
Décidément Nikon n’en finit pas de me surprendre. A deux mois des Jeux Olympiques de Vancouver, la marque jaune annonce une nouvelle optique taillée pour le sport et l’action et d’une manière générale toute activité photographique nécessitant un matériel rapide et réactif (comme l’animalier, la photo nature) en proposant AF-S NIKKOR 300mm f/2,8 G ED VRII. A l’annonce du produit par Nikon, on réalise la volonté affichée d’une marque destinée à des pros d’appuyer sa présence sur ce marché en leur permettant de disposer d’une optique rapide dôtée d’une stabilisation élaborée.
Non seulement ce caillou est lumineux, mais son système VRII permet l’utilisation d’une vitesse quatre fois plus lente sans risque de voir l’image floutée. Et là vous me dites, quatre fois plus lente ? Voilà. En clair, là où vous shootez à 1/125ème avec ce 300 vous allez pouvoir y aller au trentième. Alors bien sûr on pense immédiatement à l’utilisation d’un tel caillou sur un boîtier calibré comme le D3s, capable de taper à des sensibilités hautes (12800 ISO) et on réalise à quel point la devise des J.O. colle parfaitement à ce 300mm : plus vite, plus haut. Pour le plus fort, c’est à vous de voir. Je vous épargne les détails, le traitement des lentilles qui limite les aberrations chromatiques ou le flare, le moteur rapide et silencieux. Le bestiau de course affiche à la louche trois kilogrammes à la pesée et un prix d’introduction approchant les 6700€ (soit 5600€ HT).
300mm c’est bien. 600mm c’est mieux. Et c’est possible avec le nouveau multiplicateur TC-20E III qui permet d’augmenter la focale de 100%, en clair de la doubler. Votre 300mm f/2,8 devient par la grâce de cet accessoire de 300 grammes un 600mm f/5,6. Nikon utilise une lentille asphérique sur son extendeur, ce qui permet d’améliorer la netteté à grande ouverture. Couplée à un boîtier comme le D3s et ses sensibilités de dingue, on oubliera rapidement qu’on est à f/5,6 tout en bénéficiant (excusez du peu) d’une longueur de focale maousse ! Et encore, je vous parle d’une utilisation sur un boîtier fullframe. Sur un reflex de la gamme Nikon équipé d’un capteur au format DX, le doubleur permet de passera une longueur focale de… 960mm. N’en jetez plus !
Citius, altius, fortius. Nikon a fait sienne la devise des Jeux Olympiques et il n’est pas de hasard si les fosses, les abords de stades se remplissent justement de plus en plus d’optiques noires. La gamme d’optiques Nikon, dont on disait qu’elle était son talon d’Achille est en train de se muscler singulièrement, rendant la marque jaune de plus en plus attractive pour de nombreux photographes pros. Et mon petit doigt (qui sur ce coup-là, je vous l’assure, est plutôt bien renseigné) me dit que cette évolution n’est pas prête de s’arrêter…
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