Miossec à Brest, comme un parfum de bière et d’animal.

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Alors, on y va ? Ces derniers temps, je me suis tellement focalisé (…) sur le matos que j’en ai presque perdu le goût d’aller au charbon. Je ne suis pas un cas isolé, j’en connais quelques-uns qui ont perdu la niaque, l’envie d’aller chercher l’image, j’ai déjà été touché, par le passé, par ce syndrôme-là. D’habitude, ça revient, ça reprend, ça se rallume. Et cette fois le temps passe et rien, niante. Le désert, droit devant. Je regarde le programme, et entre les déjà vus, les déjà shootés (ou les pas envie) un nom se détache et avec lui une promesse, comme une assurance, un antidote au bordel ambiant, des souvenirs, des mots, toute une histoire. Miossec. Je hume l’air comme un nouveau-né, un taulard en cavale, les parfums de bière et d’animal, le vent iodé, celui qui vient d’Ouessant, les souvenirs qui affluent, Brest, le Vauban, le Run ar Puñs, la Carène… Miossec, c’est une histoire qui ne finira donc jamais ? Ben non, jamais. Et puis, shooter Miossec à Brest, ça sonne comme une évidence, une fidélité. Comme une révolte, un coup de pied au cul, le genre de truc qui te réveille l’envie. Rendez-vous à la Carène, à Brest. 20 octobre à 20 heures. J’y serai.

• Miossec en concert à la Carène Brest, mardi 20 octobre 2009 à 20:00, plus d’infos sur le site de Régie scène.

• cliché : Christophe Miossec et Yann Tiersen en concert au Quartz (janvier 2009)

Au revoir Simone. Et à bientôt, sûrement…


Un bon concert c’est d’abord le plaisir de mes oreilles, un son de qualité, une ou des voix en harmonie, c’est aussi une qualité de traitement du son digne de ce nom, en live. Un très bon concert, c’est quand ce qui se passe sur scène est en phase avec tout ce qui précède, c’est un décor ou simplement une ambiance ou bien des gens, particulièrement agréables à regarder, oui, j’en conviens, l’exercice est plutôt réussi quand il s’agit de filles, bon d’accord excusez mon côté old fucking pervert. Enfin, un putain de concert, c’est quand tous les éléments sont réunis. Et c’est exactement ce qui s’est passé pour le concert de Au revoir Simone, hier soir à la Carène pendant Astropolis. Ce sentiment qu’après ça, tout allait me sembler bien fadasse, Waterloo morne plaine, même les élucubrations déjantées de Ebony bones qui a pris le relais. Mais revenons un moment sur cet instant de pure grâce. Le trio de jeunes filles, tout droit venu de leur Brooklyn natal, chacune à son clavier (voire à sa guitare), distille une pop du meilleur acabit, vous savez de ce son résolument éternel qui fait qu’à la première mesure vous avez simplement envie de baisser les bras, de rendre les armes, de vous soumettre à ce diktat vocal absolument divin. Divines, le mot est lâché. Les trois filles du combo nous embarquent dans un set délicat et harmonieux, direction PopLand dont ces filles-là sont probablement natives. Je me suis laissé embarquer, emballer et le sourire béat n’a pas quitté mon visage un seul instant pendant la courte – la trop courte ! – durée du concert… [Lire plus...]

Cocorosie ouvre Astropolis. Nuit magique à la Carène.

