lundi 06 septembre 2010

Tests Canon EOS 7D. Excellent, à tout point de vue.

mai 28, 2010 par harvey  
Référencé sous concerts, festivals, jazz, la carène, news, photo

tazartes-festival-sonore-la-carene-2010-eos-7D
A l’issue de mes tests sur EOS 1D Mark IV, je discutais avec un membre de Canon France et je lui disais qu’au fond, après un test comme celui-là, il n’y avait plus grand chose à ajouter, tant il me semblait avoir fait le tour du sujet. Alors mon interlocuteur (bien intentionné) m’a soufflé qu’il restait encore des tas de choses passionnantes à découvrir chez Canon. “Comme le 7D par exemple ?” De vous à moi, j’étais bien tenté d’aborder ce boîter expert mais j’avais en mémoire quelques uns de mes propos sur EOS 7D, qualifié par mes soins de “Canada Dry de l’EOS 1D Mark IV“. Comme dirait Christophe Miossec, du tacle et de la mauvaise foi. Manquerait plus qu’il soit bon, ce 7D et là, pour le coup, j’aurais l’air malin. Mais la tentation était trop forte et l’envie de défricher trop tenace. Et puis 7D et 1D Mark IV, au fond, c’est un peu le syndrôme du boîtier critiqué à outrance par des gens qui ne l’ont jamais vraiment tenu en mains et encore moins utilisé. C’est d’ailleurs ce qui m’avait motivé pour tester sur le terrain, avec mes conditions, EOS 1D Mark IV et on connaît les résultats. Un boîtier capable de cracher 10 images/seconde sans un pet de flou, avec une qualité et une netteté étourdissante, surtout en bonnes conditions de lumière, même en mode AI servo. Comme EOS 7D est sorti avant son grand frère, embarquant un autofocus revu et corrigé, je me suis dit que ça valait peut être le coup de l’amener avec moi en ballade, sur le terrain. Mon intuition ne m’a pas trompé. Et même plutôt deux fois qu’une…

Le petit frère d’EOS 1D Mark IV
À le voir, comme ça, on sait tout de suite que c’est un EOS, dans la lignée 20 à 50D. Si vous avez déjà eu un EOS, vous ne serez donc pas dépaysé. La construction est propre, le boîtier n’est certes pas tropicalisé mais Canon assure avoir travaillé à l’amélioration de l’étanchéité. Face arrière, on retrouve l’ergonomie habituelle avec la grande molette, un écran 3 pouces confortable. Au chapitre grognon, le bouton on/off a changé de place, désormais logé en haut à gauche. Un bouton de démarrage rapide pour les adeptes de la vidéo (non, je n’ai toujours pas testé les fonctions vidéo). J’aime assez le positionnement des boutons, j’aime le bouton Q qui permet de visualiser et d’accéder aux paramètres du boîtier. Ou pas. Car EOS 7D intègre un menu détaillé avec des fonctions de personnalisation particulièrement élaborées pour un boîtier expert et qui ne sont pas sans rappeler le grand frère, même si évidemment ces fonctions sont moins étendues que sur le Mark IV. On peut affecter, via les menus, les boutons aux fonctions de son choix, décider par exemple d’affecter la molette avant à la vitesse et la roue arrière à l’ouverture (ou l’inverse), de décider du sens de rotation, bref c’est très complet et pour tout dire assez épatant pour les éternels insatisfaits que sont nombre de photographes (suivez mon regard). Une mention spéciale pour le viseur 100% parfaitement lumineux, le choix étendu du mode autofocus, l’illumination du viseur en rouge ou noir selon le niveau de lumière, le quadrillage virtuel, le niveau intégré et j’en passe. C’est un APS-C, un choix somme toute logique de la part de Canon. Un choix casse-gueule aussi : loger 18mp dans un capteur aussi petit ça tient presque du miracle. EOS 7D génère des RAW de 5184*3456 pixels pour un poids unitaire (à la louche) de 20Mo. Comptez 2Go d’espace disque pour la centaine de clichés, je ne vous fais pas un dessin. Vous pouvez commencer à investir chez Sandisk ou Lexar, en tapant sur des cartes 16Go minimum. Et pour le disque dur, c’est idem, 2To est désormais un standard.

Léger, discret, exigeant
EOS 7D ne vous envoit pas sur l’île aux enfants. C’est un EOS, c’est donc un boîtier exigeant. D’abord en optiques. Servez lui du L et exclusivement de la gamme L, votre boîtier vous le rendra. Pour mes tests, j’ai utilisé mes optiques L et principalement mon 70-200 2,8L IS. Mon optique de prédilection qui, par la grâce du capteur, se comporte en focale 110-320, autant dire un casse-tête dans une salle de dimension réduite où je suis collé à la scène et un vrai bonheur dans un pit de concert en festival comme aux Vieilles Charrues. Dans cette gamme d’EOS, j’aime la compacité du boîtier qui permet de voyager aussi discret que léger. Avoir un 7D en main après avoir trimballé 1D Mark IV, c’est assez savoureux. Seul bémol, la prise de vue en mode portrait, moins aisée, même si l’ajout d’un grip optionnel permet d’accéder à ce mode. Pour ma part, le grip j’en suis revenu : plus lourd c’est plus de fatigue à la fin de la journée. Puisqu’on parle de grip qui embarque deux batteries (donc un max d’autonomie), une précision sur la batterie propriétaire LP-E6 de Canon qui intègre des fonctions étendues, comme le nombre de prises de vue restantes, le niveau de charge. Comme toujours, avant de partir avec votre 7D sous le bras, LE bon conseil est de vous manger la doc. En entier ? Oui, en entier. Je l’ai fait avec 1D IV et j’en ai fait autant avec 7D. Une fois fait le tour du propriétaire, il est temps d’aller au charbon.

Sur le terrain avec EOS 7D
J’ai fait une demi douzaine de concerts avec 7D, pour le moment. D’abord au Vauban, avec Lætitia Shériff puis Nouvelle vague et bizarrement, j’ai senti que j’avais ce boîtier en main quasi immédiatement. En fait c’est comme si j’avais toujours eu un EOS 7D. Les clichés ramenés du concert de Nouvelle vague ont confirmés cette intuition. 7D génère une image douce et veloutée avec un niveau de piqué et de netteté très acceptable. Côté sensibilités, les clichés ont été réalisés sur une plage 400 à 1600iso, en mode one shot. Sur des conditions de lumières drastiques, j’ai testé le mode rafale, à 8 images par seconde autant dire que 7D tient la route ! Un mode qui devrait ravir les photographes animaliers et les photographes sportifs. Une fois ramenés à la maison les clichés et les premières sensations, j’ai travaillé sur l’affinage du paramétrage du boîtier. Rappelons encore une fois l’accès à des fonctions personnalisées, au paramétrage d’un style d’images par thématique voire par utilisateur. J’évoquais précédemment la lecture du manuel, prenez aussi le temps de tester différents paramétrages avant d’aller en prise de vues. Après avoir peaufiné mes réglages, j’étais prêt pour repartir sur le terrain.
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Seconde session, je suis au Club, la petite salle de la Carène pour le festival Sonore avec trois concerts de jazz, dont l’excellent Peter Brötzmann Tentet et le trio Tazartès, Berrocal, Fennech. Le déclenchement de 7D (lui aussi paramétrable) peut s’avérer aussi discret qu’utile, d’ailleurs j’aime assez le flap-flap du miroir qui n’est pas sans me rappeler le déclenchement du rideau en titane de mon F1n, allez savoir pourquoi. Je crois que je n’avais pas pris autant de plaisir à photographier depuis un bail, si j’exclus la période Nikon D3s et Canon 1D Mark IV. L’autofocus EOS 7D est parfaitement réactif, avec un léger poil de recul dans les zones d’ombres mais rien de dramatique. Le shoot est souple, confortable et on sent que le boîtier en a sous la godasse. En même temps, il convient de rappeler que 7D embarque un double Digic IV et une capacité surprenante à étaler de l’image en 14 bits, notamment en mode rafale, capable d’enregistrer du RAW à 8 fps, excusez du peu. Je ne le sais pas encore mais le meilleur est à venir.

