No news, good news. Et sinon, toujours en Canon ?

suzy-pipouille-shots-2010
Dans la série pas de nouvelles, bonnes nouvelles, l’été s’étire. Lentement. Les salles de concert sont fermées, c’est relâche. Dans quelques jours à Landerneau, j’ai rendez-vous avec la Fête du Bruit et l’affiche est chouette : Placebo, Status Quo, Morcheeba feat. Skye Edwards, … Sans oublier BB Brunes, La Rue Két’ ou Batignolles (entre autres), toujours agréables à shooter. Et puis aller faire des photos avec la joyeuse prod de Régie Scène, c’est toujours un bonheur et en plus c’est à deux pas de Brest. Côté matos je continue de travailler alternativement avec EOS 1D Mark IV et EOS 7D, mais je ne vous cache pas que j’ai désormais une nette prédilection pour le 1D… J’en reparlerai à le rentrée, en septembre, après les vacances. Il y a tellement de choses à dire sur ce boîtier qu’il faudra au moins lui consacrer tout un article. Idem pour le 7D, beaucoup plus abouti qu’à première vue et qui embarque des fonctionnalités épatantes qui lui sont propres. Actuellement dans la gamme Canon, EOS 7D est LE boîtier que je conseille, mais attention, ce reflex est une diva, alors si vous comptez acheter un EOS 7D, veillez bien à ne monter que des optiques dignes de lui (comprendre série L exclusivement). J’évoquais le 1D avec un ami de chez Canon France et je comparais l’utilisation de ce reflex pro au fait de monter un pur sang à cru. Un faux mouvement, une erreur d’appréciation et tu es par terre. En revanche, une fois ce boîtier en mains, j’ai l’impression qu’il est prêt à me suivre au bout du monde, dans les conditions les plus extrêmes. Au chapitre conditions dantesques, pluies diluviennes, le concert de Muse aux Vieilles Charrues 2010 restera un point de référence. 1D Mark IV sous un déluge de flotte incessant, ronronnant du haut de ses 10 chevaux vapeur seconde, pendant que d’autres boîtiers, que je ne citerai pas (pour ne pas raviver de mauvais souvenirs et faire de la peine à certains de mes amis), rendaient l’âme, déclencheur down et optique embuée. Vous avez dit “tropicalisation” ? Sur tout ça et sur le reste on y reviendra. En ce moment, 1D Mark IV est à mes côtés, tout le temps, de jour comme de nuit. Je le pousse dans ses derniers retranchements, dans des conditions vraiment casse-gueules. J’adorerais prendre l’autofocus en défaut, histoire de me faire un trip à la Rob Galbraith et d’enfoncer le clou sur un AI servo défaillant. Mais non, je n’y arrive pas. Et le drame avec le Mark IV, c’est que si le premier shoot est d’enfer et que tu tapes au moteur à la cadence infernale de 10 fps, que tu gardes le bouton sur le déclencheur un peu trop longtemps, tu te retrouves comme un con avec 30 clichés d’enfer, presque identiques, mais pas tout à fait. J’ai vécu ça avec Mika. Bonjour l’ambiance au dérushage. Ouaip ! Cet EOS 1D Mark IV me donne le tournis, je vis avec lui des instants divins, proches du satori, un peu ce que j’avais vécu en d’autres temps avec EOS 3, en argentique. Mais au délà des superlatifs, du plaisir à shooter, il y a une notion essentielle que je ressens avec beaucoup d’acuité en utilisant Mark IV et ça tient en mot. Confiance. Avoir confiance dans son matos, pour un photographe, c’est essentiel. Et ça se traduit simplement. Je cadre, je shoote et je sais que c’est dans la boîte. C’est exactement ce que j’avais perdu avec l’épisode 5D Mark II, c’est précisément ce que j’ai retrouvé avec 1D Mark IV (et 7D). Voilà pour les news estivales. Sinon, pour répondre à la question “toujours en Canon ?” je crois qu’il suffit de regarder quelques clichés tapés au 1D Mark IV pendant les Vieilles Charrues. Comme toujours en photographie, la réponse est dans les images.

• cliché : Suzy Pipouille (EOS 1D Mark IV, EF 24-105 f4).

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