
19 heures pétantes. Il neige sur Brest. Vu de ma fenêtre, il y a les lumières du stade et derrière les sapins j’entends les cris de quelques irréductibles joueurs de foot. One shot. C’est mon premier cliché avec Nikon D3s, non mieux c’est mon tout premier cliché avec un boîtier Nikon. Je ne suis pas habitué au son du déclencheur, mais à dire vrai je ne suis habitué à rien avec Nikon, d’ailleurs pour dire les choses simplement, je n’ai jamais fait de photo avec autre chose qu’un boîtier Canon. Alors mes potes m’ont prévenu, que j’allais en baver des ronds de chapeaux pour prendre en main ce D3s, le nouveau must professionnel de Nikon. En réalisant ce cliché, de nuit, sous la neige, j’ai repensé à ma rencontre avec Nikon France sur le salon de la photo, lançant comme une boutade que, tiens, je le testerais volontiers, moi, ce nouveau boîtier. Alors Nikon France m’a dit pourquoi pas ? Et me voilà avec un boîtier Nikon D3s en main. Expérience inédite, moi le photographe Canoniste jusqu’au bout des ongles, je franchis la ligne jaune et j’entre dans la zone interdite…
Je me suis installé confortablement, le D3s dans une main, le manuel de prise en main rapide dans l’autre et j’ai fait un petit tour du propriétaire. Sur le D3s, j’ai monté un Sigma 24-70 2,8 DG HSM Ex, en attendant de recevoir un 70-200 2,8 VRII qui devrait arriver demain matin, si Dieu et la météo le veulent bien. Première impression, la robustesse, on sent que le boîtier a été conçu pour un usage intensif et pro. Je loge une carte Sandisk Extreme III 16Go dans le premier logement disponible. Nikon D3s est dôté de deux logements et l’utilisateur peut paramétrer l’utilisation de ses cartes, voilà une idée qu’elle est bonne. On peut soit remplir la première carte et quand elle est pleine ça permutte sur la seconde. Ou bien utiliser la carte numéro 2 en backup de la première, en temps réel. Ou bien encore choisir d’enregistrer le RAW sur la première, les jpeg sur la seconde. Le truc qui me faisait un peu paniquer, c’est que je suis habitué à la grosse molette de navigation et de réglages sur le boîtier Canon. J’ai mis D3s en mode manuel et ma crainte s’est immédiatement dissipée, mieux encore, l’approche de Nikon me semble nettement plus optimisée : l’index sur la molette frontale permet de régler l’ouverture et la molette située sur le dos, juste à proximité du pouce permet le réglage de la vitesse. Je n’avais pas le boîtier en main depuis dix minutes que ça me semblait déjà naturel. L’ergonomie du boîtier Nikon n’est donc pas une légende… L’accès au menu est simple, en revanche le paramétrage et la personnalisation du boîtier permettent à l’utilisateur de faire de ce boîtier son boîtier, des possibilités que je n’ai vous vous en doutez pas encore exploré. Côté réactivité, l’autofocus du D3s me semble fidèle à sa légende, mais pour vous en dire plus à ce sujet, j’attends d’aller taper quelques clichés en concert (et mon petit doigt me dit que ça ne saurait tarder).
Allez ! One shot, juste pour le fun. Mode priorité ouverture, 12800 iso, 1/50ème f/4. Je regarde le jpeg brut de capteur sur mon iMac avec Photoshop CS4. Ça envoit le bois, c’est propre, c’est net et surtout il n’y a pas un pet de grain. Il me tarde déjà d’être à demain pour tester le 70-200 VRII et là, croyez-moi sur parole. Ce D3s je vais lui en faire voir de toutes les couleurs…
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