Nikon D3s : polyvalent, performant, puissant. En un mot pro.

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J’ai l’impression que c’est Noël avant l’heure. Ce matin, dès le réveil, rapide coup d’oeil sur la maison des voisins. Tout est blanc, il a neigé sur Brest et rien que ça, c’est plutôt rare. Avec le D3s je fais quelques clichés du paysage, histoire de tester la fonction D-lighting, qui permet de faire apparaître des détails dans les zones d’ombre. Comme le photographe peut lier cette fonction au bracketing, il est possible de taper jusqu’à cinq clichés en un seul déclenchement pour pouvoir ensuite sélectionner le meilleur rendu. D’ailleurs c’est un peu ce qui caractérise ce nouveau boîtier Nikon, il me semble. Cette capacité que Nikon propose au photographe le plus exigeant d’adapter, de personnaliser son D3s. Chacun va pouvoir customiser le D3s selon son travail, grâce à des commandes comme le Picture Control, qui permet de déterminer l’aspect final des photos (contraste, saturation), voire de simuler l’emploi de filtres en mode monochrome. Bref, Nikon D3s est totalement paramétrable, entièrement personnalisable ! Si vous souhaitez par exemple affecter la molette avant au réglage de la vitesse et préférer la molette arrière pour l’ouverture, libre à vous, il y a une fonction pour ça. Si vous souhaitez utiliser le boîtier à plusieurs et enregistrer vos paramètres perso, il y a une fonction qui permet d’enregistrer jusqu’à quatre configurations. On peut même les renommer individuellement (Arthur, Pierre, Paul, Jacques). Ainsi quand Paul prend le D3s, il sélectionne son prénom dans les réglages perso et le boîtier fonctionne avec ses paramètres à lui.

Il me revient en mémoire qu’à la présentation de D3s au salon de la photo, Nikon avait particulièrement insisté sur l’aspect polyvalence du D3s, je pense que c’est vraiment le cas. D3s va convenir à un spectre très large de photographes, sans se cantonner à une famille en particulier, en étant capable de travailler aussi bien en studio qu’en extérieur, dans des conditions difficiles : photographie sportive, animalière, là où l’image doit être capturée à vif, comme le fait, avec le talent qu’on lui connaît, Vincent Munier par exemple. Je n’ai pas encore testé la prise de vue en mode rafale 9fps, j’ai juste déclenché à vide, histoire d’entendre ronronner le moteur de cette formule 1.

• L’autofocus : no comment !
En façade du boîtier un loquet permet de sélectionner le mode de l’AF, soit en mode ponctuel S qui mémorise la mise au point, soit en mode continu C où l’appareil continue à faire la mise au point jusqu’au déclenchement, soit en mode M manuel. A dire vrai, et je pense que ce détail n’échappera à personne, ce qui m’impressionne vraiment sur Nikon D3s, le premier feeling que j’ai eu dès ma première prise en main, c’est la réactivité de l’autofocus. Une réactivité qu’on peut qualifier d’exceptionnelle. Non, en fait l’AF du D3s est une tuerie. Au départ j’ai réglé l’AF du D3s en mode spot, collimateur central. J’ai testé le mode C, sur un sujet mobile, D3s suit le sujet, en adaptant le collimateur le plus approprié et en l’utilisant pour faire la MAP. Dans les réglages perso, il est possible de choisir la zone dynamique de l’autofocus, c’est à dire de déterminer le nombre de collimateurs qui vont être utilisés : 9 points, 21 points, 51 points et 51 points 3D. Le mode suivi 3D permettant de faire la MAP pour un sujet mobile en adaptant le collimateur le plus approprié. On peut aussi utiliser un collimateur unique en mode AF ponctuel et on peut… désactiver l’autofocus. Parce que, comme le disait un lecteur (qui se reconnaîtra) “dans l’temps, on n’avait pas d’autofocus et on faisait quand même des photos !

L’autre sujet crucial, évidemment, c’est la capacité que le D3s a de réaliser des clichés à de très hautes sensibilités. En réalisant un cliché de nuit à 12800 iso, j’ai voulu savoir si la promesse était tenue. Elle l’est. Nikon D3s produit des images sans l’ombre du début d’un pet de grain à 12800 iso et ça, ça change tout, pour tout ceux qui ont l’habitude de travailler dans des conditions de lumières difficiles, je ne vous fais pas un dessin. Pouvoir taper à 1/80e ouverture 2,8 à 12800 iso, ça laissera inévitablement rêveur le photographe limité aujourd’hui par son boîtier à 1600 ou 3200 iso. Ce qui ne manquera pas de reposer la question : “les photographes sont-ils égaux devant l’image ?” La réponse est définitivement non ! Prenez un Nikon D3s en main, vous comprendrez ce que je veux dire.

Comme le dit ce cher Dexter, tonight’s the night. Prochain rendez-vous ce soir, en concert, au Vauban avec Eiffel. La nuit promet d’être longue.

• cliché : Suzy derrière la porte (Nikon D3s, Sigma 24-70 2,8, mode priorité ouverture, 400 iso, 1/60e f/2,8 focale 70mm)

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