Tests Nikon D3s AF-S nikkor 70-200mm 2,8 VR II. One step beyond.

le-chat-sur-le-canape-D3s-shots
Deuxième vague de tests avec le couple Nikon D3s et le 70-200 2,8 VRII et disons-le sans ambage. Le tandem D3s plus 70-200 VRII est impressionnant d’aisance et de performances. Une fois les petites frayeurs de prise en main passées (je rappelle que je n’avais jamais utilisé de matériel Nikon avant ce banc d’essai et qu’il fallait être singulièrement gonflé, comme l’a été Nikon France, pour proposer un test de prise en main de leur matériel à un photographe Canoniste jusqu’au bout de l’index), une fois dépassées les appréhensions liées à l’ergonomie du boîtier, j’ai l’impression d’avoir toujours eu un D3s en main. À dire vrai, le seul bémol de ce boîtier c’est son poids, mais ce travers est inhérent à ma tendinite chronique (bras droit, je vise de l’oeil gauche), il en serait de même avec un EOS 1D Mark IV. Hier j’avais en ligne un ami qui suit attentivement mes tests et qui me suggérait de faire une ou plusieurs séries de clichés sur un sujet fixe, avec un éclairage standard, une focale et un ouverture définie, dans l’optique de pouvoir réitérer la prise de vue avec un EOS 1D Mark IV. J’ai trouvé l’idée intéressante et j’ai donc réalisé une série de clichés avec le D3s et le 70-200 sur une faïence HB Henriot, un objet statique éclaré par un spot hallogène de plafond, inamovible donc.

Attention les doigts, ça pique terrible !
vase-henriot200mm, ouverture maximum (f/2,8) donc profondeur de champ rikiki. Sur cette série, c’était voulu, je voulais surtout voir le rendu du détail, apprécier la qualité de l’image brute sortie capteur. Dès l’ouverture des clichés NEF brut de fonderie dans Lightroom, je suis scotché par la qualité de l’image. Visualisation à 100%, l’image est contrastée et les détails sont rendus dans les moindres détails, avec un piqué et une justesse, comment dire ? Renversantes. Le 70-200 VRII produit des images brutes de capteur d’une qualité surprenante, tant en terme de rendu que de piqué de l’image. What else ? À partir de là, la messe est dite. Le reste c’est du marketing, c’est du bla bla. Le pot de fleur renvoit toute sa splendeur jusque dans les moindres détails. Côté sensibilités, je shoote de 200 à 102400iso. Jusqu’à 6400iso pas un pet de grain, à 12800iso guère plus. Je précise “guère plus” car une trace de grain apparaît dans la zone de flou, mais vraiment léger. Vous pourrez juger par vous-même en regardant l’image que je vais joindre à ce compte rendu.

cliquez ici pour télécharger le fichier NEF original brut.

La puissance de l’autofocus
La mise au point du tandem D3s et 70-200 VRII ne souffre d’aucun défaut, puisque le focus se fait de manière instantanée. Pendant mes tests j’ai utilisé les trois modes de mesure disponibles, combinés aux trois zones d’autofocus et à chaque fois l’AF réagit en temps réel. En revanche je n’ai pas utilisé le mode continu de l’AF qui consiste à faire le point sur un sujet en déplacement (mais ça va venir). La stabilisation s’avère efficace, j’ai même envie de dire redoutable d’efficacité. On se demande jusqu’où D3s équipé d’un caillou comme le 70-200 VRII peut aller, entre la capacité du boîtier à monter haut en ISO d’une part et l’aisance du zoom à stabiliser une image en conditions de prise de vue fragile. On imagine tout le profit qu’un photographe peut tirer d’un outil comme celui-là pour aller chercher de l’image dans les zones interdites : à très hautes sensibilités, à grande ouverture, la capacité de taper une image au 1/20ème sans flou repousse encore les limites du possible. J’ai vécu moi-même un moment assez intense lors de mes premiers essais en photo de concert, le 19 décembre dernier, au Vauban avec Eiffel. Nous étions plusieurs photographes et pendant le concert je percevais autour de moi le ronronnement des déclencheurs. Lorsque la lumière s’est apaisée pour devenir quasi inexistante, tous les déclencheurs se sont tus, faute de lumière. À 3200iso, sans lumière personne ne fait de miracles. En revanche, à 12800iso on peut encore grapiller quelques parcelles de lumière et ça suffit au bonheur du D3s pour accrocher une image. Et encore, ce soir-là j’ai utilisé un Sigma 24-70 2,8, car le 70-200 était resté coincé entre Paris et Brest par la neige…

D3s, one step beyond.
Pendant mes tests, je pensais à l’anecdote de Cartier-Bresson croisant un photographe équipé d’un EOS 1 et d’un gros téléobjectif (c’était Yann Arthus-Bertrand il me semble) et le taclant d’un sévère : “avec un équipement comme le vôtre, on ne fait pas de photographie“. J’imagine les réactions que ne manquera pas de provoquer un boîtier comme le D3s qui repousse encore les frontières du possible. Je lis, ici et là, des réactions pour le moins radicales. Quel pro a vraiment besoin de 12800iso ? On a tous besoin de 12800iso propres et demain (je veux dire dans un an ou deux) on sera heureux de taper à 51200iso sans grain. Avec D3s, on ressent la même émotion que lorsqu’on a découvert le numérique. C’est en cela que D3s est une étape importante dans le monde de la photographie, un pas de plus franchi au delà des limites du possibles. Nikon D3s, c’est one step beyond.

Article(s) pouvant aussi vous intéresser :

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes