre. Trois jours. Et ce jour là, je veux bien parier qu’il y en a plus d’un qui devrait voir rouge. Stay tuned.

Un Nikon D800 au pied du sapin et un Nikon D4 en 2012. Et un nouveau processeur Expeed 3 ? Le point sur les rumeurs et l’avenir du marché du reflex.

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Vous sentez ? Non, vous ne sentez rien du tout parce que le blackout est total et que c’est la valse des clauses de confidentialité. Je ne sais pas, vous, mais moi je trouve que ça fait quand même un bail qu’on attend, non ? Et là je ne parle même pas uniquement de Nikon mais aussi de la boutique d’en face, chez Canon. C’est vrai, entre temps il y a eu cette terrible tragédie de Fukushima et la production nippone a pris un singulier coup dans l’aile. On a l’impression que les deux grands constructeurs mondiaux que sont Nikon et Canon (et inversement selon votre préférence) se regardent en chien de faïence, comme un duel au soleil sur Main street, attendant de savoir qui va dégainer sa nouveauté en premier. De vous à moi, je suis pour ma part infiniment moins intéressé par d’éventuelles annonces que je ne l’étais il y a encore un an. Depuis, de l’eau a passé sous les ponts et je vogue depuis lors en compagnie de Nikon D3s qui est définitivement le putain de reflex numérique que j’espérais. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, j’ai le privilège (oui, oui, c’en est un) de pouvoir tester des optiques d’exception quand j’en ai envie, ou le besoin (voire les deux) avec la complicité de mes camarades tout de jaune vêtus. Mais que voulez-vous ? On ne se refait pas et puis entre nous, aussi bon que soit ce D3s, il a quand même un travers de poids, si je puis me permettre. J’ai bien un Nikon D7000 en backup mais je ne peux pas vous dire la couleur qu’il a, car en bon boîtier backup qu’il est, il demeure dans sa boîte en attendant une hypothétique défaillance du grand frère, ce qui entre nous n’est pas prêt d’arriver. En plus, franchement, quand on passe ses nuits dans un palace au format FX (le fullframe made in Nikon) du calibre de D3s, on n’a pas vraiment envie de coucher dans un trois étoiles même très confortable mais au format DX, c’est humain. Certes. Mais… si Nikon avait l’intention de nous proposer un nouveau reflex, successeur de l’excellent D700, je tendrais volontiers l’oreille ! Un reflex pro fullframe qui pourrait s’appeler Nikon D800, qui embarquerait des fonctionnalités directement héritées de Nikon D3s voire plus si affinités ? Un boîtier plus fort, qui irait haut, plus loin, plus vite ? Et là, à l’instar de Pierre de Coubertin toujours prêt à participer aux jeux, je dis qu’on demande à voir.