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Astropolis a ouvert en beauté(s) hier soir, à la Carène. Ambiance cool avec l’équipe des kids de Sonic, auto-proclamés stakhanovistes de la fête. Et quelque part, c’est vrai qu’il régne toujours une ambiance à la fois un peu cool et sensiblement déjantée aux concerts Sonic Floor, donc c’est encore un peu plus vrai ce soir avec Astro, le festival électro dont la réputation dépasse désormais largement les frontières du pont de l’iroise. Donc, pour ouvrir cette édition cosmique, Astro a programmé un groupe frenchie, composé d’un duo (jumeaux dans la vie) qui se nomme Underwires. Un tandem prog et claviers, basé entre Paris et Berlin, qui offre une musique aux influences classiques baroques nettement marquées et pour tout dire j’en aurais bien repris une part, histoire de prolonger un peu le climat agréablement romantique, voix douce, tempo léger. Une musique soft à écouter sans retenue, au fond il ne manquait que les sofas. Bref, Underwires a largement préparé le terrain pour les frangines de Cocorosie. Ah ! Cocorosie ! Rien que de dire leur nom, il me revient en tête le set du festival Art rock, il y a deux ans, dont j’étais sorti assez émerveillé. Ce soir, je tempère sensiblement mon feeling, ça doit être l’âge ou le temps qui passe (ce qui revient à peu près au même). Les voix des deux soeurs oscillent entre diva napolitaine et chorale de CM2, et même si l’ensemble est parfaitement cohérent, voire agréable, rythmé au tempo d’un beat box qui tient la route, le traitement des voix réalisé par l’ingé son me semble parfois un brin poussé au paroxysme, à la limite de l’irritant voire du désagréable. Les voix de Bianca et Sierra ont des consonances nasillardes et au bout d’une heure de set, ça devient un poil agaçant. Au milieu du set une jolie brune vient apaiser l’ambiance Martine à la ferme (avec des vrais gloussements de poules dedans) et offre un chant dont la pureté frôle l’extase. On est transporté radicalement ailleurs, du côté des côtes méditerranéennes et au delà, et là c’est franchement beau. En revanche, côté visuel, rien à dire. Comme d’hab’ les soeurs Casady sont lookées à faire le bonheur d’un photographe même si les lights sont un peu molles du genou. Une fois les sacro-saints TPTSF (trois premiers titres sans flash) passés, je me suis balladé dans la Grande Carène, au coeur d’un public heureux, pour aller taper quelques clichés, que vous verrez bientôt en ligne sur Cinquième nuit. Ce soir, la fête continue sur le port avec des concerts gratuits, de Puppetmastaz et Naive new beaters, excusez du peu. Et demain vendredi, Bunker Palace à la Carène strikes back avec rien que du lourd. Les filles de Au revoir Simone, puis Laurent Garnier au Club et Gui Boratto au Vauban. La nuit magique sera longue.

voir les photos de Cocorosie sur Cinquième nuit

Tu finiras dans les livres d’histoire.

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Je suis toujours heureux comme un gosse de voir mes photos publiées. C’est pas vraiment une question d’ego, non c’est juste que si je fais des photos, c’est pour qu’elles soient vues, c’est pour partager un instant. Un jour on m’avait demandé l’origine de ma passion pour la photo de concert et j’avais répondu que c’était pour permettre aux gens qui n’avaient pas eu la chance (ou les moyens, car l’entrée au concert coûte quand même une poignée de brouzoufs) de partager, de revivre un instant du concert. Un jour, une jeune fille m’a abordé dans une salle de concerts pour me dire : “quand je regarde vos photos, j’entends la musique.” C’est sans doute le plus joli compliment qu’on m’ait jamais fait. Grâce à internet, il est possible de partager les émotions world wide et ça, bien sûr, c’est un vrai privilège. Au départ, Cinquième nuit – mon book en ligne créé en 2002 – était comme une bouteille à la mer que j’aurais jeté après chaque concert et puis à partir de 2004, date charnière, tout est devenu plus structuré. Montrer ses photos, c’est témoigner et c’est surtout partager avec le plus grand nombre, avec le public, avec les artistes. La photo c’est une quête des autres, pas une quête de soi. Alors voir une de mes photos publiée, sur du papier, un support durable, ça a quelque chose d’étonamment surréaliste. [Lire plus...]

Pour Julien Lourau et Jeff Sharel, tapez 1.

