Comparatif Canon EOS 1D Mark IV Nikon D3s : le choix de Sophie.

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Voilà, c’est fini. Après avoir testé les deux boîtiers haut de gamme Nikon et Canon, j’ai une idée précise des qualités de chacun des deux hauts de gamme. J’en profite pour remercier Nikon France et Canon France pour la confiance qu’ils m’ont accordée dans le prêt de ces matériels. L’intérêt était de tester des boîtiers de calibre similaires avec des conditions de terrain. Avec le recul, je réalise que j’ai poussé les tests un peu plus avant avec EOS 1D Mark IV qu’avec le D3s, c’est normal. Il ne faut pas perdre de vue que je suis équipé en Canon depuis toujours, l’approche de 1D Mark IV était donc plus naturelle et plus intuitive. Avant de tester D3s, je n’avais jamais eu en main un boîtier Nikon de ma vie. D’ailleurs, s’il y a une chose qui a changé, c’est bien le regard que je porte désormais sur la marque jaune et j’ai envie de dire que rien que pour ça, je suis heureux d’avoir réalisé ce comparatif. Dans les deux cas, tant pour Nikon que pour Canon, j’ai eu rencontré de vrais pros à l’écoute des pros, droits dans leurs pompes, clairs dans leur démarche, enthousiastes sur leur matériel et aussi très lucides. Je sais qu’ils me lisent, ils se reconnaîtront (thanks guys !). Nikon D3s vs Canon 1D Mark IV, c’est le choc des titans.

Nikon D3s : le reflex pro polyvalent et ultime
Il suffit de prendre D3s en main pour comprendre que ce boîtier ne transige d’aucune manière avec le plus haut niveau de qualité. Ce boîtier haut de gamme est l’héritier de la saga Nikon et intègre tout ce qu’un photographe professionnel est en droit d’attendre d’un reflex pro. L’ergonomie est absolument stupéfiante, surtout lorsqu’on vient d’ailleurs et qu’on n’a jamais utilisé un boîtier reflex Nikon de sa vie. Je me demandais combien de temps il allait me falloir patienter avant que les commandes ne tombent sous mes doigts de manière intuitive. En dix minutes, montre en main, j’en étais plutôt à me demander pourquoi tous les reflex n’étaient pas conçus comme le D3s. En fait, ce qui a fait le charme de ce test avec le boîtier Nikon c’est que je n’attendais rien du D3s, tant je savais par avance à quoi m’attendre. Un autofocus irréprochable, 51 points encore plus optimisés, un capteur 12mp, des fonctionnalités de crop avec le mode recadrage pour transformer le capteur full frame en coeff 1,2 (à 8,5mp), un paramétrage du boîtier pour personnaliser “son” reflex dans les moindres détails, un mode rafale dantesque, un outil de récupération des détails dans les hautes et basses lumières (D-Lighting), un double logement CF dôté d’un paramétrage évolué, … Finalement, un piqué et une netteté irréprochables, brut de capteur. Et puis, cette fabuleuse capacité en matière de gestion des hautes sensibilités, avec la capacité de produire des images sans l’ombre d’un début de grain jusqu’à 12800iso, le D3s étant capable de générer une image plus que convenable jusqu’à 25600iso. Dans le même temps, Nikon a déployé des efforts considérables pour proposer aux pros une gamme d’optiques remarquables, à commencer par le 70-200 2,8 VRII, admirable (j’allais dire indispensable) complément optique du D3s.

Canon EOS 1D Mark IV, capable de flamboyance
Je me souviendrai longtemps de l’émotion ressentie lorsque mon oeil a perçu l’image à travers le viseur du 1D Mark IV. J’ai pris ce boîtier en main et dès les premiers instants c’est comme si j’avais eu un EOS 1D Mark IV toute ma vie. Ça, c’est le truc indéfinissable qui me lie à Canon, depuis maintenant un bail. On attendait 1D Mark IV au tournant sur le sujet de l’autofocus, de ce point de vue les efforts de Canon sont payants, avec un autofocus particulièrement efficace, même et surtout en mode AI servo. Seul travers qui se paye cash, 1D Mark IV aime la lumière. Dans de bonnes et dans de stables conditions de lumières, 1D Mark IV est capable de flamboyance, produisant des images somptueuses, avec cette touche de réalisme et de douceur que mon ami Grémillot – le photographe underwater – nomme le “velouté Canon“. Mais dès que les conditions de lumière sont un peu faiblardes, le reflex pro de Canon montre ses limites : AF hésitant, images molles, perte de netteté et de piqué. Inutile alors d’envisager une montée en ISO. De ce point de vue Canon a vraiment mis à côté avec une gestion des hautes sensibilités pour le moins erratique : le grain commence à pointer dès 3200iso pour devenir perceptible à 6400iso. Le mode 12800iso n’est ni envisageable, ni convenable. En revanche, du point de vue des optiques, Canon demeure un leader. Le nouveau 70-200 2,8L IS II, par exemple, que j’ai testé sur le terrain est un modèle du genre, pour ne pas dire LA référence.

L’heure du choix : entre le plaisir et la raison
Comme de nombreux photographes avant moi, je suis confronté à un choix. Ou bien je reste chez Canon et je préserve mon parc d’optiques et ce qui va avec (flash, accessoires, …). Ou je switche et je rejoins Nikon. C’est pas le choix de Sophie mais ça y ressemble. De mes tests avec Canon EOS 1D Mark IV je garde d’abord le plaisir, un paramètre primordial. Le plaisir de shooter, cette vibration intense qui passe à travers le viseur et me foudroie le cortex, l’image qui se construit, l’espace d’un bref instant, la photographie en somme. Je l’admets volontiers, j’ai pris un plaisir fou à travailler avec 1D Mark IV et je pense que tous les photographes qui ont eu le privilège, comme moi, de tenir ce boîtier d’exception entre leurs mains savent de quoi je parle. De mes tests avec Nikon D3s je garde un sentiment d’efficacité absolue auquel s’ajoute la véritable polyvalence d’un boîtier pro. D3s est le reflex parfait sur toute la ligne, en amont à la prise de vue et en aval à la production d’images d’une netteté, d’un piqué, d’une perfection qui raviront le plus exigeant des photographes, dans toutes les conditions de travail, même (et surtout) les plus ardues. Nikon D3s sait tout faire, à la perfection : un autofocus 51 points aussi précis et tranchant qu’une lame de rasoir, une gestion des hautes sensibilités pour aller shooter au bout de la nuit.
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Il n’est pas de hasard si tant de photographes ont choisi de switcher de Canon à Nikon. À l’heure où j’écris ces lignes, mon choix ne s’est pas encore définitivement porté vers l’une ou l’autre des marques. L’affectif et le plaisir me poussent à rester chez Canon. La raison me porte à choisir Nikon et à migrer vers la marque jaune, avec un engagement financier qui n’est pas anecdotique, car les optiques Nikon coûtent (relativement) cher ! Trois cailloux pour remplacer mes optiques Canon (16-35 f4, 24-70 f2,8, 70-200 f2,8 VRII), un extender 1,4 pour la route et un flash SB900, c’est pas loin de 5000€ HT au prix tarif. Et je ne parle même pas du boîtier, car je sais que ma comptable me lit… Le choix va être d’autant plus difficile qu’il m’engagera pour de nombreuses années, si ce n’est de manière définitive. Réponse dans le courant du mois de mai.

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  1. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Herve LE GALL. Herve LE GALL a dit: Dernier volet du test sur Shots.fr – Comparatif Canon EOS 1D Mark IV Nikon D3s : le choix de Sophie. http://bit.ly/cXZ56N [...]

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