Excellent à tout point de vue, brut de capteur.
J’ai choisi (sur le conseil express de Canon) de dérusher mes RAW avec DPP dans un premier temps en me disant que je pourrais toujours utiliser Adobe Lightroom au besoin pour optimiser mes images. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que les images de la session jazz shootée à la Carène au festival Sonore, ces images sont nickels, brut de capteur. En visualisant les clichés, j’ai ressenti un frisson de plaisir, ce truc indéfinissable qui se produit lorsqu’on découvre pour la seconde fois une image qu’on a réalisée. On regarde l’image, le cadrage, la netteté, le piqué, les couleurs, les lumières, les contrastes. Et si tous les paramètres sont réunis, en une fraction de seconde on se dit seulement “wouah !” On réalise alors que celle-là et puis celle-là, et puis celle-çi, et puis pas mal d’autres… Elle sont vraiment bonnes et ça va être chaud pour faire le tri. C’est exactement ce qui m’est arrivé avec les trois séries tapées à la Carène. J’ai réalisé avec EOS 7D une série d’images d’un excellent niveau de qualité (je parle de technique). À aucun moment ou presque je n’ai été confronté avec EOS 7D à la cruelle problématique : mes réglages sont bons, mon cadrage est bon, tous les paramètres sont réunis pour que le cliché soit bon, mais… Est-ce que le boîtier va me suivre ? Oui, EOS 7D m’a suivi, j’ai l’impression d’avoir retrouvé avec lui une sérénité oubliée et même d’être revenu aux fondamentaux de la photographie. Un peu de technique, beaucoup de feeling. Et surtout du plaisir. Le plaisir de shooter. Le plaisir de montrer des images authentiques, brut de fonderie. Les clichés des trois sets de jazz n’ont en effet subi aucun post-traitement : cadrage d’origine, balance des blancs d’origine, zéro accentuation. Un simple RAW immédiatement traduit en jpeg. L’image vue par mon oeil et par le capteur de mon EOS 7D.

EOS 7D ? Putain de boîtier !
J’ai reçu ces derniers temps beaucoup d’emails de photographes propriétaires de boîtiers de série expert me demandant mon avis sur EOS 7D. Aujourd’hui, je peux me prononcer. Voilà un boîtier qui m’enthousiasme clairement et que je recommande à tous les photographes qui recherchent un reflex réactif, polyvalent, léger. Mais attention ! C’est aussi un boîtier très exigeant, ma recommandation s’accompagne d’optiques de qualité et pour cela rien de mieux à mes yeux que la gamme L de Canon. EOS 7D c’est aussi à mon avis un excellent choix pour les professionnels, autant comme boîtier principal qu’en boîtier backup, pour un prix somme toute très attractif (autour de 1000€ HT). En complément d’un fullframe comme d’un APS-H, le capteur APS-C du 7D peut s’avérer d’un grand secours, sur le terrain, avec son coeff de 1,6. Sa taille réduite lui permettra sûrement de se trouver une petite place dans votre sac et ses performances font de lui un excellent atout dans la panoplie du photographe. Last, but not least, un paramétrage fin du boîtier vous permettra de tirer la quintessence de ce reflex et de façonner EOS 7D à votre image. Pardon ! À vos images.

