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	<title>Photos de concerts, Shots Hervé LE GALL Photographe&#187; concerts</title>
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	<description>le blog du photographe Hervé LE GALL</description>
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		<title>Mansfield Tya. Dans les bras de Nyx, déesse de la nuit.</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 13:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je suis sorti secoué, lessivé, éreinté, essoré, subjugué du set de Mansfield Tya. Depuis, j&#8217;essaie (vainement) de reprendre mes esprits, en écoutant notamment NYX, le nouvel opus des deux damoiselles du duo nantais. Un signe qui ne trompe point. Bon, déjà il y a quelques mois, j&#8217;avais eu l&#8217;occasion d&#8217;approcher l&#8217;univers musical de ce groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2012/01/mansfield-tya-au-vauban-shots-2012.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2012/01/mansfield-tya-au-vauban-shots-2012.jpg" alt="mansfield-tya-au-vauban-shots-2012" title="mansfield-tya-au-vauban-shots-2012" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-2212" /></a><br />Je suis sorti secoué, lessivé, éreinté, essoré, subjugué du set de <strong>Mansfield Tya</strong>. Depuis, j&#8217;essaie (vainement) de reprendre mes esprits, en écoutant notamment <em>NYX</em>, le nouvel opus des deux damoiselles du duo nantais. Un signe qui ne trompe point. Bon, déjà il y a quelques mois, j&#8217;avais eu l&#8217;occasion d&#8217;approcher l&#8217;univers musical de ce groupe totalement atypique, d&#8217;effleurer la beauté, la douceur vénéneuse et la violence de leurs compositions. J&#8217;avais écrit <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://cabaretvauban.com/2012/01/09/mansfield-tya-en-concert-au-vauban-venez-savourer-un-moment-de-grace/"  target=_blank>un billet pour le site du Vauban</a> sur la venue du groupe en octobre à l&#8217;invitation des filles de CoNNe AcTioN et là j&#8217;avais pris, coup sur coup, deux titres en pleine gueule. Animal, d&#8217;abord, une composition étrange, un univers étrangement fascinant, mélange de voix baroques et de pizzicatos <em>violonesques</em> assumés avec une assurance parfaitement maîtrisée et là je m&#8217;étais dit, en me parlant à moi-même, <em>mais putain, what the fuck, on ne m&#8217;avait donc rien dit</em> ? Et puis par dessus, il y avait eu un autre titre qui a tourné en boucle, à la fois sur le site du Vauban et dans ma tête pendant des mois et il ne fut pas rare que l&#8217;envie me prenne de fredonner &#8220;il n&#8217;y a pas d&#8217;étoiles sur le plafond…&#8221; régulièrement dans la journée, ce qui agaçait considérablement mon entourage. Bref. J&#8217;étais accro. <strong>Mansfield Tya</strong> était entré dans ma tête, par la grande porte, sans effraction, avec douceur et volupté, instillé dans mes veines comme un divin poison. Comme j&#8217;aime, en somme.</p>
<p>Et puis il y a eu le set du Vauban. Sur scène, deux synthés, une batterie et deux filles, Julia et Carla. L&#8217;une vocalise pendant que l&#8217;autre s&#8217;applique, désinvolte mais consciencieuse sur son violon et là, dès la première note, Ô mes petits frères et sœurs ! Un frisson qui m&#8217;envahit le cortex, me secoue la carlingue de haut en bas, quelque chose d&#8217;indéfinissable, de doux et en même temps de violent, comme une passion, un feu, une petite mort, un ange exterminateur. <strong>Mansfield Tya</strong> c&#8217;est une tornade, un truc qui te prend, te soulève et qui ne te lâche plus. Ça passe ou ça casse. Soit on aime, radicalement, soit on déteste définitivement, mais avec elles, pas de juste milieu, pas de peut-être, de <em>oui pourquoi pas ?</em> Ça n&#8217;évoque <em>rien</em>, c&#8217;est à la fois de la pop, mâtinée de son baroque qu&#8217;on croirait tout droit venu de temps lointains, à voir ces deux filles faire tout avec brio on pense au son rock minimaliste des <em>White stripes</em> et puis non, ça repart un peu plus loin, je ferme les yeux et la complainte des voix me rappelle la douceur des filles du trio <em>Au revoir Simone</em>, mais pas pour très longtemps parce que Julia est déjà à la batterie et cogne sur ses fûts comme une furie, mais toujours avec élégance. Totalement désinvolte, cette Julia, c&#8217;est marrant elle me rappelle vaguement quelqu&#8217;un, croisé aux <em>Vieilles Charrues</em>, dans un univers parallèle, sans doute. Mansfield Tya me tient et ne me lâchera plus. Une petite heure à peine et l&#8217;oiseau s&#8217;est (déjà) envolé. C&#8217;est d&#8217;ailleurs le seul (petit) reproche qu&#8217;on pourra faire au duo, on ressort un peu frustré tellement c&#8217;était bien, tellement c&#8217;était bon, tellement qu&#8217;on a envie d&#8217;en reprendre encore un peu, comme quand on a envie de lécher le fond de la casserole avec ses doigts, avec gourmandise, mais non, <em>enough is too much</em>, c&#8217;est fini et putain ! C&#8217;était vraiment bon…</p>
<p>Finalement on ne pouvait imaginer meilleure ouverture que <strong>Mansfield Tya</strong> pour cette première édition d&#8217;<strong>Astropolis</strong> collection Hiver. J&#8217;ai rencontré Julia, après le set, elle et son regard bleu azur. Je lui ai dit que j&#8217;avais cru croiser son chemin par le passé et elle m&#8217;a regardé en souriant avant d&#8217;ajouter : &#8220;Ah ! Je vois que vous avez rencontré ma sœur…&#8221; Je n&#8217;ai pas insisté et puis j&#8217;ai balancé un hasardeux &#8220;j&#8217;aime beaucoup ce que vous faites&#8221; avant d&#8217;essayer de ma rattraper maladroitement sur un truc aussi convenu (en deux mots). Julia, aussi lumineuse à la ville qu&#8217;à la scène, pas la peine d&#8217;en rajouter. <em>Putain de concert</em>. Mansfield Tya est entré dans mon <em>Panthéon</em> musical, en douceur, avec l&#8217;élégance définitive qui est la marque de fabrique de ce duo intemporel. Entre <em>Miossec</em> et <em>Bashung</em>, entre <em>Gainsbourg</em> et <em>Daho</em>, <em>Florent Marchet</em> et <em>François Audrain</em>, <em>Romain Humeau</em> et <em>Eiffel</em>, entre <em>Mozart</em> et <em>Au revoir Simone</em>, il y a désormais <strong>Mansfield Tya</strong>, regard bleuté, mélange sublime de voix et délicieuses bidouilles sonores qui m&#8217;emportent ailleurs, loin d&#8217;ici, dans les bras de <em>Nyx</em>, déesse de la nuit…</p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.mansfieldtya.com/"  target=_blank><strong>voir le site internet de Mansfield Tya</strong></a> </p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://cabaretvauban.com/2012/01/09/mansfield-tya-en-concert-au-vauban-venez-savourer-un-moment-de-grace/"  target=_blank><strong>voir l&#8217;article et des vidéos sur le site du Cabaret Vauban</strong></a></p>
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		<title>Nikon extender TC20-EIII. L’indispensable chaînon manquant.</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 12:03:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« Besoin de quelque chose pour les Vieilles Charrues ? » Habituellement, quand Nikon France posait ce genre de question à son photographe officiel des Vieilles Charrues préféré à eux qu’ils ont, mes mirettes avaient tendance à s’allumer et à fantasmer tout ce que cette épicerie peut recéler de fantastiques trésors, tant en optiques qu’en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/08/nikon-extender-TC20-EIII-shots-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/08/nikon-extender-TC20-EIII-shots-2011.jpg" alt="nikon-extender-TC20-EIII-shots-2011" title="nikon-extender-TC20-EIII-shots-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1960" /></a><br />« Besoin de quelque chose pour les Vieilles Charrues ? » Habituellement, quand <strong>Nikon France</strong> posait ce genre de question à son photographe officiel des Vieilles Charrues préféré à eux qu’ils ont, mes mirettes avaient tendance à s’allumer et à fantasmer tout ce que cette épicerie peut recéler de fantastiques trésors, tant en optiques qu’en boîtiers. Quand on m’avait proposé ce genre de deal, l’an passé, je l’avais joué <em>Rapetout</em>, embarquant dans ma musette un D700, un D3s, un 24-120, un 70-200, … Et franchement je n’avais pas été déçu du voyage. Mais ça, c’était <em>avant</em>. Comprendre <em>avant</em> <strong>Nikon D3s</strong>. Alors là, j’ai simplement répondu « non, rien, en fait. Je n’ai besoin de <em>rien</em>. » Quand on a dans son sac un boîtier aussi parfait qu’un D3s, deux optiques aussi radicalement polyvalentes que le <strong>Nikkor 70-200 f2,8 VRII</strong>, qui est à mon humble avis LE zoom trans-standard de référence et pas seulement pour Nikon mais aussi pour le reste du monde, si vous voyez ce que je veux dire et, je ne le répèterai jamais assez, mon cher <strong>Nikkor 24-120</strong> qui affiche f4 mais qui dans le viseur est aussi lumineux qu’un f2,8 (suivez mon regard), capable de passer d’un coup de zoom d’un seul du grand angle au petit zoom, un caillou définitivement polyvalent, à l’aise sur tous les terrains, par tous les temps, remarquablement réactif et produisant des images nettes et au piqué parfait, bref, quand vous avez le privilège de trimballer ces deux putains de cailloux dans votre sac, pourquoi diable voulez-vous vous ruiner la vie à vous surcharger les épaules, déjà suffisamment chargées du vénérable poids du D3s, le bougre. Comme dirait Georges, grand amateur d&#8217;expresso et de reflex solide : « <em>Nikon D3s. What else ?</em> » Non, cette année, c’était cool, tranquille, peinard, à la fraiche, détendu du gland. Je n’avais <em>rien</em> à demander parce que j’avais déjà l’essentiel. Je suis allé jeter un œil sur le site <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_16.html"  target=_blank><strong>Digit Photo</strong></a>, quand même, pour voir, par acquis de conscience. Tout à la fin du chapitre <em>Objectifs, zooms, doubleurs</em> (justement) je suis tombé en arrêt sur l’extender <strong>Nikon TC20-EIII</strong>, dont j’avais vu passer l’annonce il y a quelques mois. Et là je me suis dit, j’en veux un, pour voir. Et vous savez quoi ? J’ai vu.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/08/nikon-TC20-EIII-shots-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/08/nikon-TC20-EIII-shots-2011-150x150.jpg" alt="nikon-TC20-EIII-shots-2011" title="nikon-TC20-EIII-shots-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1962" /></a>• <strong>Extender, pour voir un peu plus loin</strong><br />
L’extender, appelé aussi <em>doubleur de focale</em>, est un accessoire optique qui s’intercale entre le reflex et l’optique. Un ensemble de lentilles permet de multiplier la longueur de la focale. Le modèle <strong>TC20-EIII</strong>, proposé par Nikon double la focale. En clair, sur un boîtier <em>full frame</em> comme le Nikon D3s, le 70-200 se comporte donc, en matière de longueur focale, comme un <strong>140-400mm</strong>. D’ailleurs, dans les fichiers EXIFS, c’est la focale utilisée qui est mémorisée. Il est donc assez aisé de savoir quand l’extender a été utilisé, lorsque la focale indiquée en EXIF dépasse les 200 mm standards. Attention cependant ! L’extender ne fonctionne qu’avec une série d’optiques Nikkor compatibles. Outre le 70-200, on compte dans cette liste, des optiques comme le 200-400 f4, le 300 f2,8, le 300 f4, le 500 f4, etc… L’autre contrainte, c’est que le montage du doubleur de focale fait perdre deux diaphragmes. En clair, un 70-200 f2,8 se comporte comme un 140-400 f5,6, la focale étant multipliée par un coefficient de 1,5 sur un boîtier DX comme le D7000, par exemple, soit 200-600. Pour voir loin, ça voit loin !</p>
<p>• <strong>Le traitement des lentilles asphériques à la sauce Nikon</strong><br />
On le sait, Nikon a une capacité à produire des optiques particulièrement lumineuses, même à f4. Permettez-moi de revenir deux secondes à mon Nikkor 24-120, f4 justement. Lors de mes premiers tests, j&#8217;avais été sidéré par l’image lumineuse, limpide, claire dans le viseur de mon D3s et j’avais posé la question aux techniciens de Nikon France. Par quel sortilège pouvait-on obtenir une image comme celle-là avec une optique ouvrant à f4 ? Réponse des spécialistes de la marque jaune : tout est dans le traitement des lentilles. Chaque lentille est traitée individuellement de manière à ce que l’accumulation de lentilles dans l’optique ne produise pas un effet d’assombrissement de l’image finale. Pour l’extender, la problématique est la même. Et le résultat est à la hauteur des espérances. En fait avec son extender <strong>TC20-EIII</strong> Nikon ne propose pas <em>un complément optique</em>, mais bel et bien <strong>une optique à part entière</strong>.</p>
<p> • <strong>Sur le terrain, c’est le bonheur !</strong><br />
Pour l’anecdote, quand j’ai reçu l’extender, j’ai cru qu’il avait été abîmé pendant le transport. En le faisant pivoter de haut en bas (un peu comme avec la boîte à meuh de mon enfance), j’entendais le mouvement d’une pièce métallique. Si j’ajoute à cela que je n’arrivais pas à ôter le bouchon de façade, l’angoisse était à son top niveau. J’ai appelé Nikon France complètement paniqué. Là mon interlocuteur m’a calmement expliqué que l’extender contient une pièce mobile, le cliquetis est donc normal. Ce cliquetis disparaît lorsque l’optique est montée sur l’extender. Concernant la difficulté à ôter le bouchon, les premières séries d’extender TC20-EIII étaient équipées d’un bouchon pouvant le cas échéant être monté de deux manières dont une manière incorrecte. Ce léger défaut de conception a d&#8217;ailleurs été corrigé sur les séries suivantes. À force de chercher à enlever le bouchon (délicatement, ne jamais forcer !), celui-ci a finalement accepté de se déloger. J’ai donc soigneusement repéré la bonne façon de le mettre en place. Deux problèmes de réglés d’un coup ! </p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/08/pulp-jarvis-cocker-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/08/pulp-jarvis-cocker-charrues-2011-150x150.jpg" alt="pulp-jarvis-cocker-charrues-2011" title="pulp-jarvis-cocker-charrues-2011" width="150" height="150" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1963" /></a>Pouvoir passer de 200 à 400mm par la grâce de cet ensemble optique qui tient dans la poche relève du petit miracle. Dans le viseur, on pourrait raisonnablement s’attendre à une perte de confort, compte tenu des deux diaphs perdus. <em>Que nenni !</em> Finalement, avec ou sans l’extender c’est un peu <em>kif-kif</em>. Partant de là, le montage du doubleur dépend du besoin, sur le moment, mais il n’y a pas de dégradation drastique de la qualité d’image. La capacité de passer de 200 à 400, en concert, c’est évidemment un privilège. C’est, par exemple, la possibilité de shooter un <em>stage portrait</em>, tout en étant loin de sa cible. Le meilleur exemple est le portrait que j’ai réalisé de <strong>Jarvis Cocker</strong> (du groupe Pulp) à 400mm. Mieux encore, avec le <strong>mode DX</strong> offert par <strong>Nikon D3s</strong>, la focale <em>grignote</em> encore un coeff de 1,2 voire de <strong>1,5</strong>. On accède alors à un 600mm de bon aloi, à f5,6 et un capteur de 8mp. Certes, mais on a l’image. Puisqu’on en est au chapitre de l’image, avec un boîtier d’exception comme D3s, perdre deux diaphs est finalement assez anecdotique, quand on connaît sa capacité à monter en iso sans trop de galères, non en fait sans galères du tout jusqu’à au moins 12.800iso. </p>
<p>• <strong>Et ça donne quoi en matière d’image ?</strong><br />
Bon. Tout ça, c’est bien joli, le viseur lumineux même à f5,6 et la capacité de passer le <em>surmultiplié</em> en matière de focale, mais là vous me dites <em>et l’image, hein ? Ça donne quoi comme image, finalement ?</em> En matière de piqué, de netteté, de pureté d’image, <strong>le résultat est simplement remarquable</strong>. D’ailleurs, tout à l’heure je vous parlais des EXIFS, c’est finalement drôlement pratique d’avoir la distance focale dans les EXIFS sur <em>Lightroom</em> parce que si vous vous imaginez que vous allez pouvoir repérer une image tapée à l’extender à son côté un peu plus fadasse qu’une image tapée sans, vous vous gourez ! La qualité d’image est identique, avec ou sans extender. Nikkor 70-200 f2,8 VRII est une optique fabuleuse utilisée seule, elle demeure aussi fabuleuse en compagnie de l’extender TC20-EIII. Elle conserve toutes ses capacités (comme la distance minimale de mise au point), elle perd juste deux diaphs, mais encore une fois, rien de bien dramatique. Au risque de me répéter, l’extender Nikon TC20-EIII n’est <em>pas</em> un accessoire. C’est bel et bien une merveille d’optique, intégrant une lentille asphérique (qui limite la distorsion tout en garantissant une image contrastée), remarquablement pensée et superbement construite. C’est <strong>un outil indispensable</strong> qui trouvera sa place dans le sac de tout photographe équipé en Nikon pour un prix à peine plus élevé que celui d’un flash SB900. Une solution super économique, un <em>chaînon manquant</em> qui peut vous sauver la mise en vous permettant de voir un peu plus loin et qui sait ? De réaliser le cliché d’une vie. </p>
<p>• Liste des optiques Nikon compatibles<br />
AF-S VR Nikkor 300mm f/2.8G IF-ED<br />
AF-S NIKKOR 300mm f/2.8G ED VR II<br />
AF-S NIKKOR 400mm f/2.8G ED VR<br />
AF-S NIKKOR 500mm f/4G ED VR<br />
AF-S NIKKOR 600mm f/4G ED VR<br />
AF-S Nikkor 300mm f/2.8D ED-lF<br />
AF-S Nikkor 300mm f/2.8D II ED-lF<br />
AF-S Nikkor 300mm f/4D ED-lF<br />
AF-S Nikkor 400mm f/2.8D ED-lF<br />
AF-S Nikkor 400mm f/2.8D II ED-lF<br />
AF-S Nikkor 500mm f/4D IF-ED<br />
AF-S Nikkor 500mm f/4D II IF-ED<br />
AF-S Nikkor 600mm f/4D IF-ED<br />
AF-S Nikkor 600mm f/4D II IF-ED<br />
AF-I Nikkor 300mm f/2.8D IF-ED<br />
AF-I Nikkor 400mm f/2.8D IF-ED<br />
AF-I Nikkor 500mm f/4D IF-ED<br />
AF-I Nikkor 600mm f/4D IF-ED<br />
AF-S VR Zoom-Nikkor 70-200mm f/2.8G IF-ED<br />
AF-S NIKKOR 70-200mm F2.8G ED VR II<br />
AF-S VR Zoom-Nikkor 200-400mm f/4G IF-ED<br />
AF-S NIKKOR 200-400mm f/4G ED VR II<br />
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		<title>Yelle ou l&#8217;histoire de la petite grenouille verte devenue Princesse.</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jul 2011 10:06:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/yelle-vieilles-charrues-scene-graal-par-herve-le-gall-shots.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/yelle-vieilles-charrues-scene-graal-par-herve-le-gall-shots.jpg" alt="yelle-vieilles-charrues-scene-graal-par-herve-le-gall-shots" title="yelle-vieilles-charrues-scene-graal-par-herve-le-gall-shots" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1936" /></a>Il était une fois un photographe de concerts qui traînait ses guêtres dans tous les festivals du Royaume. Ce photographe qui était un bon gars, quoiqu&#8217;un peu bougon, avait pour passion de capturer des images dans une boîte magique que seuls quelques initiés comme lui étaient vraiment capables de maîtriser non mais sans blague ! Ainsi donc cette année-là (lalala lalala), alors qu&#8217;il s&#8217;en allait sur les verts chemins des contrées du nord, il croisa la route d&#8217;une petite grenouille verte bien jolie malgré son statut de grenouille. &#8220;Croâ !&#8221; fit la grenouille ! Ôte toi de mon chemin, maudite bestiole, ou j&#8217;assaisonne tes cuisses que tu as fort jolies au demeurant d&#8217;ail, de boursin prêt à cuire et de fines herbes lui lança le photographe, plus chonchon que jamais. &#8220;Mais ! Je ne suis pas celle que tu croâ !&#8221; répliqua la reinette en sautillant sur le bras du massif central, je suis une princesse ! &#8220;C&#8217;est cela oui !&#8221; répliqua le photographe goguenard avant d&#8217;ajouter &#8220;et moi je suis le Prince Philippe et si ça continue tu vas me demander mon 06. Allez ! Ouste ! J&#8217;ai à faire ! Je vais à Artrock et je suis en retard !&#8221;. La petite grenouille expliqua alors qu&#8217;elle aussi se rendait au pays d&#8217;Artrock et que le voyage serait moins long si elle pouvait embarquer, et qu&#8217;elle serait discrète, ce qui fut fait mais à condition qu&#8217;elle se taise. </p>
<p>Ainsi donc l&#8217;équipage arriva en vue d&#8217;Artrock, le photographe laissant là la petite grenouille vaquer à ses occupations tandis que lui s&#8217;en allait capturer l&#8217;image des étoiles. Puis, un soir venu, le photographe croisa une frêle jeune fille qui s&#8217;agitait en tout sens sur une scène, arborant un collier en plastique multicolore du plus mauvais goût tout en scandant des mots mis bout à bout qui n&#8217;avaient ni queue, ni tête en tout cas pour lui. Mais, laissant son instinct le guider, ce qui lui avait bien réussi par le passé, il décida finalement de capturer quelques images, même si ces gesticulations en rythme n&#8217;étaient pas sa tasse de thé. Il avait seulement retenu un prénom, aussi étrange que le regard chestnut de la demoiselle. <strong>Yelle</strong>. &#8220;Elle ira loin, cette petite !&#8221; avait prédit un condé de la programmation, ce qui avait fait bien rire le photographe qui s&#8217;en était retourné en se frottant le ventre qu&#8217;il avait par ailleurs fort dodu, à l&#8217;époque.</p>
<p>Le temps passa et le photographe prit quelques années, perdit quelques kilos, cheveux et certitudes. Il arpentait moins les concerts mais avait rempli sa besace de milliers d&#8217;images, de petits princes en herbe, de princesses et de rois déchus. Ah ! Ça, il avait bourlingué, traînant ses boîtes magiques du nord au sud et d&#8217;est en ouest. Il repensait parfois à la petite grenouille, se demandant dans l&#8217;assiette de quel prince elle avait pu connaître un funeste destin. Et c&#8217;est ainsi que ce soir-là il se retrouva à CharruesLand, petit royaume magique de Kerampuilh qui chaque année depuis des temps immémoriaux célébrait le culte de la terre, du sillon, de la musique, des patates au lard et de la bière Coreff en vente partout, surtout au bar numéro 4. Ce soir-là donc, l&#8217;homme qui avait pris un raccourci pour aller de Glenmor à Gwernig se retrouva par hasard sur le chemin de Grall, rien avoir avec le Saint mais plutôt du nom du barde breton. Alors qu&#8217;il s&#8217;approchait de la scène, il lui sembla reconnaître une silhouette, là, sur la scène, devant un auditoire consumé et plein à rabord. D&#8217;abord il y avait cette figure, longiligne et magnifique, drapée d&#8217;une tunique aux fils cousus d&#8217;or, de rubis et d&#8217;émeraudes, la tête encapuchonnée, baissée, comme un boxeur prêt au combat. Welcome to fight club. Et puis vinrent la musique, les sons, une mise en lumière parfaite, un show énergique, vibrillonant, étincelant, une voix posée, parfaitement rythmée, un gros son, vous savez ? De celui qui donne envie de taper du pied pour mieux entrer dans le rythme, se laisser envahir par le rythm of the beat comme disait ce cher Peter, prince de la Genèse et de Bath réunis. Diantre, mais qui était donc cette princesse de l&#8217;électro que le monde entier, semble-t-il, nous envie ? C&#8217;est lorsque la capuche tomba que la vérité apparut. Lorsque le regard de la demoiselle croisa les collimateurs de la boîte magique du photographe, bouche bée. Il lui sembla qu&#8217;elle lui parlait. La petite grenouille était devenue princesse par sa seule grâce, par sa maîtrise des images et des sons. On était à mille lieues de l&#8217;esquisse. Le photographe était ému. Il écrasa une petite larme sur son gros cœur de vieux con et s&#8217;en repartit vers d&#8217;autres aventures. En quittant la scène, la princesse lui fit un petit signe de la main dont il eut la faiblesse de croire qu&#8217;il lui était adressé. Sur la route de Gwernig, alors qu&#8217;il repartait vers sa cinquième nuit, son fidèle compagnon D3s en mains, le photographe croisa une petite grenouille des champs qui lui dit : &#8220;Croâ tu en moi ?&#8221;</p>
<p>• <strong>photo : Yelle. Festival des Vieilles Charrues, scène Xavier Graal (crédit photo : Hervé LE GALL)</strong></p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.yelle.fr/"  target=_blank><strong>voir le site web de Yelle.</strong></a><strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Vieilles Charrues 2011. Quand on aime, on a toujours vingt ans.</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jul 2011 12:33:57 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/asaf-avidan-and-the-mojos-vieilles-charrues-shots-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/asaf-avidan-and-the-mojos-vieilles-charrues-shots-2011.jpg" alt="asaf-avidan-and-the-mojos-vieilles-charrues-shots-2011" title="asaf-avidan-and-the-mojos-vieilles-charrues-shots-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1929" /></a><br />Entre ce festival et moi, comme dirait <strong>Miossec</strong>, <em>notre histoire ne date pas d&#8217;hier</em>. C&#8217;est toujours pareil, chaque année. Un mois avant, je commence à traîner des pieds, une semaine avant je me dis que je suis trop fatigué, trop vieux, que le matériel est désormais trop lourd. L&#8217;avant veille je suis prêt à rendre les armes, à laisser ma place. La veille, je ne veux plus qu&#8217;on me parle des <strong>Vieilles Charrues</strong>. Je veux plaquer, partir reporter de guerre en première ligne en Afghanistan ou n&#8217;importe où sur la planète mais en tout cas loin de <strong>Carhaix</strong>. Et puis le jeudi matin j&#8217;entends la voix douce et sexy de Kerampuilh qui me susurre à l&#8217;oreille : &#8220;bon alors ? On se voit cet après-midi hein ?&#8221; Et me voilà à <strong>CharruesLand</strong>, pour la énième fois, mon pass <em>Accès scène</em> autour du cou, fier comme un p&#8217;tit banc, comme un écolier qui rentre au CP. Je foule la prairie, je me charge d&#8217;émotions, je regarde les gens, putain ! C&#8217;est ce lieu qui est magique ou bien les festivaliers, les bénévoles, l&#8217;organisation ? C&#8217;est un <em>mix</em> de tout ça, c&#8217;est ça <strong>les Vieilles Charrues</strong>. Je regarde le ciel. Il fait beau, mais c&#8217;est presque accessoire, finalement. J&#8217;entame ma longue marche, <em>backstage</em>, qui va me mener pendant quatre jours de scène en scène. De <em>Glenmor</em> à <em>Kerouac</em>, jusqu&#8217;à <em>Graal</em> et le Cabaret breton désormais appelé <em>Gwernig</em>. Je commence avec Mademoiselle <strong>Ruiz</strong> et ses crêpes aux champignons. Olivia ne change pas, la tigresse ibérique n&#8217;a rien perdu de son mordant et de son regard infiniment sexy. Trois titres. Je redescends le chemin quatre à quatre pour aller <em>dérusher</em> et donner des images pour la <em>webcover</em>. C&#8217;est la première année où j&#8217;accepte de bosser comme ça, à contre-cœur d&#8217;ailleurs. cette façon de travailler dans l&#8217;urgence ne me convient pas, elle ne correspond pas à ma façon d&#8217;être, encore moins à ma culture. Je reste un photographe <em>old style</em>, école argentique où l&#8217;on a besoin de laisser du temps au temps. D&#8217;ailleurs, dès le surlendemain le <em>Macbook Pro</em> restera à la maison.</p>
<p>Les Charrues, c&#8217;est d&#8217;abord des rencontres, et moi, photographe, je suis là pour prendre des instants, pour qu&#8217;on jour on puisse <em>se souvenir des belles choses</em>. Et des belles choses, <em>gast</em> ! J&#8217;en ai vécues. Plein. D&#8217;abord sur scène, avec quelques concerts d&#8217;artistes vibrillonants, au premier rang desquels, cette année, <strong>Asaf Avidan and the Mojos</strong>, LE concert de cette édition 2011. Après les trois premiers titres, je fonce <em>backstage</em>, instinctivement, parce que j&#8217;en veux encore, j&#8217;en veux plus, je ne veux pas me contenter de l&#8217;image lambda, non, non. Il y a autre chose à faire avec un mec comme ça. Je me retrouve donc <em>backstage</em>, médusé. Une voix me dit à l&#8217;oreille : &#8220;<em>Je suis sûr que ça te plait, hein ?</em>&#8221; Je me retourne. <strong>Jean-Jacques Toux</strong>, le programmateur des Charrues me sourit. On évoque cette pépite, véritable OVNI de la prog 2011. Et puis j&#8217;attends. <strong>Asaf Avidan</strong> tend son micro au public, une main sur l&#8217;oreille. Pas d&#8217;hésitation, j&#8217;engrange l&#8217;image dans mon <strong>Nikon D3s</strong>. Voilà c&#8217;est fait, j&#8217;ai mon image. Les anges volent au dessus de ma tête et l&#8217;un d&#8217;entre eux me conseille de rester, parce que l&#8217;histoire n&#8217;est pas encore complètement écrite. Fin du set. Asaf tombe genoux à terre et rend les armes et tout le reste devant le public magnifique de Kerampuilh, extatique. Un ange me dit &#8220;<em>C&#8217;est maintenant</em>&#8220;. C&#8217;est dans le collimateur, l&#8217;index droit que <strong>Cartier-Bresson</strong> qualifiait de <em>masturbateur</em> titille l&#8217;obturateur jusqu&#8217;à l&#8217;orgasme visuel. Allez, ça c&#8217;est fait. Un rapide coup d&#8217;œil, dans ce plaisir solitaire, j&#8217;étais vraiment seul, tout seul. Cet image n&#8217;existera donc que par la grâce de l&#8217;ange qui m&#8217;a guidé jusqu&#8217;au backstage de Glenmor. Idem pour <strong>Siam</strong>. Je suis arrivé à Gwernig essoufflé, le temps d&#8217;embrasser mon pote Charles du <strong>Cabaret Vauban</strong>. Sur la scène, le set de Siam a déjà commencé, mais on ne peut pas être à la fois sur Kerouac à taper de l&#8217;image des excellents <strong>The Octopus</strong> (vainqueur du tremplin Jeunes Charrues 2010) qui exécutent une reprise du MC5 en compagnie de ce cher <strong>Dominic Sonic</strong> et ailleurs. Sur scène Fanny Labiau et Bruno Leroux (accompagnés de Benoît &#8220;Scholl&#8221; Fournier ex-Matmatah à la batterie et de Christophe Le Bris ex-Miossec à la basse) sont déjà à l&#8217;œuvre. Lumières ravissantes, rideau rouge, je retrouve ce qui fait la grâce du duo brestois qui joue coup sur coup &#8220;<em>la nuit je tais nos cris</em>&#8221; et &#8220;<em>mercure</em>&#8221; mes deux titres préférés de l&#8217;album. <strong>Siam</strong>, c&#8217;est un de mes coups de cœur de ces Charrues 2011 avec <strong>Ibrahim Maalouf</strong>, dans un tout autre genre. Je suis arrivé sur son set pour le titre &#8220;Beyrouth&#8221;. Pure et définitive émotion, grâce infinie. Mon Dieu et tous tes anges, de grâce ! Préserve ces pépites et fait qu&#8217;ils ne deviennent jamais des vieux cons aigris par la vie, le pognon, <em>la coke et les putains</em>, comme dirait Miossec, encore lui. Et je ne dis pas ça pour <strong>Lou Reed</strong>, en tout cas pas que pour lui. Que reste-t-il des mes amours de velours ? Vingt cinq minutes de <em>shooting</em> interminables, un coït interrompu, un truc pathos où la fille te regarde et te lâche un définitif : &#8220;non, mais t&#8217;inquiète, c&#8217;était bien hein ?