Je vous le dis sans ambage, vous m’agacez singulièrement. Evacuons immédiatement votre aspect physique, votre silhouette gracile, votre visage angélique, votre trentaine flamboyante et je ne parle même pas de ce regard de velours, de ce sourire du bout des lèvres qui fait de vous le sujet le plus facile qui soit à photographier. D’ailleurs, rater une photo de vous c’est l’assurance de reprendre immédiatement les cours de macramé ou de poterie. Je ne parle pas non plus de la perfection de votre mise en scène, du décor, des marionnettes – les soeurs Barnes, vous m’avez bien eu sur ce coup-là… – de vos zicos pointures XXL, de tout ces petits détails qui donnent à vos concerts ce petit supplément d’âme que les autres n’ont pas, de votre clavier incliné – pour mieux mettre en valeur vos mains longilignes ? – entouré d’une délicieuse moumoute rouge. Vous me faites penser à un premier de la classe pour qui on aurait une profonde et sincère sympathie, autant dire que vous êtes de ces espèces rares, comme on en rencontre peu. En rouge et noir, vous ressemblez à un héros de Stendhal, avec cette petite touche de cynisme, cette fausse rigueur, cette tenue de scène à la hussarde, vous êtes un héros romantique, passionné, fougueux, juste. Avec une pudeur feinte, vous jouez avec le public, vous l’aimez et ils (elles) vous le rendent bien. Il faut dire que vous maniez les mots, les notes, les arrangements, la réalisation et la mise en scène avec une maîtrtise qui peut en agacer plus d’un et ce n’est pas votre nouvel album “bungalow !” (en vente partout) qui me dira le contraire…
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