Canon, Nikon. L’état des lieux.
Alors, il en est où, au jour d’aujourd’hui, le marché du reflex professionnel ? D’un côté il y a Nikon qui affiche une santé flamboyante, certains diront insolente, sur tous les segments de la photographie, plus de 25% de parts de marché en juillet 2011, excusez du peu. On a l’impression que Nikon n’a finalement que peu subi la crise, malgré la crise économique, malgré la crise boursière, malgré les cataclysmes naturels comme le tsunami. J’ai l’impression qu’à l’image des irréductibles gaulois qui ne craignaient qu’une chose, c’est que le ciel ne leur tombe sur la tête, les membres du staff Nikon ne redoutent qu’une chose, aujourd’hui, c’est de ne pas pouvoir fournir leurs clients dans les délais, tant la demande est forte. Nikon cartonne. C’est un fait avéré, non seulement sur le segment de la photographie professionnelle mais aussi, il faut le savoir, sur les segments grand public. Et en face ? J’ai envie de dire, avec une once de réalisme mâtinée de mélancolie, qu’en face, sur le marché de la photographie et du reflex pro, il ne me semble y avoir plus personne ou quasiment. Voyons les choses avec pragmatisme et sans cynisme aucun, sur le segment pro, Canon n’existe quasiment plus, virtuellement. Considérons son offre actuelle : un EOS 1D Mark IV (qui rappelons-le est doté d’un capteur non fullframe), un EOS 5D Mark II, seul reflex numérique fullframe de la gamme, un modèle vieillissant qui n’est toujours pas remplacé alors qu’il a été introduit voilà maintenant plus de trois ans. Sur le segment haut de gamme, Canon peine à annoncer un EOS 1DS Mark IV et souffre encore de l’épisode peu glorieux du 1D Mark III… Dieu merci, comme un petit miracle, l’intuition de Canon d’occuper le terrain de la vidéo avec un reflex numérique a été salutaire. D’ailleurs aujourd’hui, force est de constater que Canon ne communique plus que sur ce seul sujet, la vidéo. À ce propos, deux constats. D’abord, Canon a vu sa clientèle “historique” de clients photographes professionnels s’éloigner, au profit de Nikon (“et c’est rien de le dire” me disait un revendeur professionnel). Ensuite, la stratégie de repli sur le segment vidéo, ce que techniquement on désigne par “hybridation des médias” pourrait bien s’avérer particulièrement périlleuse à long terme pour la marque rouge. Vendre des reflex à 2000 euro pour combler les attentes des vidéastes de tout poil c’est bien, mais c’est aussi se tirer une balle dans le pied quand on sait que Canon est également un fabriquant de matériels vidéos de pointe. D’autant qu’on peut compter sur Nikon pour ne pas rester les deux pieds dans le même sabot et les bras ballants sur le segment de la vidéo et, à mon avis, de ce côté là aussi on peut s’attendre à quelques innovations musclées dans les mois à venir. Une réponse du berger à la bergère qui pourrait bien intervenir justement sur un D800 qui, pour le coup aurait tout d’un grand. Parce qu’en face de Canon et sa gamme pro réduite à la portion congrue, Nikon affiche une offre carrément musclée : D3x, D3s, D3, D700 et vient agacer Canon sur le segment expert de EOS 7D avec un D7000 qui collectionne tant les compliments des utilisateurs que les Awards, tout en étant d’un prix nettement plus abordable. Alors ? Vous sentez maintenant hein ? Comme moi vous sentez débouler Nikon qui a, face à lui, un véritable boulevard. Dans les mois à venir, je veux bien parier un Breizh Cola au bar du Vauban (à Brest) que les annonces vont vous donner le tournis… Nikon va nous en faire voir de toutes les couleurs.

Un Nikon D800 au pied du sapin, d’abord.
Mon petit doigt (qui en sait des choses) me dit que tout ceux qui attendent une annonce de la part de Nikon depuis des mois ne vont pas être déçus. Tout le petit monde des amateurs de jaune s’était un peu excité la calebasse avec des annonces fin août et il se murmure que peut-être la fin du mois de septembre (certains évoquent la date du 21) pourrait nous apporter de bonnes nouvelles. Puisqu’on en est au petit jeu des prédictions, pour ma part, je verrais bien une annonce Nikon (Allez ! Soyons fous…) vers le milieu du mois d’octobre, ce qui veut dire une disponibilité produit, en magasin, pour la fin de l’année. De temps en temps, il faut s’engager. Après tout, j’avais eu bon sur l’annonce de 1D Mark IV en octobre 2009 quand le reste du monde tablait sur mars 2010, non ? Franchement, j’y crois volontiers, je dis et je redis donc “annonce d’un successeur du D700 par Nikon à la mi octobre 2011 et dispo en magasin pour Noël” et c’est mon dernier mot, Jean-Pierre.

OK. C’est noté. Un Nikon D800 (ou Nikon D900, on ne va pas chipoter sur la dénomination) au pied de mon sapin, ça c’est fait. Reste à savoir les specs du boîtier en question et là encore on fonctionne à l’intuition et au recoupement d’informations. Nikon D800 sera un fullframe, évidemment. On l’imagine un poil plus musclé en pixels que son grand frère D3s et ses modestes 12mp, mais on connait aussi la prudence de Nikon sur ce sujet, alors je serais tenté de voir un reflex à 14 voire 16mp. Une gestion des hauts iso directement héritée du D3s et tout ce qui a déjà fait le succès des reflex Nikon, dont cet excellentissime autofocus. Mais finalement, c’est surtout à l’intérieur, au cœur de la bête, que l’innovation risque d’être la plus palpable, avec l’éventualité d’un nouveau processeur Expeed 3.