&#8221; Dieu que j&#8217;étais triste. J&#8217;ai repensé à <em>Coney island baby</em>, à <em>Berlin</em>. <em>Caroline says that I&#8217;m just a toy</em>… Ben ouais, Lou, <em>when the music&#8217;s over</em>, comme disait ce cher Jim qui a dû se marrer autant que moi sur l&#8217;énorme presta de <strong>DJ Zebra</strong> accompagné du <strong>Bagad Carhaix</strong>. C&#8217;est aussi à Zebra qu&#8217;on doit le mix final joué sur le feu d&#8217;artifice. Ah ! Zebra ! Le Chevalier Jedi du mix, petit prince de Kerampuilh, éternel sourire, capable de réveiller un public en deux accords. Total respect. Il paraît que <strong>David Guetta</strong> a mis le feu, aussi. Je ne peux pas vous dire, au moment de ses exploits, j&#8217;étais dans les bras de Morphée. En revanche j&#8217;étais là pour shooter le classieux <strong>Jarvis Cocker</strong> de <strong>Pulp</strong>. J&#8217;ai ramené dans ma besace quelques clichés qui devraient ravir les amateurs de pop savoureuse à la mode <em>british</em>…</p>
<p>Difficile de résumer une édition des Vieilles Charrues en quarante lignes. Bien sûr cette édition était spéciale aussi pour moi puisqu&#8217;elle scellait le partenariat entre les <strong>Vieilles Charrues</strong> et <strong>Nikon France</strong> et que, photographe officiel des Vieilles Charrues équipé par Nikon j&#8217;étais bien placé pour favoriser le rapprochement de ces deux entités. C&#8217;est une petite fierté, un peu comme lorsque deux de tes amis qui ne se connaissent pas deviennent eux-mêmes des amis. <strong>Nikon</strong> qui rejoint ma bande de frères et qui ouvre le festival à cinq jeunes photographes, ça ne pouvait que me plaire. Louise, Marjorie, Mathieu, William, Christophe, équipés de leur reflex Nikon D7000 (excusez du peu) et d&#8217;une flopée d&#8217;optiques, ont arpentés la plaine pendant quatre jours et franchement, pour avoir débriefé leur travail avec eux et Nikon le dernier jour, je peux vous dire que j&#8217;étais médusé par la qualité de leur travail. Chaque membre de l&#8217;équipe a ramené des clichés de qualité professionnelle, tous dans un style et un regard qui leur sont propres. Je suis vachement fier d&#8217;avoir initié cette idée. La candeur de l&#8217;œil de <em>Louise</em>, quinze ans, mais déjà une maturité visuelle remarquable. Le côté <em>funky style</em> de <strong>William</strong>, qui a ramené des images enthousiastes comme son regard. <strong>Marjorie</strong>, la romantique de l&#8217;équipe qui a shooté, le regard empli de tendresse, des clichés de festivaliers heureux. <strong>Mathieu</strong> qui a cadré au cordeau a ramené des shoots remarquables. Enfin <strong>Christophe</strong> qui nous a prouvé qu&#8217;un fauteuil et une mobilité réduite ne sont pas un obstacle et peuvent au contraire devenir une force, un atout et montrer le festival sous un autre angle, vu de sa fenêtre. Ouaip ! Au risque de me répéter, les gars et les filles de la <strong>team Nikon</strong>, je suis fier de vous ! Un petit clin d&#8217;œil aussi à l&#8217;équipe H. qui drive la plateforme handicapés, avec Ronan, Dan, Fred, Gaël et Gaëlle et toute une équipe de bénévoles qui ouvrent le festival aux personnes à mobilité réduite. Chapeau bas, M&#8217;sieurs Dames, ainsi qu&#8217;aux artistes qui se sont déplacés, au premier rang desquels <strong>Pierre Perret</strong>. Ah ! Pierrot chantant &#8220;Les jolies colonies de vacances&#8221; avec les bénévoles, ça valait son pesant de cacahuètes et je me devais d&#8217;être là afin d&#8217;immortaliser le moment. Respect aussi à <strong>Ben l&#8217;oncle soul</strong> et <strong>Snoop Dogg</strong> qui sont venus faire des bises et signer des tonnes d&#8217;autographe.</p>
<p>C&#8217;est pas fini. Les Vieilles Charrues, ça ne sera jamais fini tant que les bénévoles retrousseront leurs manches pour aller servir des frites, faire la vaisselle, ramasser des papiers gras, accueillir les artistes, gérer les états d&#8217;âme de certains photographes, suivez mon regard. <strong>Jérôme Tréhorel</strong> est resté le dandy classieux que j&#8217;aime jusqu&#8217;au dernier moment et mon cher <strong>Tangui Le Cras</strong>, finalement, n&#8217;a eu aucun problème et ne s&#8217;est pas séparé une seconde, ni de son regard malicieux, ni de son ineffable enthousiasme. Idem pour mes potes de la <em>fosse Team</em>, sans qui on serait volontiers restés plus de trois titres sans flash sur certains artistes ou pas, hein Lou ? J&#8217;ai salement kiffé &#8220;Never miss a beat&#8221; de <strong>Kaiser Chiefs</strong> mais je n&#8217;ai pas dansé sur &#8220;Still loving you&#8221; de <strong>Scorpions</strong>. <strong>Lisa Kekaula</strong> et <strong>the Bellrays</strong> sont toujours aussi sublimes, idem pour <strong>PJ Harvey</strong>, noir ultra. Côté cœur, <strong>M&#8217;sieur Eddy</strong>, côté balcon <strong>Yannick Noah</strong> toujours aussi impeccable, surtout sur les <em>passing shots</em> ! Il reste maintenant à dérusher tout ce bordel et à montrer le <em>best of</em> sur <strong>Cinquième nuit</strong>. Et puis, déjà, on va commencer à compter les jours qui nous séparent des retrouvailles avec ce festival au goût unique. On se souviendra longtemps de l&#8217;attachement sincère qu&#8217;on avait, cette année-là en 2011, pour la vingtième édition des Vieilles Charrues. On se souviendra longtemps des visages, des figures. Et, surtout, on n&#8217;oubliera jamais nos vingt ans… <strong>Happy birthday, Vieilles Charrues</strong>. Et à l&#8217;année prochaine, évidemment.     <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Vieilles Charrues, à la moitié du sillon.</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jul 2011 07:57:28 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/vieilles-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/vieilles-charrues-2011.jpg" alt="vieilles-charrues-2011" title="vieilles-charrues-2011" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1926" /></a><br />Voilà quelques nouvelles de moi. Deux jours déjà aux <strong>Vieilles Charrues</strong> à traîner des pieds sur ma jolie plaine de Kerampuilh, sautant de Kerouac à Glenmor (les deux scènes principales) avec l&#8217;enthousiasme d&#8217;une abeille sur un bouquet de pâquerettes. J&#8217;ai engrangé une quinzaine de concerts, en essayant d&#8217;abord de faire de la bonne image. Certains groupes sont clients, en font parfois des tonnes comme les teutons de <strong>Scorpions</strong>. Dans le désordre, parmi les claques, j&#8217;ai adoré <strong>Kaiser Chiefs</strong> (sur Never miss a beat j&#8217;étais comme un gamin dans la fosse entouré de photographes très sérieux), Lisa Kekaula de <strong>The Bellrays</strong> irradiant une énergie électrique dantesque comme d&#8217;hab. Comme prévu <strong>The Octopus</strong> a envoyé le bois, le vainqueur des Jeunes Charrues a donné un set très pro, avec <strong>Dominic Sonic</strong> en guest. Idem pour <strong>Siam</strong>, scène Gwernig, avec de très chouettes lumières. Quelques gouttes de pluie, mais on a vu pire. Pour le moment dans les coups de cœur (ça va en étonner plus d&#8217;un) il y a le concert de <strong>Yelle</strong> sur la scène Graal. Un show millimétré, tracé au cordeau, pas de fausses notes, une perfection scénique qui m&#8217;a bluffé. Croisé <strong>François Hollande</strong>, souriant, en campagne (bretonne), très souriant avec François Cuillandre, Jean-Yves Le Drian et Christian Troadec. Ah oui ! J&#8217;oubliais. Très joli set de <strong>Pulp</strong>, j&#8217;ai fait quelques stage portraits de <strong>Jarvis Cocker</strong>, vous m&#8217;en direz des nouvelles. Tout cela bientôt sur Cinquième nuit. Idem pour <strong>Monsieur Eddy</strong> (Mitchell) dont c&#8217;était paraît-il une des dernières séances. Voilà pour l&#8217;essentiel. C&#8217;est les Vieilles Charrues, un truc unique, un peu hors du temps et du monde. Aujourd&#8217;hui troisième jour, sept ou huit concerts sur ma feuille de route et ce soir la vingtième édition aura déjà presque vécu.<strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Festival les Vieilles Charrues 2011. Kerampuilh, c&#8217;était demain.</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 07:57:19 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/inventaire-avant-le-depart-aux-vieilles-charrues-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/inventaire-avant-le-depart-aux-vieilles-charrues-2011.jpg" alt="inventaire-avant-le-depart-aux-vieilles-charrues-2011" title="inventaire-avant-le-depart-aux-vieilles-charrues-2011" width="590" height="425" class="aligncenter size-full wp-image-1921" /></a><br />On attend ce moment toute l&#8217;année et arrivé comme aujourd&#8217;hui à la veille du festival, il y a comme une douce quiétude qui a fait place à l&#8217;angoisse des semaines précédentes. Voilà. On y est. Demain je signe pour le <strong>Festival des Vieilles Charrues 2011</strong>, vingtième édition, la huitième pour moi en temps que photographe officiel. Ça, des photographes, dans les jours qui viennent, c&#8217;est pas ça qui va manquer, on va en voir partout, surtout dans le <em>pit</em> de la grande scène à <em>Glenmor</em>. Si vous voulez voir du matos, du gros, du lourd, du tatoué, c&#8217;est là qu&#8217;il faut être. Aucun doute possible, pour voir du matos photo, la fosse de Glenmor à Carhaix en juillet, c&#8217;est vachement mieux que le Salon de la Photo Porte de Versailles à Paris en octobre. À l&#8217;heure où j&#8217;écris ces lignes, je n&#8217;ai pas encore ma feuille de route. Comme chaque année j&#8217;ai listé mes concerts probables et comme chaque année il me faudra réduire la toile et les ambitions qui vont avec. Les <em>timings</em> seront serrés, comme toujours. Par exemple, le vendredi où l&#8217;un de mes groupes chouchous, <em>The Octopus</em> (vainqueurs du tremplin des Jeunes Charrues l&#8217;an passé) ouvriront à Kerouac alors que mes potes brestois de <em>Siam</em> seront à Gwernig (ex-Cabaret breton) exactement au même moment. Pour shooter les deux, il va y avoir du sport. </p>