• clichés : Tazartès, Berrocal, Fennech Festival Sonore La Carène mai 2010 – EOS 7D + 70-200 2,8L IS 3200iso, brut de capteur.

voir la série de clichés EOS 7D brut de capteur sur Cinquième nuit

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Commentaires

9 réponse à “Tests Canon EOS 7D. Excellent, à tout point de vue.”
  1. Ken says:

    WOW! Voila une revue qui me reconcilie avec Canon! Tojours quelques problemes d’autofocus avec mon 5DMKII (finalement pas trop handicapant car je l’utilise le plus souvent pour des landscapes en mode manuel). J’utilise toujours mon 30D pour les photos animalieres et d’actions, mais le boitier commence a montrer des signes de vieillesses (presque 70,000 declements!) et je songe serieusement a le remplacer. Je pensais d’abord au 50D qui est vendu ici aux US a un prix tres abordable ($850 – 650 euros), mais je crois que je vais craquer pour le 7D. J’ai eu l’occasion de le teste aussi lors d’un match de soccer et c’etait un vrai plaisir d’utiliser le viseur 100%… j’ai eu du mal a reprendre mon fidele 30D!
    En tous les cas, merci pour tes revues de terrains qui focalisent sur les besoins reels. Un bonjour de Phoenix en Arizona (100deg F – 38deg C a l’ombre…).

  2. harvey says:

    Hi Ken ! Quand j’écris “Est-ce que le boîtier va me suivre ?” j’ai une grosse pensée pour 5D Mark II. J’en parlais avec Canon aujourd’hui même, d’ailleurs. Avec Eos 7D, si je suis en point d’équilibre, la photo est bonne. Je n’ai jamais cramé une seule image avec 7D. Quant à l’AF 19 points, il est très bon, très réactif et précis. En fait quand je dis que 7D est le petit frère de 1D Mark IV, ça n’est pas juste une image. J’ai eu des sensations identiques avec le 7D et avec le 1D Mark IV. Quant aux images, elles parlent d’elles-même. Je viens de finir ma sélection de clichés et je vais les mettre en ligne. Brut de capteur, zéro post traitement, pas de crop, rien. La qualité est hallucinante. Donc en clair, pour remplacer ton 30D tu peux acheter un 7D en toute confiance.

  3. Simon says:

    J’aime beaucoup ta démarche : se faire sa propre idée !
    En tout cas, tu suis ta porpre idēe et c’est bien.
    Merci encore pour se retour bien fait et surtout très interessant

  4. harvey says:

    @Simon je pense qu’il n’est pas possible de parler d’un boîtier sans l’avoir soit même testé avec ses propres conditions, sur son terrain. C’est d’ailleurs pour cette raison précise que j’ai attendu de tester moi-même 1D Mark IV et que j’ai refusé de relayer des avis très négatifs sur le sujet, je pense à l’avis très tranché de Rob Galbraith au sujet de l’AF. Mes résultats se sont, sur ce point précis, avérés à l’inverse de ce que certains prétendaient. Bref, le 7D est un boîtier surprenant. Je n’hésite pas à dire que c’est un 1D Mark IV light !

  5. bankroot says:

    Etonnant, voilà que ce même gars dont le discours Darwinien sur 7d m’avait rendu sceptique, me redonne aujourd’hui confiance en cette machine (et en Canon en général) ! L’ avantage du net, c’est qu’on peut y lire tout un tas de choses sur un sujet donné, mais lors du tri, il y en a beaucoup à jeter. Ce que j’apprécie dans votre démarche et vos écrits, c’est que dans la déception, comme dans la colère ou même dans la joie, votre force réside dans votre OBJECTIVITE (ce qui n’est pas toujours le cas ailleurs car pas toujours compatible avec passion !) qui pour moi rime souvent avec CREDIBILITE. Alors vous comprendrez pourquoi j’ai été très heureux d’apprendre que vous alliez réaliser ces tests, et par bonheur, votre présent verdict me fait éviter le switch ! Pour info, je ne suis qu’un amateur “averti” ou “expert” (je ne sais pas trop, en tous cas passionné !) et j’affectionne aussi la photo de concert (mais moi, c’est pour le plaisir et pour des potes !) ainsi que mon 70-200 2.8 IS cher à mon coeur et mon porte-monnaie ! Encore merci pour ces tests et salutations de l’ile de la Réunion.