Expeed 3. Citius, Altius, Fortius.
expeed-3-un-nouveau-processeur-nikon-en-2011Plus vite. Plus haut. Plus fort. La devise olympique colle parfaitement à ce que Nikon pourrait bien nous concocter et par là-même nous annoncer. Rien de moins qu’un successeur à Expeed 2, l’événement pourrait s’avérer considérable car, on a tendance à l’oublier un peu vite, nos reflex numériques sont d’abord de véritables ordinateurs embarqués de traitement d’image et à l’instar de l’ordinateur qui trône sur mon bureau, ce qui fait la puissance et les capacités d’un appareil photo numérique tient dans son cœur, dans sa capacité à traiter l’image, plus vite, plus haut, plus fort. On ne sait rien ou quasiment du projet Expeed 3 mais on veut bien imaginer ce que Nikon gamberge dans le plus grand secret pour ce nouveau processeur, capable d’engloutir et de traiter de l’information avec infiniment plus de puissance et de performance. Et dans quel domaine a-t-on besoin de puissance, je vous le demande ? Dans le traitement du signal vidéo, pardi. Et là je sens bien que votre imagination se met à cavaler à la vitesse d’un cheval au galop, hein ? Un Expeed 3 capable d’ingurgiter de l’image c’est aussi la capacité d’enregistrer un flux vidéo en full HD avec un niveau de qualité jamais égalé. Fermez le ban. Et là vous me dites ? Un reflex numérique Nikon qui embarquerait des fonctionnalités liées à un nouveau processeur dont la capacité de traitement permettrait l’enregistrement d’un flux vidéo au format RAW, par exemple ? Vous y êtes.

Quarante jours de patience.
Vous sentez ? Bien sûr, maintenant, je suis persuadé que comme moi, vous sentez le coup venir. Il se prépare quelque chose de gros, de monstrueux du côté de chez Nikon. Un nouveau reflex pro fullframe d’ici Noël, peut-être équipé d’un nouveau processeur Expeed 3, sur ce coup-là je veux bien miser mon D3s et mes optiques Nikkor et une annonce d’ici mi-octobre. Des fonctionnalités en terme de vidéo et à ce chapitre je sens bien la volonté de Nikon de taper un grand coup, histoire de faire vaciller le quasi monopole de Canon sur son socle. Mais l’histoire ne va pas s’arrêter là, évidemment. On espère que la marque rouge saura réagir en présentant un hypothétique EOS 5D Mark III et un EOS 1DS Mark IV. De toutes façons Canon n’a pas le choix, ils doivent réagir car les coups de butoir de Nikon sont sévères. Contrairement à l’adage cher au cœur de l’estimé Pierre de Coubertin, dans ce monde industriel l’important n’est pas de participer, mais de gagner… D’autant que 2012 apportera aussi son lot de nouveautés, avec l’annonce plus que probable d’un Nikon D4 qui doit être prêt et dispo dans les sacs des reporters photos pour les Jeux Olympiques de 2012 à Londres, en été. Les mois qui viennent s’annoncent excitants pour tout ceux que la photographie numérique passionne. Alors, plus que jamais… Stay tuned !

Crosby, Stills and Nash aux Vieilles Charrues en 2010. A Kerampuilh 40 ans après Woodstock ?


J’ai reçu au début de cette semaine la carte de voeux des Vieilles Charrues (oui, je sais, mais bon, vieux motard que jamais). Chaque année le festival est en lice pour le Best Happy Newyear card award. L’an passé déjà, les Charrues s’étaient fendus d’une carte sous forme de flipbook qui, lorsqu’il était judcieusement actionné avec les doigts montrait un petit bonhomme souhaitant une belle année 2009 d’un coup de chapeau. Cette année, l’interactivité est encore présente, mais sous une autre forme. Il s’agit d’une carte à gratter, accompagnée d’un médiator siglé les Vieilles Charrues pour effectuer l’opération. Carrément classieux. Je n’ai pas le courage d’effectuer le geste, préférant garder ce bel objet intact dans mon musée personnel. Je suppose que les personnages du far west, l’affiche Wanted, tous ces éléments préfigurent l’habillage de cette édition 2010. À moins que ça ne soit un indice sur la programmation ? Et là, on se prend à rêver de plaines désertiques, de décors de western, de cow boys solitaires et de cow girl in the sand.