<p>Hier soir j&#8217;ai fait un <em>check</em> du sac, comme tous les ans. Cette année, je vais voyager beaucoup plus léger que l&#8217;an passé où j&#8217;embarquais deux boîtiers Canon, dont l&#8217;un (un excellent EOS 1D Mark IV) était en test en partenariat avec la marque rouge. Après avoir finalement décidé de <em>switcher</em> pour Nikon au début de cette année, c&#8217;est avec mon reflex <strong>Nikon D3s</strong> que je vais arpenter la plaine, amenant avec moi mes deux cailloux de prédilection. D&#8217;abord le fabuleux <strong>Nikkor 70-200 2,8 VRII</strong>, mon optique de référence, ensuite l&#8217;étonnant <strong>Nikkor 24-120 f4</strong> qui ne cesse de m&#8217;époustoufler. Pouvoir couvrir les focales de 24 à 200 avec deux optiques, c&#8217;est le bonheur, non ? Et puis cette année, quand même, il fallait bien que je profite de l&#8217;événement que sont les Vieilles Charrues et du fait que <strong>Nikon France</strong> est partenaire du festival (oui, j&#8217;y suis un peu pour quelque chose et je n&#8217;en suis pas peu fier, de ce rapprochement entre <em>mon</em> festival et la marque jaune) pour solliciter un test grandeur nature. Pour Nikon je vais donc tester le discret <strong>doubleur de focale TC20-EIII</strong>. Un accessoire discret, léger, petit mais costaud. Grâce à lui, le 70-200 double sa focale (mais perd deux diaphs), je vais donc couvrir les focales de 24 à 400 avec deux optiques et demi.</p>
<p>Quoi d&#8217;autre d&#8217;essentiel dans mon sac <em>Lowepro Topload</em> cette année ? Pas grand chose à vrai dire. Nikon D3s embarque deux cartes <em>Sandisk Extreme</em> 32G et une carte 16G en secours, au cas où. Mais avec une capacité de plus de trois milles clichés (au format RAW) par jour, je ne risque pas la saturation, d&#8217;autant que cette année le mot d&#8217;ordre est &#8220;zen&#8221;. Ma bretelle <em>Fnac</em> pour mon pass, quelques pansements pour les pieds en cas d&#8217;ampoules, mes bouchons d&#8217;oreilles, ma sangle <em>Optech</em>, des lingettes <em>Vu</em> pour nettoyer mes optiques. Mon flash Nikon (SB900) que je n&#8217;utiliserai sans doute pas, quelques cartes de visite, une mini lampe torche <em>Nitecore</em> waterproof qui éclaire mieux qu&#8217;une énorme Maglite et qui tient dans ma poche. <em>Last, but not least,</em> mon médiator fétiche, qui m&#8217;accompagne à tous les concerts et qui m&#8217;avait été offert par Sammy, mon guitar hero de feu <strong>Matmatah</strong>, après un concert épique.</p>
<p>Zen et léger, c&#8217;est le mot d&#8217;ordre pour cette édition 2011. Je vais sans doute m&#8217;intéresser un peu plus aux festivaliers cette année, si mon planning m&#8217;en laisse le temps, profiter pour aller rencontrer des gens, parce qu&#8217;au fond, ce festival des Vieilles Charrues n&#8217;existerait pas sans son public et sans ses bénévoles non plus. J&#8217;irai voir le mythique tirer de charrue mené de main de maître par les frères Morvan, j&#8217;irai boire un verre de lait avec les jeunes agriculteurs et comme chaque année je n&#8217;aurai pas le temps de manger des patates au lard. Je sais déjà que les quatre jours qui viennent vont filer comme l&#8217;ombre et que lundi on aura tous le blues. On comptera alors les jours qui nous sépareront de la vingt et unième édition des Vieilles Charrues… Mais ça, gast ! On n&#8217;y est pas encore ! Demain c&#8217;est le début de la fête. Si vous me croisez, sur la plaine, faites-moi plaisir ! Venez me voir. Je ne vous garantis pas qu&#8217;on aura le temps de boire une <em>Coreff</em> ou un <em>Breizh Cola</em>, mais on aura sûrement le temps de faire une petite photo souvenir&#8230;  <strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Sur la route de la vingtième édition des Vieilles Charrues 2011. Je suis un bénévole.</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 09:15:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On y est presque. Vingt ans que ça dure et chaque année, on a beau se dire, on a beau se convaincre, il y a toujours cette petite dose de stress, la bouche qui se dessèche, la gorge qui se noue. Je repense à la première fois où j&#8217;ai shooté Muse à Glenmor. Un vieux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_10.html" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/07/festival-vieilles-charrues-2011-sur-shots.jpg" alt="festival-vieilles-charrues-2011-sur-shots" title="festival-vieilles-charrues-2011-sur-shots" width="590" height="320" class="aligncenter size-full wp-image-1908" /></a>On y est presque. Vingt ans que ça dure et chaque année, on a beau se dire, on a beau se convaincre, il y a toujours cette petite dose de stress, la bouche qui se dessèche, la gorge qui se noue. Je repense à la première fois où j&#8217;ai shooté <strong>Muse</strong> à Glenmor. Un vieux briscard photographe m&#8217;avait pourtant prévenu. <em>Un conseil Hervé, trace dans la fosse, face à la scène et surtout, ne te retourne pas</em>. Alors j&#8217;étais entré dans le <em>pit</em> comme disent les anglais et je m&#8217;étais retourné, évidemment. Putain de public que celui de <strong>Kerampuilh</strong>. Inimaginable vu de la fosse et encore mieux vu de la scène. Je me souviens du regard du petit <strong>Jamel Debbouze</strong>, ébahi devant près de soixante mille personnes. Dans le genre <em>stand up</em>, <strong>Gad Elmaleh</strong> avait fait tout un sketch autour du slogan &#8220;<em>libérez Bob l&#8217;éponge</em>&#8220;, promettant d&#8217;en parler avec Ingrid Bettancourt. Des souvenirs, j&#8217;en ai des caisses, plein ! Mais c&#8217;est surtout des visages, des figures, des gens quoi. Parce que <strong>les Vieilles Charrues</strong> voyez-vous, c&#8217;est une histoire de gens, d&#8217;abord. Si tu n&#8217;as pas compris ça, tu as raté une marche, t&#8217;as loupé un truc quoi. À la base, les Vieilles Charrues c&#8217;est une blague de potaches, de p&#8217;tits gars de la campagne, du centre Bretagne qui décident de monter un truc entre eux, un truc pas très sérieux entre kermesse et foire du grand n&#8217;importe quoi comme son désormais célèbre <em>lancer de kabigs</em>. <em>Gast</em> ! À Carhaix on ne manque ni d&#8217;humour et encore moins d&#8217;imagination. Ce plan entre potes aurait pu rester anecdotique, mais au fil des ans, l&#8217;histoire a pris de l&#8217;ampleur et nous voilà à la vingtième édition, après que tout le gratin de la scène française et internationale soit passée mouiller le maillot entre les scènes <em>Glenmor</em>, <em>Kerouac</em> et <em>Graal</em>, au Cabaret breton rebaptisé cette année scène <em>Gwernig</em> en référence à Youenn, le plus breton des poètes américains et réciproquement, pote de <em>Jack Kerouac</em>, le vagabond solitaire dont le père lui répéta jusqu&#8217;à son dernier souffle &#8220;<em>Ti Jean, n&#8217;oublie jamais que tu es breton</em>&#8220;. C&#8217;est le genre de promesse que les gars de Carhaix ont dû se faire, il y a vingt ans. Ne jamais oublier qui ils sont, d&#8217;où ils viennent, ce qu&#8217;ils font et pourquoi ils le font. Et tout ça tient en un mot. <em>Bénévoles</em>.</p>
<p>Car sans bénévoles, ce festival n&#8217;existerait pas, tout simplement. Cet engagement, cet acte gratuit, désintéressé, me touche beaucoup. Il en faut, des manches retroussées, pour faire avancer chaque année la charrue et creuser le sillon dans la terre carhaisienne. Il en faut pour faire émerger le plus grand festival européen (et assurément le plus beau, le plus vrai, le plus authentique) de ce bout de terre au milieu de la Bretagne, mais le jeu en vaut la chandelle. Pour vous en convaincre, c&#8217;est assez simple finalement. Il suffit de venir aux Vieilles Charrues par la route. Une rocade à quatre voies, des échangeurs, un plan routier qui brise l&#8217;isolement de la région centre Bretagne. Voilà. Ça c&#8217;est l&#8217;effet Vieilles Charrues. Parce le festival ne dort pas, tel un vieil Oncle Picsou sur des matelas de dollars, non. Ce festival est généreux, il redistribue et chacun ici profite largement des retombées de cette manne économique. En cela, les Charrues sont un moteur, créant une dynamique régionale. Cette richesse, les gars de Carhaix et des environs ne l&#8217;ont pas volée. Cette richesse les a aussi rendu libres de toute pression économique ou politique. Ils ont tous contribué au développement de la structure associative et la réussite de cette vingtième édition est un peu leur récompense à tous. <em>Tous bénévoles</em>, tous égaux devant la réussite. <em>Sold out</em>, comme on dit en anglais. Quatre jours de fête qui affichent complet, quelle putain de récompense ! Je pense qu&#8217;un jour je serai vieux et je sais que ce jour-là le boîtier pèsera trop lourd sur mon épaule. Qu&#8217;importe l&#8217;usure du temps. Tant que ce festival existera, tant que mes yeux verront ou que mes oreilles entendront, je veux bien parier que je serai chaque été à Kerampuilh. Ne serait-ce que pour croiser les bénévoles, partager leurs sourires et leurs coups de gueule, humer les odeurs de frites et de patates au lard, partager une Coreff ou un Breizh Cola, boire un verre de lait au petit matin avec les jeunes agriculteurs. Tracer le sillon avec les inusables frères Morvan. Voir les photographes entrer dans le pit sans se retourner. Regarder le soleil se coucher sur la plus jolie plaine de Bretagne. Et partager. Encore une fois.</p>