  6. harvey says:

    @Bankroot le billet sur le 7D (”Darwin…”) c’est ce que je qualifie de “tacle et de mauvaise foi”. C’est d’ailleurs à l’issue de ce billet que j’ai décidé de ne plus jamais m’exprimer sur un boîtier sans l’avoir moi-même testé. J’ai patiemment attendu qu’un boîtier se libère pour tester 1D Mark IV avec le nouveau 70-200. Résultat des courses, le mode AI servo conspué par un certain nombres de journalistes s’est avéré particulièrement costaud, sur le terrain. Je viens de dérusher des clichés pris hier soir et ces clichés me confirment mes impressions sur le 7D. C’est un boîtier très exigeant mais il se comporte bien, je veux dire par là qu’on ne retrouve pas les travers du 5DII. L’AF du 7D est nettement optimisé, pas de surex, quand on est en point d’équilibre le shoot est garanti. En fait, je retrouve des sensations identiques au 1D Mark IV, avec un boîtier APS-C plus léger à trimballer. Dans l’absolu, le tandem parfait sur le terrain c’est EOS 1D Mark IV + EOS 7D. Il me tarde de voir le successeur au 5D Mark II, avec un AF dans la lignée 7D encore optimisé. Ça plus le successeur du Nikon D700 au printemps 2011 ? La compétition risque d’être passionnante !

  7. bankroot says:

    J’avais bien compris au sujet de “Darwin”, et je salue bien là votre capacité à vous remettre en cause (c’est d’ailleurs cette noble attitude qui vous a rendu plus crédible que d’autres à mes yeux !) Loin des débats passionnés où les erreurs se mêlent aux exagérations, vous avez fait le choix de ne parler qu’en connaissance de cause, on ne peut que vous en féliciter ! Oui la compétition (re)naissante risque d’être passionnante, et il est grand temps qu’elle reprenne vie (car pour l’instant ça se joue plutôt entre Nikon et Nikon, surtout quand on recherche les ozizos) ! Pour ma part, j’ai failli passer au D300s (grosse hésitation avec D700, mais j’aime bien le facteur crop, donc pas de FF), mais suite à votre test, ce sera bien, et à mon grand bonheur, le 7D qui sera bientôt dans le fourre-tout ! (A moins qu’un 60D suffisamment affûté ne pointe le nez d’ici-là ?) Mais je ne sais si je lui garderai mon actuel 17-55 2.8 IS, qui, même si on en dit du bien comme compagnon du 7D, n’est pas un L ? A voir !

  8. harvey says:

    @bankroot Honnêtement parfois je me dis que j’aimerais bien voyager dans le temps ! Mes tests m’ont permis d’approcher Canon et Nikon de près. Je connais bien Canon, je sais qu’ils ne vont pas rester les deux pieds dans le même sabot. Je suis convaincu qu’ils nous préparent un successeur au 5DII et que ça va être une tuerie, notamment en vidéo, avec probablement un format RAW appliqué à la vidéo et pas que. EOS 5D Mark III va hériter d’un mode AF vu sur 1D IV et de la foule de fonctionnalités du 7D (et sans doute un peu plus). Chez Nikon, dans le même temps, il y a un successeur au D700 et là aussi on peut s’attendre à des fonctionnalités dantesques, dans un boîtier compact et fullframe. Il y a sans doute une place pour un 60D dans la gamme Canon, un boîtier amateur-expert d’entrée de gamme, qui prendrait le relais du 50D. Bref, l’année qui s’annonce risque d’être passionnante !

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