Cow girl in the sand, ça ne vous rappelle rien ? Ici, je ne vous parle de rien d’autre que celui qui a incarné la musique populaire américaine de la fin des années soixante, un monument qu’on annonce pour les Vieilles Charrues chaque année, depuis des lustres. Ce cher vieux Neil Young, élévé au rang de star planétaire, de monument de la chanson US, en l’espace d’un ou deux albums (dont le légendaire “Harvest” pour ne citer que le plus connu). Ah ! Vieille canaille, visionnaire aussi rock que pop qui lança la désormais célèbre prophétie : “Hey hey ! My my ! Rock’n roll will never die…” Ce cher Neil qui mettait le feu aux scènes US en compagnie de trois autres légendes, pour former le combo pop folk le plus célèbre de tous les temps. Crosby, Stills, Nash and Young. Du lourd, de l’authentique folk US dans ce qu’il a de meilleur, quatre personnalités bien trempées, qui, lorsqu’ils décidèrent de se réunir pour former ce qui allait devenir le quatuor le plus célèbre de tous les temps, avaient déjà chacun dans leur coin un passé riche d’émotions et un feedback de qualité roulé sous les aisselles d’un vieux gardien vacher. David Crosby, d’abord. Il avait roulé sa bosse avec The Byrds, un groupe qui a à son actif quelques perles comme “Mr Tambourine man“, “Lay Lady lay” ou la ballade d’Easy rider, immortalisée au cinéma par le combo Harley Davidsonien Fonda-Nicholson. Graham Nash, ensuite, tout droit exilé de ses terres d’Albion, avait tourné avec les Hollies, signant au passage quelques titres pas dégueu, comme le “Teach your children“, l’hymne de toute une génération. Quant à Stephen Stills, il n’était rien d’autre que le lead singer d’un cultissime groupe US de la fin des sixties, le Buffalo Springfield, dont le “For what it’s worth” avaient empli les oreilles et la conscience de tous les kids opposés à cette saleté de guerre du Viet “fucking” Nam. Crosby, Stills and Nash qu’on devait retrouver au festival de Woodstock, en août 1969, puis le lendemain dans un show télé demeuré célèbre, où David Crosby avait dit qu’il avait encore de la boue de Woodstock sur ses bottes et où le présentateur demanda à ces kids (ils avaient moins de trente ans à l’époque) si leurs parents savaient où ils étaient…

Crosby, Stills and Nash. Une discographie longue comme le bras, des mélodies imparables, un engagement politique nettement marqué. Et avec Neil Young, le double album live désormais culte pour ne pas dire légendaire, le fameux “4 way street“. David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash. Les trois cow boys, donc, tenez-vous bien ! (tenez vous mieux) seront en France pour deux concerts exclusifs, à l’Olympia les 12 et 13 juillet. Inutile de vous dire que lorsque j’ai eu vent de cette info, j’ai tilté. Le lundi 12 et le mardi 13 juillet, soit l’avant veille du jeudi 15 juillet, les trois plus célèbres cow boys du far west seront chez nous, en France dans la plus célèbre salle de concert parisienne, l’Olympia. De là à imaginer, à espérer, à rêver que le célèbre trio fasse un crochet par le plus célèbre festival du far ouest qu’on a chez nous à Carhaix, il n’y a qu’un pas que je franchirais volontiers. Oui, parce que Crosby, Stills and Nash, à Kerampuihl, ça aurait au moins autant de gueule que le boss ahanant son “born in the USA” l’an passé ! Une interminable “Suite : Judy blues eyes” sur la scène Glenmor devant 60.000 festivaliers extatiques. Trois cow boys, trois guitar heroes. Juste pour entrer dans la légende, un soir d’été sous le ciel breton ? Putain d’idée… Et si jamais Neil Young veut passer par Carhaix, qu’il sache qu’il est le bienvenu. Quand y’en a pour trois…