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		<title>Siam. L&#8217;amour à trois. Comme une désespérance heureuse.</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2011 12:46:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment reconnaît-on un bon album, je ne dis pas un pur album, non, ça, c&#8217;est pour plus tard, mais comment décèle-t-on qu&#8217;un album a franchi la limite, passé la barrière comme disait cette vieille fripouille de Schopenhauer, pour s&#8217;installer de manière durable dans le gotha des albums de musique qui vous font du bien ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/06/siam-au-vauban-novembre-2010.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/06/siam-au-vauban-novembre-2010.jpg" alt="siam bruno leroux fany labiau en novembre 2010 au cabaret vauban brest" title="siam-au-vauban-novembre-2010" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1896" /></a><br />Comment reconnaît-on un bon album, je ne dis pas un pur album, non, ça, c&#8217;est pour plus tard, mais comment décèle-t-on qu&#8217;un album a franchi la limite, passé la barrière comme disait cette vieille fripouille de <strong>Schopenhauer</strong>, pour s&#8217;installer de manière durable dans le <em>gotha</em> des albums de musique qui vous font du bien ? On y revient sans cesse, mué par une force irrépressible, un truc qui vous attire sans vraiment trop savoir pourquoi, comme un <em>junkie</em> qui demande sa dose, comme un alcoolo en fin de parcours, au petit matin <em>Boulevard Clemenceau</em> mécontent de constater qu&#8217;à six heures du mat&#8217; le bar du Vauban n&#8217;est même pas encore ouvert. Ouais, c&#8217;est ça <em>un bon album</em>. Un truc dont tu as envie et qui te fait du bien. Parfois, c&#8217;est insidieux, un peu comme la passion, comme l&#8217;amour qui te tombe sur le coin d&#8217;la gueule sans que tu t&#8217;en aperçoives. Un jour, ça arrive et tu ne l&#8217;as pas vu venir. J&#8217;aurais pu vous dire tout le bien que je ne pensais pas de &#8220;<em>L&#8217;amour à trois</em>&#8220;, premier opus de <strong>Siam</strong>, duo brestois, comme certains sans même l&#8217;avoir vraiment écouté. Ça aurait facile, finalement, d&#8217;écrire une <em>review</em> tout en complaisance pour ces deux lascars que je connais depuis des lustres et qui font partie de mon deuxième cercle, mais non justement. Je ne voulais pas me mentir et encore moins mentir à mes potes. Alors, un soir, au Vauban, j&#8217;ai embarqué l&#8217;album avec moi, pour voir. Tout en douceur, sans violence, les titres se sont installés sur mon <em>iTunes</em>, calés entre une improbable <em>Shania Twain</em> dont je me demande toujours par quel prodige cette blonde peroxydée made in US a pu s&#8217;immiscer dans ma play list et l&#8217;estimable <em>Steve Hillage</em>, souvenirs de vieux baba chevelu et de pop <em>made in Albion</em> de bon aloi. Mais, encore une fois je m&#8217;égare, revenons à l&#8217;album de <strong>Siam</strong>…</p>
<p>Un soir qu&#8217;au Vauban je traînais mes baskets pas très loin des water-closets, tiens ! Voilà que je me sers de la rime façon <strong>Gainsbourg</strong> pas tout à fait par hasard (et pas rasé) et puisque je vous parle de Serge, je m&#8217;étais entretenu avec Bruno (Leroux qui forme Siam avec Fanny Labiau. NDLR) au comptoir du bar du Vauban, entre limonade et café-cognac de l&#8217;éventuelle filiation entre les textes de Siam et les mots du grand Serge. J&#8217;avais reçu une fin de non-recevoir aussi sèche que définitive. Bruno, semble-t-il lassé qu&#8217;on lui rebattes sans cesse les oreilles d&#8217;une éventuelle inspiration <em>gainsbourienne</em> dans son écriture, m&#8217;avait ramené brutalement dans les cordes, m&#8217;assénant : &#8220;Et merde ! Je n&#8217;ai rien en commun avec Gainsbourg. Je n&#8217;ai pas été imprégné des ses textes, la seule chose que je connaisse vraiment de ce mec c&#8217;est l&#8217;image médiatique que le bonhomme renvoyait à la télé.&#8221; Dont acte. Je n&#8217;avais pas trop insisté sur le sujet qui semblait agacer mon interlocuteur. Pas plus de chance non plus sur une possible filiation avec <strong>Miossec</strong>. Aïe ! Sujet sensible mais inévitable. Là encore, le réveil fut brutal. Je décidais donc de mettre un terme à un exercice finalement assez casse-gueule et j&#8217;invitais Bruno à une séance pose-express sur le canapé du hall de l&#8217;hôtel Vauban, invitation qu&#8217;il s&#8217;empressa de décliner, évidemment.</p>
<p>Je devais donc chercher ailleurs, puiser dans d&#8217;autres sources, essayer de trouver une influence. Ou pas. Exit <strong>Gainsbourg</strong>. Quant à <strong>Miossec</strong>, le fait que <strong>Bruno Leroux</strong> ait fait partie du trio (avec <strong>Guillaume Jouan</strong> et Christophe Miossec) qui avait commis le définitif et somptueux premier album &#8220;Boire&#8221; n&#8217;était pas non plus un indice. Alors ? D&#8217;où vient cette pertinence, ce son, cette fluidité, cette beauté des mots ? Un ton, un son très <em>french touch</em>, une dégaine scénique qui n&#8217;est pas sans rappeler un <strong>Bashung</strong> voire un <strong>Daho</strong> période &#8220;Mythomane&#8221;, et des mots, des putains de mots que n&#8217;auraient sans aucun doute pas renié Lucien Ginzburg. &#8220;<em>Comme un homme et sa maîtresse, comme deux amants en détresse, rien d&#8217;autre que l&#8217;amour, mais la foule nous entraîne et déjà la foule gronde, cours, mon amour, le temps change et je t&#8217;emmène, loin des peurs et loin des peines. Je meurs d&#8217;envie d&#8217;en finir dans ton lit, la nuit je tais nos cris…</em>&#8221; Échec, certes, mais pas mat. Il m&#8217;en fallait plus. Finalement, le premier titre &#8220;Le club des caniches&#8221;, signé Miossec, m&#8217;apparaissait désormais en complet décalage avec le reste de l&#8217;album. Non, il me fallait chercher ailleurs. Peut-être dans le somptueux &#8220;Mercure&#8221; qui <em>glisse entre les doigts sans qu&#8217;on puisse y faire quoique ce soit</em>. C&#8217;est donc ça la signature de <strong>Siam</strong>, cette forme de désespérance heureuse, cette fuite en avant mâtinée de cynisme opportun, ce pied de nez à la vie. Je venais de comprendre et j&#8217;avais mis du temps (on ne se refait pas). Dès lors, Siam m&#8217;ouvrait les bras et chaque titre claquait à mes oreilles comme une évidence. Un phrasé de bandonéon, des envolées lyriques séchées par quelques riffs méchamment assénés, je n&#8217;avais désormais plus qu&#8217;une envie. Fermer les yeux et monter le son, encore, et encore. Comme à l&#8217;image du final de &#8220;Mercure&#8221;, entre pop et rock. Splendide. L&#8217;album se termine sur &#8220;Lionel&#8221; quelques mots touchants, graves, posés avec une douce délicatesse, le souvenir d&#8217;un ami, d&#8217;un frère. Un texte magnifique, soutenu par une ligne mélodique discrète qui exprime le sentiment avec pudeur et élégance. Non. On ne sort pas intact de l&#8217;écoute attentive du premier album de Siam.</p>
<p>Avec &#8220;L&#8217;amour à trois&#8221; Siam franchit avec allégresse et désinvolture cette barrière si chère au cœur d&#8217;<strong>Arthur Schopenhauer</strong>. Le duo signe un album qui restera, qui marquera l&#8217;histoire de la pop française, comme d&#8217;autres avant eux, en d&#8217;autres temps. <strong>Siam</strong> a la noblesse d&#8217;une lignée, héritier qu&#8217;il est de ce que la <em>french touch</em> a commis de meilleur avec une gouaille, un coup de gueule d&#8217;amour qui n&#8217;est pas sans rappeler la chanson réaliste à la <strong>Fréhel</strong>, celle-là même qui offrait des diabolos menthes au petit Lulu. La boucle est bouclée. Siam, c&#8217;est une osmose, quelque part au bout de cette rue qui mène à l&#8217;océan, c&#8217;est un peu tout ça en même temps, les mots, les sons qui mis bout à bout, me touchent, m&#8217;émeuvent et font que je reviens aux chansons de &#8216;L&#8217;amour à trois&#8221; avec ce petit plaisir sans cesse renouvelé. C&#8217;est à ça qu&#8217;on reconnaît un bon album. Au fond, Bruno avait raison. Les choses sont toujours beaucoup plus simples qu&#8217;elles n&#8217;y paraissent…</p>
<p>• <strong>photo : SIAM au Cabaret Vauban en novembre 2010</strong></p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.youtube.com/watch?v=bxnQRqIFznQ" ><strong>voir le clip de SIAM &#8220;la nuit je tais nos cris&#8221; </strong></a><strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Iggy and the Stooges. Un rider entré dans la légende.</title>
