
Hier soir, je visionne le DVD de mon feuilleton de l’été, Alias saison 4, réalisé par l’excellent J.J. Abrams bien avant que celui-ci n’imagine les aventures de gens paumés sur une île à la suite du crash de leur avion. Dans l’épisode 11 de la saison 4 d’Alias, donc, Mademoiselle Bristow, agent de la C.I.A. (interprétée par la délicieuse Jennifer Garner) se rend dans une boîte de nuit en Autriche. Et on écoute quoi au Club Felice (c’est le nom de la boîte), hein ? On écoute quoi ? A ma grande surprise, J.J. Abrams a choisi au néant d’Eiffel, extrait de l’album le quart d’heure des ahuris. Il me semble avoir entendu Romain Humeau évoquer ce choix, sans savoir vraiment qui est Sydney Bristow. Ce qui n’est pas franchement étonnant puisque Romain regarde, me semble-t-il, assez peu la télévision.
(cliché inédit : eiffel en concert au Vauban en mars 2007)

Y a-t-il encore un photographe que le débat argentique versus numérique intéresse encore ? Honnêtement, non. Parmi les photographes pros que je côtoie dans les fosses de festivals, je crois ne pas en connaître un seul qui ne travaille pas en numérique. Ca, c’est fait. Deuxième sujet au café du commerce, le noir et blanc versus la couleur. Une mauvaise photo en couleur ne vaudra pas mieux en la passant en mode monochrome. Troisième débat et pas le moins chiant, la post-prod dans Photoshop. Voilà, on a fait le tour. Le numérique, le noir et blanc et Photoshop. On tient là trois sujets indémodables. Comme si les vertus du recadrage et de la retouche des photos étaient nés avec la photo numérique ! Les exemples sont légions. Prenez la photo célébrissime d’Albert Einstein. Portrait posé en studio du facétieux physicien ? Non. Un cliché pris à la sauvette dans un taxi, Einstein est entouré de deux amis qui disparaîtront au recadrage. Un autre exemple ? Le baiser de l’hôtel de Ville de Doisneau. Le plus célèbre cliché de Doisneau, merveilleux instantané, sans doute l’une des photos les plus vendues au monde. Quoi de plus beau qu’un baiser volé ? Volé dites-vous ? Pas si instantané que ça, selon la femme qui est embrassée, qui a révélé récemment, que le cliché avait été répété à la demande de Doisneau, ce qui entre nous n’enlève rien à la beauté du cliché. Cartier-Bresson, quant à lui, disait que la couleur c’était indécent, ce qui ne l’a pas empêché de shooter en couleur quelques années plus tard, pour Life.






