Salon de la Photo Paris. Nikon D3s c’était hier. Canon EOS 1D Mark IV c’était demain.

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Jeudi. J’ai rendez-vous avec Nikon. Petits fours, jus d’orange, champagne. Chez Nikon, le staff a la banane. Il faut dire qu’il y a de quoi. Conf de presse pour annoncer le nouveau boîtier, D3s. Un killer ce boîtier, autant le dire carrément. Une version améliorée du D3, avec une sensibilité qui dépasse les 100 K ISO. Comme le dit le responsable Nikon, avec ce boîtier on parlera désormais en K ISO. Evidemment, il y a ceux qui vous diront à quoi ça sert de monter à plus de 100.000 ISO et on les comprend, mais ce n’est pas à mon sens la bonne façon de s’interroger. Il faut plutôt faire ce que les informaticiens appellent un chaînage arrière, se dire que si on peut monter à 100 K ISO, le standard devient de facto 12800 ISO. Alors oui, clairement j’ai vu des clichés tapés à 12800 ISO sans le moindre grain. Personne ne peut rester insensible à cela et surtout pas les photographes habitués à travailler en conditions de lumière difficile, comme les photographes de concert, entre autres. J’ai eu D3s en main et je dois avouer que je n’avais guère envie de le lâcher. J’ai testé le mode rafale, le mode silencieux et l’intuitivité qui se dégage à la prise en main (c’était la première fois que je testais un boîtier Nikon et quelque chose me dit que ce n’est pas la dernière). Et puis, évidemment, j’ai ressenti l’efficacité de l’autofocus 51 points, encore amélioré depuis la version D3. Que dire de Nikon D3s ? En toute objectivité, Nikon a parfaitement réussi son coup, tant ce boîtier accumule des specs attendues par les photographes pros.

D3s. Parfait. Simplement parfait.
Voilà un boîtier pensé, conçu, réalisé par des pros pour des pros. Un boîtier maousse, solide, chassis magnésium, tropicalisé, capable d’affronter toutes les rigueurs du climat. Ce n’est pas pour rien que Nikon a choisi Vincent Munier pour aller tester son boîtier sous des lattitudes particulièrement inhospitalières. Inutile de préciser que c’est un full frame, mais que si vous y montez un objectif DX il applique automatiquement un format APS-C, d’ailleurs on peut opter pour trois formats de crop (1,2 – 1,5 – 5:4). Nikon le présente comme un boîtier polyvalent, capable de s’adapter au photographe selon ses besoins. Du côté sensibilités D3s monte à 102,4 K ISO en mode Hi3 avec un 12800 iso en standard et sans grain. Yes ! Un mode rafale à 9 fps qui monte à 11fps en format DX, un double buffer en standard (42 RAW ou 82 jpg), un autofocus 51 points amélioré (oui Nikon a réussi à améliorer un AF déjà considéré comme une référence), un double slot de cartes avec le choix d’écriture (RAW plus jpeg ou copie ou débordement). Un mode silencieux (quiet) que j’ai évidemment voulu tester, le boîtier ralentiti et amortit la montée et la redescente du miroir. Efficace (mais ne fonctionne pas en mode rafale évidemment) et assurément précieux en cas de besoin, les photogtraphes de concerts et de spectacles apprécieront. D3s rejoint la convergence photo vidéo en intégrant un mode vidéo en 720p 24 images seconde, HD, son en mono mais présence d’une prise micro stéréo. Un mode extract images permet de sortir des images en jpeg des vidéos réalisées. Là aussi Vincent Munier nous avait concocté un film mêlant images animées et images fixes. Epatant, vraiment enthousiasmant !

Bref, si l’objectif de Nikon était de donner envie, c’est réussi. D’autant que la marque jaune propose désormais une gamme d’objectifs qui complète admirablement son offre. Je pense au nouveau 70-200 VRII à 2,8 qui dispose d’une réactivité et d’un piqué étourdissants. Nikon propose son D3s au prix public de 5299 euro, disponibilité en novembre prochain.

Vendredi. J’ai rendez-vous avec Canon. Jus d’orange et conversations polies entre gentlemen. Quand je suis chez Canon, je suis un peu en pays connu équipé que je suis en Canon depuis 1977. On reparle un peu de l’épisode 5D Mark II, pour Canon la sur-ex systématique est un incident isolé (comme l’étaient sans doute les problèmes d’AF sur Mark III), mais je ne suis pas venu pour reparler de sujets qui fâchent. D’ailleurs on ne parlera guère plus de Mark III, une casserole pour reprendre une expression locale. On évoque plutôt l’avenir, on parle de EOS 1D Mark IV dont on ne saura rien ou presque. A la question “que je dois-je répondre à un pro équipé en Canon qui me demande ce que l’on doit attendre de Canon dans un avenir proche ?” un responsable de Canon me répond en souriant : “dites-lui qu’une chose est sûre, c’est que Canon ne restera pas les bras croisés !” Promis, on lui dira. Alors que j’évoque la date du 20 octobre comme date possible d’une annonce probable du nouveau 1D, tout en m’étonnant de la proximité de la fin du salon de Paris, un autre responsable Canon me répond dans un éclat de rire contenu qu’après tout, Paris n’est pas le centre du monde. Comprenne qui pourra. De là à imaginer que Canon annonce 1D Mark IV le 20 octobre 2009, il n’y a qu’un pas (que je ne franchirai pas évidemment) mais quelque chose me dit qu’ il ne faudra guère attendre pour être fixé…

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