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		<pubDate>Fri, 27 May 2011 09:03:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>harvey</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai eu un jour entre les mains le rider (la feuille de route) des Stooges et franchement ça vaut le détour. Rédigé par Jos Grain (qui bosse pour le groupe), le document décrivait les desideratas du groupe, en matière de technique et aussi les petites choses à faire et à éviter. Quand on connaît le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/05/iggy-pop-and-the-stooges-vieilles-charrues-2005-herve-le-gall.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/05/iggy-pop-and-the-stooges-vieilles-charrues-2005-herve-le-gall.jpg" alt="iggy pop and the stooges un rider de légende" title="iggy-pop-and-the-stooges-vieilles-charrues-2005-herve-le-gall" width="590" height="393" class="aligncenter size-full wp-image-1881" /></a>J&#8217;ai eu un jour entre les mains le <em>rider</em> (la feuille de route) des <strong>Stooges</strong> et franchement ça vaut le détour. Rédigé par <strong>Jos Grain</strong> (qui bosse pour le groupe), le document décrivait les desideratas du groupe, en matière de technique et aussi les petites choses à faire et à éviter. Quand on connaît le niveau de professionnalisme d&#8217;un calibre comme <strong>Iggy Pop</strong> sur scène on comprend. Le document ouvrait sur cette phrase : &#8220;<em>Nous avons besoin d&#8217;un ingénieur du son qui parle bien anglais et qui n&#8217;a pas peur de la mort.</em>&#8221; Voilà pour l&#8217;ambiance. Iggy et les Stooges avaient des demandes bizarres, dont pour ma part j&#8217;ai longtemps cru que c&#8217;était de la légende avant de réaliser que non, c&#8217;était vrai. Comme la présence dans la loge d&#8217;une poubelle avec un brocolis ou un chou-fleur dedans. Voilà qui contribue un peu plus à la légende du <em>rock&#8217;n roll</em>. Et puis il y avait ce paragraphe entier dédié aux vidéastes et aux photographes et franchement, c&#8217;est tellement drôle, si bien écrit et si proche de la réalité que je ne résiste pas au plaisir de vous en servir une tranche, que je vais essayer de vous traduire dans la langue de Molière, du mieux que je peux.</p>
<p>&#8220;Ne vous méprenez pas. J&#8217;ai beaucoup de respect pour les gens de l&#8217;industrie des communications, en fait mes ancêtres ont un fort lien historique avec le service postal (…). Cependant, ces dernières années et je suis sûr que vous serez d&#8217;accord avec moi sur ce point, il y a eu une explosion de, disons de personnes bénies du Bon Dieu avec une totale absence de talent, essayant à tout prix de se frayer un chemin à travers le public. Petit à petit on a constaté une augmentation massive de sociétés de production disposées à encourager les egos de ces malheureux et de leur accorder une attention. On est arrivé à un point où il y a des sociétés qui associent toute personne sur une scène à un crétin désespéré qui ne recherche que de l&#8217;attention et qui ne recherchent qu&#8217;à faire de l&#8217;image à tout prix. <strong>Les Stooges</strong> ne sont pas ces mecs-là ! Porter de l&#8217;attention aux médias, D&#8217;ACCORD ! Interférer avec le concert PAS D&#8217;ACCORD ! (…) Le fait est que, dès que vous mettez une caméra ou un appareil photo dans la tronche d&#8217;un artiste, vous changez complètement la nature de sa performance. <strong>Les Stooges</strong> essayent de donner la meilleure performance au public mais je pense qu&#8217;il n&#8217;y a rien de plus démoralisant que de voir un groupe sur scène entouré d&#8217;un cameraman et de ses assistants, comme une bande de <em>hobbits</em> armés de bazookas. (…) Ah oui ! Iggy adore casser les appareils photos. Est-ce que j&#8217;ai parlé de ça ? Alors vraiment, il est préférable de ne s&#8217;approcher trop de lui, surtout s&#8217;il te regarde d&#8217;une drôle de façon. S&#8217;il se dirige vers toi comme s&#8217;il s&#8217;apprêtait à saisir ton appareil photo, c&#8217;est probablement parce qu&#8217;il va le faire ! C&#8217;est comme un signe, un indice. Bien sûr, je suis sur place pour essayer de l&#8217;empêcher de détruire ton équipement. Malheureusement, il n&#8217;y a qu&#8217;une personne qui aime autant casser les caméras que Iggy et c&#8217;est moi. Merci de votre aimable attention. De toutes façons quoiqu&#8217;il arrive, vous ferez de l&#8217;image, croyez-moi.</p>
<p>Par ailleurs, je me demande si dans les médias on sait pourquoi certains cameraman pensent qu&#8217;il est innovant ou stimulant de bouger sans arrêt, de courir de gauche à droite, de faire des plans zoom avant zoom arrière dans une pathétique tentative de garder le tempo avec la musique ? Aucun de leurs collègues ne leur ont jamais dit qu&#8217;ils faisaient de la merde ? Est-ce que je suis le seul à vouloir les assommer à coups de trépieds ? Bordel de merde ! Quelqu&#8217;un doit avoir une explication ! Ça m&#8217;emmerdait déjà en 1980 et aujourd&#8217;hui c&#8217;est pareil. Si vraiment ils ne sont pas foutus de stabiliser leur appareil quelques secondes, il est peut être temps pour eux d&#8217;appeler les alcooliques anonymes… C&#8217;est juste une idée.&#8221;</p>
<p>Voilà. C&#8217;est tellement bon qu&#8217;on croirait lire un scénario des <strong>Monty Pythons</strong>. Ce texte me fait marrer mais au fond sa trame est tout ce qu&#8217;il y a de sérieux. Des mecs comme ça j&#8217;en ai vu des tonnes et malheureusement ça va <em>crescendo</em>, parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui le moindre pékin qui a un reflex et un <em>lightroom</em> piraté sur <em>Piratebay</em> s&#8217;autoproclame photographe de concerts. Ça me saoûle, d&#8217;ailleurs c&#8217;est pas pour rien que j&#8217;ai déserté les <em>pits</em> et les salles de concerts, pour me consacrer à d&#8217;autres projets d&#8217;images. En attendant, le texte de <strong>Jos Grain</strong> me fait bien marrer. Et puis, il y a un point sur lequel il a raison. Avec des groupes du calibre de <strong>Iggy and the Stooges</strong>, il y aura toujours de la bonne image. Je confirme.</p>
<p>• <a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.josgrain.com/"  target=_blank><strong>voir le site de Jos Grain</strong></a><strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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		<title>Laboratoire argentique. De la théorie à la pratique, un seul mot d&#8217;ordre : DIY.</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2011 10:15:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je viens de développer coup sur coup deux pellicules Kodak TriX. Difficile de traduire l&#8217;émotion et le plaisir que cet acte procure. C&#8217;est comme un témoignage, une gratitude au passé. Et disons-le clairement, un passage quasi-obligatoire si l&#8217;envie vous prend de tâter un peu des cristaux d&#8217;argent. D&#8217;abord parce que le développement de la pellicule [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/mon-laboratoire-argentique-maison-2011.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/mon-laboratoire-argentique-maison-2011.jpg" alt="mon-laboratoire-argentique-maison-2011" title="mon-laboratoire-argentique-maison-2011" width="590" height="443" class="aligncenter size-full wp-image-1817" /></a><br />Je viens de développer coup sur coup deux pellicules <strong>Kodak TriX</strong>. Difficile de traduire l&#8217;émotion et le plaisir que cet acte procure. C&#8217;est comme un témoignage, une gratitude au passé. Et disons-le clairement, un passage quasi-obligatoire si l&#8217;envie vous prend de tâter un peu des cristaux d&#8217;argent. D&#8217;abord parce que le développement de la pellicule c&#8217;est le prolongement naturel de l&#8217;acte photographique. C&#8217;est un ressenti, comme une osmose chimique avec ses clichés, c&#8217;est prolonger la naissance d&#8217;une image, aller au terme, au bout du rêve. L&#8217;image que vous avez conçue dans votre viseur, vous allez contribuer à la révéler, que rêver de mieux ? Ensuite parce que techniquement c&#8217;est à la portée de tout le monde. Il faut juste un peu de patience et de technique que vous apprendrez à maîtriser. Enfin et surtout ! Parce que faire soi-même, ça a deux avantages majeurs. D&#8217;une, vous savez ce que vous faites. Si vous avez bien fait, vous pouvez le reproduire et si ça ne vous plaît pas, vous pouvez toujours améliorer. De deux, quand on fait soi-même ça coûte toujours moins cher que lorsqu&#8217;on le fait faire par un autre ! <em>Mieux et moins cher</em>. De vous à moi, je m&#8217;étais renseigné sur les tarifs de développement des laboratoires &#8220;professionnels&#8221;. Pour développer une pellicule TriX 400, l&#8217;addition était plutôt salée. Entre le prix du développement lui-même et la réalisation de clichés basses déf livrés sur CD (14,50€), les frais de port aller-retour (12€) j&#8217;arrivais à un ticket de 26,50€. Pas donné le prix du rêve, hein ? Alors qu&#8217;à y regarder de plus près, il faut à tout casser une demi-heure pour développer une <em>pelloche</em> avec un coût de revient carrément <em>rikiki</em>. Le calcul est vite fait et tient en trois lettres chères au coeur de nos amis anglo-saxons. DIY. <em>Do it yourself !</em> Non seulement c&#8217;est amusant, c&#8217;est de surcroît gratifiant et ça coûte vraiment pas grand chose. Juste le temps que vous allez y passer. Et au risque de me répéter, la grande vertu de l&#8217;argentique c&#8217;est justement ça. <em>Le temps</em>. Alors, vous êtes prêts ? Suivez le guide !</p>
<p>• <strong>De la méthode !</strong><br />
Comme disait ce cher René (Descartes hein ? Pas le mari de la Céline), le secret réside dans la <em>méthode</em>. Soyez bien organisé et vous verrez, ça va être tout de suite beaucoup plus facile ! En gros pour développer une pellicule argentique, vous avez besoin de quoi ? Une cuve, des produits de traitement (révélateur, bain d&#8217;arrêt, fixateur, lavage et rinçage), quelques bidons, un thermomètre et un point d&#8217;eau. Pas franchement sorcier, donc. C&#8217;est souvent la cuisine qui sert de laboratoire provisoire, le temps du développement. Prenez soin d&#8217;éloigner les produits alimentaires, il s&#8217;agirait de ne pas confondre <em>Nesquick</em> et <em>Lavaquick</em>. Utilisez du matériel dédié au développement : entonnoir, torchons, éponge, histoire d&#8217;éviter que votre yaourt n&#8217;ait un goût de révélateur. J&#8217;ai une grande mallette en alu dans laquelle je stocke tout mon matériel qui est ainsi à l&#8217;abri de l&#8217;air, de la lumière et des prédateurs (mes chats). En gros, vous allez avoir besoin de certains produits que vous n&#8217;utiliserez qu&#8217;une fois, c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle le <em>bain perdu</em>, c&#8217;est le cas du révélateur <strong>Kodak D76</strong>, du produit de lavage <strong>Lavaquick</strong> (Tetenal) et du produit de rinçage <strong>Photo Flo</strong> (Kodak). En revanche d&#8217;autres produits sont réutilisables plusieurs fois, comme le bain d&#8217;arrêt <strong>Tetenal Indicet</strong> ou le fixateur <strong>Kodak Fixer</strong>. L&#8217;idéal est de positionner vos produits de traitement sur la table de travail, de gauche à droite, prêts à être utilisés :</p>