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Un samedi soir au Run ar Puñs. Douceur d’une soirée de mai, j’arrive sur le parking qui jouxte la longère mythique. Comme toujours, il y a quelques kids qui tapent la discute accoudés à leurs voitures en avalant une (ou deux) Kro, en attendant les potes, histoire de prendre un peu d’avance au compteur. Ce soir, je me dis qu’un Julien chasse l’autre, à grand coups de pompes dans l’oignon, tant les deux univers supportent peu la comparaison. Julien Lourau est une anti-star et ses choix musicaux en attestent. Ce type est capable de tout et avec brio. Pour ma part, je l’ai vu jouer dans un partition purement jazzy, au Vauban, et c’était déjà à tomber. Deux jours plus tard, alors qu’il avait décidé de rester un peu à Brest, peut-être simplement parce qu’il s’y sentait bien (en même temps, comment ne pas se sentir bien au Vauban à Brest, je vous le demande ?), il avait fait un featuring au saxo sur le set de Elysian Fields et ce moment s’était transformé en pure magie. Ça, c’est l’effet Lourau. Cette capacité à transformer tout ce qu’il touche en grâce infinie. Quelque soit le style. [Lire plus...]

Festival les femmes s’en mêlent, la Carène Brest. Quand cinq allumettes suédoises me font craquer…

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Dernièrement, un mec m’a demandé si j’avais des problèmes de libido, parce que j’avais déclaré (dans une des rares interviews que j’ai jamais données) que je préférais photographier des filles sur scène que des garçons. Mon Dieu, je lui pardonne sans malice cet excès d’aigreur à mon encontre et je le déclare bien haut. Oui, à l’instar de Milo Manara qui préfère dessiner (avec le talent que l’on sait !) des filles que des garçons, moi, je préfère photographier des filles sur scène et je rends hommage à celles qui m’ont donné tant de plaisir (…), qui ont tant fait pétiller mon oeil et frémir mon index (et pas que). De Jeanne Balibar à Victoria Tiblin, de Mélanie Pain à Rokia Traoré, de Constance Verluca à Ruyter Suys, en passant par Alela Diane, Nina Nastasia, Olivia Ruiz, Sharleen Spiteri, Patti Smith, Daughters of Albion et tant d’autres… sans oublier que j’ai repris, un jour, un boîtier en main pour l’amour de ma muse. Femmes, je vous aime ! Alors tout naturellement je me devais de me retrouver hier soir pour écrire une nouvelle page du festival les Femmes s’en mêlent, dans le joli club de la Carène, sur le port de co à Brest.
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Nuit zébrée de Radio Nova : voyage au bout d’une nuit magique !

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La Carène de Brest accueille la nuit Z avec un Z comme zébrée mais aussi avec un M comme magique. C’est ça. Une cinquième nuit magique, avec quatre concerts savamment concoctés par Radio Nova, pour tous les goûts, funk, pop et touchy à souhait. On commence la soirée en douceur avec Stand High Patrol, un trio qui sert un mix d’electro dub mâtiné de reggae, vous savez ? Avec ces voix de tête haut perchées super agaçantes qui vous débitent des paroles auxquelles vous entravez que dalle. Généralement, le dub me fait fuir, mais là bizarrement, ils ont quelque chose d’authentique et de sincère qui fait passer la petite heure de set comme une formalité. La mise en place entre chaque concert est rapide, les techniciens de la Carène, sur ce coup-là, font très fort. Et puis comme le bar n’est pas loin, entre chaque set le public (plutôt à l’image de Nova, très cool donc) va boire une tasse ou en griller une à l’extérieur. Ce qui suit tient de la magie. Piers Faccini, que j’avais vu il y a un bail (cinq ans) au Run ar Puñs en ouverture de Laetitia Sheriff est sur scène, c’est pour lui que je suis là ce soir. Et comme une bonne surprise n’arrive jamais seule, il est accompagné par une jolie bassiste qui n’est autre que… Laetitia Shériff elle-même. Deux pépites pour le prix d’une, Nova nous gâte. Ce qui suit tient de la symbiose entre musicalité parfaite et pur talent.
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Run ar Puñs, La Carène, Espace Vauban. Le best of programmation.