Canon EOS 1D Mark IV. Embargo et silence radio.

eos-1d_mark_iv_shots_frJe viens de lire à l’instant un article sur le blog d’un photographe animalier qui a testé une version beta d’un EOS 1D Mark IV et qui nous livre son premier feeling par rapport au nouvel EOS 1. En gros, le deal avec Canon a été le suivant. On vous prête un EOS 1D Mark IV, vous le testez, vous le prenez en main, mais vous ne pouvez rien en sortir. D’ailleurs Ole (c’est son prénom) précise que la trappe compact flash du boîtier qu’on lui a confié était soudée avec de la colle, afin d’éviter que le photographe n’ait la tentation (tout à fait compréhensible) de regarder les clichés sur son PC. Et là vous me dites… A quoi ça sert de confier un nouveau boîtier à un photographe tout en lui interdisant de regarder le résultat ? Eh bien, je ne sais pas. Peut-être Canon ne souhaite-t-il pas que des clichés réalisés avec un boîtier beta soient montrés au public. Et là vous renchérissez en me demandant, dans ce cas, pourquoi Canon prête des matériels dont on ne peut rien faire ? Peut-être pour espérer faire du buzz et puisque vous lisez ce billet, c’est que ça marche… [Lire plus...]

Le mariage planétaire de Jill et Kevin.


Jill et Kevin voulaient qu’on se souvienne de leur mariage, c’est plutôt réussi, puisque cette vidéo est un des gros buzz du moment. Il s’agit de l’entrée des mariés, orchestrée, chorégraphiée sur le Forever de Chris Brown, avec la complicité de leurs amis, sous l’oeil à la fois amusé et médusé de bon nombre d’invités. A y regarder de plus près, même si les pas ne sont pas ceux de danseurs professionnels (c’est d’ailleurs ce qui fait le charme de cette cérémonie), il y a toute une symbolique qui dégage beaucoup d’émotion. Le marié qui surgit de sa foule de témoins, poussé vers l’autel et bien sûr l’entrée de la mariée, seule, qui rejoint son futur époux sur le tempo de Forever, avec un sourire qui fait plaisir à voir. C’est bien foutu et honnêtement cette vidéo donne envie de partager un peu de bonheur, en ces temps de grisaille, ça fait pas de mal ! Et de souhaiter à Jill et Kevin tout le bonheur du monde !

Affaire Orelsan : Blanche-neige, le chevalier blanc et le vilain petit canard, une histoire à dormir debout !

cali-segolene-royalAu début de l’histoire, dans le rôle du vilain canard, il y a un rappeur, Orelsan, qui signe un titre d’une violence inouïe dont le titre “sale pute” résume à lui-seul le contenu textuel. J’ai écouté le titre, regardé le clip sur Youtube, honnêtement même s’il y a de quoi offusquer des générations de femmes engagées dans l’égalité des droits et à juste titre, il n’y a peut-être pas matière à en faire un pataquès aussi dantesque. Voilà pour la forme. Le fond maintenant. D’abord ce titre ne figure sur aucun album de l’artiste (car oui, n’en déplaise à quelques culs-serrés, même si Orelsan ne sert pas du tout ma tasse de thé, c’est un artiste, à classer comme tel) d’une part, et il n’est pas joué en live d’autre part. Tout le buzz est venu du clip, tourné avec les moyens du bord et diffusé sur internet. A partir de là, toute une génération de femmes toujours prêtes à en découdre, se sont engouffrées dans la brèche, brandissant le sceptre de l’ignominie d’une main et la boîte d’allumettes de l’autre pour allumer le feu du bûcher où l’on ne manquerait pas d’immoler Orelsan, sans blague. En face, nombre de voix se sont élevées pour tempérer l’ardeur des tricoteuses et parmi les virulents, sur son cheval blanc, drapé dans sa conscience universelle de pourfendeur des causes injustes, grand défenseur des causes perdues et des coeurs debout réunis, Cali. [Lire plus...]

Hervé Le Gall. Photographe. Fan de grenouilles (et du Prince Charles).