<p>• <strong>le révélateur</strong> (à gauche, pastille verte), dont vous allez préparer une dose dans un broc gradué. Si votre cuve fait 500ml, il suffit de mélanger 250ml de révélateur D76 à 250ml d&#8217;eau, de bien mélanger et de veiller à ce que le tout soit à une température de 20° c. Au besoin vous utiliserez un bain-marie : une grande bassine, de l&#8217;eau à bonne température et vos bouteilles ou bidons dans la bassine.</p>
<p>• <strong>le bain d&#8217;arrêt</strong> (pastille orange) est prêt dans sa bouteille accordéon. Devant lui une bassine en plastique vide est disponible pour récupérer le liquide après le traitement.</p>
<p>• <strong>le fixateur</strong> (pastille rouge) est aussi en attente. Après utilisation, il sera aussi récupéré dans sa bassine.</p>
<p>• <strong>le produit de lavage</strong> Lavaquick est un produit qui se jette après chaque utilisation. Une bouteille de jus de fruits en PVC de récupération permet de faire la préparation (20ml de Lavaquick pour 430ml d&#8217;eau à 20° c).</p>
<p>• <strong>le produit de rinçage</strong> Photo-Flo est également un bain perdu. J&#8217;utilise une éprouvette graduée et un compte-gouttes pour le préparer à raison de 10 gouttes pour 500ml d&#8217;eau à 20° c. Un conseil évitez de trop remuer, Photo-Flo a tendance à mousser !</p>
<p>Voilà. Vos produits n&#8217;attendent que vous. Comme le processus de développement se fait d&#8217;une traite, le fait d&#8217;avoir tous les éléments sous la main, de savoir où se trouve chaque produit, dans l&#8217;ordre logique, va vous faciliter grandement la tâche dans l&#8217;application des quatre traitements successifs. Et encore une fois, soyez <em>zen</em> et prenez votre temps. Vous avez logé votre film est dans votre cuve de développement dans le noir complet ou bien comme moi vous utilisez une cuve <em>Jobo Daylight</em>, lorsque le film est à l&#8217;abri dans la cuve, vous êtes prêt. </p>
<p>• <strong>Le développement du film négatif en cinq étapes.</strong></p>
<p><strong>1-</strong> Le révélateur<br />
C&#8217;est la première phase du développement et autant le dire clairement, c&#8217;est là où tout se joue. Vous devez faire tremper votre film négatif pendant la durée indiquée par le fabriquant du révélateur pour le film que vous utilisez. Dans mon cas, j&#8217;utilise le révélateur <strong>Kodak D76</strong> pour une pellicule <strong>Kodak TriX 400</strong> poussée à 1600iso. Le temps de développement conseillé par Kodak est de 13 minutes trente dans un révélateur à 20° c. Le fait d&#8217;utiliser un révélateur à bain perdu est une excellente méthode qui permet d&#8217;avoir une constance dans les résultats obtenus, pour un prix de revient modique (environ 0,48€ par film).</p>
<p>Ôtez le gros bouchon orange de votre cuve. Versez la dose de révélateur dans la cuve, d&#8217;une traite, remettez le bouchon. Déclenchez le chronomètre (celui de iPhone est parfait) et agitez votre cuve en la retournant pendant trente secondes. Attention. Vous ne préparez pas un cocktail, inutile de secouer la cuve comme si vous étiez en train de préparer un punch coco ! Reposez la cuve en la tapant légèrement sur la table (ou sur un tasseau en bois disposé sur votre table), ce qui a pour effet de dégager les bulles d&#8217;air s&#8217;il y en a. Ensuite, toutes les trente secondes, effectuez six ou sept retournements de la cuve rapidement, pendant cinq secondes. Vous verrez, vous allez rapidement trouver le rythme ! En n&#8217;oubliant pas de taper le cul de la cuve après chaque séance de retournements. Le temps passe. Vous pouvez mettre à profit les tranches de repos de la cuve pour préparer votre bouteille de bain d&#8217;arrêt. </p>
<p>Treize minutes trente, pas plus. Enlevez le bouchon de la cuve et videz la dans l&#8217;évier. La vidange ne dure guère plus de cinq à six secondes, c&#8217;est étudié pour ! Il est temps de passer au bain d&#8217;arrêt.</p>
<p><strong>2-</strong> Le bain d&#8217;arrêt<br />
Dans votre cuve vidée de son révélateur, remplissez avec du bain d&#8217;arrêt et remettez le bouchon. C&#8217;est le bain d&#8217;arrêt qui siffle la fin du jeu au révélateur, qui interrompt son processus. À partir de maintenant tout est plus calme. Pendant une vingtaine de secondes, tournez la cuve haut-bas à raison d&#8217;un retournement toutes les deux secondes. Quand c&#8217;est fait, enlevez le bouchon de la cuve et récupérez le bain d&#8217;arrêt dans la bassine prévue à cet effet. </p>
<p><strong>3-</strong> Le fixateur<br />
Le fixateur va dissoudre les cristaux d&#8217;argent non-développés. Le négatif devient transparent sur les zones non exposées et prend son aspect définitif. Lorsque vous avez rempli la cuve de fixateur et mis le bouchon en place, déclenchez le chronomètre. Kodak indique une durée de fixation de cinq à dix minutes, pour ma part je fixe pendant sept minutes environ. Du côté agitation, c&#8217;est le même tempo que pour le révélateur, le stress en moins. On agite pendant les trente première secondes, une petite tape sur le cul pour les bulles d&#8217;air, puis six ou sept retournements toutes les trente secondes pendant cinq secondes, avec la petite tape au bout des cinq secondes. Facile. Quand c&#8217;est fait, on récupère le produit dans sa bassine et on est content parce que c&#8217;est presque fini.</p>
<p><strong>4-</strong> Le lavage<br />
Il faut laver le film soigneusement et le rincer abondamment à l&#8217;eau claire, toujours à température de 20° c. Posez la cuve (toujours fermée) dans l&#8217;évier, faites couler l&#8217;eau dans la cuve par le trou central pendant deux minutes. Quand c&#8217;est fait, videz la cuve de l&#8217;excédent d&#8217;eau et remplissez avec la préparation Lavaquick. Ce produit est sensé amélioré la qualité du lavage du film et réduire le temps de traitement. Lorsque votre cuve est remplie, remettez le bouchon et agitez la cuve pendant deux minutes sans interruption. Puis, purgez la préparation Lavaquick et faites à nouveau couler de l&#8217;eau claire dans la cuve. Si vous disposez d&#8217;une cuve Jobo et du système Cascade, c&#8217;est le moment de l&#8217;utiliser, le lavage du film (pendant cinq bonnes minutes) n&#8217;en sera que meilleur.  </p>
<p><strong>5-</strong> Le rinçage<br />
Versez votre préparation Photo-Flo dans votre cuve. Fermez avec le bouchon et tournez tranquillement la cuve haut et bas pendant trente secondes. Un conseil, ne secouez pas trop fortement la cuve car Photo-Flo a tendance à mousser. Voilà, pour le développement c&#8217;est fini. Vous voyez c&#8217;était pas sorcier. D&#8217;autant que l&#8217;instant magique, le vrai, c&#8217;est maintenant.</p>
<p><a href="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/fredrika-stahl-trix-400-herve-le-gall.jpg" ><img src="http://www.shots.fr/wp-content/uploads/2011/04/fredrika-stahl-trix-400-herve-le-gall.jpg" alt="fredrika-stahl-trix-400-herve-le-gall" title="fredrika-stahl-trix-400-herve-le-gall" width="590" height="397" class="aligncenter size-full wp-image-1819" /></a><br />
• <strong>Un soupçon de magie.</strong><br />
Fébrilement, vous ouvrez la cuve et là, il se montre enfin à vos yeux. En négatif les images que vous avez créées apparaissent sur le film. Même si le procédé chimique est connu, on ne peut s&#8217;empêcher d&#8217;être émerveillé. Vite, vous le secouez délicatement, vous attachez deux pinces lestées à chaque extrémité du film et vous le suspendez à l&#8217;abri de la poussière, au calme. Vous le laissez ainsi sécher tranquillement pendant quelques heures et puis, finalement, vous le découpez délicatement bandes de six vues que vous rangez soigneusement dans des pochettes de papier cristal. Maintenant, deux chemins s&#8217;offrent à vous. Quelques uns d&#8217;entre vous vont poursuivre le chemin et continuer l&#8217;aventure vers les joies de l&#8217;agrandisseur et les papiers barytés. D&#8217;autres (c&#8217;est mon cas), vont numériser les négatifs en utilisant un scanner à film. Qu&#8217;importe. Le moment où vous découvrez l&#8217;image, enfin, ce moment là n&#8217;appartient qu&#8217;à vous. Le négatif vous dévoile alors tous ses secrets. Il est intemporel. Mieux encore, il demeure contemporain et il est incroyablement moderne.</p>
<p>• cliché : <strong>Fredrika Stahl</strong> au Run ar Puñs en avril 2011. Canon New F1, Canon FD 55mm f1,2 SSC, Kodak TriX 400.</p>
<p>• <strong><a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://www.photos-de-concerts.com/go_24.html"  target=_blank>cliquez ici pour voir ma boutique argentique de référence : Photostock.fr</a></strong></p>
<p>• <strong><a rel="nofollow" href="http://www.shots.fr/goto/http://action.metaffiliation.com/suivi.php?mclic=S314D51727715&#038;redir=http%3A%2F%2Fwww.digit-photo.com%2Finfosproduit.php%3F%26refinfos%3DPLUSTEK7600ISE%26fami%3D%26id_produit%3DPLUSTEK7600ISE%26qte%3D1%26search_prix%3D%26search_cat%3D%26rechmotcle%3Dplustek%26ordre%3D1%26operateur%3DAND%26limit%3D20%26debut%3D0%26refp%3D%26alerte%3DPLUSTEK%2520OpticFilm%25207600i%2520SE%2520Scanner%2520Diapositives%2520et%2520N%25E9gatifs%26orr%3D0"  target=_blank>voir le scanner négatifs et diapositives PlusTek sur le site Digit Photo</a></strong>.<strong>Article(s) pouvant aussi vous intéresser :</strong>
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