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Avec cinq concerts recommandés sur six dates programmées, le Run ar Puñs prouve encore une fois (mais au fond hein ? Etait-ce bien nécessaire de le rappeler ?) la pertinence de ses choix musicaux. C’est donc par le Run que je vais commencer ce tour d’horizon des concerts à venir, d’avril à juin. Le 11 avril, je vous interdis de rater la presta de Stuck in the Sound, probablement ce qui se fait de mieux en matière de rock estampillé french touch. Si vous aimez les ambiances torrides qui collent sous les aisselles et qui sentent les effluves de Grimbergen, avec des filles en débardeur qui pogottent dans une fosse grande comme un mouchoir de poche, alors Stuck au Run (ça sonne bien non ? On dirait le nom d’un groupe de rock…) c’est fait pour vous. Dans un autre style, tout aussi efficace, Julien Lourau et Jeff Sharel vont illuminer le Run ar Puñs. Lourau, c’est à chaque fois sublime et différent. Et puis on va aussi savourer Antony Joseph and the Spasm Band, et Meï Teï Sho, bref que du bon au Run ar Puñs. Il faudra me donner la recette pour concocter des affiches comme celle du Run ar Puñs : un soupçon de talent, un zeste de passion, puis agiter le tout pendant trente ans dans un chaudron magique.

Du côté de Brest, à la Carène, j’ai noté sur mes tablettes de vous parler de Ghinzu (le 4 avril) qui est à la Belgique ce que Stuck in the sound est à la France. La dernière fois c’était au Vauban en 2004, et c’était un set de folie. Le 10 avril la nuit Zébrée de Radio Nova propose sur un joli plateau d’argent (entre autres) Meï Teï Sho et Piers Faccini, qui est à lui seul un magicien de la note. A découvrir absolument si vous ne connaissez pas ce songwriter d’exception. Le 24 avril, Festival Les Femmes s’en mêlent avec les filles de An experiment on a bird in the air pump un nom à rallonge pour un combo british rock neo punk qui envoit le bois. Ca va donner ! Quant aux suédoises de Those dancing days, elles servent un pop touchy et acidulée du meilleur cru, bon ! D’accord, accessoirement elles sont super jolies. A voir, donc, sans l’ombre d’une hésitation ! Dans la série poids lourd, vous irez voir Thomas Fersen (le 29 avril), Joseph Racaille (le 6 mai), les inénarrables Wampas, salut Didier ! (le 16 mai). A ne surtout pas zapper, la presta de Mon automatique, un groupe de Brest que j’aime bien, avec un chanteur inspiré, charismatique, un brin lunaire. Chaque fois que je les ai vus c’était bien. Last, but not least, Abd Al Malik vient poser ses mots et son tempo le 5 juin, pour les amateurs de mix slam and rap.

A l’Espace Vauban on s’en prépare de belles aussi. Le 2 avril, je vais aller voir Herman Düne, un concert inévitable. J’en parle en connaissance de cause, pour moi ça sera la quatrième fois et c’est toujours aussi bien. Le 16 avril, je suis curieux de voir ce que va donner la soirée Ballake Sissoko et Thee Stranded Horse (ce dernier vu à la Route du rock), mais non intuition m’ordonne d’y aller, tant ça sent le putain de concert programmé ! Le 1er mai je vais aller mater Dig up Elvis, avec un vrai morceau de nouvelle star dedans (Julien Doré) et le lendemain je vais sans doute devoir zapper Murray Head parce que le samedi c’est aussi sûrement Run ar Puñs (et Julien Lourau) que le lundi c’est ravioli. Le 7 mai je suis au Vauban pour Charlie Winston, l’homme qui vend ses places de concert plus vite que son ombre. C’est donc complet. Et le 14 mai, un petit air de pop folk avec La Casa. Je les avais raté au Run ar Puñs, je ne vais pas refaire deux fois la même erreur au Vauban.

Et puis de juin à juillet, il n’y a qu’un pas, que je vais franchir, gai comme un pinson, heureux comme un gamin à la seule perspective de retrouver Kerampuilh, CharruesLand et quatre jours de concerts, pour un Festival des Vieilles Charrues qui s’annonce comme l’un des plus beaux que j’ai jamais vécu. Let the music play !

• cliché : Abd Al Malik au festival Art Rock en 2007
• retrouvez les programmations intégrales sur les sites du Run Ar Puñs, de la Carène, de l’Espace Vauban.

Scoop ! Federico Pellegrini (French Cowboy) en ouverture de Jonathan Richman au Vauban !