Histoire de la télévision : le fabuleux destin de Susan Boyle.

susan-boyle-incroyable-talent-ukElle s’appelle Susan Boyle, elle est écossaise, elle a quarante sept ans, sans emploi et un physique, comment dire ? En restant gentleman, j’ai envie de dire qu’elle a un physique qui ne fait pas que les hommes se soient jamais retournés sur son passage, à l’exception notable de ces improbables machos aussi cons qu’ils en ont l’air, juste pour se payer sa tête un peu hors normes. D’ailleurs Susan a eu une vie triste comme la lecture de l’annuaire des côtes du nord et elle avoue elle même qu’elle est une “never been kissed” donc vierge en termes crus. Cette petite dame à l’allure insignifiante est responsable du plus gros buzz de l’année sur internet. Susan a participé il y a quelques jours à l’équivalent anglais d’Incroyable talent, en venant chanter I dreamed a dream, extrait de la comédie musicale Les Misérables. Son allure, sa dégaine, son accent écossais à couper au couteau, son attitude un peu désinvolte, ont provoqué l’hilarité du public (vox populi) toujours prêt à se payer une bonne tranche de déconne sur tout ce qui ne fait pas figure de standard : trop petit, trop grand, trop gros, trop laid, l’histoire est bien connue. Et puis ils ont envoyé la bande son et le vilain petit canard s’est transformé en cygne dès que Susan a commencé a chanter. Entre le moment où la voix de Susan Boyle s’envole et les premières ovations du public, il se passe moins de quatre secondes et ce qui suit tient du petit miracle. Ce qui est émouvant n’est pas tant la voix de Susan Boyle elle-même que le contraste entre le personnage et sa capacité à émouvoir. Ce qui me touche dans cette vidéo, c’est qu’on perçoit le moment de grâce, la magie de la rencontre, le lien unique qui se tisse entre une artiste et son public. Susan Boyle est entrée de plain pied dans l’histoire de la télévision et le buzz sur Youtube (on approche des 20 millions de vidéos vues sur internet) n’en finit pas d’étonner.

sortez vos kleenex et allez voir la vidéo de Susan Boyle sur Youtube

Programmation Vieilles Charrues 2009 : demain le monde !

festival-vieilles-charrues-2009Demain, à la même heure, on sera fixé. On saura qui on va savourer pendant quatre jours sur l’un des plus beaux festivals européens qui soit et qui en plus se déroule chez nous, à Carhaix. Demain jeudi 16 avril à 11:00 pétantes, le staff du festival des Vieilles Charrues lancera le décompte, comme chaque année, des trois mois qui nous séparent du moment magique. On verra alors défiler les vidéos et quelque chose me dit que cette année, on va vibrer à l’annonce d’une prog qui s’annonce, pour reprendre l’expression d’un membre de CharruesLand comme “surréaliste“. Déjà la soirée de jeudi avec entre autres The Killers et Bruce Sprinsgteen & The E-street band propulse les Vieilles Charrues au firmament des festivals ! Faire venir le boss chez nous, c’est un truc de fou d’ailleurs j’ai encore besoin de me pincer (aïe !) pour y croire. Il y a les noms qui sont connus (Lenny Kravitz, Charlie Winston, TV on the radio, The Ting tings, Renan Luce, …), les noms qui ont transpiré (Cabrel, Nashville Pussy, Nneka, Alela Diane, …) et comme chaque année les noms qui sont sûrs parce que le gars il tient l’info de la petite cousine du mec qui est pote avec un type qui est proche du gars qui s’occupe de la programmation. Donc, sûr de chez sûr, cette année il y aurait Neil Young ou Bob Dylan ou AC/DC, voire les trois. Bon, trêve de déconne. Demain, on saura. Vous pourrez suivre tout ça en direct, soit sur le site des Charrues soit sur mon Twitter, vu que, comme tous les ans, je serai (évidemment) à la conf de presse des Vieilles Charrues. Alors, comme dirait mon pote Hugues, érudit rock parfaitement bilingue… Stay tuned !

• merci à Lazhar (sélectionné au Tremplin Jeunes Charrues) pour le titre “Demain le monde

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