
Aucune ambiguïté possible, le téléchargement illégal (Azureus, Emule, Kazaa et compagnie) tue le monde la musique aussi sûrement que la cirrhose guette le poivrot. C’est une évidence, dans dix ou quinze ans, le paysage musical aura radicalement changé et les premiers à gueuler seront les trentenaires d’alors, ceux-là même qui sont les kids d’aujourd’hui et sont les premiers à se baffrer sur les systèmes de peer to peer à grand coup de latte dans l’oignon de la connexion haut débit de leurs vieux. Nan, c’est vrai quoi, j’vais pas engraisser le système capitaliste de l’industrie en achetant des disques, après tout Johnny est pété de tunes et puis les concerts ça rapporte un max. Autant de lieux communs qui semblent justifier qu’après tout, on peut bien pomper un peu et puis, hein ? Je copie d’accord, mais c’est un bon moyen de découvrir les jeunes groupes. Les jeunes groupes ? Parlons-en. Eux n’ont pas l’ombre d’une chance de décoller, d’autant que les cases “artistes en devenir” sont désormais occupées par les sous-produits télévisuels. A vrai dire, rien ne peut justifier le téléchargement illégal de musique. Parce que le droit d’auteur et de création est inaliénable. Ca vaut pour les musiciens, les écrivains, les peintres, les sculpteurs, les poètes, les photographes, les cinéastes, … Ca vaut pour toutes celles et tout ceux qui, à un moment de leur existence ont livré leur sensibilité et une partie de leur âme pour le plaisir des yeux ou des oreilles du reste du monde.
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