Hier soir, en quittant l’Espace Vauban, après le concert des Animals and friends feat. John Steele, j’ai croisé Federico Pellegrini, attablé et finissant son dîner. Le chanteur leader des French Cowboy fait partie de ces gens rares qui m’ont ébloui plusieurs fois de suite en concert, une fois à la Carène et une fois à la Route du rock (avec les French Cowboy), sans compter les participations en temps que Baby Face Nelson avec la délicieuse Helena Noguerra ou avec les Little rabbits. Donc, j’ai obliqué ma route pour aller lui serrer la paluche et lui dire les quelques banalités d’usage qu’une rencontre comme celle-là peut provoquer, dont un “j’aime beaucoup c’que vous faites, bla bla bla” très inspiré. Federico, toujours aussi cool, me dit qu’il est là parce que… peut-être… qu’il pourrait faire une apparition en ouverture du concert de Jonathan Richman jeudi soir au Vauban, ce qui à mes yeux constituerait la meilleure nouvelle de la semaine et une magnifique cerise sur le gâteau.

Une nouvelle confirmée ce matin, yeah ! Donc à noter sur vos tablettes, concert surprise de Federico Pellegrini jeudi 19 mars 2009 au Vauban à 19:30 en ouverture de Jonathan Richman dans le cadre du Festival Invisible. Life is so beautiful.

• cadeau bonux : une video french cowboy à la route du rock Saint Malo
• voir les photos du concert de French Cowboy à la Carène de Brest et à la Route du rock Saint Malo sur Cinquième nuit.

Sun, longboard, sex wax and rock’n roll : Tahiti 80 strikes back !

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Je crois que j’ai rarement été aussi heureux de reprendre la route des concerts, après une pause hivernale qui m’a fait le plus grand bien. Samedi, direction le Run ar Puñs, une salle définitivement mythique (à vrai dire Run ar Puñs et mythique c’est un pléonasme), à mi-chemin entre Brest et Quimper. Une salle ? Non, un chaudron, une longère tout en granit et une grande cour de ferme façon mode de Bretagne, un lieu totalement intemporel, aussi belle dehors que dedans. D’ailleurs dedans, ce qui frappe c’est une ambiance qu’on ne trouve nulle part ailleurs, surtout quand c’est à bloc Jean Floc’h (ce qui arrive assez régulièrement vu la qualité de la programmation) le Run ar Puñs (il paraît qu’il faut prononcer reune art pince mais pour ma part j’ai toujours dit reune ar peunsse, eh ouais plus punchy) c’est vraiment un îlot paradisiaque façon Tahiti, avec tout plein de vahinés chaudes comme des punch cocos assaisonnés au tabasco. Donc, demain soir, Tahiti 80, le combo french touch le plus célèbre dans l’Empire du Soleil Levant, LE groupe qui fait tremper les petites culottes des mangas girls estampillées made in Japan, revient nous fredonner ses petites bluettes dans la grande tradition de l’easy listening US, mâtiné de french touch et nous faire le coup du revenez-y façon “love is all around”. Et hop ! On sera (enfin !) en mars, direction le printemps (la saison, pas le magasin bande de nazes, qu’est-ce que j’irai bien foutre au Printemps d’abord ?) avec quelques concerts en ligne de mire, allez hop ! Au hasard et dans le désordre, Cirkus feat. Neneh Cherry (faites une recherche sur Girls-rock.net), Maria Modiano (oh ! lala !) en ouverture de Peter Von Poehl – un concert vaubanesque hautement recommandé, classé putain de concert en 2007 -, Martin Rappeneau (classé putain de concert en 2006), quelques sets de jazz classieux dont Next, une touche d’électro avec Elisa Do Brasil (rien que le nom ça donne envie), et puis, évidemment, un détour par Carhaix, tatataaa ! (14 et 15 mars) pour les Vieilles Charrues remettent le son (en attendant de faire péter les amplis à Kerampuihl cet été avec qui-vous-savez). Du soleil, des manga girls, une limonade au Vauban, un petit crème au Run ar Puñs. Je ressors ma longboard et mon sex wax. The serial shooter is back.

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